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30 août 2009

Mythologie

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The Templar Company plc.
Traduction et adaptation de l'anglais : MIM 
Illustrations : Nick Harris, Nicki Palin et David Wyatt.
Milan Jeunesse, octobre 2008, 22€30

Présenté comme un fac-similé de l'ouvrage d'une certaine Lady Hestia Evans (édition pour étudiants avec espaces pour les notes et observations dans les marges, illustrée de nombreuses gravures et cartes) cet ouvrage illustré est construit dans la continuité de ceux parus les années précédentes chez Milan. Une réussite ici avec de nombreux documents cartes, extraits de légendes et les petits plus sous enveloppes ou cachetés: une obole ; la reproduction d'un masque funéraire de guerrier ; un jeu de cartes mémo des dieux de l'Olympe...

Un excellent travail qui rendra accro aux dieux et à la mythologie tous ceux petits et grands à qui vous offrirez ce livre. Un effet immédiat sur le lecteur qui a aussitôt envie de lire tout ce qu'il pourra trouver sur le thème (Illiade, Odyssée, Percy Jackson...)


 

Jean-Luc Clerc

 

 

 

29 août 2009

Magicologie

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The Remplace Company Plc.
Traduit de l'anglais par Danièle Chenal
Illustré par : Anne Yvonne Gilbert, John Howe, Tomislav Tomic...
Editions Milan Jeunesse, septembre 2006, 22€30

 

Note de l'éditeur : « l'édition originale de ce livre, imprimée en Angleterre il y a plusieurs siècles, a été redécouverte récemment dans le compartiment secret d'une vieille commode. L'éditeur a  pensé qu'il serait intéressant d'en faire un fac-similé à la fois pour le divertissement et l'édification des lecteurs, mais pour finir il a dû transcrire certains passages en langage moderne, sinon les charmes et sortilèges risquaient d'être difficiles à interpréter, voir d'avoir des conséquences regrettables. »

« Un récit fait par et pour les magiciens, leurs méthodes et leurs nombreux pouvoirs magiques par Merlin l'Enchanteur. »

 

Livre à la couverture cartonnée avec des « pierres précieuses incrustées » ,  Magicologie est un livre fascinant qui ouvre sur la monde de la magie et vous permettra de mettre à jour vos connaissances : il explique la tâche d'un magicien, illustre à l'aide d'un planisphère rappelant les premières reproductions cartographiques la présence des magiciens dans le monde ; présente l'atelier, les robes et accessoires d'un magicien ; les principales formules et sortilèges ou alors les potions remèdes amulettes et talismans en tout genre...

Les textes sont courts, biens présentés, les illustrations plutôt réussies, les informations souvent mises en valeur dans des encarts  et selon la formule de cette série de livre chez Milan, régulièrement de petites pochettes sous forme de petits livres, d'enveloppes surprises permet d'aller plus loin dans la découverte comme les cartes permettant la divination....

Un livre plein de surprises, d'imagination qui fait le bonheur des plus jeunes avides de magie à partir de 10 ans et saura surprendre les autres de tout âge par sa qualité.

Une réussite. Un livre « magique. »

Jean-Luc Clerc

 

 

 

 

13 août 2009

Ogrus Histoires à digérer

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Grégoire Kocjan

Illustrations Pauline Comis

L'atelier du poisson soluble, coll. En Queue-de-poisson - 14 €


À dévorer ! Des contes loufoques de monstres, de géants et même de moutons, la collection En queue-de-poisson aux éditions de l'Atelier du poisson soluble, nous a habitués à beaucoup d'histoires tordantes et étonnantes.
Voici le dernier venu, Ogrus, recueil d'histoires à digérer, d'Odieux Goinfres Repoussants, Ultra-méchants et Stupides. Alors nous voilà prévenus ! Une préface haute en couleur d'un célèbre chasseur d'ogres continue de nous mettre en garde. Il affirme que ce livre n'est qu'un plagiat au « style littéraire aussi douteux qu'une diarrhée » !
Sans nul doute les seize petites histoires d'Ogrus coulent (mais pas toujours dans le bon ordre !) en attrapant au passage tous les travers de notre société, de la dégradation de la planète au culte de l'apparence en passant par la maladie. Nos héros, sous les traits d'ogres plus ou moins méchants, plus ou moins attachants mais toujours cruels, se jouent des contes comme de la réalité. Mais comme le dit notre auteur (ogre lui-même), la réalité n'est-elle pas toujours cruelle et ne devons-nous pas la réinventer ?
Ogrus permet de rire du début à la fin, de ne pas s'ennuyer et surtout de ne pas oublier que chacun peut être un ogre de 6 à 106 ans !

 

 

Céline Gauthier

18 juillet 2009

Le Bufflon blanc

9782355040351.jpgFabienne Thiéry
Illustrations Judith Gueyfier
Rue du Monde - 14 €

La fable chinoise du bufflon blanc.
Comme tous les ans, depuis cinq ans, les éditions Rue du Monde et le Secours Populaire français ont sélectionné deux ouvrages pour la géniale initiative de l’Été des Bouquins Solidaires.
Cette année, la Chine est à l’honneur (surprise ?) avec un recueil de contes illustrés par Vanessa Hié et un album, Le Bufflon blanc.
Fabienne Thiéry a su fouiller dans la multitude des fables laissées par Lie-Tseu pour nous en extraire cette pépite de tolérance et de sagesse.
Lie-Tseu (né 450 ans avant l’ère chrétienne) fut l’un des fondateurs du taoïsme, un taoïsme populaire et étonnement magique dont chacune de ses fables trouvait un enseignement pratique dans la vie quotidienne de la Chine d’il y a 1 500 ans.
Ici, avec un texte très vivant de Fabienne Thiéry et les illustrations toujours aussi superbes de Judith Gueyfier, l’histoire du Bufflon blanc résonne comme un espoir de paix et de sagesse dans notre monde actuel.
Dans un village de fermiers, un bufflon blanc voit le jour. Mais quelle chose étrange, là où tous les bufflons ont toujours été noirs ! L’on songe à un mauvais présage et, malgré l’optimisme et les bons conseils du Sage, Li et Lu tombent malade : l’un perd l’ouïe, l’autre la vue ! Mais la guerre éclate, elle dévaste tout : le rouge puis le noir s’installent dans les illustrations de Judith Gueyfier, habituellement si douces. À la fin de la guerre, il ne reste plus que deux hommes, Li et Lu. Avec le retour du printemps, ils recouvrent leurs sens et les reconstructions peuvent alors commencer. Depuis ce jour, la différence est vue comme une chance, comme un présage de bonheur.
Un des enseignements de Lie-Tseu (chapitre 7 du Vrai Classique du vide chez Gallimard) concernait le voyage : « Le but suprême du voyageur est d’ignorer où il va. Le but suprême de celui qui contemple est de ne plus savoir ce qu’il contemple. Chaque chose, chaque être est occasion de voyage. »
Le Bufflon blanc réussit ce tour de main de nous faire voyager là où l’on ne s’y attendait…

Céline Gauthier