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01 novembre 2010

La liberté porte une chemise rouge

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Un roman fort et prenant pour découvrir ce qu'a été l'apartheid et ses dérives.

 


La liberté porte une chemise rouge sang ; Gaby Halberstam ; Traduction : Agnès Piganiol ; Editions Bayard Jeunesse, collection Millézime, 23 septembre 2010, 11,9 €

 

 

Ce roman de la collection Millézime de chez Bayard Jeunesse, porte sur l’apartheid. Sa toile de fond se déroule en effet en Afrique du Sud et se divise en deux parties. Les premiers évènements ont lieu en 1975 et la deuxième partie deux ans après le drame pour l’héroïne et sa famille en 1977 au moment où elle choisira de revenir dans son pays pour vivre avec sa grand-mère.

Victoria Miller appartient à une famille de la classe moyenne aisée. Son père est médecin. Sa mère s’occupe elle de son frère et d’elle et porte un grand intérêt également aux populations noires dont elle s’occupe notamment en organisant une soupe populaire dans un township de la ville.

Cette histoire est celle de Victoria adolescente de quinze ans qui n’a pas beaucoup d’amis notamment parce qu’elle ne pense pas comme eux, les blancs racistes et surs de leur bon droit et qui voit s’éloigner peu à peu celle qui fut sa meilleure et seule amie : Elise.

De la première scène où elle assiste presque par hasard à une arrestation musclée d’une vieille femme noire par des policiers violents et zélés, à la fin de la première partie, la violence monte peu à peu. Diffuse, elle irradie de cette société toute entière, permettant au lecteur de découvrir peu à peu ce qu’est l’apartheid, comment elle fonctionne, comment par les petits gestes quotidiens se creuse le fossé entre deux communautés. Violence représentée notamment par ces policiers et notamment Kloete vicieux, raciste et violent. Ce sont toutes les lâchetés, les compromissions d’une société blanche accrochée à ses privilèges que dévoile peu à peu l’auteur Gaby Halberstam (son interview à la fin du roman reprécisant ses origines et l’histoire de son pays l’Afrique du Sud est éclairante). Au travers de Victoria et de Maswe fils de la domestique noire de sa famille (Séraphina) nous découvrons peu à peu une partie des difficultés, de la violence, du degré d’enfermement et de verrouillage de cette société raciste qu’était l’Afrique du Sud de l’Apartheid. L’engagement de Maswe dans un mouvement anti-apartheid va lui être fatal et va définitivement faire basculer Victoria « la petite blanche » dans le bon camp, celui du respect de l’homme et de la liberté. Peu à peu avec son héroïne vous assisterez au début de la révolte et aux premiers soubresauts des tomwships.

 

Un excellent roman, tout en finesse, sans angélisme, qui montre bien les rouages de cette machine infernale qu’est l’apartheid au travers du destin de cette jeune femme blanche qui par son éducation, l’action, l’attitude de ses parents qui eux aussi refuseront la compromission de trop, s’engage dans un combat long mais seul valable : celui de la liberté et de l’égalité entre les peuples.

 

Un très bon roman qui peut être un bon moyen pour les adolescents de découvrir et de commencer à comprendre ce que fut l'apartheid. Pour aller ensuite plus loin ! A faire découvrir. 

 

 

Jean-Luc

Publié dans #Ados, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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