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18 juillet 2018

Souvenirs de lecture... c'est l'été : Les héros de la Vallée

« Prêtez-moi l'oreille et je vous conterai à nouveau la bataille du Roc. Mais cessez de vous tortiller ainsi ou je m'arrête avant même d'avoir commencé. »

 

Certaines légendes nous hantent longtemps... belle découverte cet été ! 

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Comme beaucoup de garçons turbulents de la vallée, Halli le héros de ce roman aime à entendre les exploits de son héros d'ancêtre Svein. Pourtant, du haut de ses quatorze ans, la vie réelle lui semble bien fade. En effet, il est loin le temps des faits héroïques et des prises de risques contre les redoutables Trâles, ces monstres sanguinaires, assoiffés de sang humain.

Désormais, la vallée est bien organisée entre les différentes maisonnées, issues des héros d'origine. Chaque groupe est dirigé par un conciliateur, ici Arnkel le père d'Halli et d'un ou d'une légifère comme sa mère Astrid.
La vie est rude dans cette vallée où vivent ces communautés, protégées par le mur aux Trâles et les cairns protecteurs des ancêtres.

Ainsi, Halli a bien du mal à rentrer dans le moule qu'on lui destine, tout comme son amie Aud Arnesson : comment échapper à un destin de dernier de la famille et à celui de seule fille destinée à un mariage arrangé ?

Suivez Halli de voyages en voyages, de découvertes en découvertes. Cette saga scandinave nous entraine dans un monde où le code de l'honneur est omniprésent, les traditions lourdes à porter. Mais les héros sont-ils vraiment ce qu'en racontent les légendes ?

Un roman haletant, dont le rythme s'accélère peu à peu pour arriver vous le découvrirez à un final ébouriffant. Jonathan Stroud a su se renouveler et nous faire oublier Barthiméus son héros précédent. Il nous livre ici l'un des meilleurs romans jeunesse de l'année et certainement le meilleur de la rentrée.  Dense, formidablement bien écrit, vous devriez tout arrêter pour vous consacrer à la lecture des Héros de la vallée.

 

Jean-Luc

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Jonathan Stroud
Traduit de l'anglais par Hélène Collon
Editions Albin Michel, Collection Wiz, 2 septembre 2009, 17€

Souvenirs de lecture... c'est l'été : Vango Tome 1 entre ciel et terre

Coup de coeur absolu pour voyager dans le temps, l'espace et devenir raide dingue de héros pas comme les autres. Clic pour célébrer le génial Timothée de Fombelle

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Des hommes en blanc allongés sur le parvis de Notre Dame de Paris, une foule immense qui les entoure, un vieil archevêque perclus de douleurs qui ira au bout de sa charge et parmi les spectateurs, un être malveillant, et une jeune femme émue et triste à la fois et d’un coup le commissaire Boulard et ses hommes qui interrompent la cérémonie et provoque la fuite d’un des hommes en blanc. Vous venez d’entrer dans l’univers de Vango Romano, jeune homme extraordinaire et vous ne pourrez plus le lâcher.

Celui qui a failli ce jour de 1934 devenir prêtre va prendre la fuite et continuer sa vie d’errances, coincé entre sa volonté de se fondre dans la masse et de donner un ancrage à sa vie et celle de savoir d’où il vient et pourquoi il est poursuivi ainsi.

Car Vango, tout le monde le croit paranoïaque, mais l’est-il vraiment ? N’a-t-il pas de vraies raisons de penser qu’un homme au loin l’un des plus grands paranoïaques et dictateur de l’époque cherche à l’éliminer, jusqu’à l’obsession ?

Vous raconter davantage l’histoire serait cruel et inutile car cela vous priverait d’un réel plaisir de lecture et de découverte et puis impossible de lutter avec les talents de conteurs de l’auteur.

Sachez que  Timothée de Fombelle va avec tout l’art qu’on lui connaît nous faire voyager dans cette Europe de l’entre deux guerres, entre les brumes d’Ecosse et le soleil brûlant des îles éoliennes, entre Moscou et ses complots dangereux en passant par l’Allemagne nazie et les rues de Paris. Une course poursuite qui peu à peu tisse la trame de l’histoire et nous permet de rencontrer des hommes et des femmes absolument extraordinaires avec une ambiance et un contexte rendus si réels qu’on a l’impression de sentir l’atmosphère et d’y être totalement. On frémit face aux dangers, nos poils se hérissent face aux humiliations, notre cœur cogne face aux découvertes et à tout ce que vivent les protagonistes et on sent face aux aventures des héros que quelque chose de bien plus grave se prépare, la fin d’un monde, l’accélération de l’Histoire vers la catastrophe notamment … De ce roman se dégagent des images, les îles du Sud de l’Italie, leurs secrets inattendus  le zeppelin, des odeurs d’une cuisine merveilleuse, des visages attachants…  Impossible à lâcher, il est temps si vous ne l’avez pas encore lu de vous y plonger avec bonheur et de le faire découvrir à ceux qui étaient trop jeunes au moment de sa sortie en grand format. Une lecture absolument éblouissante, passionnante et totalement indispensable.

 

Jean-Luc  

 

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Vango Tome 1
Entre ciel et terre
Timothée de Fombelle
Editions Gallimard Jeunesse, Folio Junior, 20 août 2015, 7,2 €

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : L'âge d'ange

Et puis un jour un livre d'Anne Percin nous a bouleversé ! Indémodable !
Indispensable ! Bouleversant ! 

Vous reparler de ce livre, remettre sa chronique en avant, parce qu'il est merveilleux ! 

 

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« Au Gymnasium, le lycée de la ville haute, il y a les jaguars, programmés pour la réussite, et quelques rois du ruisseau, des Gavroche et des Esmeralda égarés. Comme Tadeuz et ses mains rouges. Il porte des maillots de sport ou des chemises de bûcheron, vit en banlieue, excelle en russe.

Personne ne le connaît vraiment. Il est étrange, bizarre, solitaire, d’ailleurs.

Un peu comme cet ange, sans sexe et sans âge, qui se noie dans les pages des livres, au point d’en oublier les autres et son propre corps. Un ange de dix-sept ans qui pense, dort, rêve en grec, sa matière préférée. Une passion qui s’incarne dans Amours des dieux et des héros, le livre le plus précieux de la bibliothèque du lycée.

Un jour, cette raison d’être disparaît des rayonnages. A son retour, le livre n’est plus le même, avec, entre ses pages, les traces d’un autre. Comment alors supporter la réalité quand le paradis est aux mains rouges d’un inconnu et que la vie gronde de plus en plus fort, de plus en plus dangereusement ? »

 

Que dire ? Comment dire ? Ce livre est un brulot, il se lit d’une traite, sans respirer ou presque, jusqu’au bout, à la dernière ligne. Un livre bouleversant, d’une justesse incroyable, d’un réalisme brutal et déchirant. Lui le pauvre au destin tout tracé, elle de la haute société protégée, n’avaient rien pour se rencontrer sauf le « fatum » ! Et il peut parfois être cruel et nous emmener vers la fin sans possibilité de retour, au bord des larmes.

 

La tension monte peu à peu, lorsque l’auteur dévoile ses personnages, leurs blessures secrètes, leur destin. Un roman magnifiquement écrit  à la limite du texte littéraire classique. Anne Percin a déjà écrit de très bons romans, elle signe ici un texte bouleversant et irremplaçable. A lire, relire et faire découvrir.

 

Jean-Luc

 

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Anne Percin ; L'école des Loisirs, collection Médium ; septembre 2008, 8€ 

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Stone Rider

Un roman fort et prenant pour les ados et les plus grands !
Surprenant et étrangement addictif !

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Dès le prologue on sait qu’on ne va pas lâcher ce roman avant la fin. Dès les premières pages, on sait qu’une vengeance est en route, que quelque chose est en train de finir, de tourner une page.

Adam Stone vit dans un monde dur, mort,  dévasté, par on ne sait quoi avec son frère à la patte folle depuis une course mal gérée. Il fait des petits boulots pour ramasser assez d’argent pour payer son inscription à la course, espérer la remporter et partir enfin, définitivement vers la Base, qui là haut dans le ciel les nargue, promesse inaccessible, composée de trois stations spatiales en orbite formant l’Arche de la Base : Balthazar, Gaspard, Melchior, les bien nommées.

Dans ce monde âpre et violent, Adam survit, fou d’amour pour la belle Sadie Blood, l’inaccessible Sadie. Pourtant Adam semble pris dans un étau infernal.  Partir ? Il en rêve de cette course qui ressemble à celles mortelles organisées dans les grands films de science fiction comme Star Wars. Mais aura-t-il le cran de partir, d’abandonner Franck, les souvenirs douloureux de leurs parents, la fille dont il est raide dingue… Pas certain. Pourtant le destin parfois donne de drôles de coup de pouce ou du sort c’est selon : une rencontre fortuite, des hommes et femmes hors du temps si différents …

Au fil des pages l’auteur dévoile peu à peu son histoire, ses histoires qui se déchirent comme des voiles, laissant parfois juste entrevoir et imaginer. Un roman prenant, qui prend aux tripes et nous entraine avec son héros, dans la course où cent fois on se dit que c’est terminé et qu’ils n’iront pas plus loin, très loin vers l’espoir d’un mieux ou d’autre chose tout simplement.

Un roman bluffant, addictif, à la construction diabolique, mêlant action à cent à l’heure,  humanité et sentiments beaux et forts. Définitivement excellent ! A lire !

 

Jean-Luc    

  

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Stone Rider
David Hofmeyr
Traduit de l’anglais : Alice Marchand
Editions Gallimard Jeunesse, 20 août 2015, 15 €

Souvenirs de lecture... c'est l'été : Ma mère, le crabe et moi

Parfois un livre peut aider, ouvrir et porter la douleur et la souffrance pour dire l'indicible ... Un roman fort et puissant pour parler du cancer du sein ! C'est l'été et parfois on a besoin d'un bon livre ! 

 

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Des parents divorcés, une belle-mère infecte, un grand frère parti vivre ses rêves et sa vie, et une mère plutôt cool qui écrit un blog (rempli de mensonges et de photos irréelles sur ses pseudos talents culinaires notamment) et une ado de quatorze ans et demi : Tania.

C’est elle qui nous raconte leur histoire, celle de ce train-train quotidien, celle de ces moments où l’on croit qu’échapper au cross du collège est l’essentiel dans la vie et qu’on râle contre à peu près tout ce qui passe à votre portée.

Pourtant, Tania a beau être ado, elle est quand même connectée à la réalité et se rend compte  au fil des jours que quelque chose ne tourne pas rond chez sa mère. D’abord des détails, des absences et puis la découverte de la réalité, froide, cruelle : maman a un cancer du sein !

A partir de là, les deux vont tout faire pour lutter jusqu’au bout, sa mère malgré le traitement et la chimio qui la rend malade, la perte des cheveux (qui donne sous la plume d’Anne Percin un épisode tout sauf pathos, entre tendresse absolue, tristesse totale et épisode hallucinant) et Tania qui va reprendre sa vie en main au collège notamment rendant ses copines absolument chèvres.

Le récit d’Anne Percin  est juste ! Il prend l’histoire et le crabe par les pinces pour les tordre et rendre la vie possible encore et la lutte jusqu’au bout chacune à leur manière par ces deux héroïnes qui ont décidé malgré les doutes, les abandons, les petites lâchetés et les gros coups de cafards, de ne pas se laisser faire.

Un roman grave, mais drôle aussi où le pathos comme la maladie n’ont pas droit de cité si ce n’est pour cette dernière qu’elle est bien réelle et que la lutte sera longue et cruelle. Un superbe roman sur un thème grave et dur à faire partager pour porter l’espoir.

 

Jean-Luc  

 

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Ma mère, le crabe et moi
Anne Percin
Editions du Rouergue Jeunesse, 16 septembre 2015, 10,2 €

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17 juillet 2018

L'Anti-Magicien 1

Coup de coeur pour un premier tome étonnant, drôle, rempli d'aventures et de surprises :

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« Chez les Jan Tep, il faut remplir trois conditions pour se voir attribuer un nom de mage. La première, c’est d’avoir la puissance de défendre sa famille. La deuxième, c’est d’être capable de manier la haute magie qui protège notre peuple. La troisième consiste simplement à atteindre l’âge de seize ans. A quelques semaines de mon anniversaire, je découvris que je ne remplirais aucune de ces trois conditions ».

 

 

Ainsi commence le tome I d’une nouvelle série dont le héros vous vous en doutez, puisque c’est lui qui parle va rencontrer quelques petites difficultés. En effet son peuple signifie : Jan’ (magie) et Tep (peuple) : mais comment être respecté et puissant quand on descend d’une longue lignée et que la magie semble avoir décidé de vous abandonner. Kelen nous embarque dès les premières lignes dans son premier duel avec un autre jeune magicien Tennat au cœur d’un oasis très particulier. Mais alors qu’il semble avoir fait croire à tout le monde y compris à son adversaire qu’il a gagné, une voix s’élève, celle de sa sœur Osia’phest qui l’accuse d’avoir triché.

A partir de là, la gamine va découvrir qu’elle a déclenché une série de réactions qui vont s’enchaîner et entrainer le pauvre Kelen dans un tourbillon qui vont le faire grandir et découvrir tant de choses sur lui, sa famille, son peuple.

Des gamins turbulents et arrogants pour certains, un peuple dont certains dominent par la magie, un chacureil féroce aux vocabulaire peu châtié et brut de décoffrage, une mystérieuse vagabonde, une veuve puissante et prisonnière de son passé… tout vibre, pulse sous la plume de l’auteur et nous entraine avec bonheur dans un roman aux multiples portes. Passionnant et étonnant le roman ouvre de multiples entrées et donne ainsi à différents lecteurs à différents niveaux la possibilité de savourer ce premier tome qui donne de vrais moments de fous rires et de plaisirs parfois fugace comme celui de magie presque pure où la douairière va disparaître.

Drôle, mené tambour battant, ce premier tome d’une longue série est à savourer sans modérations aucune avant le tome 2 qui pointe le bout de son nez quand l’été finira… après .

Belle découverte pour un coup de cœur !

 

Jean-Luc

 

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L'Anti-Magicien 1

Sébastien de Castell

Traduit de l’anglais (Canada) : Laetitia Devaux

Editions Gallimard Jeunesse, 17 mai 2018, 18 €

Jackaby

Etonnant, formidablement construit, rempli de surprises réelles ou fantastiques ! Un excellent titre à savourer cet été avec les Sandales Jeunesse 

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« Il est souvent difficile pour les autres de saisir la nature de ce don que je suis le seul à avoir. Il me permet de déceler la vérité, là où les autres ne voient qu’illusions… Car le monde est une scène et il semblerait que je sois le seul spectateur capable de voir derrière le rideau. »

 

Il fait froid quand elle débarque dans le port de la petite ville américaine de New Fidleham, elle, jeune fille de bonne famille qui a tout a abandonné pour suivre les traces de son père et/ou surtout pour être une femme indépendante. Mais peut-on l’être vraiment au XIXème siècle ? Elle, c’est Abigail Rook

Dès son arrivée, alors qu’elle a trouvé un peu de chaleur dans une petite auberge de la ville, elle va être abordée par un étrange individu qui semble voir sur et en elle de drôle de choses, qu’elles n’auraient jamais imaginé ! Lui, c’est Jackaby.

Sa recherche dès le lendemain pour un petit travail lui permettant de trouver de quoi vivre et surtout de se payer un toit, va la conduire directement chez ce drôle d’individu sorte de détective non officiel qui aide régulièrement la police tout en ayant le don d’agacer prodigieusement son chef par ce qu’il voit et ce qu’il entend lui et pas les autres.

En effet Jackaby semble doué d’un don de voyance capable de lui faire voir le petit peuple et toutes sortes de choses que les humains normaux ne voient jamais.

Par contre l’aller pas lui parler de magie et d’autres fariboles de ce genre !

Ces deux là vont peu à peu au fil du roman s’allier et former peu à peu un couple de détectives assez complémentaires et s’engager dans une enquête particulièrement ardue qui mènera la lecteur aux confins de la magie et à la rencontre de créatures qu’il vaut mieux parfois ne croiser que dans les livres.

L’histoire dans le détail, nous vous laissons la découvrir, tant l’auteur tisse sa toile avec patience et construit tout un univers sombre et passionnant à la fois avec de multiples personnages aux caractères bien trempés et étonnants, à la lisière du fantastique et du merveilleux.

Un roman à la fois policier, qui nous parle aussi de femme libre et indépendante en plein XIXème siècle avec une héroïne formidable et d’un enquêteur très Sherlock dans le caractère, doté de caractéristiques étonnantes.

Très bien écrit, une écriture riche et construite, des talents de conteurs, William Ritter nous embarque dans une enquête pas comme les autres qui bien vite va emporter les amateurs d’enquête et de surnaturel. Formidable ! A dévorer ! On espère qu’il y aura d’autres enquêtes.

 

Jean-Luc

 

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Jackaby

William Ritter

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Patrice Lalande

Editions Bayard Jeunesse, 13 juin 2018, 14,9 €

Les Extraordinaires - tome 1 : les mystères de Londinor

Un premier tome absolument formidable ! Génial ! Foncez ! 

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Ivy et Seb sont frère et sœur, lorsque vous ferez leur connaissance, ils accompagnent leur grand-mère Sylvie à l’hôpital, victime d’un étrange accident qui leur rappelle à tous celui de la Nuit des Rois de 1969 qui lui avait à l’époque fait perdre la mémoire.

Pourtant de retour à la maison, ils voient rapidement sans bien comprendre exactement pourquoi et dans quelle mesure leur vie a changé. La maison est ravagée, sans dessus dessous et d’étranges personnages surgissent qui vont les embarquer dans un drôle d’endroit auquel (ils ne le savent pas encore) ils sont particulièrement liés.

Leur premier contact avec Londinor va être un petit voyage en vadrouille-en-sac : formidable moyen de locomotion qui visiblement ne convient pas à l’estomac délicat de certains.

A partir de là, les dons déjà prometteurs de la petit Ivy vont se développer et lui permettre de ne pas trop ce perdre dans ce monde dans lequel tout est étrange et nouveau ou presque. Un monde souterrain, rempli d’objets extraordinaires (on ne dit pas magique) avec lesquels elle peut communiquer, car vous le verrez elle est doté d’un don rare et extraordinaire.

A partir de leur arrivée, ils vont le frère et la sœur être pris dans une sorte de course poursuite, avec le réveil d’une vieille enquête, celle de la Nuit des Rois au cour de laquelle la famille Wrench, a disparu sans explications. Des habitants habillés à la dernière mode de farfeluches, des boissons sublimes à faire saliver les moins gourmands d’entre vous, des cloches bavardes, et tant d’autres objets, maisons extraordinaires. Quand aux habitants, mis à part leur gout immodéré pour les farfeluches, ils appartiennent à différentes catégories dont certains sont décédés depuis longtemps. Amis, ennemis, le réveil d’une mystérieuses organisation qui il y a bien longtemps a voulu s’emparer du pouvoir suprême, la Guilde déchue dite la Mormô semble bien partie cette fois-ci pour lancer sur Londinor l’attaque finale qui lui permettra de prendre sa revanche.

Qui mène la danse ? Quel rôle Ivy et Seb ont-ils ? Qui est dans quel camp ? Les enfants parviendront-il à sauver leurs parents et leur grand-mère restée elle dans le monde des humains ? Autant de questions et bien d’autres encore auxquelles vous allez répondre tout en découvrant émerveillés ce monde qui parfois nous offre un petit parfum d’Harry Potter et puis repart pour mener sa vie propre et nous enchanter. Cette série appelée Les Extraordinaires ?, porte décidemment bien son nom : un premier tome fourmillant d’inventions, au rythme effréné, aux personnages attachants qui donne la part belle aux héroïnes féminines et notamment à la petite Ivy qui domine l’histoire. Extraordinaire !

 

Jean-Luc

 

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Les Extraordinaires - tome 1 : les mystères de Londinor

Jennifer Bell

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) : Cécile Moran

Illustrations de Karl James Mountford

Editions Albin Michel jeunesse, collection Wiz, 1 novembre 2017, 14,5 €

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Oddvin, le prince qui vivait dans deux mondes

Parfois de l'obscurité peut renaître la lumière. Faites la découverte de ce jeune prince qui vit dans deux monde ! Très bel été par les Sandales Jeunesse 

 

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Une nuit extraordinaire alors que le roi et sa cour s’empiffrent et rivalisent d’arrogance, la reine enfant trois enfants : l’un a les yeux d’or, l’autre les oreilles et une langue d’or.

Peu importe que l’un soit sourd, l’autre muet et le troisième aveugle selon leur roi de père qui lui pense que si on est riche cela ne pose pas de problème, d’ailleurs il leur adjoint immédiatement un animal capable de palier à leur infirmité.

Seul Oddvin le deuxième né finit par partir avec son renne. Il parle avec lui et peut ainsi parler et échanger avec les autres animaux qu’il va rencontrer alors qu’il a fuit au moment où le peuple épuisé qui a fini par un drame et la destruction du palais, de la famille royale et de son monde d’avant.

Difficile de vous raconter cette histoire absolument merveilleuse, elle nous parle de l’arrogance de certains dirigeants, de misère, de perte d’espoir et des extrémités auxquelles cela peut pousser les gens, elle parle de repentance de lumière et d’espoir toujours.

Les illustrations, la typographie et la mise en page donnent le sentiment au lecteur d’entrer dans un autre monde à la fois merveilleux et terrifiant !

Cet album est absolument génial et il faut absolument le faire découvrir ! Très gros coup de cœur !

 

Jean-Luc

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Oddvin, le prince qui vivait dans deux mondes

Franck Prévot

Illustrations : Régis Lejonc

Editions HongFei, 24 mai 2018, 17,9 €

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16 juillet 2018

Au lit Miyuki

Une petite merveille pour l'été avec les Sandales Jeunesse : sublime ! 

 

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Un album solaire dans lequel on se sent tellement bien. La petite Miyuki doit aller se coucher, mais elle a encore tant de choses à faire qu’elle entraine son grand-père dans cette course infernale.

Une histoire, douce, folle et irréelle portée par des illustrations qui font des deux héros des lilliputiens dans un monde où fleurs et animaux semblent grandeur nature et puis parfois d’un gros grain de folie.

Une mise en page et des couleurs somptueuses terminent de conquérir nos yeux et notre cœur.

Un album pour rêver plus grand et lire des histoires le soir.

 

Jean-Luc

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Au lit Miyuki

Roxane Marie Galliez

Illustrations : Seng Soun Ratanavanh

Editions de la Martinière Jeunesse, 2 février 2017, 13,9 €

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11 juillet 2018

Souvenirs de lecture... c'est l'été : le Garçon qui rêvait de requins

Un roman puissant, solaire comme on les aime et qui nous fait passer
le plus beau des été avec les Sandales 

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Cinq jours avec Tommy et Bee. Cinq jours pour réaliser le rêve d’un jeune garçon atteint de mucoviscidose voir et plonger au plus près de grands requins blancs. Une association accepte sa candidature et il va pouvoir réaliser son rêve.
Pourtant rien n’est aussi simple. On les suit le frère et la sœur et leur mère de l’avion jusqu’à la côte pacifique. Le premier contact est étrange, mais le brave homme qui les accueille comprend bien vite que le jeune garçon qu’il vient d’accueillir est exceptionnel.
La visite en bateau qui étrenne les premières sensations réelles avec l’océan et les requins est décevante au final, le temps est mauvais, et Tommy ne pourra pas descendre dans une cage et plonger au milieu des requins. Viendra ensuite la rencontre avec son héros qui a échappé à une attaque de requin : Ty.
Dès les premières lignes vous vous sentirez happés par cette histoire. Très vite on écoute la voix qui nous conte l’histoire comme si elle nous était familière et on a très envie de l’entendre jusqu’au bout de l’histoire.
Pas de misérabilisme, pas de voyeurisme, la maladie est là, les blessures familiales aussi, la vie tout simplement. Mais il y a quelque chose d’autre, une rage de vivre, d’aller au bout de toujours s’accrocher. On suit avec passion Tommy et sa sœur qui nous font partager leur aventure de quelques jours et surtout celle de Tommy sur les requins, sujet sur lequel il est inépuisable, et surtout incollable.

 

Une très belle histoire d’amour, d’amitié et de passion.
A lire sans aucun doute et à partager.

 

Jean-Luc

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Le garçon qui rêvait de requins ; Joseph Monninger ; Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Marie Hermet ; Editions Flammarion, collection TRIBAL, 22 août 2012, 12 €

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Une guitare pour deux

Deux adolescents qui se cherchent et que la musique va sauver ... On aime beaucoup !  
Bel été avec les Sandales Jeunesse 

 

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Tripp et Lyla, deux adolescents qui n’avaient rien en apparence pour ce connaître. Deux élèves du même établissement aux antipodes l’un de l’autre, l’une violoncelliste de talent, excellente élève, lui guitariste tout aussi talentueux mais mal intégré et aux résultats en chute libre.

Tout commence en fait par une histoire de guitare confisquée. Si la mère de Tripp avait su !

Car Tripp et Lyla ont pourtant tant de choses en commun… On aime ce roman chorale avec cette joute verbale qui va entrainer les deux protagonistes bien plus loin qu’ils auraient pu l’imaginer. On aime cette musique lancinante qui accompagne le roman. On aime leur ping-pong verbal sous différentes formes.  On aime les deux protagonistes au destin fragile.

Un roman fort, léger et profond à la fois pour vous accompagner sur les routes de l’été et de l’adolescence. A lire !

 

Jean-Luc

 

Une guitare pour deux
Mary Amato
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Anne Guitton
Editions Nathan Jeunesse, 23 mai 2013, 14,5 €

 

 

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Freak City

C'est l'été avec les Sandales Jeunesse et on se prend à rêver et à lire des romans passionnants ! 

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Il s’appelle Mika et vit ses derniers jours d’école avant les vacances. Ce jour là avec ses deux boulets de copains ils suivent une jeune adolescente qui ne semble absolument pas réagir à leurs provocations, jusqu’au moment où elle leur échappe en traversant la rue juste devant un camion, poursuivant sa route comme si de rien n’était. Elle est folle pensent les trois garçons.
Pourtant le chemin de Mika va croiser de nouveau celui de Léa. Mika, lui est paumé, l’adolescence c’est pas toujours facile à vivre, il se sent loin de ses parents et de son père qui lui en veut de ne plus partager comme avant les choses habituelles, il vient de se faire larguer par sa copine Sandra alors que tout semblait si bien se passer… bref de quoi faire triste mine.

Et puis il y a Léa, cette jeune fille, femme, aux yeux verts si troublants, si étrange, si différente. Car Léa n’est pas comme les autres, elle est sourde de naissance. De cette rencontre improbable entre deux mondes, va naître une belle histoire. De quiproquo en maladresses, de découvertes en blessures, Mika va grandir au fil des pages et nous raconter son histoire.

C’est en effet l’un des charmes de ce roman, c’est Mika qui nous raconte son histoire, ses troubles d’ados, ses relations avec ses parents, son ex qui ne semble pas trop savoir ce qu’elle veut, et puis Léa et tout cet univers si nouveau, si troublant. Ce roman est léger et profond à la fois, il nous entraine surtout à la découverte du monde des sourds et des malentendants et nous montre combien il est difficile pour eux de s’intégrer dans notre monde (école, vie quotidienne, méconnaissance du problème par les autres, mépris, pitié…).

 

 

On aime ce roman plein de vie et de beaux personnages bien campés et au caractère bien trempé. Un roman différent, sur la différence, à dévorer pour les plus grands.

 

A lire !

 

Jean-Luc

 

 

Freak City ; Kathrin Schrocke ; Traduit de l’allemand : Genia Català ; 
Editions La Joie de Lire, 5 janvier 2013, 16,5 €

 

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Adrien et le train des abysses / Adrien et l'île aux scorpions

En cliquant sur les visuels soyez assurés de découvrir de quoi vous régaler cet été avec ces deux aventures formidables ! Bel été sous les océans avec les Sandales Jeunesse 

 

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