10 mars 2025
Muséum pop up : une visite au Jardin des Plantes de Paris
Un petit objet précieux comme son petit camarade sur le Louvre. Un délice de textes et d'illustrations pour apprendre et s'émerveiller. ❤️❤️❤️❤️❤️
Comme dans la version Louvre, tout fonctionne et tout est beau dans ce petit pop-up, les pages de garde illustrées de la plus belle des manières avec des reproductions des collections. On suit ensuite la logique de faire simple, efficace et utile : comme pour le Louvre la page de présentation sur les origines est extrêmement bien faite. Viennent ensuite des informations sur les principaux lieux d’exposition : la grande galerie de l’évolution déploie son défilé lorsque vous ouvres les doubles pages et viennent ensuite des oiseaux et papillons multicolores qui surgissent des pages. C’est un petit objet précieux et magnifique. On adore.
Jean-Luc
Muséum pop up : une visite au Jardin des Plantes de Paris
Dominique Ehrard, Anne-Florence Lemasson
Editions les Grandes Personnes, 15 août 2019, 26,50 €
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Le Louvre, pop-up
Et si vous vous laissiez prendre par le virus des musées et de notre merveille : Le Louvre ❤️❤️❤️❤️❤️ Mona Lisa vous attend...
Un pop-up enchanté pour découvrir le plus grand Musée du monde et ses merveilles. On aime les textes qui permettent de découvrir l’histoire du Louvre et son organisation générale. On aimes les illustrations et ces pop-up qui surgissent pour nous faire découvrir certaines merveilles et nous donner envie d’encore plus. Un peu de frustration peut-être surtout avec le département des peintures dont la taille et la limite de l’objet livre nous prive de tellement d’autres tableaux : du coup, il va falloir y aller ! Ou préparer la visite sur le site du Louvre.
Jean-Luc
Le Louvre, pop-up
Dominique Ehrahard
Anne-Florence Lemasson
Editions les Grandes Personnes, 22 août 2024, 24,90 €
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06 mars 2025
What the river knows
Envoutant, avec un parfum entêtant de romans policiers et romantiques dans le cadre de l'Egypte de la fin du XIXème siècle entre colonisation, égyptologie, mystère et passion. Six-cent pages de plaisir dans lesquelles on se laisse emporter ❤️❤️❤️❤️❤️
Inez attend une lettre de ses parents partis en Egypte. Elle est à Buenos Aires dans une maison pleine d’artefacts qu’ils rapportés de leurs voyages avec sa tante et ses deux cousines. Le dernier courrier de son papa contenait une bague ancienne arrivée en juillet, avec une magie puissante qu’elle a absorbé.
Elle a 19 ans quand en aout 1884, une lettre de l’avocat de ses parents arrive lui annonçant leur mort et que c’est désormais sont oncle qui est son tuteur.
Dès novembre 1884, Inez débarque en Egypte après une traversée éprouvante qu’elle a fait seule et pour laquelle elle s’est faite passer pour une jeune veuve.
A l’arrivée c’est Whitford Hayes l’homme à tout faire de son oncle qui l’accueille froidement. Son oncle, semble furieux de cette arrivée et ne s’est même pas donné la peine de venir l’accueillir. Par contre les ordres sont clairs, elle doit prendre le bateau suivant et faire demi-tour. Pas question pour Inez qui est venue pour trouver des questions et si Ricardo Marqués son oncle n’est pas content, peu lui importe. Elle va donc échapper au jeune homme et prendre le train pour Le Caire direction l’hôtel Shepeard où séjournaient ses parents et où Sallam l’un des réceptionnistes qui la reconnaît immédiatement lui apprend qu’elle va pouvoir occuper la suite de ses parents payée pour quelques semaines encore.
A partir de là les choses vont s’emballer : conflits et rivalités, secrets de familles se dessinent ; course entre égyptologues et pillards pour accéder aux plus belles découvertes ; qui trouvera le tombeau de la dernière pharaonne d’Egypte : Cléopâtre ?
Ce roman est un régal, on plonge dans une ambiance à la Agatha Christie avec cette ambiance de fin XIXème dans une Égypte encore occupée par les Anglais, la rivalité avec les Français et tout ce petit monde entre archéologues fous d’histoire et trafiquants d’oeuvres d’art sans scrupules. Quel rôle on joué ses parents dans ce capharnaüm ? Quel est la position exacte de son oncle ? Le beau White saura-t-il la séduire ? On aime l’ambiance, la descente sur le Nil, la découverte de Philae et ce sentiment d’être transporté en lisant dans ce monde d’avant et de pouvoir s’émerveiller face à ces bâtiments et objets fantastiques qui sortent du sable. Intrigues, complots, rivalités, passion, une touche de magie ancienne et tout se mêle pour faire de ce premier tome un page-turner impossible à lâcher. A signaler la superbe couverture et pour la version reliée, un jaspage noir frappé d’un cartouche en hiéroglyphe antique très réussi. Un plaisir de lecture dans lequel on se laisse embarquer jusqu’à la dernière page (pour ceux qui regardent à la fin, ne le faites surtout pas, cela gâchera tout votre plaisir de lecture). 600 pages qui passent à la vitesse de la lumière. Fantastique.
Jean-Luc
What the river knows : les secrets du Nil
Isabel Ibanez
Traduit de l’espagnol : Sarah Dali
Editions Rageot, 12 février 2025, broché 25,90 €, relié 18,90 €
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04 mars 2025
Les Normaux, volume 1
Une nouvelle série différente, belle et sensuelle pour les plus grands . Quel talent ❤️❤️❤️❤️❤️
Sorti il y a quelque jours cette nouvelle série entre BD et roman graphique vaut vraiment le détour. Un monde entre le monde des humains et un autres où vivent d’autres créatures fantastiques et qui maîtrisent certaines formes de magie. Sébastien lorsqu’un fait sa connaissance vient de raccrocher au nez de ses parents fâchés qu’il refuse de rentrer. Il se réfugie dans un bar à l’entrée duquel flotte le drapeau arc-en-ciel et dans lequel il va rencontrer un jeune vampire au charme étrange et échanger un baiser passionné avec lui et surtout avant de prendre la fuite paniqué. Il vient de rencontrer Elia. Vous allez faire la connaissances de gens merveilleux : la tante de Sébastien et son mari si particulier ; Ronnie et ses amies ; Matiss et Rahim … on suit avec un régal leurs aventures, les discussions impromptues, les gaffes du néo-magicien, l’apprentissage de l’autre, la tendresse, la passion qui monte. Tout est réussi dans ce premier volume et on ne vous parle même pas des illustrations chaudes, colorées qui donnent une ambiance tellement agréable. Un roman graphique Young-adulte qui chante l’amour, la différence avec tellement de facilité et de réussite. On adore.
Jean-Luc
Les Normaux, volume 1
Janine Janssen
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) : Meva Biviarifeno
Illustrations : S. Al Sabado
Editions Casterman jeunesse, BD, dès 13 ans, 5 février 2025, 15,90 €
D’or et d’Oreillers
Enorme coup de coeur ❤️❤️❤️❤️❤️
Tiré du roman éponyme de Flore Vesco cette version bande dessinée est absolument folle. Un mélange de contes : la princesse au petit pois, on pense à Cendrillon, un petit côté Barbe-Bleu et nous voici emporté dans un maelström d’émotion qui s’accorde à ceux ressenties par les héroïnes et héros de cette aventure fantastique. Difficile de vous raconter l’histoire de ces trois soeurs qui vont à la rencontre d’un mystérieux héritier accompagné de leur domestique et souffre douleur, Sadima. C’est elle qui va prendre peu à peu la place centrale, poussant ses rivales, luttant contre la pire de toutes, la mère du prétendant et puis l’imagination folle et le talent de Flore accompagné et sublimé par le travail d’illustrations de de couleurs de Mayalen Goust. Qu’est-ce qu’on aime la chaleur de sa palette, l’audace de ses traits, de ses ambiances et ici elle nous offre un tourbillon d’émotions entre des pages très classiques et d’autres plus violentes et puissantes. Un album d’une sensualité folle qui vous entrainera dans un torrent d’émotions et de sentiments. Cet album ne se raconte pas vraiment, il se découvre, se savoure encore et encore c’est absolument éblouissant.
Jean-Luc
D’or et d’Oreillers
Flore Vesco
Mayalen Goust
Editions Rue de Sèvres, 18 septembre 2024, 20 €
Les chants du chaos . Lire Un - Semailles
Un premier tome éblouissant de couleurs et de découvertes. A découvrir ❤️❤️❤️❤️❤️
Ce tome I on y rentre presque sur la pointe des pieds. Très vite comme pour la couverture on est frappé par la rondeur des courbes des visages notamment, la sensualité des corps et le décalage avec les créatures fantastiques qui vont apparaitre. On aime tout dans cet album : l’histoire fantastique de malédiction et de lutte contre ce mal qui tue et dévore tout autour de lui. On aime les personnages qu’ils soient détestables ou attachants. On aime le travail des illustrations, de l’univers créé très coloré (on pense parfois au travail d’animation du dessin animé Brendan et le secret de Kells) ; on aime le travail de lettrines, de passage d’un chapitre à l’autre merveilleusement enluminé ; on aime l’histoire qui se trame sensuelle et irrésistible entre certains personnages. Tout fonctionne. Un premier tome qui créé tout un monde où même les créatures marquées par la malédiction sont belles et séduisantes à leur façon. Une réussite à découvrir et savourer sans modération.
Jean-Luc
Les chants du chaos . Lire Un - Semailles
Scénario, dessin et couleur : ELK
Direction d’écriture : HUBERT
Lecture et aide dialoguiste : AN KEO
Editions Rue de Sèvres, 15 janvier 2025, 22,90 €
Le fantôme de l’Opéra
Les frères Brizzi revisitent l'histoire de Gaston Leroux et nous laissent éblouis et pantois devant tant de maîtrise et de talent. On adore pour les ados et les plus grands. ❤️❤️❤️❤️❤️
Une légende raconte que le fantôme de l’Opéra Garnier a réellement existé et qu’il a bien faillit détruire le bâtiment par déception amoureuse. Mais est-ce une légende vraiment ? Franchement, en lisant cet album et en redécouvrant l’histoire, belle, singulière et follement romantique, on adorerait que ce soit vrai. Mais qu’importe au fait. Il faut absolument que vous vous laissiez embarquer dans cette nouvelle version grand format qui permet aux illustrations de s’emparer des pages, de l’histoire. Un récit tout en ombre et lumière avec des moments drôles et savoureux, d’autres plus tragiques et étonnant. On adore l’histoire qu’il nous raconte et surtout on est scotché, éblouit par les illustrations, la grâce et la précision des traits, les décors qui surgissent sous nos yeux. Tout un monde d’ombre et de lumière qui apparait comme par magie. Du grand art.
Jean-Luc
Le fantôme de l’Opéra
D’après l’oeuvre de Gaston Leroux
Paul & Gaëtan Brizzi
Editions Futuropolis, 15 janvier 2025, 26 €
03 mars 2025
Dans ma chaire : variation graphique autour du poème : Tu mérites un amour de Frida Kahlo
Une merveille, sur la douleur, l'enfermement et la résilience. L'un des meilleurs titres de la collection. Bouleversant ❤️❤️❤️❤️❤️
Romy, 17 ans, a été renversée… la suite de cet accident n’est que brouillard, souffrance, retour au réel, et rééducation. Elle qui devait passer son bac et partir en vacances avec ses copains, a vu sa vie s’arrêter net. Cauchemars, envie de rien, le retour à la vie est plus que compliqué. Envie de rien, envie de voir personne, l’isolement, malgré la présence discrète mais constante de ses proches qui ne lâchent rien. Et puis d’un coup son frère Zach absent depuis plus de trois ans revient et va provoquer l’électrochoc.
Cet album ne se raconte pas, il nous dit la douleur, l’accident qui donne le sentiment que tout est fichu et qu’il n’y a plus d’après, l’enfermement, le goût de rien et puis le rôle des autres, même sils ne le sentent pas, ne le comprennent pas, mais qui sont là pour le moment ou enfin la vie décide de rependre son cours et qui sont essentiels pour ne pas tomber. Frida Kahlo cassée de toute part modèle de résilience par l’art s’il en est, ce poème fort puissant et la vie de Romy qui va reprendre comme une renaissance. Un scénario fin et fort sans pathos et des illustrations qui nous emportent dans l’univers de Romy de l’accident de la première page, aux souffrances, rêves, et lueurs de sortie de ce mauvais rêve. Bouleversant et magique à la fois. Essentiel
Jean-luc
Dans ma chaire : variation graphique autour du poème : Tu mérites un amour de Frida Kahlo
Fauve
Le Cheveu Blanc
Editions Nathan bande dessinée, collection Poéstrip, 16 janvier 2025, 23,95 €
03 février 2025
On ne dit pas Sayonara
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La malédiction de Highmoor : douze soeurs s’en allaient au bal …
13 janvier 2025
Les monstres de papier, tome 1
Une histoire formidable, des trésors d'imaginations et tout un univers qui explose des pages ! Brillant
❤️❤️❤️❤️❤️ Le tome 3 arrive dans la semaine et c'est une très bonne nouvelle
Himura est un pliomage, sorte de magicien capable de contrôler le papier sur commande version origami de luxe, absolument fascinant. C’est l’année de ses neuf ans qui l’ont marqué à jamais lorsqu’un Shikigami (un monstre de papier) sous la forme d’une tortue géante a attaqué et détruit son village. On le retrouve ensuite bien plus tard sur l’Orihime navire spécialisé dans la chasse aux monstres de papier au moment où il a repéré l’une de ses semblables et doit la ramener avec lui au bord du navire.
Sa destination : le Midori, un immense hôtel flottant ou Kuara (la pilotage) et son âme soeur Haru travaillent comme domestiques. Mais rien ne va se passer comme prévu ce jour là lorsque le Midori est attaqué par un dragon de papier, un de ces Shikigami dont l’équipage de l’Orihime s’est fait une spécialité : des monstres dont on a perdu le contrôle et qui sont devenue trop dangereux pour les humains.
Ce qu’on aime dans ce merveilleux premier tome c’est d’abord sa fraicheur. Très bien écrit, dans un style enlevé, il nous emporte dans un univers incroyable de fantasy pétillant d’inventivité et de trouvailles toutes plus surprenantes et réussies les unes des autres.
Les Sorabitos anciens maîtres des cités célestes qui s’opposent à l’empereur et à ses deux descendants la princesse Tsukimi folle de Shikigami, possédant une bibliothèque absolument fabuleuse sur ces créatures et son frère le prince Ugestu ne sont que l’une des multiples facettes des histoires qui surgissent comme des poupées russes un peu folles emplies d’effets visuels et sonores étonnants.
Kuara, sa recherche d’elle même, de son identité, Himura et sa conception des Shikigami et de leur relation avec les humains et bien d’autres personnages hauts en couleurs vous attendent.
Complots, course en plein ciel pour échapper à des créatures ou en courser d’autres, luttes pour le pouvoir, pour la vie aussi c’est un véritable feu d’artifice, cohérent et tellement bien mené qu’on peine à lâcher le roman. Partout, à chaque page des images surgissent de la lecture et nous rendent enthousiastes comme face à un film des Studio Ghibli.
Une vraie réussite, un régal de lecture pour découvrir le premier tome d’une univers bluffant et fascinant. A lire de toute urgence.
Jean-Luc
Les cités rebelles, tome 1 : les monstres de papier
Ann Sei Lin
Traduit de l’anglais (Angleterre) : Céline Morzelle
Illustrations : Amir Zand
Editions Lumen, à partir de 12 ans, 1 juin 2023, 16 €
30 décembre 2024
Les Murmures
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La fille du phare
Finir l'année en beauté avec quelques lectures plus que sympathiques. ❤️❤️❤️❤️❤️
Une allumette dans la poche peut parfois changer le cours des choses et de la vie de bien des gens. Prenez une presqu’île avec un phare, et plus loin là haut la maison de l’amiral la maison noire qui dit-on abrite un monstre. Prenez ensuite une petite fille, celle du jardin du phare, la petite Emilia dite Loupiotte. C’est elle qui tous les soirs allume le phare qui guide les navires. Ce jour là, elle n’a pas eu le temps d’aller chercher des allumettes et c’est ce jour là que se déclenche une tempête alors que le phare reste désespérément sombre et muet. Ce détail, cet oubli va provoquer des réactions en chaîne. La suite ressemble à un roman anglais du XIXème siècle au moins dans ses débuts avec le shérif venu demander des comptes à Augustus le gardien du phare, accompagné de l’institutrice, la redoutable Mlle Amalia.
C’est ainsi que la pauvre Loupiotte est séparée de son père et emmenée dans la maison noire pour sept ans au moins, comme son père est lui enfermé dans le phare. Dans cette maison inquiétante où tout semble abandonné et triste du jardin aux fenêtres hostiles à force d’être noire, tout est bien trop grand et puissant pour la petite Loupiotte. Martha et son fils Lennie, deux gros chiens, un autre gardien qui meurt bien vite et là-haut dans une chambre dans laquelle personne ne doit rentrer : l’autre, le monstre, celui qu’on ne doit pas voir. Mais qui est-il d’ailleurs ? Loupiotte va peu à peu vaincre ses peurs et faire la connaissance de celui qui pour d’autres raisons est comme elle orphelin de mère et bien seul. Deux solitudes qui vont s’apprivoiser, se toiser et on glisse peu à peu dans une histoire fantastique, celles qu’on se raconte en attendant les marins le soir alors que le vente souffle fort et que la mer se déchaine. Des histoires d’amour, de découvertes, de surprises, de sirènes, de voix qui parlent dans les têtes et de pirates. Peu à peu le livre et son histoire prennent leur envol, avec comme guide la petite Loupiotte, merveilleuse petite lumière dans la nuit et las tristesse ambiante. Peu à peu la vie reprend, gagne du terrain et la maison noire semble elle même surprise de reprendre vie et d’entendre de nouveau des voix chaleureuses et les cris d’enfants résonner dans son parc et ses couloirs.
C’est une histoire dense et belle que nous raconte ici Annet Schaap celle de deux petits perdus dans une vie trop grande et trop compliquée pour eux et qui en s’apprivoisant vont reprendre le dessus et retourner la situation. Les illustrations très réussies de l’autrice, qui émaillent le roman, apportent un petit supplément d’âme et de plaisir à l’histoire. Étonnant et merveilleux, c’est un roman généreux qui s’apprivoise et qui finit par nous emporter. A faire découvrir.
La fille du phare
Annet Schaap (texte et illustrations)
Traduit du néerlandais : Maurice Lomré
Editions l’école des loisirs, collection Médium, 11-13 ans, 24 août 2022, 17 €
La dernière saison de Selim
Un roman exceptionnel ❤️❤️❤️❤️❤️ énorme coup de coeur . Le souffle puissant d'un récit dense et magnifique
Un titre à relire encore et encore et à faire découvrir.
Malek a onze ans lorsque ses parents disparaissent. Et c’est la catastrophe, bien évidemment parce qu’à onze ans être orphelin c’est infernal mais surtout parce qu’ils ont disparu, ce qui signifie pour le reste de leur entourage et de la population qu’ils ont probablement blasphémé ou comploté contre l’Etat et donc Malek devient une sorte de pestiféré qui s’enfonce peu à peu dans la misère.
Sur cet empire de Selim règne Shahbâz le quatorzième cruel tyran qui détient le pouvoir temporel et qui s’oppose systématique dans un jeu de pouvoir subtil à celle qui de génération en génération a réussi à absieer le pouvoir du sultan et représente l’Infini Horticultrice des Ames à la tête du maniérisme, la religion de la déesse Innommable, foi inspirée des vision d’un ermite mille ans plus tôt.
L’Empire de Selim n’était heureux qu’en apparence : toute pense libre risquait de voir son titulaire disparaître de la carte.
Malek va donc survivre et être protégé par Sinim propriétaire de la Théière qui dirige la Fraternité où il retrouve souvent Sofia, bossue, aveugle qui elle seule sait le calmer et l’entendre.
Il est absolument impossible de vous raconter davantage ce qui se passe dans ce roman foisonnant. Vous y ferez des découvertes étonnantes, découvrirez tout un monde organisé, hiérarchisé où tout est fait pour attiser haine, méfiance, jalousie et angoisse des populations les unes envers les autres. Vous y retrouverez aussi pour ceux qui ont lu la saga précédente de Pascale Quiviger Mercenaire et Esméralda tout droit sortis des Royaumes de Pierre d’Angle, car Mercenaire de son vrai nom Arash est originaire de l’empire de Selim ; vous découvriez des histoires de famille, de destinées contrariées, avec des personnages hauts en couleurs ; et puis vous comprendrez rapidement sur cet empire se meurt surtout à petit feu des changements climatiques qui ont asséché les cours d’eau, et rendus la vie sur Selim de plus en plus compliquée. Ajoutez à tout ce la une prophétie qui annonce l’Apocalypse au moyen des quatre tambours étonnants, un phénomène terrestre particulièrement dangereux et destructeur et vous aurez tous les ingrédients pour créer un roman absolument passionnant.
Pascale Quiviger écrit particulièrement bien. La langue est belle est riche, les intrigues complexes, elle sait comme personne mêler les intrigues politiques, religieuses en y instillant la dose de merveilleux suffisante pour que le lecteur se trouve pris au piège de l’aventure qui se dévoile peu à peu, traçant les liens entre les tribus, les personnages et fonçant vers le destin final absolument étonnant et éblouissant. Politique, religion, changements climatiques et risques, ce sont les choix gagnants d’une autrice exceptionnelle. Un titre exceptionnel, destiné aux très bons lecteurs qu’il faut absolument lire et faire découvrir. Excellent !
Jean-Luc
La dernière saison de Selim
Pascale Quiviger
Editions du Rouergue jeunesse, collection épik, à partir de 14 ans, 6 septembre 2023, 19,90 €
Reine de l’ouest
Brillant, insolent, magnifiquement écrit et résolument féministe. ❤️ ❤️ ❤️ ❤️ ❤️❤️ Bravo ! 16 +
Dès les premières pages vous allez vous retrouver propulsé dans une aventure fantastique. Le roman ouvre sur un carnet de voyage qui invite à l’aventure. Et c’est parti pour rencontrer Miss Jones, orpheline, partie une fois de plus à la poursuite de ce chat vicieux M. Frimousse qui passe son temps à s’échapper. Son oncle et sa tante font finir par lui donner la possibilité de s’émanciper (enfin vous verrez) et de vivre sa vie . Et c’est de cela dont il s’agit ici : c’est un roman dont vous serez l’héroïne et dont vous allez vivre différentes vies, différentes aventures en accompagnant les choix qu’elle va/doit faire. Franchement les romans dont vous êtes le héros, ce n’est pas forcément mon truc. Souvent je trouve cela plat et ennuyeux. Le problème ici, c’est que c’est tout le contraire : tout fonctionne, et l’autrice vous embarque dans un tourbillon de l’ouest américain de la fin du XIXème siècle avec cette jeune femme qui va faire des rencontres dangereuses, étonnantes et souvent sulfureuses. Parce que la Miss a décidé de vivre pleinement, de ne pas se laisser entraver par les liens du mariage (enfin, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis) et la condition féminine qui s’impose alors. Alors comment allez vous terminer l’histoire : institutrice ? Chercheuse d’or ? Infirmière ? Epouse respectable ?
Ce que je peux vous dire c’est que ce roman c’est de la dynamite en page. On dévore les chapitres, on hésite quelques secondes pour choisir la voie sage ou non qu’il faudra suivre et souvent on devient follement indépendant et curieux en choisissant les formules les moins raisonnables (pour l’époque s’entant). Un roman féministe, pétillant, brillant et écrit d’une plume acéré et virevoltante qu’il faut dévorer, mais seulement si vous êtes de très grands ados … vous êtes prévenus. Bienvenus dans l’univers de la Reine de L’ouest que rien ne saurait vraiment arrêter.
Jean-Luc
Reine de l’ouest. Nouveauté août 2024
Hélène Lenoir
Editions Sarbacane, Roman Exprim’ (ADO-ADULTE 16 + contient des scènes explicites) 21 août 2024, 19,90 €
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Mortels.
Passionnant et étonnant de bout en bout. Excellent titre à dévorer sans hésiter. ❤️❤️❤️❤️❤️ Ne vous arrêtez pas à la couverture vous allez être très agréablement surpris
Et si vous ne vous laissiez pas influencer par la couverture ? Et si derrière ces cros de fantaisie se cachait une histoire profonde, étonnante et passionnante ?
Lorsque Charlotte et Reginald Drake de la Maison Drake du Clan des Os ont dépassé les bornes, enfin surtout elle, en tuant pratiquement un jeune humain mineur, violant ainsi toutes les règles du monde vampirique et notamment le traité d’Annis, leur sort semble réglé.
Le conseil des Ainés a décidé de frapper un grand coup et de se débarrasser de ces deux vampires turbulents, transformés trop tôt il y a une centaine d’année et qui continue de faire des siennes. Ils sont amenés près d’une maison dans un endroit au fin fond de l’Amérique, calme, protégé du bruit du monde ou presque et remis à Salvador Sicarius, lointain descendant d’une lignée de tueur de vampires, ayant développé comme beaucoup des siens, un étrange pouvoir : celui de rendre à nouveau humain les vampires qu’il touche. En franchissant la barrière enchantée du jardin, les deux jeunes gens vont ainsi redevenir des ados humains normaux, et surtout comme l’indique la couverture, (perfidement) devoir retourner au lycée.
C’est cette histoire que nous conte ce roman passionnant, construit avec patience qui peu à peu déroule ses arcanes, comme autant de matriochkas, révélant leurs secrets encore et encore.
Devenir humain, certes, mais leur mémoire n’a pas pas été effacée et les deux sont bien décidé, surtout Charlotte semble-t-il à regagner leur place de vampire. Pour cela, il faut que quelqu’un d’un autre clan de vampire accepte de porter leur demande auprès du conseil des Aînés. En vain : tous refusent avec plus ou moins de tact. Au lycée cependant, les deux ex-vampires vont peu à peu se fondre dans le décor, tomber amoureux à leur plus grande surprise, tisser des liens puissants avec leurs amoureux mais aussi toute une bande d’ados dont ils vont devenir inséparables. La ville a aussi bien des secrets et semble depuis longtemps un champs de bataille au coeur de l’affrontement entre les créatures de la nuit et ceux des humains capables de les transformer ou de les tuer. Complots, vieilles histoires qui réapparaissent, mémoires enfuies, vampires cachés, existence des Anciens (vampires très âgés considérés comme trop puissants et incontrôlables) trahisons, choix cornéliens, tout se mêle pour faire ce roman un excellent titre à la trame passionnante qui nous mène vers un dénouement inattendu et puissant.
Charlie et Reg redevenus humains mènent la danse et vont provoquer de sérieux changements et bouleversements que personne n’avait vu venir. Un roman aux apparences légères, qui pose des questions essentielles sur les choix amoureux, les sacrifices à faire ou non pour rester, garder des liens, un travail de mémoire aussi et d’évolution. A dévorer d’urgence, c’est excellent.
Jean-Luc
Mortels
Erin Jade Lange
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Eva Grynzpan
Editions Casterman jeunesse, 20 septembre 2023, 16,90 €