30 août 2026
Les visages du feu, tome 1, l’Institut du Nouveau Lendemain
Le tome 1 d'une dystopie passionnante et prenante pour les grands ados et jeunes adultes qui nous emporte dans un monde inquiétant et cruel. Passionnant et addictif. ❤️❤️❤️❤️❤️ Le tome 2 arrive cette semaine : VIBREZ
ll y a B2106, C1501 ou B1803 ou 012V… appelez les comme vous le voudrez : par leur matricule ou par leurs prénoms Helena, Avril, Meriem, Luce, Clara ou Vincent. Pourtant en les appelant par leur prénom, vous violez la règle et risquez fort de ne pas être les bienvenus.
LOrsqu’on fait la connaissance de Luce, B2106, elle est en pleine cauchemar, en pleine régression : ses souvenirs refont surface, de sa vie d’avant de sa grand-mère et de leur course effrénée vers Paris.
Elle est une élève de rang1, considérée comme l’édile et vit depuis toute petite dans l’Institut du Nouveau Lendemain créé à partir des idées de Tadeusz Hertz après les grandes catastrophes qui ont anéanti notre monde. Dans cet institut que des filles sur trois rangs, et quelques adultes qui les contrôlent et quelques hommes dont l’action et la position est inquiétante, mélange de masculinisme malveillant et de domination patriarcale amenant à tous les abus si nécessaires, pour preuve le professeur Alpha qui domine l’ensemble en l’absence de l’intendante.
Que Luce se soit mise à vaciller va provoquer comme une sorte de réaction en chaine version dominos. Elle va devoir faire avec l’Institut et ses règles folles pour rester en vie et peu à peu s’ouvrît à d’autres filles et peu à peu comprendre qu’il faut absolument qu’elles doivent sortir de là.
Au fil des pages, en découvrant le fonctionnement de l’institut, ses zones d’ombres, ses abus, on sent la tension monter, on se crispe avec l’envie d’aller plus loin, plus vite pour comprendre ce qui ne va pas, où cela nous mène. Luce, ses amies, ses tentatives pour se fondre dans la masse vont-elles réussir à sortir indemne de l’étau qui n’hésitera pas à se refermer sur elles. Helena l’infirmière est-elle sincère ? Quel rôle joue le bibliothécaire ? Est-il réellement le monstre décrit par les rumeurs qui hantent les couleurs de l’institut ? Où cette folie de société plus pure, plus organisée peut être mener ? Que sont devenus les jeunes garçons ?
Chloé Vollmer-Lo nous embarque dans une dystopie envoutante, inquiétante et passionnante. Difficile, une fois entré dans 1e roman, de lâcher prise et de se détacher des pages qui tournent toutes seules ou presque et nous embarque dans une société inquiétante, violente, où les femmes sont particulièrement malmenées sans véritable espoir ou avenir tant les décisions et les prévisions pour l’avenir de leurs dirigeants semblent floues et confuses.
Tout un monde postapocalyptique dont on sait peu de chose, si ce n’est qu’une poignée de jeunes filles vont au final vouloir sortir à tout prix, risquant de tout perdre et de tout faire imploser en fuyant. Reste à savoir, si elles réussissent, ce qu’elles trouveront de l’autre côté et quel monde les attendra.
Une construction inquiétante, un monde brutal, froid, presque clinique, et des personnages étonnants qui tentent de trouver leur vérité dans cette construction folle qu’est l’Institut.
Passionnant, inquiétant, magnétique. Foncez le tome 2 est attendu pour début septembre.
Jean-Luc
Les visages du feu, tome 1, l’Institut du Nouveau Lendemain
Chloé Vollmer-Lo
Editions Nathan, 15+, 28 août 2025, 17,95 €
Tome 2 annoncé pour le 3 septembre 2026
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La société très secrète des sorcières extraordinaires
Souvenez vous, nous, vous l'avions adoré. Il revient en poche à prix tout doux cette semaine de rentrée ! Foncez, c'est un régal de lecture ❤️❤️❤️❤️❤️
Il vous faut d’abord savoir que la Société très secrète des sorcières se réunissait le troisième jeudi de chaque trimestre et jamais au même endroit. En fait c’est Mika Moon, jeune sorcière trentenaire, qui en a inventé le nom que Primrose, son mentor depuis la mort de ses parents trouve totalement ridicule. Primrose, c’est la doyenne, celle qui impose les règles et notamment celle étonnante de se faire le plus discret possible, de ne pas se regrouper car la magie devient difficilement incontrôlable, au risque de se faire repérer. Et Primrose sait comme les autres les dangers que pourraient représenter, si le monde extérieur savait pour elles.
Mika se contente alors de mettre des vidéos en ligne où elle se présente comme sorcière, mais de pacotille, libre aux naïfs de la croire. C’est pourtant ce jour-là et à cause des vidéos qu’elle va se faire repérer par Ian, octogénaire pétillant qui a repéré les éclats dorés de magie qui brillent sur la vidéos, alors que les autres n’ont rien vu : il est persuadé qu’elle est une sorcière, et qu’elle est celle qu’ils cherchent.
Ils ? C’est Ian son mari Ken, Lucie et Jamie, qui ont la garde de trois petits filles Rosetta (10 ans), Terracotta (8ans) et Altamira (7ans) toutes trois sorcières protégés dans la Maison de Nulle Part par les puissants sortilèges de Lillian la « mère » des filles qu’elle a adopté. Pourquoi de puissants sortilèges ? Parce que les filles sont des sorcières, que leurs pouvoirs grandissent, et que toute cette magie au même endroit devient incontrôlable. C’est là que Mika après avoir reçu un mystérieux message va venir pour les rencontrer, terrifiée à l’idée d’avoir été repérée comme sorcière (et si c’était un piège) et attirée comme jamais à celle de pouvoir enfin être elle-même.
Leur rencontre va changer beaucoup de choses. L’hostilité de Jamie jeune et beau trentenaire qui veut protéger les filles à tout prix, celle de Terracotta pour les mêmes raisons, la maison si particulière, les pouvoirs de Mika, la famille extraordinaire que forment les habitants de la Maison de Nulle Part, des secrets encore bien gardés … tout cela forme un monde dans lequel vous allez adorer vous faufiler et vous installer chaudement. C’est un roman qui ne se raconte pas, à vous de découvrir ce qui va se passer à partir du moment où Mika franchira les frontières magiques du domaine et de vous laisser porter par ce roman puissant, qui nous parle de famille recomposées, d’orphelins, d’amour, de solitude, de repli sur soit et aussi de la nécessité de s’ouvrir aux autres pour vivre pleinement. Un roman magnifique et fort pour les grands adolescents à recommander chaudement, du plaisir et du bonheur en pages.
Jean-Luc
La société très secrète des sorcières extraordinaires
Sangu Mandanna
Traduis de l’anglais (Royaume-Uni) : Laureline Chaplain
Illustration : Marine Gosselin
Editions Lumen, à partir de 16 ans, 24 août 2023, 17 € / Editions Lumen, 3 septembre 2026, 8,5 €
27 août 2026
Soleils fantômes
Pour terminer en beauté la sélection d'été, un dernier roman troublant et étonnant qui nous sort des sentiers battus et nous fait vibrer à l'unisson de son héros principal. ❤️❤️❤️❤️❤️ Bonne fin d'été avec les Sandales jeunesse, Mathilde et ses lutins.
Hélyos a seize ans et les vacances commencent mal pour lui : une chaleur accablante, un père dépressif au possible après sa séparation avec sa mère, et un petit frère Solal qui va plomber l’ambiance dès le premier jour : « Ah oui, je reconnais… C’est là que j’étais mort la dernière fois ».
Leur arrivée au camping commence bien : leur père tellement perturbé s’est trompé de mois pour leur réservation. Ils trouvent quand même une solution et va commencer pour Hélyos et les siens l’été le plus étrange de sa courte vie. Sa rencontre avec quatre ados dont Manon et Lucas vont finir par perturber totalement le jeune homme qui peine à sortir de l’adolescence, s’invente partiellement une vie, voit son corps changer et ne sait pas quoi en faire.
En utilisant dans son récit le phénomène parapsychologique du témoignage de souvenirs de vie antérieure, Gaël Aymon trouble encore davantage les lignes. Entre moments inquiétants et lucidité retrouvée, le petit frère jette un trouble sur tout les protagonistes. Les ados ont décidé de résoudre l’énigme, Manon se méprend sur les intentions d’Hélyos, qui lui ne voit pas celles de Lucas et tous vont foncer vers une fin incroyable et presque perturbante.
L’auteur tisse une toile étrange, mouvante et inquiétante. Les souvenirs qui ressurgissent avec force finissent par convaincre les ados que Solal raconte quelque chose de plausible. Mais tous les protagonistes de l’histoire ne sont pas innocents et fréquentables.
Un récit étrange et troublant sur ces phénomènes étudiés de façon très sérieuses par des scientifiques, la sortie de l’adolescence, la recherche de soit, l’acceptation de son corps et des interactions sociales, autant de thèmes qui s’imbriquent pour nous donner un roman troublant et beau. A découvrir en signalant la magnifique couverture.
Jean-Luc
Soleils fantômes
Gaël Aymon
Couverture de Nicolas Caminade
Editions nathan, 14+, 18 juin 2026, 15,95 €
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26 août 2026
Érêves
« L’écriture fut la cause de tout. Du début et de la fin » : une claque, un roman qui vous piège, vous emporte bien au-delà de ce que vous pourriez imaginer. Merveilleux ❤️❤️❤️❤️❤️ Enorme coup de foudre !
« L’écriture fut la cause de tout. Du début et de la fin » ainsi débute presque cette histoire et la pensée de son héros Jonas. Lui il ne s’était pas méfié de l’écriture. Quand Mme Almendra la professeure documentaliste avait conseillé à tous d’acheter un carnet pour noter leurs pensées au quotidien, il l’avait fait par réflexe pour se faire bien voir. Et puis un jour il commença à tout noter et ne s’arrêta plus. Sauf que parfois on fait des erreurs et qu’il ne savait pas qu’en le mettant un matin dans son cartable il allait provoquer la catastrophe. Dans son collège, son pire cauchemar Boris et sa bande mirent la main dessus et le trouvèrent malin de le lire à haut voix.
Jonas qui était déjà fragilisé par la vie et les problèmes familiaux explosa en vol. Il accepta cependant d’aller au cirque sans papa juste pour faire plaisir à sa petite soeur et sa maman. Pourtant la colère montait toujours et ce jour-là alors qu’il bouillonnait de rage face à son harceleur, un lac apparut : Mila (sa petite soeur) plongea dedans et il la suivit. C’est ainsi qu’ils arrivèrent par des chemins détournés dans Érêves, un monde où tout était inversé : les humains étaient des monstres terrifiants et les autres en avaient une peur bleue au point de les avoir longtemps chassés enfermés dans la Fourrière ou dévorés pour certains. Peur comme des oiseaux, de la beauté d’un chant …
C’est un Vieux qui pêcha Jonas (on pense très fort à une version d’Hansel et Gretel) qui réussit à s’enfuir et trouver protection au Cirque d’Érêves sorte de bulle fragile de sécurité et de liberté. Il est peuplé d’un diable, Baron, d’un homme araignée Pavel, des siamoises Madame Alice et Madame Celia et de Blanche fillette au visage de clown triste (monstre de son état puisqu’humaine) et Merle le garçon oiseau à la voix d’ange. (Comme Blanche).
En entrant dans ce roman, on sent tout de suite quelque chose de différent. Les mots filent, les phrases courtes au début s’enchaînent, s’entrechoquent, résonnent entre elles. La langue vrille quand les Vieux d’Érêves se mettent à parler comme pour d’autres, où les mots s’inverse, où la gentillesse devient une tare, où l’on vit la nuit. On se sent bien, comme aspiré par l’histoire, par ce récit qui tourne au fantastique dans ce monde miroir, comme inversé du nôtre mais tout aussi cruel et dangereux parfois. Un monde qui par bien des aspects fait penser au nôtre, il se meurt avec la rivière des Larmes désormais empoisonnée, un Prince cruel qui fait régner la terreur avec la Garde, sorte de bras armé humilié et humiliant…
Jonas va se chercher longtemps, tâtonner, commettre des erreurs, faire des découvertes sur les autres, sur lui, mettre des mots sur sa colère, et ainsi trouver la clef.
Ce roman ne se raconte pas davantage, il se vit, se sent, on rentre dedans littéralement et on vibre à chaque page. C’est une petite merveille d’écriture, d’invention, de mise en abîme, de découvertes, d’inventivité et d’une grand poésie. Tout fonctionne, touche le lecteur, le confronte surement à ses peurs à ses angoisses et à ses joies. Stéphane Servant nous offre ici un roman absolument merveilleux comme suspendu dans le temps et totalement réussi. A ne manquer sous aucun prétexte.
Jean-Luc
Érêves
Stephane Servant
Illustration de couverture : Germain Barthélémy
Editions du Rouergue, collection dacodac, dès 9 ans, 6 mai 2026, 18,40 €
Walter Cobb : Nos chemins d’or et de poussière
Un petit bijou d'écriture, d'histoire, de destins qu'on adore suivre le coeur serré parfois. Absolument formidable. Très bien terminer l'été avec un roman exceptionnel. ❤️❤️❤️❤️❤️
Il s’appelle Samuel Carson, a une patte folle à cause de maltraitance et c’est lui qui nous parle nous embarque dans un périple de labeur, de souffrance et de découverte de soit et du monde qui l’entoure.
l’Amérique profonde, les saisonniers qui vont de boulot en boulot parfois pour une journée, la maltraitance des contre-maîtres. Et puis un jour une ombre immense, un Big Boy s’avance puissant, l’air placide : Walter Cobb.
Ces deux là ne vont plus se quitter et nous faire vivre un moment de vie inoubliable. De fermes en fermes, de mauvais coups en mauvais coups, leurs routes croisent parfois des sales types mais aussi des gens biens, ouverts et visionnaires. Parfois leur route leur fera rencontrer certaines personnes qui joindront leur destin au leur comme Mercy.
Des destins qui sont à la fois hors du comment, des souffrances, des moments solaires, et la réalité aussi des travailleurs de cette époque : mépris, mauvais traitements, travail acharné pour pas grand chose, racisme endémique …
Ces deux là sont solaires, parfois la colère que Sam contient provoque des étincelles et donne au roman un curieux petit côté fantastique, juste une petite lueur qui vient, frappe et passe vite. Walter lui est résilient confiant en dieu, et va permettre à Sam de gagner en sagesse et de pencher du bon côté de la barrière.
Un roman dans lequel on entre sur la pointe des pieds, presque voyeurs, mais dans lequel on se sent tellement bien que bien vite on oublie et qu’on se laisse porter à le lire d’une traite jusqu’au final étonnant, beau et cruel à la fois.
Un texte particulièrement bien écrit, à savourer sans modération pour découvrir d’autres vies, d’autres destins et croire au meilleur même au fond de l’obscurité.
Jean-Luc
Walter Cobb : Nos chemins d’or et de poussière
Mathilde de Lagausie
Illustration de couverture : Patrick Conan
Editions du Rouergue jeunesse, collection Epik, dès 13 ans, 1 avril 2026, 17,50 €
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Humanimal, tome 1 : le secret de Murphy
Un premier tome très réussi dans un futur étonnant après une catastrophe et des changements radicaux pour l'espère humaine. A découvrir ❤️❤️❤️❤️❤️ Les deux premiers tomes sont parus, la fin de la trilogie débarque le 2 septembre.
C’est le Grand Zéro : la situation dans laquelle la planète et l’humanité sont arrivés suit à des siècles de destruction. Catastrophes climatiques qui ont entraîné la disparition de la totalité des humains et d’une grande partie de la faune et de la flore. Cette situation a forcé les animaux à une évolution rapide pour survivre. Ils sont devenus des humanimaux. Ils sont devenus l’espèce dominante dirigée par le premier d’entre eux Leonis, l’huma-lion va rebâtir le monde. La terre est renommée Dodus divisée en trois nations : Terra, Aqua et Aeria. Il reste queles hommes mais les humanimaux les contrôlent ainsi que leur reproduction car ils sont considérée comme dangereux. Le premier tome de cette histoire débute ainsi cinq cent ans plus tard. Un bébé abandonné aux portes d’un nurserium dans des circonstances étranges. Recueilli par la directrice du centre Calandra Rhéane elle cache un terrible secret et va grandir protégée. Désormais âgée de 16 ans, elle va subir la sélection et être envoyée dans un des centres qui assurent leur formation et leur permet de devenir des accompagnateurs, des travailleurs, des génitrices pour les filles ou des soldats au service des humanimaux.
Murphy est envoyée dans le centre prestigieux d‘Ann Draegar et sa meilleure amie celle qu’elle considère comme sa soeur Necki elle dans le pire à Ardana. Dans ce centre pourtant réputé le meilleur elle va rencontrer Myrena et contre toute attente en faire une alliée et des professeurs très différents. Certains sont bienveillants, d’autres particulièrement hostiles et méprisants face aux humains. Pourtant de loin en loin des traces de rébellion apparaissent : certain humaniamux souhaitent la disparition totale des humains ; certains humains dont Zéphyr Valtor, recherchée partout sur Domus fait trembler le système avec la Horde ce groupe de rebelles qui veulent rendre leur liberté aux humains.
Au fil de pages on découvre un univers étrange, inquiétant qui cache bien des secrets et des mystères. Un très bon moment de lecture qui plonge peu à peu le lecteur dans un univers beaucoup plus complexe qu’il y parait. Un premier tome réussi qui donne envie d’en savoir plus.
Jean-Luc
Humanimal, tome 1 : le secret de Murphy
Emy Letertre
Illustration de couverture : Célia Bourdet
Editions Albin Michel, collection Wiz, 25 septembre 2024, 17,90 €
25 août 2026
Hâte-toi quand la nuit vient
Probablement l'un des meilleurs romans lu cet été : juste, cinglant et magistral. Du très grand Marie Pavlenko. On adore, il faut le lire ❤️❤️❤️❤️❤️
Marie Pavlenko nous emporte dans un roman puissant et vibrant. Tout commence au Moyen-Age où la jeune Jeanne, fille d’un Seigneur joue avec le fils d’un autre Seigneur. Ils ont sept ans, mais déjà ils se sont promis de se marier plus tard. La condamnation d’une sorcière, son exécution sur un bûcher, une malédiction et puis tout bascule. De loin en loin, Jeanne, dont le prénom viendra sous un forme ou une autre reviendra hanter les pages, comme autant de signaux d’alertes sur la violence faites aux plus fragiles, aux femmes, aux gens différents, que notre Histoire n’aurait pas su entendre ou voire.
Jane elle, vit quelque part dans un monde dont le notre commence à lui ressembler. Plus une goutte d’eau ou presque et les fascistes sont au pouvoir. Impossible à raconter, ce roman est un véritable brulot : Jane, Blanche, Lucile/Malika, Charles, Roman, tous vont nous accompagner dans une expérience qu’il est impossible à raconter. Le lycée Paul Eluard des grands-parents de Jane est devenu le lycée Jean-Marie Le Pen. Monde brutal où la culture recule de jour en jour, ou les dénonciations sont monnaies courantes où l’on dénonce les éco-terroristes alors que le monde meurt sous les canicules. Le tableau est complet : climatoscepticisme, racisme et violence décomplexées, alimentation de plus en plus difficile, accès au soin de même, propagande, parents dépassés, épuisés, déboussolés. De ce monde du futur qui par certain aspects ressemble déjà au nôtre la lecture est impossible à lâcher tant Jane et ses amis représentent la lueur d’espoir et de vie qui on l’espère jusqu’au bout tiendra bon.
Ce roman peut se lire à bien des niveaux : comme une dystopie terrifiante d’un monde glaçant et terrifiant, mais aussi comme un ultime signal d’alerte, en miroir du notre, alors que le danger gronde à nos portes et que trop souvent nous refusons de voir venir.
Un roman éblouissant, qui vous prend aux tripes et vous emporte comme un fétu de paille sous le flot d’une rivière en furie.
Jean-Luc
Hâte-toi quand la nuit vient
Marie Pavlenko
Editions Flammarion, dès 15 ans, 13 mai 2026, 18,50 €
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24 août 2026
Agence Perdido, tome 1 : les derniers retrouveurs
Helter Skelter, la fille du bout du monde
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La promesse d’Avalon : Au-delà de l’éternité. II.
Une duologie pas comme les autres, une plongée dans de vielles légendes des origines de la création du monde, des Cieux, des Enfers et de la légende arthurienne et vous avez deux tomes éblouissants et passionnants. ❤️❤️❤️❤️❤️ Ce n'est pas parce que la fin des vacances approche qu'on doit ralentir ses lectures, au contraire.
La bonne nouvelle, c’est que le tome II commence par un rappel du tome I. Comme cela si vous avez de l’espace entre les deux tomes, vous serez vite dans le bain.
L’autre bonne nouvelle c’est que cette duologie est formidable. Alors ? Dès les premières lignes, tout remonte, tout se remet en place et on vibre de nouveau avec les héros notamment avec Gwen. Souvenez vous Gwenaëlle Tellier était mort et revenue à la vie grâce au sacrifice de sa mère une puissante sorcière d’vallon. Petit hic, son retour a nécessité un échange et l’arrivée d’une âme souillée cette de Tristan un démon. Gwen sit désormais qu’elle descend d’une longue lignée de femmes issues de la fée Viviane, gardiennes d’Excalibur. Ce qu’on sait aussi c’est que Tristant qui se transforme parfois en chat noir (surnommé Pupe) est bien plus qu’un démon : il est Baël, le roi d’Orient le premier souverain des Enfers, un des anciens dieux primordiaux.
Dans ce deuxième tome qui s’enflamme très vite, on va assister à une lutte d’un tout autre ordre. Les Anges sont de la Partie, alors que Lucifer semble bien décidé à se débarrasser enfin de son vieil ennemi. Au fil des pages (avec un changements de police bienvenu et très bien choisi) on plonge dans les souvenirs de certains et dans ces histoires anciennes dont les fils se nouent jusqu’à nos jours. Passion, humour, histoires anciennes, amitié indéfectible, attraction impossible à contrôle, peu à peu savamment l’autrice tisse ses liens joue avec d’antique légende et nous plonge dans une guerre aux origines du monde entre les Cieux, les Enfers et les sorcières du monde humain. Les héros survivront-ils ? Leur Amour impossible existera-t-il encore à la fin des fins ?C’est particulièrement bien écrit, passionnant, puissant et envoutant. Cette duologie vaut vraiment la peine d’être dévorée et savourée sans modération.
Jean-Luc
La promesse d’Avalon : Au-delà de l’éternité. II.
Lise Syven
Editions Flammarion jeunesse, dès 12 ans, 16 avril 2025, 19,90 €
Clic sur le visuel pour retrouver le tome 1
Le manoir de Castlecatz, tome 2 : les larmes de Kernunnos
Parole de franc-comtois, un roman dans lequel les personnages se nourrissent de flan de comté enrobé d'une crème fouettée à la bruyère ne peut qu'être bon. ❤️❤️❤️❤️❤️ Un tome 2 passionnant impossible à lâcher
Comme pour toutes les bonnes séries, on commence par un résumé du tome 1 en début de volume qui nous remet dans l’ambiance et nous rappelle comment Kovlan et Bruyne sont devenus amis avant d’être rejoints par Lexios et Serena pour vivre des aventures extraordinaires avoir un Primordial et devenir Aspirant pour une deuxième aventure.
Difficile d’être Aspirant aussi doué soit-on dans une période aussi troublée pour le Manoir et le monde des félidés; Alor sure d’anciens ennemis qu’on croyait hors de portés surgissent de nouveau de l’Eautre-Monde, les batrapauds notamment avec une magie différente de la leur et difficile à contrée.
Dans le même temps, nos jeunes amis vont devoir apprendre toujours plus, parfaire leur apprentissage et devenir ainsi plus puissants et vigoureux. Cette année ils doivent passer l’épreuve de Kernunnos pour réussir.
Mentorat avec les Compagnons, premier Périple vers la cité d’Ar Run (génial on aurait aimer y passer plus de temps), sortilèges étonnants qui permettent d’ignorer la fatigue, relations compliquées pour certains avec leurs familles, menace de la Mer des Brumes, arrivée de représentants de l’Ordre du Chaos originel gardiens de l’équilibre, Sentinelles rattachées à l’Oeil… ces quatre là semblent alimenter les problèmes et les nouveautés.
C’est toujours aussi bien écrit, d’une richesse et d’une inventivité incroyable (bibliothèque, Mécanimation…). On adore et on dévore
Jean-Luc
Le manoir de Castlecatz, tome 2 : les larmes de Kernunnos
Alain T. Puységur
Couverture et illustrations intérieures : Maud Chalmel
Editions Scrinéo, dès 12 ans, 29 février 2024, grand format, 17, 90 €, format poche , le livre de poche jeunesse, 6 mai 2026, 8,90 €
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21 août 2026
Les jumeaux Crochemort, Livre III : Damnation
Le tome III d'une trilogie géniale et fantastique. A dévorer pour bien terminer l'été. ❤️❤️❤️❤️❤️
Reginald et Mary-Elysabeth Corchemort sont réveillés par des cris. Le cadavre en décomposition avancée d’Archibald Crochemort est en train d’attaquer les membres du personnel dans la cuisine de Mme Glymes et va tuer la gouvernante Mme Mills sous les yeux effarés de la cuisinière et des jumeaux jusqu’au moment ou tout est plongé dans l’obscurité et qu’il ne restera plus grand chose du cadavre puant terrassé par une forcé inconnue.
En fait plus rien ne va à Whisper Town le boruillard est de plus en plus dense, précise et la vie semble tourner encore plus au cauchemar. Tous pensent qu’il faut sacrifier Silence pour ramener le calme et briser la malédiction mais elle et son frère et le démon qui la possèdent eux savent que non.
Au fil des pages on en découvre plus sur les jumeaux, les différents protagonistes des tomes précédents. Le personnel de la résidence Crochemort tombe comme des mouches, le manoir semble n’en faire qu’à sa tête et en ville la révolte gronde.
Qui manipule qui ? Qui aura le dernier mot ? Les jumeaux sauront-ils et pourront-il faire les bons choix ?
Un troisième tome qui file à cent à l’heure et fera frémir et s’inquiéter les moins téméraires des lecteurs. Passer un pacte avec un démon n’est au final jamais une bonne idée quelque soit les générations concernées.
Un final en beauté pour une trilogie fantastique et horrifique géniale. A dévorer sans hésiter.
Jean-Luc
Les jumeaux Crochemort, Livre III : Damnation
Cassandra O’Donnell
Illustration de couverture : Jean-Mathias Xavier
Editions Flammarion jeunesse, dès 13 ans, 2 juillet 2025, 16,90 €
Clic sur les visuels pour retrouver les tomes précédents
20 août 2026
Lovely War
Lorsqu'Aphrodite et Arès entrent en scène, rien ne nous permet d'imaginer la profondeur et la passion de ce roman sur la guerre et les hommes et femmes qui l'on vécu et en ont été victimes. Passionnant ! ❤️❤️❤️❤️❤️
L'été, suivez Mathilde la libraire des Sandales jeunesse et d'un clic sur le visuel partez à l'aventure
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19 août 2026
Les carnets de l'apothicaire
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Comme un souffle d’été
Pour terminer en beauté les vacances, ne surtout pas manquer LA romance de l'été, douce, légère et profonde. Un régal de lecture impossible à lâcher. ❤️❤️❤️❤️❤️ Laissez votre petit coeur battre à cent à l'heure.
Allegra Brooks a 18 ans et déjà une star internationale du grand et du petit écran. Cet été, un projet annulé lui offre un tunnel pour se reposer et échapper aux fans, aux pressions et retourner à Lake Pristine où son père George tient une librairie qui organise tous les ans un festival du Livre très prisé. C’est l’occasion de retrouver aussi sa mère éditrice qui vit ailleurs et toujours en action, les occasions de rencontre étant peu nombreuses.
A Lake Pristine, elle la star, va faire sensation malgré elle. Elle va rencontrer les deux libraires qui travaillent avec son père Simon et Jonah . Or, depuis quelques jours elle entretient une correspondance par mail avec un des deux sans être capable d’identifier lequel est le bon .
Présentée comme la rom-com de l’été par l’éditeur, cette romance qui va nous entraîner loin et bien au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer au départ est un véritable petit bonheur de lecture.
Les personnages, les caractères, les situations sont travaillées, elles nous entrainent de quiproquo en surprise. L’autrice nous parle de différence, de difficultés comme le poids de la célébrité, de la futilité et de la superficialité du monde du spectacle mais aussi des neuro divergents qui souffrent dans un monde fait et construit par les neurotypiques.
On aime l’héroïne, les libraires, les histoires qui se greffent autour d’eux, cette belle histoire d'amour naissante et on se laisse embarquer sans pouvoir lâcher ce roman en apparence léger comme une brise d’été mais bien plus que cela encore. A lire absolument, c’est plus que réussi, un vrai régal de lecture, émotions garanties.
Jean-Luc
Comme un souffle d’été
Elle McNicoll
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) : Isabelle Troin
Editions de la Martinière fiction, 5 juin 2026, dès 14 ans, 20,90 €
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14 août 2026
La Passe-Miroir. Tétralogie
Une écriture puissante. Un style inimitable. Un univers d'une grande richesse. ❤️❤️❤️❤️❤️ C'est l'été, avec Mathilde la libraire jeunesse, d'un clic sur les visuels.
C’est la fin de cette tétralogie absolument bluffante et merveilleuse. Ophélie, ses amis, ses ennemis vont livrer leurs derniers combats, jouer leurs dernières cartes. Ce quatrième tome, commence par des rappels bienvenus du précédent et des principaux personnages notamment ceux qui vont s’affronter. Les faux-semblants, les échos deviennent incontrôlables. Les choix d’Ophélie semblent toujours aller vers le pire et pourtant… dieu parviendra-t-elle à ses fins, qui est l’Autre et où veut il réellement mener les Arches. Alors que partout des trous, des pans entiers d’Arches disparaissent avec corps et bien et sans prévenir, que partout la panique gagne du terrain, que l’autrice brouille, s’il en est encore possible, encore plus les cartes, le lecteur lui reste scotché aux pages et brûle de découvrir la suite quoi qui se passe autour de lui.
L’Arche d’Arc-en-Terre acceptera-t-elle de venir à la rescousse des autres ? Existe-t-il des Arches inconnues ? Babel la terrifiante survivra-telle au cataclysme, et sa mémoire oeuvrera-t-elle pour le bien de tous ? Autant de questions qui se posent, se bousculent, s’affrontent, finissent par se télescoper et reviennent en échos au fil des pages et nous comme accrochés à l’écharpe d’Ophélie on ouvre les yeux en grand, on s’accroche et on se laisse emporter dans ce final tumultueux et éblouissant.
Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment, posez vous et profitez de cette dernière partie des vacances pour vous laisser emporter loin. Fabuleux !
Jean-Luc
La Passe-Miroir. Livre 4. La tempête des Echos. ; Christelle Dabos ; Editions Gallimard jeunesse, différentes éditions, Pôle Fiction, édition anniversaire 28 mai 2026, 13,5 €
13 août 2026
Maldoror, la trilogie
Pallas, tome 3 : Sous l’oeil de l’Olympe
12 août 2026
A curious kind of magic
Magique et délicieusement envoûtant. Une histoire étrange où la magie se dévoile peu à peu et surtout trois personnages absolument merveilleux s'ouvrent à la vie. Un régal de lecture ❤️❤️❤️❤️❤️ C'est l'été, laissez vous emporter avec Mathilde notre libraire jeunesse.
On aime beaucoup la citation de Rilke au début du roman. Bienvenus dans le monde de Willow Stokes, orpheline de mère et de père qui tient un magasin de curiosités magiques. Ces vieilleries entassées par son père qui se vendent à peine vont donner bien du fil à retordre à la jeune Willow. Dans son monde, peu de gens : Finlay Barrow, amoureux (il n’y a qu’elle qui ne le voit pas) et puis un jour une jeune fille de son âge franchit la porte du magasin mettant en action le wolpertinger placé à l’entrée.
A partir de ce jour là, plus rien ne sera jamais comme avant. Le destin de ces deux jeunes femmes va les mener dans un monde qui trouve la magie fascinante mais qui la rejette aussi comme les parents de Brie fondationnalistes. Brie est-elle maudite ? Qui est réellement Fin ? Willow est-elle la jeune fille insignifiante qu’on veut bien nous faire croire ? En voulant se sauver et se soutenir parfais de manière très pragmatique et intéressée, les uns les autres, ces trois là vont former un drôle de trio qui va peu à peu se découvrir, montrer ses failles ses secrets et foncer vers l’avenir.
Magie cachée, sorcières, grimoires, dents de dragons, experts, marchands, voleurs, usurpateurs… que se cache-t-il donc derrière l’histoire de ces trois jeunes gens en apparence bien ternes ?
Le décor se met peu à peu en place, l’ambiance monte peu à peu, les secrets et les découvertes se multiplient et nous surprennent pour très vite nous prendre au piège et nous donner une seule envie : aller au bout du roman pour savoir ce qui va se passer.
Une lecture fluide, très agréable avec un soupçon de magie, juste ce qu’il faut et des personnages qui nous dévoilent une belle palette de personnalité et de surprises avec des choix lourds et essentiels qu’il faudra faire à la fin. Magique et délicieusement envoûtant.
Jean-Luc
A curious kind of magic
Mara Rutherford
Traduit de l’anglais : Anath Riveline
Illustration de couverture : Vera Drmanovski
Editions La Martinière Fiction, 24 octobre 2025, dès 13 ans, 20 €
80 jours pour tromper l’amour
Vous aimez les romans aux tropes « slow burn », « rivals to lovers », la série Bridgerton ? Alors vous aller adorer les deux héros de ce roman léger comme une bulle et savoureux par ses dialogues et personnages. ❤️❤️❤️❤️❤️ L'été Mathilde la libraire jeunesse devient romantique...
Le roman s’ouvre sur le journal de la jeune Essie Craven, la veille de ses huit ans, obligée de supporter le fils de visiteurs de sa famille futur conte de Denholm. On les retrouve dix ans après en 1816, le jour des 18 ans d’Essie qui en discutant avec sa cousine Caroline énonce tout de go qu’elle n’épousera pas ce jeune arrogant dont le mariage a été arrangé avec son père.
Vous aimez les romans aux tropes « slow burn », « rivals to lovers », la série Bridgerton ? Alors vous aller adorer voir ces deux là se mettre d’accord sur le fait qu’ils ne veulent ni l’un ni l’autre de ce mariage arrangé ; voir les deux cousines se laisser entraîner dans le Londres de la haute société pour leur présentation au monde et la rencontre avec de potentiels prétendants ; adorer leur grand-mère Lady Makepeace au caractère bien trempé et aux secrets bien gardés … Au fil des pages, les personnages se croisent, s’affrontent, provoquent, s’ignorent et se laissent peu à peu gagner par l’ambiance et la découverte des uns et des autres.
C’est frais, léger avec un soupçon de romantisme juste ce qu’il faut, d’indépendance féminine dans un monde et une société où on ne les attendait pas…
On aime ce roman qui se lit d’une traité, idéal pour rêver le temps d’un été et se laisser emporter dans ce tourbillon de sentiments contradictoires et les chausses-trappes qui guettent les héros. Mais pourquoi ce titre ? Bonne lecture douce et piquante.
Jean-Luc
80 jours pour tromper l’amour
Jenni Fletcher
Traduit de l’anglais : Alison Jacquet-Robert
Illustration de couverture : Victoria Alessandri
Editions de la Martinière jeunesse, dès 16 ans, 15 mai 2026, 20,90 €
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