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30 août 2010

L'enfant du fantôme

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«  Par une après-midi humide et argentée, une vieille dame, qui rentrait chez elle après avoir promené son chien, découvrit un garçon assis dans la bergère fleurie de son salon. Il n’avait pas été invité, aussi fut-elle étonnée de le voir là. » (livre page 9)

 

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Coup de coeur pour un très bon et très beau roman !

 


L’enfant du fantôme ; Sonya Hartnett ; Traduit de l’anglais (Australie) par Fanny Ladd et Patricia Duez ;Editions des Grandes Personnes, 26 août 2010, 13 €

 

«  Par une après-midi humide et argentée, une vieille dame, qui rentrait chez elle après avoir promené son chien, découvrit un garçon assis dans la bergère fleurie de son salon. Il n’avait pas été invité, aussi fut-elle étonnée de le voir là. » (livre page 9)

 

Une entrée toute en douceur, comme dans ces romans des vieilles dames anglaises, mais la ressemblance s’arrête là ! Ce jeune garçon dont la présence semble à peine troubler le quotidien de la vieille dame va provoquer l’afflux de souvenirs. Toute sa vie va défiler devant elle : son enfance, son père, le voyage qui va transformer sa vision de ce père de « fer » habituellement si froid et si distant, en homme ouvert et attentif… et puis il  y a tout le reste : Plume ; l’elfe ; les voyages avec les animaux qui parlent tout comme le vent Zéphir ; la bataille entre les deux monstres légendaires, le kraken et le Leviathan ; le nargun, cette créature de légende australienne plutôt féroce mi-humaine, mi-rocheuse, ami, gardien de l’héroïne.

Sonya Hartnett nous entraine peu à peu dans cette aventure où l’on sent le souffle du vent venu de la mer, du bruit des vagues, de ce monde à la fois du début du XXème siècle et hors du temps avec ses légendes, ses phénomènes, ces animaux qui parlent, et tout une vie dans laquelle on se déplace comme dans un rêve. Et de loin en loin, on a l’impression de revenir dans la réalité dans le salon de la veille dame face à ce garçon mystérieux, attentif et irrité à la fois par cette vie qui n’en fini pas de se dérouler devant lui.

La rencontre merveilleuse entre Matilda et Plume, est de celles qui bouleversent une vie, poussant les deux caractères au renoncement de soi et à la recherche du bonheur…

Ce roman à la langue douce et fluide est un piège absolu. Dès les premières lignes, on est troublé, envouté. Tendre, entre réalité et fantastique, cette histoire se lit comme une de ces légendes d’autrefois où, sous la douceur apparente, surgit au détour d’une page, la morsure du temps, des hommes, de la déception, de l’amour impossible. Elle montre aussi avec Matilda au bout du chemin, la capacité à reprendre sa vie en main, le renoncement, l’acceptation de soi, de son destin.

 

Une fable fantastique dans tous les sens du terme. Une vraie découverte, un bonheur de lecture et d’histoire. Sonya Hartnett sait nous dévoiler l’Australie, sa faune, ses légendes ancestrales avec bonheur et nous inviter à un merveilleux voyage.

 

A découvrir sans faute.

 

 

 

 

Une nouvelle maison d’édition : Les Grandes Personnes. Une édition soignée, au format tout en hauteur, original, qu’on tient bien entre les mains, avec pour chaque publication la parenthèse à laquelle il faudra vous habituer (     ), qui sait s’habiller d’un signe, d’un symbole représentant le roman édité.

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