Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Page d'accueil

24 janvier 2022

Vampyria

A lire ou relire ! Excellent ! Essentiel ❤️❤️❤️❤️ Vénéneux à souhait, inquiétant et trépidant !

 

91e5pMUdS-L.jpg



tome2.jpeg

 

Le nouveau Victor Dixen nous entraîne dans un univers sombre et inquiétant. Louis XIV n’est plus, mais n’est pas mort non plus. Diverses expériences l’ont amené à transmuter et à devenir un vampire tout puissant. A sa suite dans la plupart des royaumes européens, les souverains se sont transformés aussi et sont devenus des vassaux du Roi Soleil transmuté en Roy des ténèbres. C’est dans cette société transformée par les nouveaux maîtres tout puissants que des règles strictes se sont mises en place. Prélèvement régulier de sang frais pour les maîtres, interdiction formelle de sortir après la tombée de la nuit (malheur à celui ou celle qui ne peut se réfugier à l’abri), et division même au plus haut sommet de l’Etat entre la noblesse vampirique et celle qui les côtoie. Le peuple sert désormais de réserve alimentaire à une partie de la noblesse vampirique soumise à des quotas de transmutation drastiques.

Dans ce monde cruel, dominé par la peur, certains ont décidé de résister cependant. Et un rien peut dans cet univers, faire basculer une vie. C’est ce qui va arriver à la famille de Jeanne Froidelac, jeune fille choyée par son père et sa famille qui vont être assassinés par les envoyés de l’Inquisition. C’est en essayant de se réfugier chez ceux qui l’ont trahie, quelle va trouver le salut et faire la connaissance d’Alexandre de Mortange, vampire qui, lui, voit dans l’arrestation et le meurtre de la famille de Jeanne une occasion de revenir en grâce à Versailles.

Quand à elle, désormais appelée Diane de Gastefriche, elle monte à Versailles avec le bourreau de sa famille, vers l’école de la Grande Ecurie qui accueille des enfants de la noblesse mortelle et notamment ceux qui comme Jeanne/Diane se retrouvent seuls pour cause de service rendu au Roy.
Diane, va entrer dans un univers de soupçon de trahison, de luttes intestines, dans l’antichambre de la cours de Versailles par l’épreuve de la Gorgée du Roy.

Victor Dixen tisse sa toile patiemment, une fois son cadre en place, il en creuse les détails, fait apparaître peu à peu les pièces de son échiquier cruel et géant. S’appuyant sur l’Histoire et le Versailles du Roi Soleil, il en crée une version sombre et ténébreuse, venimeuse aussi car tant de ses protagonistes sont dangereux qu’ils soient humains ou vampires. Des humains aux côtés des vampires, ceux qui subissent de leur plein gré ; les traîtres portés par l’envie de reconnaissance ultime : la transmutation ; ceux qui ploient sous le joug ; des nobles devenus ivres de pouvoir et d’ambition…

Amis, ennemis, alliés, difficile de ne pas se faire piéger par les faux semblants créés par l’auteur qui sait se jouer des apparences et nous entraîner vers un final étonnant qui ouvre sur une suite attendue désormais avec impatience.

Ce tome 1 de Vampyria est une sorte de fleur vénéneuse et fascinante à la fois. Dès les premières lignes vous serez happés par l’intrigue et les personnages. Tout au long de l’histoire, vous serez surpris par les méandres de l’intrigue et ses retournements. Désormais, Jeanne devenue Diane par la force des choses tente de reprendre son destin en main et vise la vengeance.

Un premier tome passionnant et excitant. A découvrir de toute urgence

 

Jean-Luc

 

91e5pMUdS-L.jpg

 

Vampyria , Livre 1 : la cour des ténèbres

Victor Dixen

Illustration de couverture © Nekro / Médaillons © Loles Romero / Lettrage : © Tarwane

Editions R’, 15 octobre 2020, 16 €

 

tome2.jpeg

 

 

Diane de Gasterfriche ou Jeanna Froidelac peu importe ou presque le nom que vous allez lui donner. Peu importe ? Pas si certain, car peut-on vivre à la cour de l’Immuable sans en subir les conséquences, loin des siens, loin de ses alliés. Dans ce deuxième tome qui nous prend tout autant aux tripes que le précédents, on retrouve notre jeune héroïne en proie avec les complots, les cabales et un danger mortel qui semble même faire trembler le pouvoir du vampire suprême : les goules qui infestent les bas fonds et la nuit qui semblent s’être organisées et être guidées par une ennemie du souverain celle qui se fait appeler Hécate ou la Dame des Miracles.
C’est ainsi, alors qu’elle a faille se faire surprendre en plein complot par un des gardes du palais, qu’elle va se voir confier une mission de la plus haute importante : relever le défi de la Dame des Miracles, la localiser et la ramener à son maître qui espère ainsi mettre la main sur son pouvoir qui gouverne aux goules et ainsi rendre le sien quasi invincible.

On va ainsi se retrouver lancé dans les rues d’un Paris revisité par l’Immuable et les siens (sublime carte de Paris), courir les rues devenues mortelles à la tomber de la nuit, éviter les complots, rencontrer d’autres vampire comme Sterling Raindust, diplomate au service de la cour d’Angleterre , faire la connaissance d’une groupe de bandes nommés les Lacrymal et leur Dame qui rêvent de vengeance (parfois les vengeances portent toutes vers les mêmes personnes et créent ainsi des liens étonnants) ; l’hospice des Incurable et autant de lieux étonnants et revisites par un auteur très au fait de l’histoire réelle de la ville et par sa création. (Le gibet de Monfaucon, la cour des Miracles…)

Retrouvailles, anciens amis qui se rejoignent, secrets jalousement gardés, nouveau personnages et une héroïne qui malgré la noirceur de ce monde, ses dangers et ses désillusions reste un petit point d’espoir et de lumière avec une pointe de mystère savamment distillée par un auteur décidément très en verve. Vivement la suite, mais en attendant ne boudez pas votre plaisir et offrez déjà les deux fantastiques premiers tomes.

 

Jean-Luc

 

Vampyria, Livre 2 : la cour des miracles 

Victor Dixen

Illustration de couverture © Nekro / Médaillons © Loles Romero / Lettrage : © Tarwane © Pen de Paris Misty Beee

Editions R’, 17 juin 2021, 17 €

Les commentaires sont fermés.