07 avril 2026
La maison aux roses immortelles
« Le garçon et le saule sont seuls tous les deux, sous le ciel étoilé de la nuit et le bleu du jour. Car c’est bien connu, le ciel est toujours bleu à Wistermore ». ❤️❤️❤️❤️❤️
Clic émerveillé !
C’est un saule pleureur qui ouvre le bal de la mémoire et du roman, lui qui se reflète depuis si longtemps sur cet étang devenu maudit avec ce garçon qui nage dans l’étang : bienvenus à Wistermore.
La suite vous entraîne entre deux mondes, deux époques, celle des années 1950 où les jumeaux James et Olga ont atterri dans la propriété de Wistermore avec leur mère leur petit frère Finn et une nounou qui deviendra gouvernante et pilier de la maison. Ils vivent dans ce domaine à la végétation luxuriante et étonnante et au climat particulièrement favorable au point d’en être étrange : un micro climat particulier ?
L’autre monde est celui d’aujourd’hui en France où Aubérie et Zoé voient leurs parents se déchirer pour leur divorce et leur monde basculer notamment quand leur père va leur annoncer que pour des raisons pratiques, elles vont devoir passer leurs vacances d’été loin de Paris, en Angleterre, quelque part auprès d’une grand-tante qu’elles ne connaissent pas, la soeur de leur grand-père : lui s’appelle James, elle, Olga et les filles vont partir en vacances à Wistermore.
A partir de là les chapitres alternent entre les deux mondes, avant de se confondre sur un seul lieu qui va lui aussi brasser les souvenirs et la réalité et propulser Aubérie et Zoé dans les secrets de famille que cachent ce lieu et ses mystères. Car les femmes de la lignée d’Olga, et des filles ont un secret jalousement gardé.
Ce roman est un régal de lecture, très bien écrit, particulièrement bien construit, il sait ménager le suspens, nous surprendre pages après pages et nous envouter totalement, un peu comme un jardin ou un bouquet aux parfums capiteux qui vous prennent dans leurs filets olfactifs et vous rendent à la réalité comme groggy. Deux époques qui se télescopent, des destins qu’on ne découvre qu’en partie et l’arrivée des filles qui provoque un électrochoc et va comme remettre le temps en marche pour aller au bout du destin. Envoutant et passionnant ! A dévorer
Jean-Luc
La maison aux roses immortelles
Clémence Forest
Illustration de couverture : Cécilia in the Forest
Editions Flammarion jeunesse, 13 ans et plus, 25 février 2026, 17,90 €






ECRIRE UN COMMENTAIRE
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.