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15 avril 2026

La langue des vipères

Un récit envoutant qui nous entraine dans un monde étrange, rendu magique par les illustrations notamment. On aime beaucoup ce récit qui sort des sentiers battus et ses héroïnes. ❤️❤️❤️❤️❤️

 

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Clic envouté pour résoudre les mystères de l'abbaye de Réol... 


 

Iodis a 13 ans quand tout commence. Elle est la fille illégitime d’un important prélat et a grandit à l’ombre de l’abbaye de Réol. Elle a un don et est capable de se spécialiser dans la divination, l’art de pratique la Langue, une forme de magie liturgique capable de répondre aux questions de ceux qui la maîtrisent au moyen de visions. 

Mais, dans cette société, feutrée et extrêmement violente en réalité, il faut être capable de défendre ses intérêts. Et Iodis dont le protecteur vient de mourir, en a-t-elle l’envie ? Il va falloir pourtant se résoudre à se battre et à choisir à défaut de laisser les autres le faire à sa place. Être volée à la clôture (frères, soeurs et novices) ou obtenir la possibilité de faire un doctorat et ainsi avoir la liberté d’enter et de se sortir de l’abbaye.  Un jour une rivale sortie de nulle part va venir semer le trouble : Halcyon. Mais qui mène la danse ici ? Qui contrôle qui ? Quelles menaces pèsent sur l’abbaye ? A quoi sont prêts certains pour assoir leur pouvoir, leurs intérêts ou défendre leurs acquis. 

Cet impressionnant volume nous entraîne dans un univers étonnant ou tout semble possible. On aime la qualité des illustrations et des dessins qui occupent les pages et nous donnent parfois le sentiment d’être face à quelque peinture murale de la Renaissance notamment par les vêtements des protagonistes ; on aime quand les pages s’ouvrent sur certains paysages comme celle qui nous fait découvrir l’abbaye de Réol, avec cartes et bâtiments conventuels. On adore quand la magie entre en oeuvre avec ces symboles mystérieux, cette langue qui d’un coup s’agite, trace des marques dorées sur les pages et guide et répond à ceux qui la maîtrisent et qui l’ont interrogé. Les personnages sont étonnantes, et la façon dont ils sont représentés avec des visages souvent presque figés aux regards tellement parlant sont impressionnants. Tout fonctionne dans cette histoire dans laquelle on se laisse glisser avec délice et dont on tourne les pages en se disant que cela ne devrait jamais s’arrêter, même si au détour d’une page, on frémit pour Iodis et les principaux protagonistes du récit. 

Etonnant, sortant des sentiers battus, un récit qui nous plonge entre complot et enquête et illustré de manière magistrale : de quoi nous/vous envouter.  A ne manque sous aucun prétexte. 

 

Jean-Luc 

 

 

 

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La langue des vipères 

Juliette Brocal

Editions Rue de Sèvres, 15 avril 2025, 28 €


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