14 septembre 2026
Artepolis
Juliette Baron va vous embarquer dès les premières lignes, dans un roman foisonnant. Inventions, steampunk, magie, romance tout y passe et nous on devient accro ❤️❤️❤️❤️❤️
C’est d’abord la couverture qui m’a interpellé. Allez savoir pourquoi ? Dans mes choix de lectures, parfois, une pile attire mon attention et sa couverture me force à retourner le livre, de très vite arrêter de lire la quatrième de couverture pour ne pas trop en savoir (parfois on se demande quel démon ou troll malveillant a fait le résumé qui dévoile tout), même si celle-ci est plutôt bien faite.
Et c’était parti, il est passé au dessus de la pile, je l’ai ouvert et j’ai souri parce que la police était petite et que les marges courtes : de quoi lire, beaucoup.
Reste à savoir ce que je peux, ou doit vous raconter. Une ambiance steampunk totalement réussie (rien de lourdingue comme trop souvent), Artepolis, capitale de la Francia ou flotte un parfum étrange de machines étonnantes et d’une inventivité folle ainsi que de la magie. (cryptocode ; stylisions ; grimord ; écornifleur ; carnets vierges inépuisables ; dirigeambulance…) . Des humains, des féériques, des hybrides, peuplent ce monde.
On l’aime dès les premières lignes, elle, son retard, son souffle court, le bazar de son bureau de stagiaire dans un coin de l’Institut d’histoire de arts et des sciences d’Artepolis. Elle, c’est Elvire Gratice et elle va vous embarquer. Petite stagiaire maladroite et confuse, méprisée par la haute société et pourtant meilleure amie d’une fille de duc, Eleonore d’Argiles. Toutes deux en stage, l’une à l’Institut et l’autre au commissariat, elles vont vivre une expérience extraordinaire.
Alors pour faire simple : complots politiques autour d’un homme qui a tenté un coup d’Etat Rodjen Mertempuil ; de ses disciples qui poursuivent son oeuvre dans l’ombre et cherchent à se venger ; d’un meurtre ancien non résolu ; d’un sujet d’étude dont personne ne veut (et qui va atterrir on ne sait comment entre les mains de la stagiaire) sur un certain Solveig Mirkkenslav, botaniste de son état, assassiné en pleine rue qui se passionnait pour une petite fleur blanche en apparence insignifiante et sans réels pouvoirs magiques : la « Libelius arcanisa ».
Deux enquêtes celle de la police menée par le second du commissariat central Achille Mosquero qui va devoir canaliser Eleonore et cette d’Elvire qui part de rien et dont l’enquête va s’épaissir peu à peu croisant celle de son amie et multipliant les dangers. Car ceux qui convoitent le savoir caché et perdu sont prêts à tout pour les arrêter.
C’est dense, passionnant, cela monte en puissance avec brio. On s’attache aux personnages, à leurs forces, leurs blessures, leur folie et l’autrice s’ingénie à nous embarquer dans des quartiers mal famés, de vieux manoirs, des bibliothèques extraordinaires avec des Narcys totalement insupportables que vous allez adorer rencontrer.
C’est une sorte de polar mâtiné de magie et de fantastique qu’on adore dévorer. L’une des pépites de la rentrée d’août 2026, à ne manquer sous aucun prétexte. Excellent.
Jean-Luc
Artepolis
Juliette Baron
Illustrations de couverture : Misha Chernow
Editions Mnémos, Naos YA, 26 aout 2026, 23 €






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