25 avril 2015
Connaissez vous Babalibri
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15 avril 2015
Yvan Pommaux / Tout sur votre auteur préféré / L'école des loisirs
Vous dire le plaisir de la découverte de ce petite fascicule sur un auteur formidable Yvan Pommaux. Vous pourrez suivre le sourire aux lèvres la correspondance insolente, drôle, malicieuse ... entre l'auteur et Lucie Cauwe de mars à mai 2014. Tout le monde s'en mêle les héros d'Yvan et Nicole aussi et voici le grand homme poussé dans ces retranchements. On aime la façon dont il se livre, le ton employé et bien évidemment également la retranscription d'une conversation entre Yvan Pommaux et Arthur Hubschmid, éditeur de l'école des loisirs, mai 2014.
N'hésitez pas de le réclamer à votre libraire préférée !
A retrouver également en interview
et puis bien évidemment son dernier ouvrage Nous, notre histoire
d'un clic ici, retrouvez un dossier passionnant sur le livre et sur le visuel ci-dessous notre chronique
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Louis Delas, directeur général de l'école des loisirs
L'école des loisirs fête ses 50 ans
Illustration © l'école des loisirs
Une belle occasion pour Louis Delas, son directeur général, de nous donner sa vision du métier d'éditeur et de revenir sur l'histoire de cette maison, dont il fut, enfant, l'un des tout premiers lecteurs. Un film réalisé par Sylvie Dodeller et François Grandjacques.
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09 octobre 2014
Valérie Zenatti, traductrice de Aharon Appelfeld
Pour découvrir Adam & Thomas et plus encore l'interview de la traductrice d'Aharon Appelfeld : Valérie Zenatti ! Formidable !
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15 juin 2014
Les confessions de l'auteur de l'Epouvanteur : Joseph Delaney
Les confessions de l'auteur de l'Epouvanteur sont sur le blog Fais-moi peur ! des éditions Bayard Jeunesse ! D'un clic sur le visuel vous saurez tout ! Belles découvertes !
On aime !
21 mai 2014
Renaud Perrin, illustrateur : c'est au Rouergue !
Retrouvez Renaud Perrin dans l'émission d'Aude Lavigne sur France culture :
d'un clic ici !
L'occasion de retrouver nos deux chroniques en cliquant sur les visuels !
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25 avril 2014
Rencontre avec Michel Honaker
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13 avril 2014
Citrouille+ : Gulf Stream l'interview
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Le jour, la nuit tout autour / Citrouille+ / Interview de Julie Safirstein
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03 janvier 2013
Retrouvez l'interview de l'auteur de Miss Peregrine et les enfants particuliers
Vous avez aimé Miss Peregrine et les enfants particuliers ? Vous êtes fans, vous ne l'avez pas encore lu ? Alors deux possibilités : lire l'interview de l'auteur Ransom Riggs réalisée par les éditions Bayard Jeunesse au moment de son passage à Paris pour le salon de Montreuil. Et puis également lire notre chronique sur le site. D'un clic chacun des visuels ci-dessous vous y conduira !
Clic sur ce visuel pour l'interview !
Clic sur celui-ci pour la chronique !
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28 octobre 2012
blexbolex / peintures, dessins & éditions rares / 1992-2012
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03 mars 2012
A la découverte d'un auteur : Patrick Carman
Patrick Carman est un auteur américain publié chez Bayard Jeunesse.
Patrick Carman vit dans le nord-ouest des États-Unis. Romancier prolixe, ses livres pour adultes et pour la jeunesse ont été salués par de nombreux prix. Il est l’auteur, chez Bayard Jeunesse, de la série Elyon , dont les quatre premiers tomes se sont vendus à plus de 55 000 exemplaires, le cinquième et dernier tome le vol du mirétoiles est sorti en mars 2011 et de la trilogie Atherton , dont le premier tome, Le Palais du pouvoir , est paru en mars 2010 et le second Les Rivières de Feu en juillet 2011.
Le concept novateur de Skeleton Creek lui est venu, déclare-t-il, en observant qu’il était temps de combler le fossé entre le livre et les nouvelles technologies. Il a donc créé la société PC Studio, qui produit les vidéos associées aux livres et celles d’un autre projet dont il est également l’auteur à paraître chez Bayard en 2012 : Trackers .
Photographie : Patrick Carman/Bayard Jeunesse : tous droits réservés.
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08 février 2011
Une rencontre avec Jean-Claude Mourlevat
Retrouvez l'interview de Jean-Claude Mourlevat
Une rencontre avec Jean-Claude Mourlevat
envoyé par GallimardJeunesse. - Regardez plus de courts métrages.
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10 janvier 2011
Hommage à Catherine Gendrin
Catherine Gendrin nous a quitté en décembre dernier, le jour où son ami et conteur Pierre Delye signait aux Sandales... Elle est une amie de Pierre et nous apprécions ses histoires, alors nous souhaitons lui rendre hommage ensemble. La parole est à Pierre...
Catherine Gendrin.
Catherine est toujours mon amie. Ce n’est quand même pas parce qu’elle est morte que cela va s’arrêter et puis, on ne va pas se fâcher pour si peu. Mais elle ne m’a jamais manqué comme maintenant.
Catherine Gendrin est une des conteuses qui a tracé une voie singulière, personnelle. Elle fait partie de ces artistes qui ont su faire vivre le conte non pas comme une activité de musée, une animation lénifiante, un passe-temps pour enfants ayant des parents consciencieux. Pour elle, le conte était et est toujours un art de la parole, un art du spectacle vivant qui méritait qu’elle s’y engage pleinement. Et Catherine était tout sauf une artiste dégagée. Son répertoire donnait le tournis : « les jardins d’Al Zahra », « Khirghizes, récits âpres et sauvages » ou le dernier pour les adultes « Algéria, de miel et de braise » avec aussi des fantaisies légères et acidulées comme « t’as mis où ta tête » avec son complice Christophe Waïss. Elle racontait le monde sans jamais considérer les cultures des autres d’un point de vue touristique, cherchant l’humain partout où il est et le trouvant à chaque fois.
Active artistiquement, humainement, socialement, elle fut même à l’origine du premier salon du livre de Montreuil. Elle n’a jamais écrit un livre, créé un spectacle qui n’ait eu sa dose de sagesse et de révolte, d’espoir et d’indignation avec chaque fois aussi, sa part de fantaisie et de drôlerie.
Ses contes et ses livres étaient à son image, exigeante et belle. Juste trois petits extraits.
Dans une histoire qu’elle racontait,voilà qu’arrive le lion et pour le décrire, ces quelques mots : « le lion, roi autoproclamé… » et cela suffit pour que l’on sache tout de lui.
« Dieu s’était créé créateur, alors il créait… » et ainsi commence « Comment sont nées les histoires ».
« C’est banal à dire, toujours unique à vivre. Jaazyâa a rencontré l’amour, Pedro a rencontré Jaazyâa » quelle belle phrase pour dire le coup de foudre, quelle phrase terrible où l’on sent le drame à venir.
Voilà c’est beau et simple. C’est du grand art, le sien.
Ses recueils de contes chez « Rue du Monde », ses deux albums chez « Didier Jeunesse » donnent à lire et à entendre, il suffit de lire en ouvrant ses oreilles. Ils étaient le tout début d’une œuvre littéraire qui allait prendre de l’ampleur. Il reste à venir quelques inédits. Trop peu.
Catherine était porteuse de voix, haut-parleuse. Il va nous manquer tout ce qu’elle allait dire, tout ce qu’elle allait écrire. Il va nous rester ses livres, sa parole profonde et belle nichée au creux de nos souvenirs, le plaisir et la joie de l’avoir connue.
La mort, c’est la vie, soit. Mais de temps en temps, on aimerait que la mort fasse preuve de plus de discernement, de retenue ou d’un peu d’amnésie.
Catherine est mon amie et mes pensées vont à sa famille et à la grande cohorte de ceux qui se sentent un peu plus seuls maintenant. N’oublions pas qu’elle nous aurait fait remarquer, en se marrant, qu’être nombreux à être seul, cela peut se soigner en s’unissant.
Pierre Delye
Retrouvez également l'hommage rendu par Rue du Monde sur Citrouille , ses livres et la chronique de Jazyâa la Tapageuse dans lire la suite.
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03 janvier 2011
Marie-Hélène Delval répond à nos questions...
Marie-Hélène Delval est l'une des figures des éditions Bayard depuis de longues années. Aujourd'hui auteur reconnue de nombreux romans et notamment de la série à succès des Dragons de Nalsara, elle a accepté à quelques jours de son départ en retraite fin décembre de répondre à quelques unes de nos questions (en relisant je me rends compte que j'en ai oublié beaucoup en route). Qu'elle soit sincèrement remerciée pour sa grande disponibilité, sa gentillesse, ses réponses et son talent...
Mais que les fans se rassurent, vous allez le voir, elle n'est pas prête encore
à nous abandonner totalement.
Bonjour Marie-Hélène Delval, vous êtes un auteur connu, reconnu, comment vous présenteriez vous ?
Comme quelqu’un qui a découvert très tôt le pouvoir qu’ont les mots de provoquer l’émotion, et qui a eu envie, un jour, d’ajouter sa petite musique à celle de tant et tant d’auteurs…
Vous êtes un auteur très prolifique… pourquoi écrire ? Depuis quand ?
Pas si prolifique que ça ! Trouver le temps d’écrire quand on a un autre métier, ce n’est pas facile ! Mais, au bout de plus de 30 ans d’écriture, les petits ruisseaux font les grandes rivières… Le désir d’écrire m’est venue de l’émerveillement que me procurait certaines histoires que je lisais à haute voix à mes enfants quand ils étaient petits : comment pouvait-on, avec des mots si simples, créer autant d’émotion, de poésie… ? J’ai eu envie d’essayer à mon tour, et j’ai compris alors que c’était « mon mode d’expression », la part en moi qui pouvait participer même de façon minuscule, à la « création du monde ».
Vous avez beaucoup écrit pour les plus jeunes avec les collections j’aime lire… Vous avez été rédactrice en chef de Pomme d'Api, Les Belles Histoires et Popi de 1986 à 1992, vous êtes actuellement directrice littéraire à Bayard Editions.
Toujours Bayard ? Une histoire d’amour ?
Vous êtes un pilier de la maison, difficile d’imaginer Bayard sans quelque part une petite place pour Marie-Hélène Delval ?
La réponse à la première partie est dans la précédente : d’abord le désir d’écrire pour les très jeunes, pour essayer de « faire du beau » avec du simple !
Bayard, une histoire d’amour et de fidélité, certainement. Ça a commencé dans l’enfance, avec la lecture toujours recommencée d’un recueil de l’année 1911 ( sic ! ) d’un des premiers magazines de Bayard pour la jeunesse, qui s’appelait « l’écho du Noël ». Plus catho, tu meurs ! Mais il y avait des romans tellement bien écrits, tellement haletants ! Plus tard, j’ai acheté pour mon plus jeune frère le premier n° de Pomme d’Api (mars 1966). Puis mes enfants ont été abonnés. Puis j’ai trouvé un jour dans le cahier pour les parents une annonce : Bayard cherchait des « mères de famille » pour faire la promo des revues jeunesse dans les écoles. C’est ainsi que j’ai fait mes premiers pas « dans la maison » ! L’écriture est venue alors, puis l’entrée à la rédaction de Pomme d’Api… et le reste !
À la fin du mois, je pars à la retraite, mais j’ai déjà un gros programme de traduction qui m’attend. Et j’espère avoir un peu plus de temps pour « faire avancer » les Dragons de Nalsara !
Avant les dragons de Nalsara vous aviez déjà fait une incursion dans le monde du fantastique avec les Chats : d’où vous vient cette envie ?
Les différentes facettes du fantastique m’ont toujours intéressée, sans doute parce que c’est le genre métaphysique par excellence. On s’offre un voyage hors du quotidien tout en traitant de « choses graves » : la dualité du bien et du mal (on voit dans le n° 10 Cham tenté par « le côté obscur de la force », si j’ose ainsi m’exprimer !), la relation entre la mort et la vie, le difficile travail de devenir soi… Mais, avant tout, on est dans le plaisir du conte. D’ailleurs, les lecteurs attentifs peuvent repérer dans certaines pages des références à peine déguisées à La Belle et la Bête de Cocteau, mon film fétiche !
Les dragons de Nalsara ? Pourquoi ? D’où est venue l’idée ? Depuis quand ? Savez vous où vous allez ?
L’idée d’écrire ce qui était d’abord dans ma tête un roman unique pour des lecteurs d’âge J’Aime Lire m’est venue en rencontrant des classes de CE1-CE2 qui avaient adoré le film ERAGON. Les enfants avaient envie de lire le livre, mais il n’était pas à leur portée. Après avoir traduit L’Aîné, j’étais à fond dans cet univers de Fantasy ; j’ai voulu tenter de rendre ce genre accessible aux plus jeunes. C’est ainsi que j’ai créé l’île aux Dragons et ses habitants, Cham, Nyne et leur père, le grand éleveur de dragons du royaume. Et c’est sur l’instigation d’Elisabeth Sébaoun, notre directrice éditoriale, que j’ai envisagé ensuite d’en faire une série.
Comme pour tous mes romans, je suis partie complètement à l’aventure ! Je n’ai jamais de plan, juste des grandes lignes. Une fois que les personnages se mettent à exister, j’ai toujours l’impression que ce sont eux qui décident des événements. Il y a une sorte de logique interne à l’histoire qui se met d’elle-même en place, c’est fascinant ! J’ai bien fait rire mon éditrice, Charlotte Mériaux, quand j’ai surgi un matin dans son bureau en clamant : « ça y est ! Je sais ce qui est arrivé à la mère des enfants ! »
Bien sûr, je reviens parfois en arrière pour affiner ou corriger des détails, ajouter des informations devenues nécessaires pour la continuité du scénario. Heureusement que j’ai de l’avance ! J’achève actuellement le 14ème, alors que le 10ème est sorti récemment. Ça me donne une marge de sécurité.
Vous nous avez dit que les prochains tomes seraient plus longs. C’était l’une des questions de départ : pourquoi pas plus long ? Et à quand un roman pour les plus grands ?
Au départ, des épisodes de 50000 signes, pour des lecteurs à partir de 8 ans, c’était une longueur équilibrée : ni trop long, ni trop court. Et les enfants plus grands, ceux que l’on dit « en difficulté avec la lecture » ne sont pas effrayés par l’épaisseur des livres. Du coup, ils ne se rendent pas compte qu’en ayant lu déjà 10 volumes, ils en sont à 500000 signes, la longueur d’un gros roman !!! Mais mes premiers lecteurs ont grandi depuis le début de la série. Ils auront peut-être envie de « plus ». Et ça me donne un espace plus large où faire évoluer mes personnages.
Vous êtes également traductrice de très nombreux titres pour Bayard : Mary Pope Osborne (cabanes magiques) ; l’Épouvanteur ; et Eragon… Est-ce que cela a une influence sur vos écrits sur votre imaginaire ? Comment ?
Comment fonctionne un traducteur ?
L’imaginaire des autres ne peut que vous enrichir. Ça se mêle à tout ce qu’on « engrange » par ailleurs, dans ses lectures, au cinéma, en voyage, dans toutes les rencontres et expériences de la vie. C’est là-dedans qu’on puise – plus ou moins consciemment, d’ailleurs – pour écrire. En réalité, on n’invente rien. On ne fait que transposer dans ses histoires les éléments, les émotions de la « vraie vie ».
Quant à mon idée du « traducteur », c’est quelqu’un qui interprète – au sens quasi musical du terme - en français un texte écrit dans une autre langue, de sorte que les lecteurs aient accès non seulement au sens, mais aussi, autant que possible, à la « vibration » particulière de l’original.
Vous partez en retraite fin décembre 2010. Vous allez nous manquer. Vous n’allez pas arrêter d’écrire au moins ?
Ben non… ! Je compte même avoir plus de temps pour écrire. Si Cabane magique, l’Épouvanteur et Eragon 4 (on attend le texte…) réunis ne me prennent pas toute mon énergie !!!
Propos recueillis par Jean-Luc Clerc
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05 novembre 2010
Interview de Murielle Szac (Citrouille 56)
Non à la fermeture de l’usine Parker!
«Dans mes livres, nous dit Murielle Szac, il y a souvent du brouillard. Normal, je suis née à Lyon en 1964 mais j’ai passé mon enfance à Calais, alors la brume sur les fleuves et les canaux, je connais… Dans mes livres, il y a souvent une odeur de poudre et de colère, des révoltes et des combats, les mots ensemble et demain, une grosse envie de croire en l’homme, à sa capacité de changer le monde. Et puis des «Non» semés à foison. Parce que je suis écrivain mais aussi journaliste, je tricote mes histoires avec le fil du réel. S’il ne fallait retenir qu’un seul fil conducteur de tout mon travail ce serait celui-ci: la transmission. Pour choisir de devenir qui l’on est, il faut savoir d’où l’on vient. Histoire des origines, histoires de nos origines. D’autres avant nous ont vécu, souffert, aimé, se sont battus. C’est eux qui nous tracent le chemin.»
La Grève, son roman pour adolescents, dépeint ainsi de manière extrêmement touchante le combat des ouvrières de l’usine Parker à travers les yeux de Mélodie, treize ans, fille aînée qui a grandi dans la cité ouvrière du quartier Bosch (à côté de la fonderie qui a fermé, condamnant son père au chômage; celui-ci, quittant sa femme et ses quatre enfants, est parti vivre en ville). Le quartier de l’usine Parker, c'est aussi celui qui «engloutit sa mère le matin et la recrache le soir.». Mélodie considère la vie et le travail de sa mère avec honte et mépris. Pourtant, à la menace de fermeture de l’usine, tout va basculer. La grève commence, l’occupation de l’usine est votée par les ouvrières et, à sa grande surprise, sa mère s’investit dans la lutte. Mélodie demande à rester dans l’usine et se retrouve au cœur du combat. Elle prend alors conscience de l’importance de l’histoire, du savoir-faire, des conditions de travail de ces ouvrières. Cela va modifier complètement sa représentation du travail, passant du mépris à l’admiration pour ces femmes. Organisation, réunions, sollicitations de la presse, reprise de la production, tout y est amené avec justesse, sans commisération. On navigue entre effervescence et découragement. Une grève, c’est aussi le sentiment de vivre un moment infini, hors du temps - le lecteur aussi a l’impression que tout s’est arrêté de tourner sauf l’usine Parker. C’est à travers le regard progressif de Mélodie que le lecteur éprouve avec elle ce fait de notre société, ô combien actuel, grâce à un récit percutant et une écriture admirable.
Claire Bretin
Cliquez sur lire la suite pour découvrir l'interview de Muriel Szac !
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