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08 août 2022

La légende de Maurice, le poney volant

Une série pour nos jeunes lecteurs à partir de 9 ans : un petit garçon lumineux et un poney dodu mais volant venu des Lointaines Collines Pluvieuses : on vous rappelle le tome 1 ce matin avant de vous raconter la suite
(déjà trois tomes parus) ❤️❤️❤️

 

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Ce roman pour les plus jeunes est un vrai bain de fraicheur et de plaisir de lecture. Découvrez les Lointaines Collines Pluvieuses, remplies de créatures magiques dont un poney dodu aux petites ailes très efficaces. Alors qu’il dort douillettement installé dans son nid sur son arbre fétiche, Maurice, le poney volant va être bousculé et emporté par une terrible tempête. La violence des vents contre lesquels il ne peut lutter va le transporter jusque dans le monde des humains où il finit par s’écraser plus ou moins brutalement contre le plus haut des immeubles.

Dans celui-ci vit un petit garçon prénommé Max qui rêve d’avoir un animal de compagnie et qui se sent un peu seul. Leur rencontre va donner une rencontre magique parce que la tempête dans les Lointaines Collines Pluvieuses a provoqué une inondation monstrueuse avec des vagues qui ont envahi la ville et inondé les habitations du centre ville. Partout c’est la panique. Très vite l’immeuble et l’appartement des parents de Max va devenir le lieu de refuge alors que la ville plongée dans l’eau devient le lieu de scènes magiques : les créatures des Lointaines Collines Pluvieuses ont envahi les lieux. Les hippocampes font la course dans les rues, les sirènes ont investi le salon de coiffure de la maman de Max et les affreux Ouistitis des Mers sont prêts à jouer des tours pendables.

Tout la ville s’organise, les gens plongent pour récupérer ce qui est sauvable, la solidarité est partout et Maurice et Max deviennent inséparables (deux amateurs éclairés de biscuits fourrés à la vanille).

C’est frais, magique, et cela se lit d’une traite, emporté par les aventures des deux héros et par les illustrations et la mise en couleur qui font de ce roman à la couverture cartonnée, un vrai moment de plaisir et de découverte. A offrir dès 9 ans.

 

Jean-Luc

 

 

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La légende de Maurice, le poney  volant

Philip Reeve

Traduit de l’anglais : Emmanuel Gros

Illustrations : Sarah McIntyre

Editions Little Urban, 8 janvier 2021, 12, 9 €

18 juillet 2022

Ma tribu pieds nus : tome 1, Adieu, béton !

Un incendie d'origine domestique, une situation catastrophique qui propulse toute la famille vers un autre chez soi et vers le bonheur ! ❤️❤️❤️❤️

 

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Ce roman fait un bien fou. On a juste (presque) envie de se retrouver elle 15 juin, dans la cité des « Flamants roses »,  au pied de la tour Argos  devant laquelle la famille Papaioannou est regroupée. Papa a mis le feu à l’appart avec sa fameuse recette de crêpes flambées. Alors il faut trouver une solution de replis, d’autant que les voisins semblent en avoir particulièrement ras le bol de la famille.

Pépé donne une adresse et c’est parti pour un tout autre monde, une maison dans la nature, près d’un lac, avec de nouveaux amis et vive les vacances ou presque.

Un pépé anarchiste, Sélé, Apollon et Hélios les enfants, et Achille et Céline les parents. Tout reconstruire ailleurs, tout reprendre de loin parfois pour certains comme papa traumatisé par un accident et repartir d’un bon pas.

On vous laisse découvrir les méandres des aventures, les clins d’oeil aux habitudes et aux manies de chacun et de notre monde. Surtout laissez vous emporter, laissez vous gagner une fois la maison rejointe par l’air chaud de l’été, par le bonheur d’être ensembles, par la douceur de vivre qui peu à peu s’installe et devient communicative. On aime ce premier, tome plein d’entrain et de vivacité. A suivre la semaine prochaine 

 

Jean-Luc

 

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Ma tribu pieds nus : tome 1,  Adieu, béton !

Stéphane Nicolet

Illustrations : intérieures et couverture : Stéphane Nicolet

Editions Casterman jeunesse, 3 février 2021, 9,9 €

12 juillet 2022

Magie à Minuit, tome 3 : la dernière heure

Le tome 3 et la fin de cette trilogie éblouissante à dévorer pour rêver et réfléchir sur l'importance de l'engagement et de la fidélité. Merveilleux tome final pour souhaiter la bienvenue chez Nathan jeunesse à Valentine L
 ❤️❤️❤️❤️❤️

 

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Trois petits tours et puis s’en vont : voici venu le temps du dernier tome de cette trilogie merveilleuse. Emily n’est plus la bienvenue au Royaume magique de Minuit et elle l’apprendra bientôt pas plus que les siens les Pokas, ni tous ses anciens amis, qui ont été soit tués, emprisonnés ou se sont cachés quelques part dans la salle des objets perdus. Elle enrage de ne plus pouvoir franchir les portes mais un jour une créature du Royaume vient la chercher tant la situation est urgente. Revenue dans la place, elle découvre l’étendue des dégâts et un certain nombre de ses amis. Mais l’heure n’est pas à fêter les retrouvailles, des forces sombres sont à la manoeuvre, et le livre en filigranne montre combien les foules peuvent être flattées, manipulées et encouragées dans leurs instincts les plus bas en leur promettant «  aux crédules de leur rendre fierté et grandeur ». 

Partout dans un Londres de Minuit méconnaissable c’est la panique et je ne vous parle même pas du moment où la Chasse débarque à la poursuite d’Emily et de son cher Tarkus.
Le retour de personnages qu’on a beaucoup aimé, la découverte de la famille de Tarkus, les allez et retour du départ avec les deux mondes avant l’affrontement central ou des forces ancestrales vont entrer en jeu, dans le monde réel, du jour, avant la catastrophe finale. Ce troisième tome tient toutes ses promesses, accélère et nous embarque avec lui pour un final éblouissant et étonnant (quel bel épilogue). Une série désormais terminée à ne surtout pas manquer et à dévorer avec passion. 

 

Jean-Luc 

 

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Magie à Minuit, tome 3 : la dernière heure  

Benjamin Read et Laura Trinder 

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) : par Anne Guitton 

Editions Nathan jeunesse, 12 mai 2022, 13,95 €

 

D'un clic sur les visuels ci-dessous , retrouvez les chroniques des tomes précédents. 

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11 juillet 2022

L’été d’une autre

Parfois l'été on fait des bêtises ... ou pas  ❤️❤️

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Deux adolescentes qui ne se connaissent pas ! l’un rêve de retrouver son père pour les vacances mais, elle doit aller à Londres rejoindre ce qui ressemble beaucoup à une future belle-mère : c’est Alice.

L’autre C’est Willa, fille de stars de séries américaines fraichement divorcés elle est envoyé chez une mystérieuse tante en Italie dont elle ne connait rien.

Elles vont se rencontrer par hasard dans l’avion qui les emmène à Londres et décider d’un coup de tête, pleines de rancoeur contre le monde entier, d’échanger leur place.

Risqué ? Un peu car même si celles qui doivent les accueillir ne les connaissent pas vraiment, il y a des blancs et des erreurs étranges comme lorsque Willa restée à Londres poste une photo de Londres sur son compte Instagram ou lorsqu’elle rencontre Hal le seul garçon capable d’identifier Alice.

Peu à peu les deux filles se fondent dans leur rôle, s’adaptent, se surprennent à trouver cela agréable et échanges régulièrement par sms pour se raconter tout ce qui se passe et de mettre d’accord. Mais à trop tirer sur le fil, elles vont finir par se bruler les ailes et risquer de provoquer une catastrophe.

Les deux ados vont donc le temps que quelques jours vivre la vie d’une autre, jouant le jeu plus ou moins bien et se dévoilant peu à peu. Cet été sera aussi pour elles un moyen de se découvrir d’aller au-delà de leurs blessures et de leurs attentes comme pour le personnage d’Alice notamment.

Au départ on se dit qu’on va se retrouver face à deux ados sans intérêt et vivre une histoire banale d’échanges, de vacances plus ou moins réussies, matinées d’amourettes adolescentes. C’est bien au-delà en fait et c’est une excellent surprise avec notamment un dernier tiers du livre particulièrement réussi. Un livre d’été et de vacances oui, mais qui parle aussi de famille, de deuil, d’absence, de gens formidables et de la vie qui permet des rencontres formidables ! A dévorer .

 

Jean-Luc

 

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L’été d’une autre

Katy Cannon

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Sarah Dali

Editions Milan jeunesse, 9 juin 2021, 13,9 €

04 juillet 2022

Les véritables aventures d'Homère, premier des poètes

Le souffle de la légende, de la mythologie et des caprices divins glisse sur ce roman merveilleux ! Très gros coup de coeur ❤️❤️❤️❤️ Très bel été avec les Sandales jeunesse

 

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Ce roman est fabuleux. Il nous entraîne dès les premières pages dans le sillage d’Homère. De la découverte de ses origines, à son apprentissage, il ne cesse de nous surprendre et de nous entraîner à sa suite. Fantasque, étonnant, il va apprendre à chanter sans provoquer totalement les dieux, mais sans les ménager pour autant. Le problème de ce roman, c’est qu’une fois ouvert, on peine à le refermer et on se laisse envouter et entrainer de pages en pages. Que ce soit les humains, les divinités, la nature, tout nous amène à aller de découvertes en découvertes, d’hymnes en hymnes.
Le rythme est soutenu, les mots filent légers et étonnants pour nous décrire celui que nous connaissons, premier des poètes, personnage légendaire ou pas, peu importe. Sous la plume de Louise Guillemot il prend chair et vie et nous offre un moment étonnant et stimulant de lecture. Les illustrations de Clara Dupré émaillent le roman de formes souples et belles et emplissent parfois les pages de couleurs.

Un roman passionnant, rythmé, inventif, empli de poésie et de joie de vivre, on ne peut qu’aimer ce titre formidable ! A découvrir

 

Jean-Luc

 

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Les véritables aventures d’Homère  premier des poètes
Louise Guillemot
Illustrations de Clara Dupré

Editions les petits Platons, romans, 19 novembre 2021, 19 €

Un été avec Albert

Un roman, étrange, à la lisière du fantastiques et à l’héroïne solaire. ❤️❤️❤️❤️❤️❤️

 

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Soledad avait tout prévu. Avec le bac en poche, les vacances avec les copains… mais c’était sans compter avec le divorce de ses parents, sa mère partie filer le parfait amour en Sicile avec son nouveau Jules et son père en pleine dépression qui décide qu’il a besoin de solitude pour faire le point. C’est décidé : direction les Pyrénées chez sa grand-mère qui vit seule désormais depuis le décès de son mari.

Bon, Sol, ne transpire pas franchement la joie de vivre quand elle débarque là bas, surtout que niveau calme et solitude c’est le top et que niveau réseau et bien comment vous dire : le meilleur endroit pour capter le réseau c’est sous le chêne immense dans le jardin.

Alors qu’elle rumine sa rancoeur contre ses parents, en veut à son père d’avoir laissé partir sa mère, jalouse un brin ses amis restés loin dans la civilisation, Soledad s’installe peu à peu dans ce nouvel environnement. Il faut dire quand même qu’elle adore sa grand-mère et que ce petit bout de femme attachant s’arrange comme elle peut avec sa vie de solitude.

Son quotidien s’organise peu à peu et elle profite aussi de la présence chaleureuse et protectrice de Doméné qui veille sur sa grand-mère la ravitaille et la protège du mieux qu’il peut.

Virées dans les montagnes à la recherche de plantes, évènements étranges et inquiétants, brebis égorgées, petit à petit le stresse monte et Soledad commence à trouver cela moyennement drôle, d’autant que mamie sous prétexte de ne pas l’inquiéter semble ne pas trop croire être en danger, persuadée qu’elle est d’être protégée par son chêne, prénommé Albert.

Marie Pavlenko tisse patiemment sa toile, crée une héroïne lumineuse, douce, têtue, attachante qui se cogne à la vie au moment où elle accède à l’âge adulte et nous entraîne dans une aventure où le thriller se mêle au fantastique. A lire en se laissant porter. Un roman hypnotique à la douce musique entêtante qui vous ramène sans cesse à lui et à ses héros.

 

Jean-Luc

 

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Un été avec Albert

Marie Pavlenko

Editions Flammarion jeunesse, 5 mai 2021, 14 €

Blaireau et Putois

Cet été on se fait plaisir avec des romans coups de coeurs pour les grands et pour les plus jeunes ! Découvrez Blaireau et Putois vous allez les adorer ❤️❤️❤️

 

 

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Lorsque Blaireau est entré dans la maison de Tante Lula, il l’a un peu réaménagée pour parfaire son grand oeuvre, son Important Travail de Recherche sur les Roches et les Minéraux. Ce blaireau casanier se plait bien tout seul et fait bien attention qu’aucun importun ne vienne le déranger. Il correspond de temps en temps avec sa Tante Lula, mais il faut bien dire que cela fait un moment qu’il n’a pas ouvert son courrier. Il aurait du, cela lui aurait évité de se comporter en grossier personnage et de ne pas être au courant d’un nouveau colocataire. En effet un beau matin, on cogne à la porte, c’est Putois qui arrive. Quel accueil, mes amis ! Franchement nous on serait reparti illico. Mais les deux compères vont s’installer bon gré mal gré, Blaireau lire le courrier de Tante Lula, profiter de délicieux petits déjeuner préparés par Putois, sans se décider pour autant à l’idée de s’en débarrasser. Les deux bestioles vont vivre ensemble donc rencontrer des poulets, affronter une hermine livreuse de colis mais aussi amatrice de volatiles et finir par se brouiller.
Ce n’est que lorsque son colocataire partira, qu’il verra les dégâts provoqués, se rendra compte que la maison est vide et que finalement les amis et une présence à ses côté ce n’est pas si mal que Blaireau va se rendre compte de sa bêtise. 

Il va alors partir à la recherche de Putois, parvenir à le convaincre qu’il est le pire des idiots et le faire revenir à la maison.
C’est une histoire poétique et étrange que nous conte Amy Timberlake,  une atmosphère étrange avec cette histoire de poulets, une histoire d’amitié, de la difficulté parfois de s’ouvrir aux autres mais aussi se sa nécessité, le tout renforcé par les illustrations de Jon Klassen  qui apportent une ambiance chaude et étrange à la fois. Un superbe livre cartonné à découvrir et savourer. 

 

Jean-Luc 

 

 

 

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Blaireau et Putois 

Amy Timberlake 

Traduit de l’anglais (Etats)Unis) : Anne Léonard
Illustré par Jon Klassen

Editions Albin Michel jeunesse, 5 janvier 2022, 14,9 €

27 juin 2022

Starfell, Violette Dupin et le jour perdu

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été !

 

Gros coup de ❤️❤️❤️❤️ pour une nouvelle série et une nouvelle héroïne formidables ! A dévorer ! 

Mardi a disparu / Très loin dans une forteresse où aucune magie n’a pénétré depuis un millénaire, attend un jeune homme et quelque part une jeune sorcière timide au pouvoir qui semble anodin attend son heure.

 

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Une introduction qui donne la pêche et le sourire, un nouveau monde qui s’ouvre à nous petits curieux et amateurs de magie : Starfell.

Quand vous aurez fait la connaissance de Violette Dupin la plus jeune des filles de la famille Dupin, de sa grand-mère réputée comme étant un peu foldingue et de quelques autres personnages membres de la famille, vous saurez que vous ne pourrez plus lâcher l’affaire.

Alors qu’elle subit les avanies habituelles de la part de ses soeurs qui méprisent son pouvoir de Trouveuse (elle seule pour rappeler les objets perdus) elle va se retrouver face à celle qui est réputée comme étant la plus grande sorcière de ce monde : Moreg Vaine.

Quand en plus, cette dernière lui demande de l’aide c’est absolument génial et très inquiétant à la fois pour la jeune Violette.

Moreg a besoin d’elle parce qu’elle croit en ses pouvoirs de jeune sorcière, et parce que surtout un drame s’est produit : la journée du mardi précédent a disparu, pfouit évanouie. Alors j’entends déjà les cartésiens qui vont râler en disant que bien évidemment la journée a disparu, mais là c’est vraiment le cas, pas juste un jour qui passe non : tout s’est volatilisé avec elle, les évènements du jour, les souvenirs, les morts, les mariages, les serments, les promesses, les premiers émois, les chants… tout ! Et c’est une catastrophe, d’autant qu’on se rend compte très vite que la personne derrière cette disparition n’est pas dénuée de tout reproche.

Que faire ? Comment s’y prendre pour ramener cette journée, sans bouleverser l’ordre établi ? C’est ce à quoi vont s’atteler Moreg et Violette.

Au fil des pages on découvre les origines de la magie de Starfell ou plus exactement son histoire et sa presque disparition il y a déjà longtemps ; l’existance de l’ordre religieux des Frères de Wolll ; les Momentons faiseurs de balais et leur merveilleuse forêt  ; le grincheux de service : le Kobold Oswin (ne lui dite jamais qu’il est un chat, il pourrait en exploser de rage)  ; Plumage le Dragon bleu désespéré par ce qu’a provoqué la disparition du mardi ; une forêt multicolore ; un Mémorien en la personne délicieuse, mais très fragile de Nolin Tantôt  ; des plantes étranges et toute une série de personnages et de choses magiques qui se dévoilent peu à peu.

Ce premier tome et cette première aventure sont absolument formidables. Rythmée, rempli de découvertes, d’inventions, stimulante au niveau de l’imagination, on part avec Violette et on tremble avec elle vers des aventures qu’elle n’aurait jamais imaginé pouvoir ou devoir assumer seule. C’est très bien écrit, bien mené et surtout chaque page ou presque recèle une surprise bonne ou mauvaise.

On passe un excellent moment à la lecture de ce titre et on vous reparle très vite avec la suite qui vient de paraître . A lire pour passer un excellent moment.

 

Jean-Luc

 

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Starfell, Violette Dupin et le  jour perdu

Dominique Valente

Traduit de l’anglais (Grande Bretagne) par Anne Guitton

Illustration de couverture : Julie Rouvière

Editions Casterman jeunesse, 27 mai 2020, 14,95 €

Un si petit oiseau

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été !

 

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Les premières lignes vous happent, vous entrainent vite, loin, déjà vous ne vous appartenez plus. L’air vibrionne, la lumière sature comme en été quand il fait trop chaud et d’un coup tout explose… Abi se réveillera différente, perdue, boule de souffrance et pourtant…

Ce roman est une petite merveille, impossible de rester insensible. Tout fait mouche, la construction, l’histoire, les destins abîmés, la vie et les émotions à fleur de peau. Et puis il y a Aurèle et ses grands yeux et son sourire, les parents qui tiennent, qui poussent , la petite sœur, le grand père, la tante tellement folle, tellement merveilleuse… C’est simple tous les personnages sont fantastiques, tout vibre, tout tourne autour de ce si petit oiseau qu’est devenue un jour Abigaïl, juste après l’accident qui l’a amputé de son bras.

Un roman, beau, puissant qui parle de souffrance, de vie, d’oiseaux, de nature, d’amoureux transi, d’amis merveilleux, de famille géniale, et de reconstruction et de la vie qui reprend ses droits brutale, mais tenace.

Un roman dont on sort le cœur battant, les larmes aux yeux, rougis de s’être laissé emporté au fil des chapitres, mais comme ivre de bonheur et de plaisir d’avoir rencontré Abi et de l’avoir vu renaître à la vie. Merveilleux. A lire !

 

Jean-Luc

 

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Un si petit oiseau

Marie Pavlenko

Editions Flammarion Jeunesse, 2 janvier 2019, 17 ,5 €

 

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réédité dans la collection Capsule 

Prix Jeune adulte Babelio 2019
16 mars 2022, 12 €
Editions Flammarion jeunesse,  
Romans 13 ans et plus - Capsule

 

La fabuleuse histoire de cinq orphelins inadoptables

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été !

 

Gros coup de ❤️❤️❤️❤️ pour un roman merveilleux plein  d'entrain qui sait parler au coeur et nous embarquer loin avec ces cinq orphelins merveilleux. 

 

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Ce roman est magnifique. D’abord son aspect papier avec rabats, les illustrations, les vignettes qui accueillent chaque changement de chapitre. Alors soyez les bienvenus dans la vie de Lotta, Egg, Fenna, Sem et Milou, cinq bébés arrivés au fil des mois à partir de l’été 1880 dans l’orphelinat de la petite tulipe. Orphelinat dirigé d’une main de fer et d’un coeur glacial Elinora Gassbeek.

Elle n’a jamais accepté, ni compris ces bébés abandonnés en dépit du bon sens, contre le respect des règles  de l’abandon à l’orphelinat. De plus ces cinq bébés devenus grands sont en train de battre tous les records : inadoptables !

Alors elle va décider avec un complice, le cruel M. Roman et son apprenti Pieter,  de s’en débarrasser. C’est sans compter sur l’intelligence de ces enfants et de l’une d’entre eux Milou. Elle convainc ses amis inséparables arrivés en même temps qu’elle à l’orphelinat de la petit tulipe (se méfier des noms qui peuvent paraître accueillants) de prendre la fuite pour retrouver ses parents qui, elle en est persuadée, sont en train de la chercher.

Ils finiront par arriver dans la maison vide de la famille Poppenmaker, sensés être les parents de Milou. Alors là  va commencer une autre partie du roman. Il faut apprendre à donner le change aux voisins qui inquiets de voir ces gamins débarquer dans cette maison à la  réputation lugubre.

Sur leur route, Edda Finkelstein gardienne de polder, le petit hibou Mozart, le chat M. Catticus et d’autres plus problématiques comme Rose Speelman du bureau de l’aide à l’enfance.

Au fil des pages, tout un monde s’anime, des découvertes se font, des personnages qu’on n’attendait plus font surface de nouveau en réservant bien des surprise, des déceptions et des espoirs. L’épilogue, comme rarement dans les romans jeunesses est un moment de grâce d’écriture, de possibles qu’il ouvre et de portes ouvertes qui sait.

Un roman parfois trépidant, parfois plus calme, qui prend le temps de nous faire aimer les personnages, de trembler avec et pour eux et de toujours s’émerveiller de ce que peuvent faire certaines personnes.  Magnifique et pensionnant. A savourer sans modération.

 

Jean-Luc

 

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La fabuleuse histoire de cinq  orphelins inadoptables

Hana Tooke

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) : Catherine Nabokov

Illustrations : Ayesha L. Rubio

Editions Pocket jeunesse, PKJ, 7 janvier 2021, 16,9 €

Le club des voleurs de pianos, tome 1, un piano par la fenêtre.

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été !

 

Du rythme, de la musique, et des personnages formidables ! Coup de coeur ❤️❤️❤️❤️

 

 

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Le premier chapitre est particulièrement bien rythmé et surprenant et nous fait entrer dans ce premier tome d’une saga un peu folle, emplie de musique et de personnages attachants et généreux. Pas banal de commencer une histoire avec une piano à queue qui s’écrase dans la rue quelques mètres plus bas.

Les héros sont oncle Andreï (russe, pianiste autodidacte de génie) ; tante Mary (lady anglaise , trompettiste qui a pris la poudre d’escampette pour éviter un mariage arrangé) ; oncle Lucien (batteur, mais surtout blessé de la Première Guerre mondiale qui lui a enlevée un bras) ; Ethy et son fils John (américaine venue à Paris pour son patron faire réparer un piano avec son fils de 12 ans et jamais repartie) et enfin Raoul le patron du Quatrième-Round  qui va les accueillir et leur permettre de respirer un peu.

Au départ, ceux qui semblent former une famille, mais qui n’ont en fait en commun qu’un destin qui les a réunis et leur a permis de partager ensemble leur talent pour la musique. Très vite le petit café devient un lieu où il faut absolument aller entendre des musiciens absolument fous et merveilleux. D’ailleurs ils aiment partager ceux là et vont créer une école de musique, avoir de plus en plus de succès et ce qui nous ramène au piano à queue du départ. Car très vite les musiciens en se rendant chez les parents riches de leurs jeunes élèves, découvrent parfois qu’un instrument merveilleux, dort dans une vitrine et très vite l’idée leur vient de les substituer à d’autres à la sonorité de casserole pour en faire bénéficier leurs jeunes élèves pauvres et doués.

Ainsi nait le Club des voleurs de pianos autrement appelé CAP : club des amateurs de pianos.

Ainsi au fil des chapitres on suit leurs aventures, on fait connaissance d’un journaliste talentueux, Alfred Lourdes , d’un commissaire colérique et coriace, le commissaire Bachelet et d’autres personnages étonnants qui vont croiser leur route comme un certain monsieur Eiffel.

Et puis un jour, le 18 avril 1920, débarquent à Paris, des morceaux de leur ancienne vie : un patron furieux de ne jamais avoir vu revenir son piano ; un lord anglais éconduit ; et une vieille russe dangereuse.

Les choses se corsent donc encore pour nous nos amis qui vont devoir trouver une solution pour échapper aux dangers multiples qui rôdent et aux ennuis dans lesquels ils se sont fourrés jusqu’au cou.

Il est sympathique ce roman, même si parfois au départ un peu brouillon (mais il faut bien poser l’histoire) et ses héros qui aiment la vie, qui cherchent à échapper à leur destinée par toujours très rose, même s’ils choisissent es moyens pas très catholiques parfois pour s’en sortir sont particulièrement attachant et gagnent en épaisseur au fil des pages. Un brin de folie, beaucoup d’imagination et nous voilà sur les toits de Paris en train de courir comme des fous, le sourire aux lèvres, pleins d’entrain en attendant la suite (vite, vite, vite)

A dévorer sans tarder.

 

Jean-Luc

 

 

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Le club des voleurs de pianos, tome 1, un piano par la fenêtre.

Paul Beaupère

Illustration de la couverture : Pauline Duhamel

Editions Fleurus, 11 septembre 2020, 13,9 €

L’Homme qui voulut peindre la mer

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été !

 

 

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Quel plaisir de retrouver Tristan Koëgel qui nous propose ici sept nouvelles étranges, vibrantes, proche du cœur des hommes comme lui seul sait le faire.

Ces nouvelles ont en commun un font de cruauté, celui de l’humanité et toute font appel quelque part à nos souvenirs, à la mémoire collective, aux légendes et toutes nous parlent d’ailleurs, des besoins et des nécessités du temps qui poussent les hommes à changer ou à migrer.

Que ses héros soient des humains tout ce qu’il y a de plus banal ou que comme Victoria ils ensorcellent leurs clients avec des gâteaux, tous disent le besoin de l’autre, la dépendance, la vie qui pulse malgré la misère et les difficultés du temps. Dans chaque nouvelle on se sent au point de rupture parfois à la lisière de la folie. Les renvois aux légendes grecques nous rappellent aussi que l’homme cherche de tout temps à élargir son horizon et que certains faits fantastiques sont racontés et transmis de mémoires en mémoires depuis longtemps.

Sept petits morceaux de vie, parfois fantastiques, parfois émouvants, toujours vivants et beaux. Des nouvelles à découvrir et lire encore et encore en cette fin d’été . A saluer la superbe couverture de Guilia Vetri.  Magique !

 

Jean-Luc

 

 

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L’Homme qui voulut peindre la mer

Auteur : Tristan Koëgel

Editions Didier Jeunesse, 6 juin 2018, 14,9 €

Bluebird

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été ! 

 

"Quand tu joues le blues, Minnie, c'est comme si tu riais et pleurais en même temps. Le blues, c'est comme un tout petit nuage dans un beau ciel d'après-midi. Un petit nuage, tout fin, tout blanc, mais qui te serre le ventre, sans que tu saches trop pourquoi... "

 

 

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Elle s’appelle Minnie fille d’un « songster » dans le Vieux Sud américain. Elle qui un beau jour va suivre son père au fil des routes, celle qui fera sensation avec lui quand ils jouent ensemble le blues, s’embarque dans une vie pauvre et compliquée mais heureuse.

Un jour, le hasard, une cheville foulée, et ils resteront un peu plus longtemps aux abords d’une propriété tenue par un vieux blanc raciste, membre du Ku Klux Klan et véritable brute avide avec ses fermiers et autres serviteurs.

Et c’est comme si le temps s’était arrêté, la rencontre furtive avec le fils d’un des hommes de main de vieux, le temps qui coule lentement presque poisseux et perceptible de cette moiteur et ambiance de cette partie des Etats-Unis raciste et violente et puis comme la foudre annonciatrice de l’orage qui éclate, une nuit terrible où tout va basculer de nouveau pour Minnie, seule cette fois, en route dans un train pour Chicago.

Tristan Koëgel sait raconter des vies, nous fondre avec elle pour nous faire vibrer au plus près. Son nouveau roman fait étrangement penser à ces matriochka russes, vous savez ces drôles de petites poupées qui cachent toujours quelque chose en leur sein et n’en finissent pas de nous surprendre. Ici c’est un peu la même chose : Minnie, Elwyn, Nashoba, la vieille Irina, Lucille, Leroy … noirs, indiens, blanc émigrés, irlandais, russes… témoins de la formidable attractivité des Etats-Unis mais aussi de la formidable machine à broyer qu’ils représentent parfois. Des rencontres, des destins qui se croisent, s’entremêlent et font la vie tout simplement.

Dès les premières lignes et au fil des pages, l’auteur nous happe pour nous tenir au plus près de son histoire, de ses héros, pour faire en sorte qu’on ne puisse bientôt plus respirer autrement qu’avec eux avec toujours en filigrane cet espoir du mieux et cette petite lumière qui fera naître Bluebird comme le montre de manière magique la sublime et lumineuse couverture de Taï-Marc Le Thanh.

Un roman à la bande son magique et inoubliable qui nous emporte une fois de plus vers des destins et des vies formidablement racontées. Tristan merci et à bientôt pour d’autres aventures on l’espère.

 

Jean-Luc

 

 

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Bluebird
Tristan Koëgel
Illustration de couverture : Tai-Marc Le Thanh
Editions Didier Jeunesse, 23 septembre 2015, 14,2 €

Les sandales de Rama

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été ! 

 

 

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Dès les premières lignes vous serez projetés sur les trois cents marches qui mènent au temple de Swayambhu de Katmandou. Tout bouge, tout tangue, les singes grimpent sur les marches, hurlent, chipent, taquinent. Des images, des odeurs… se bousculent dans votre esprit, un vent venu d’ailleurs vous emporte.

En haut des marches deux jeunes garçons se retrouvent, deux jeunes vendeurs de barbe à papa, deux amis d’origines différentes que tout aurait du séparer à jamais : Arjun jeune dalit considéré comme impur et Upendra issu du groupe newar, considéré comme peuple des origines. Très vite à ces deux compères viendra se joindre Hanuman le petit singe solitaire sans queue. Et puis viendront le jeune apprenti prêtre Shanti qui se laissera peu à peu apprivoiser et bien évidemment la belle Satiya ancienne Kumari dont Upendra tombera follement amoureux.

Comment vous raconter ? Que vous dire qui ne vous privera pas du plaisir de la lecture ? Leur destin est en route et en quelque deux cents pages Tristan Koëgel va nous emmener dans cette ville en ébullition aux antipodes de nos villes occidentales, bouleverser nos regards sur l’autre. Avec ses héros on se faufile dans la foule bigarrée, on tremble, on pleure avec eux. Parce qu’il faut bien vous le dire, ne comptez pas sur Tristan Koëgel pour nous raconter des histoires à l’eau de rose. A la fois très différent et semblable à son premier roman, il est moins rugueux, moins coup de poing peut-être, et pourtant ! La révolte qui gronde contre le roi, la vie réelle, le quotidien, les doutes des familles, les dieux, les légendes, les temples, tout un choc des cultures qui nous embarque ailleurs dans une ville grouillante de vie, avec les fakirs, les croyances et là haut proche des sommets du monde.

Quatre destins cruels et beaux qui mèneront les quatre héros à s’affranchir en partie de ce qui semblait être tout tracé avec Upendra en fil conducteur qui ira très loin dans la folie et la recherche d’une voie qui semblait au final si proche.

Tristan sait comme personne, nous attacher au destin de ces jeunes héros, il sait nous retourner d’un souffle, d’un détail, et nous laisser tournés vers l’avenir. L’auteur a nous dit-on la folle ambition de visiter tous les pays du monde et d’en ramener à chaque fois une histoire, pourvu que son rêve se réalise.

 

Jean-Luc 

 

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Le Grillon, Récit d'un enfant pirate

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été ! 

 

 

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Le récit docu-fiction de Tristan Koegel se lit comme on plonge en apnée. De la flambée de violence au moment du carnaval où Mostéfa a implosé parce que son copain Abdel s'était déguisé en pirate, à la fin troublante, vous allez prendre en pleine face la réalité du Grillon.

Enfant de pêcheurs coréens, attaqués par des pirates, miraculeusement épargné alors que le reste de l’équipage (parents compris) sont éliminés, il va devenir un enfant pirate, un de ces enfants entrainés dans la guerre, dans les guerres des adultes qui n’en finissent pas et qui font toujours plus de dégâts.

Au large de la corne de l’Afrique, celui qu’on appelle le Grillon, survit, apprend, tente de trouver un peu d’affection, s’émerveille d’un livre cadeau, se laisse aller à rêver, tremble...

 C’est la crise du carnaval qui a provoqué le récit, comme un torrent trop longtemps retenu. Les mots surgissent, se heurtent, repartent et toujours en disent plus sur la détresse de cet enfant né et placé là où il ne fallait pas, sans espoir.

Un récit poignant, sans pathos qui donne à réfléchir et à apprendre sur cette réalité des pirates au large de l’Afrique et sur ces enfants à qui on a pris un jour leur vie d’enfant.

Un premier roman étonnant, à la langue tranchante, proche de l’oral qui vous embarque sans coup férir.

 

Jean-Luc

 

 

Le grillon - Récit d'un enfant pirate ; Tristan Koegel ; 
Illustration de couverture : Régis Lejonc ; Editions Didier Jeunesse, 30 janvier 2013, 12 €

 

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Les faits & gestes de la famille papillon

Bel été 2022 avec les Sandales Jeunesse et Amandine votre libraire. Pour débuter l'été et avant le rush des vacances, des titres passés qui ouvrent sur des lectures formidables avant les suites  les nouveautés tout l'été !
On reste avec vous cet été ! 

 

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Entrer dans l’univers de la famille Papillon c’est prendre le risque d’en devenir totalement accro. Et c’est bien tout le mal que l’on vous souhaite, enfin le Bien plus exactement, puisque tel est leur pouvoir.

Mais avant tout vous allez faire connaissance d’une famille loufdingue, folle, aimante, une vraie mine de souvenirs, de bonheurs et de joie, de peine, une famille me direz vous, oui mais quelle famille.

Eva va bientôt avoir 13 ans et comme tous les aînés d’une fratrie de la famille Papillon, treize an est l’année où se déclenche un mystérieux pouvoir qui ne disparaît qu’avec la naissance de son premier enfant.

Mais Eva, elle ne voit pas bien pourquoi du jour au lendemain elle doit rester cloitrée dans sa chambre, pourquoi on fait tant de mystères autour d’elle et pourquoi d’un coup grand-papy Robert est chargé de lui raconter sa vie.

Alors Eva en bonne ado qui se respecte va réussir à sortir de sa chambre et va déhancher toute une série d’évènements plus ou moins heureux.

L’histoire de la famille Papillon ne se raconte pas, elle se savoure, prend des directions insoupçonnées plus ou moins heureuse, croise les aventures, les personnages. Au fil des pages, des enfants, maris, femmes de victimes de la Shoah qui retrouve foi en l’avenir, la fille d’Irène Nimérovsky, et bien d’autres personnages connus ou moins connus, bien évidemment puisque tous racontent l’enfance, enfin l’adolescence à partir de ses 13 ans de grand-papy Robert.

Les pages volent, illustrées par les photographies (un petit clin d’oeil peut être à Misse Péregrine et les enfants particuliers) dont les légendes parlent, racontent, complètent l’histoire.

De loin c’est un joyeux bazar, vibrant, chaleureux , de près aussi même si le propos n’est pas aussi léger qu’il y parait.

Deux familles qui luttent au sommet de la hiérarchie de ces familles au donc particulier : les Papillon et les Avalanche et une histoire qui nous parle de mémoire, de livres précieux, d’histoires, de rencontres, de vie, de drames, et qui tisse un patchwork surprenant et heureux.

Ce premier tome est une pépite. Merveilleuse histoire qui nous est racontée là ! Florence ferait-belle partie de la famille Papillon ?

 

Jean-Luc

 

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Les faits & gestes de la famille papillon, tome 1 : les exploits de grand-papy Robert

Florence Hinckel

Conception graphique de la couverture et de l’intérieur : Agence AllRight

Editions Casterman jeunesse, 1 mai 2019, 15,9 €

 

Ce tome deux est un régal, il vous faudra bien vous accrocher pour supporter les enlèvements en série. L’arrivée d’oncle Boris, et toujours cette volonté farouche des deux côtés chez les Avalanche comme chez les Papillon d’en fermer la petite dernière, l’héritière, celle qui a le pouvoir. Peu à peu au fil des pages, de nouveaux liens apparaissent,  des parts de mystères se dénouent et enfin vous allez découvrir la vérité sur Eva.

C’est absolument formidable. Les histoires et aventures des deux familles se croisent, s’emmêlent et offrent un spectacle pétillant et palpitant. L’autrice tient bien en main son histoire et son monde, après un premier tome surprenant et génial elle déroule désormais son histoire et nous entraîne avec elle totalement conquis. Une série absolument formidable à découvrir.

 

Jean-Luc

 

 

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Les faits & gestes de la famille papillon, tome 2 : les prouesses de mamie Rose

Florence Hinckel

Conception graphique de la couverture et de l’intérieur : Agence AllRight

Editions Casterman jeunesse, 6 novembre 2019, 15,9 €

 

Et c’est parti pour le dernier tome de cette famille absolument fantastique. Vous savez maintenant un certain nombre de choses sur les deux familles et les origines d’Eva. Mais en connaissez vous les détails ? Pas vraiment en fait. Florence Hinckel nous offre un final éblouissant et rocambolesque. Des amours contrariés, des secrets lourds à porter, des héros étonnants, des catastrophes et des contres catastrophes qui s’enchaînent et se défont parfois. Les deux familles dont les pouvoir assurent un équilibre fragile (il doit y avoir un petit souci avec les Papillon en ce moment d’ailleurs, si quelqu’un les croise, il sera le bienvenu) , la jalousie et la folie qui guette oncle Boris qui s’est mis en tête de menacer les descendants de toutes les familles à pouvoir. Alors dans un dernier effort commun Avalanche et Papillon tout en nous racontant les succès de Domi vont assurer jusqu’au bout.

On adore cette série, elle parle au coeur autant qu’à l’esprit, elle fascine, fait sourire, ravive toute une série de souvenirs historiques et personnels et on imagine bien volontiers plusieurs générations de lecteurs confrontant leur ressenti face à ces histoires. Des histoires portées et renforcées par l’utilisation des photographies de la collection de Jean-Marie Donat plus quelques autres pour arriver jusqu’à nos jours qui donnent un étrange sentiment de voyage au bout du monde et dans le temps.

Une série absolument indispensable ! Merci !

 

Jean-Luc

 

 

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Les faits & gestes de la famille  papillon, tome 3  : les succès de Domi

Florence Hinckel

Conception graphique de la couverture et de l’intérieur : Agence AllRight

Editions Casterman jeunesse, 19 août 2020, 15,9 €

26 avril 2022

Charamba, hôtel pour chats : Bobine s’en mêle

Une aventure féline pas comme les autres. Coup de ❤️❤️❤️❤️

 

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Cette semaine nous vous invitons à faire la découverte de la nouvelle série de Marie Pavlenko avec aux illustrations, Marie Voyelle. Un petit roman souple aux illustrations délicieuses avec pour héros des chats au caractère bien trempés. Charamba est un hôtel pour chat tenu officiellement par la vielle Magda mais surtout par les vrais maîtres des lieux : Bobine une chatte persan aux poils emmêlés ; Mulot au prénom ridicule est le cador de la bande, musclé et puissant ; Carpette un siamois qui se prend pour une diva et enfin Couscousse une chartreuse obèse qui communique avec le fantôme d’Albert Einstein répondant au doux surnom de Bertou. La première aventure (on en espère d’autres tellement c’est bien) commence avec l’arrivée d’un chaton noir tout mignon terrifié qui a juste envie de faire pipi alors que son maître prend son temps pour franchir les derniers maîtres vers l’hôtel où il va passer quelques semaines en son absence. Le petit Wolfgang va cependant donner bien du fil à retordre à toute la bande par sa timidité d’abord, sa peur ensuite sans que personne ne puisse comprendre ce qu’il se passe. Bobine qui mène tout ce petit monde a tout essayé et se fait beaucoup de soucis pour la réputation de l’hôtel à cause de ce petit chat affolé. Les autres pensionnaires de l’hôtel semblent eux bien s’adapter et tout se passe bien, alors pourquoi Wolfgang est-il aussi effrayé ? La solution vous le verrez est une drôle de surprise et nos quatre amis félins vont prouver qu’ils sont une bande d’amis fiables qui savent prendre la situation en main et se montrer à la hauteur.
C’est une jolie surprise que cette première histoire à l’hôtel Charamba, très bien écrite avec des personnages attachants et particulièrement sympathiques par  Marie Pavlenko. Marie Voyelle,  quand à elle a su croquer les quatre héros et les autres avec bonheur et les illustrations qui émaillent le roman, lui donnent une ambiance toute particulière et heureuse. On aime beaucoup. A découvrir 

 

Jean-Luc 

 

 

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Charamba, hôtel pour chats  : Bobine s’en  mêle

Marie Pavlenko

Illustrations : Marie Voyelle

Editions Flammarion jeunesse,  9 mars 2022, 10,9 €

Blaireau et Putois

Coup de coeur de la libraire et de ses lutins ❤️❤️❤️ 

 

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Lorsque Blaireau est entré dans la maison de Tante Lula, il l’a un peu réaménagée pour parfaire son grand oeuvre, son Important Travail de Recherche sur les Roches et les Minéraux. Ce blaireau casanier se plait bien tout seul et fait bien attention qu’aucun importun ne vienne le déranger. Il correspond de temps en temps avec sa Tante Lula, mais il faut bien dire que cela fait un moment qu’il n’a pas ouvert son courrier. Il aurait du, cela lui aurait évité de se comporter en grossier personnage et de ne pas être au courant d’un nouveau colocataire. En effet un beau matin, on cogne à la porte, c’est Putois qui arrive. Quel accueil, mes amis ! Franchement nous on serait reparti illico. Mais les deux compères vont s’installer bon gré mal gré, Blaireau lire le courrier de Tante Lula, profiter de délicieux petits déjeuner préparés par Putois, sans se décider pour autant à l’idée de s’en débarrasser. Les deux bestioles vont vivre ensemble donc rencontrer des poulets, affronter une hermine livreuse de colis mais aussi amatrice de volatiles et finir par se brouiller.
Ce n’est que lorsque son colocataire partira, qu’il verra les dégâts provoqués, se rendra compte que la maison est vide et que finalement les amis et une présence à ses côté ce n’est pas si mal que Blaireau va se rendre compte de sa bêtise. 

Il va alors partir à la recherche de Putois, parvenir à le convaincre qu’il est le pire des idiots et le faire revenir à la maison.
C’est une histoire poétique et étrange que nous conte Amy Timberlake,  une atmosphère étrange avec cette histoire de poulets, une histoire d’amitié, de la difficulté parfois de s’ouvrir aux autres mais aussi se sa nécessité, le tout renforcé par les illustrations de Jon Klassen  qui apportent une ambiance chaude et étrange à la fois. Un superbe livre cartonné à découvrir et savourer. 

 

Jean-Luc 

 

 

 

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Blaireau et Putois 

Amy Timberlake 

Traduit de l’anglais (Etats)Unis) : Anne Léonard
Illustré par Jon Klassen

Editions Albin Michel jeunesse, 5 janvier 2022, 14,9 €

Toutes mes mamans

Un très beau roman à hauteur de jeunes lecteurs pour évoquer la Seconde Guerre mondiale et Iréna Sendler qui a sauvé plus de 2 500 juifs du ghetto de Varsovie ❤️❤️❤️

 

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 Un vieux Monsieur qui tous les jours fait son tour dans le parc. Un jour il va raconter son histoire, celle de ce roman. Le vieux Monsieur c’est Simon Bauman et d’un coup sa mémoire lâche tout. L’enfance heureuse et insouciante, la tension qui monte, les adultes de la ville de Varsovie qui s’inquiètent de la montée de la guerre et puis les bombes et l’arrivée des nazis. Simon Bauman est juif comme toute sa famille et une grand partie de son entourage. En quelques pages l’autrice nous entraîne dans l’enfer, les premières rafles, les proches ou amis qui disparaissent. Les rumeurs sur les départs pour des camps dont on ne revient pas, les persécutions, les humiliations, le regroupement dans le ghetto. Là, la faim, la peur, la maladie, les parents qui s’épuisent pour donner encore quelque chose à manger à leurs enfants et puis l’exfiltration pour Simon qui doit bien enregistrer qu’il a changé de nom, qui ne doit pas parler du passé, de sa famille qui lui manque et de la vie d’avant. Simon Bauman fait partie de ces quelques milliers d’enfants juifs sauvés par des Justes, des hommes et des femmes qui ont su dire non à la barbarie et leur permettre de reprendre le cours de leur vie plus tard. L’une d’elle c’est Irena Sendler qui a sauvé plus de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Simon et ses mamans c’est l’histoire de ce petit garçon qui n’avait rien demandé et qui a changé de protectrices, pour lui ses mamans pour toujours et qui un jour est revenu à la vie pour grandir et devenir ce vieux Monsieur solitaire qui se promène quelque part dans un parc de la ville. Un roman poignant, très bien écrit, qui décrit sans entrer dans le détail l’ambiance et les difficultés à hauteur de l’âge des enfants qui vont s’en emparer. Une jolie lecture à partager sans hésiter. 

 

Jean-Luc

 

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Toutes mes mamans  

Renata Piqtkowska 

Illustrations de Paulin Duhamel

Traduit du polonais par Maria Lysinski et François Michel

Editions Flammarion jeunesse, Castors Romans, 9 mars 2022, 8,9 € 

25 avril 2022

Bandit chien de génie, tome 4 : le toutou de Vitruve

Une nouvelle occasion de découvrir le monde de Léonard de Vinci avec son toutou Bandit !
Un tome IV formidable ❤️❤️❤️❤️❤️

 

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Notre toutou star préféré revient pour une quatrième aventure avant la suivante pour débuter l’été au mois de juin. Bandit pour ceux qui ne suivraient pas est le chien de Léonard de Vinci, un brin gaffeur mais finaud qui doit notamment souvent faire face à l’abominable Machiavel. Voici leur nouvelle aventure dans la magnifique ville de Florence en Italie. Lorsqu’il rentre ce matin là chez son maître Bandit se trouve face à un Machiavel toujours plus mielleux et fourbe venu accompagné d’un chien prénommé Aristote : pour Bandit c’est double méfiance. Très vite Machiavel en fait des tonnes proposant au maître de bien vouloir partager plus de temps avec lui. Le bougre aimerait bien récupérer les dessins de l’homme de Vitruve ou de tout autre machine ou plan secret de Léonard. Les deux chiens vont s’affronter, multiplier les gaffes et le manque de chance et Machiavel au final se prendra les pieds dans le tapis avec le plan du futur voyage de Léonard en France. On retrouve avec le même plaisir et la même énergie ce toutou et son univers. C’est malin, on apprend des choses, et c’est dessiné avec ce qu’il faut de malice pour rendre le tout drôle et attractif. On aime toujours et encore . 

 

Jean-Luc 

 

 

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Bandit chien de génie, tome 4 : le toutou  de Vitruve 

Pascal Brissy

Illustrations : Medhi Doigts 

Editions Flammarion jeunesse, collection Castor romans, 13 avril 2022, 6,10 €


Retrouvez d'un clic sur chaque visuel les trois tomes précédents 

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