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17 mai 2021

Il est une tradition … du tango au boulier : 60 traditions classées par l’UNESCO

Une merveille en texte et en image ! Un album essentiel ! Pour s'ouvrir au monde et en prendre soin

❤️❤️❤️❤️

 

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Un album magnifique  qui comme le rappelle son introduction est là pour présenter et rappeler aux plus jeunes mais aussi aux adultes qui avec eux le découvriront  que l’UNESCO a créé une liste du patrimoine culturel immatériel et que cette liste nous alerte sur la fragilité de certaines habitudes et traditions, et nous invite surtout à les découvrir et pourquoi pas les protéger. Prendre conscience de la richesse culturelle de notre monde et le protéger pour que notre monde garde sa diversité et sa magie. 

Et la magie opère vraiment. Parce que cet album est juste une pure merveille, connaissez vous les poteries de semante, le Kris, le Gada cette formidable organisation de la société, les plongeuses de l’île de Jeju, les dessins sur le sable de Vanuatu, la langage sifflé de Turquie ou la pêche aux crevettes à cheval ? Au fil des pages on s’émerveille et on s’étonne de découvrir tant de richesse, d’ingéniosité, de force dans ces différentes communautés humaines, la place donnée aux femmes surtout qui semble enfin ressortir et tenir le haut du pavé.  Plus d’une quarantaine de moments beaux, magiques presque illustrés avec brio par Alex Viougeas entre ombre et lumière comme si lui aussi en mettant en couleur et en image ces moments d’humanité, il les voyait en transparence et presque de manière lumineuse et magique. Tout est beau et bien dans ce documentaire dans lequel on se sent merveilleusement bien et qu’il faut offrir et faire trôner dans toutes les bibliothèques individuelles ou d’écoles primaires, médiathèques et CDI de collège… Très gros coup de coeur. 

 

Jean-Luc  

 

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Il est une tradition … du tango au boulier : 60 traditions classées par l’UNESCO 

Elsa Delachair

Illustrations : Alex Viougeas

Editions de la Martinière jeunesse, 2 avril 2021, 14,9 €

Le Japon raconté aux enfants

Un petit tour au Japon ? Alors que le doute plane sur la tenue des jeux olympiques, partez à la découverte de ce pays étonnant et magique ! 

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Un superbe album de la collection qui raconte des lieux, des faits historiques, des découvertes géographiques, des évènements … aux enfants.

Cet album  qui est dans l’actualité alors que les yeux sont tournés vers le Japon principal organisateur des jeux olympiques cette année enfoncé dans la tourmente de la pandémie.

Ce qu’on aime dans cette collection et on ne le dira jamais assez c’est son éclectisme, la qualité de ses textes qui savent en courts paragraphes dire l’essentiel et/ou ouvrir vers d’autres horizons et bien évidemment ses illustrations qui donnent le sentiment de feuilleter aussi un livre d’art.

Ici vous aurez de l’histoire, quelques repères géographiques essentiels, les drames de son histoire aussi, beaucoup sur ce qui fait sa marque actuelle notamment avec des doubles pages sur ses mégapoles à la vie intense mais aussi aux petits secrets et particularités étonnantes, le travail, les transports, la gastronomie, la culture (mangas, jeux vidéos, animés, musique…). Des doubles pages riches en plaisir de découverte et de surprises, un grand album documentaire à feuilleter et savourer au gré des envies pour s’imprégner un peu de ce pays étonnant encore et encore.

 

 

Jean-Luc 

 

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Le Japon raconté aux enfants  

Mathieu Rocher

Editions de la Martinière jeunesse,  16 avril 2021, 14,5 €

Olympe de Roquedor

Coup de ❤️❤️❤️ pour un roman épique,  vibrant de l'énergie de sa jeune héroïne et de sa lutte pour la vérité et la liberté ! Magnifique ! 

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Une jeune fille fraichement tirée du couvent où elle avait été déposée à l’âge de 12 ans ; un prétendant arrogant et sur de lui ; une bonne soeur qui sert de chaperon et un carrosse qui fonce à tombeaux ouverts sur les routes cabossées du royaume de France de l’Ancien régime, vers une embuscade tendue par deux brigands jumeaux de la pire espèce. 

Ainsi commence la nouvelle vie de la jeune Olympe de Roquedor. Jean-Philippe Arrou-Vignod et François Place ont visiblement pris grand plaisir à nos entrainer dans cette aventure à la suite de la jeune Olympe. On connaît le talent de ces deux grands auteurs pour nous amener au plus près de leurs héros et  une fois de plus c’est une réussite. Dès les premières lignes on est dans le carrosse et autant vous dire que cela tangue, dès le début de la fuite d’Olympe ensuite, on fonce dans les sous bois, on sent le bois qui craque, on entend les bruits de la forêt, on sent les odeurs comme si on avait été projeté dans l’ombre des héros.
On reprend : un carrosse bien rempli ; deux brigands assassins qui tendent une embuscade ; Olympe ; le jeune homme rencontré dans la forêt qui a eu la peur de sa vie, persuadé qu’il a vu une sorcière ; un vieux soldat à la mémoire percée et au fil des pages tout un monde celui d’Olympe qui retrouve les bois, les prés et les personnages de son enfance. Des histoires de pouvoir, d’héritage, de jeune femme libre éduquée grâce à un père moderne et intelligent ; d’un monde d’autrefois rempli de superstitions, de personnages aussi généreux et bons que le sont leurs équivalents malveillants et dangereux. 

Une jeune femme qui à l’aube de sa vie d’adulte, orpheline depuis bien longtemps tient tête à un individu sans foi ni loi, si ce n’est son profit et son intérêt. A peine sorti du couvent, elle devrait se marier et filer doux. Mais Olympe est vive, intelligente, fragile encore à peine sortie de l’enfance, mais déjà armée pour faire face et aller de l’avant. Les personnages qui l’entourent sont étonnants, eux aussi cabossés par la vie, étonnants de justesse et de surprises, ouvrant vers d’autres horizons, ceux du monde dans lequel ils vivent tous et qu’on ne fera qu’entrapercevoir ici. On retrouve la malice de l’un avec des situations cocasses et le souci du détail de l’autre dans cette écriture à quatre mains nerveuse et envoutante. Le tout est parsemé par les illustrations toujours aussi belles et prenantes de  François Place  qui laisse à rêver et imaginer les lieux.  Dire aussi que ce roman par sa couverture est très beau et donne envie quand on croise la pile en librairie de l’emporter avec soit. 

Vous l’aurez compris ce roman est magnifique, très bien écrit au point de nous piéger dès les premières lignes pour nous entrainer dans une lecture haletante et heureuse. A lire et faire lire. 

 

Jean-Luc 

 

 

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Olympe de Roquedor  

Jean-Philippe Arrou-Vignod / François Place 

Illustrations François Place 

Editions Gallimard jeunesse, 13 mai  2021, 16,5 €

Les saisons de la tempête

Coup de coeur pour un roman dense entre magie et mythologie ancestrale et technologie de pointe actuelle. Surtout un roman sur de jeunes gens qui se cherchent entre la vie et la mort ! Bluffant ! ❤️❤️❤️

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Jacob Mathew Sullivan glisse un soir de neige, froid et glacial… vers la mort. Pourtant à l’arrivée, un phénomène étrange se produit : il rencontre une certaine Gaïa qui va lui donner le choix : mourrir vraiment ou devenir quasi immortel en devenant une saison. En choisissant ce destin, il sauve quelqu’un avec lui qui va devenir son superviseur.

Jack a choisi et est devenu l’un deux, une saison, un hiver. Ainsi vous venez de pénétrer dans le secret des saisons, réparties sur la surface de la terre avec chacun une zone de contrôle et comme les vraies saisons un rite de passage qui fait mourrir l’un au moment où l’autre en puissance ascendante s’impose au monde. 

Ce petit jeu étrange dur depuis si longtemps, Gaïa et Chronos maitres du temps et des saisons contrôlent ainsi le temps et mettent en concurrence des jeunes gens bloqués désormais entre la nécessité d‘être les meilleurs pour éviter d’être reconditionnés ou pire encore. 

Tout un monde géré par l’Observatoire centre aménagé sous terre, insoupçonnable, indétectable et véritable merveille de technologie de pointe. Tout aurait pu rouler et fonctionner ainsi encore et encore pendant des siècles et des millénaires qui sait. 

 

Pourtant Jack, Julio (l’été), Ambre l’automne, et surtout Fleur le printemps qui le tue tous les ans pour relancer le monde et la vie sur terre vont peu à peu dérégler la machine. Jack se rend compte peu à peu que certaines choses, certaines ordres ne fonctionnent pas, comme celui de ne pas se toucher entre saisons. Pourquoi ont-il besoin d’hibernation entre la fin de leur saison sur terre et leur reprise ? A quel dessin de Chronos cela correspond-t-il ? Jack très vite est persuadé qu’il y a une voie de sortie et que Chronos cache le passé et les manipule; 

La fuite qu’ils vont organiser avec la complicité de certains hauts responsables qui eux aussi tentent de tirer leur épingle du jeu pourrait bien tout changer. 

Elle Cosimano nous entraîne dans un univers mêlant magie ancestrale et mythes fondateurs avec haute technologie actuelle. Le monde qu’elle créée est à la fois fascinant et glaçant, le destin de ces jeunes gens quelque part déjà mort va peu à peu nous être dévoilé comme leur passé et une bonne partie de leurs secret. Des personnages attachants, un récit divisé en trois parties qui embarque loin avec le sentiment de rien pouvoir lâcher et on passe vraiment un très bon moment de lecture intelligente, étonnante, rempli de découvertes et d’inventions qui font pulser notre imagination pour le meilleur. A découvrir 

 

Jean-Luc 

 

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Les saisons de la tempête  

Elle Cosimano 

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Adrienne Derrier

Editions de Saxus, 25 mars 2021, 18,9 €

 

La Cité des livres qui rêvent

Il est de retour en folio junior enfin ! ❤️❤️❤️❤️ D'un clic sur le visuel retrouvez la chronique d'Arthur 
Un livre essentiel et merveilleux ! 

 

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La Cité des livres qui rêvent
Walter Moers
Editions Gallimard jeunesse, folio junior, 13 mai 2021, 9,3 €

13 avril 2021

Starfell, Violette Dupin et le jour perdu

Gros coup de ❤️❤️❤️❤️ pour une nouvelle série et une nouvelle héroïne formidables ! A dévorer ! 

 Mardi a disparu / Très loin dans une forteresse où aucune magie n’a pénétré depuis un millénaire, attend un jeune homme et quelque part une jeune sorcière timide au pouvoir qui semble anodin attend son heure. 

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Une introduction qui donne la pêche et le sourire, un nouveau monde qui s’ouvre à nous petits curieux et amateurs de magie : Starfell. 

Quand vous aurez fait la connaissance de Violette Dupin la plus jeune des filles de la famille Dupin, de sa grand-mère réputée comme étant un peu foldingue et de quelques autres personnages membres de la famille, vous saurez que vous ne pourrez plus lâcher l’affaire. 

Alors qu’elle subit les avanies habituelles de la part de ses soeurs qui méprisent son pouvoir de Trouveuse (elle seule pour rappeler les objets perdus) elle va se retrouver face à celle qui est réputée comme étant la plus grande sorcière de ce monde : Moreg Vaine. 

Quand en plus, cette dernière lui demande de l’aide c’est absolument génial et très inquiétant à la fois pour la jeune Violette. 

Moreg a besoin d’elle parce qu’elle croit en ses pouvoirs de jeune sorcière, et parce que surtout un drame s’est produit : la journée du mardi précédent a disparu, pfouit évanouie. Alors j’entends déjà les cartésiens qui vont râler en disant que bien évidemment la journée a disparu, mais là c’est vraiment le cas, pas juste un jour qui passe non : tout s’est volatilisé avec elle, les évènements du jour, les souvenirs, les morts, les mariages, les serments, les promesses, les premiers émois, les chants… tout ! Et c’est une catastrophe, d’autant qu’on se rend compte très vite que la personne derrière cette disparition n’est pas dénuée de tout reproche. 

Que faire ? Comment s’y prendre pour ramener cette journée, sans bouleverser l’ordre établi ? C’est ce à quoi vont s’atteler Moreg et Violette. 

Au fil des pages on découvre les origines de la magie de Starfell ou plus exactement son histoire et sa presque disparition il y a déjà longtemps ; l’existance de l’ordre religieux des Frères de Wolll ; les Momentons faiseurs de balais et leur merveilleuse forêt  ; le grincheux de service : le Kobold Oswin (ne lui dite jamais qu’il est un chat, il pourrait en exploser de rage)  ; Plumage le Dragon bleu désespéré par ce qu’a provoqué la disparition du mardi ; une forêt multicolore ; un Mémorien en la personne délicieuse, mais très fragile de Nolin Tantôt  ; des plantes étranges et toute une série de personnages et de choses magiques qui se dévoilent peu à peu. 

Ce premier tome et cette première aventure sont absolument formidables. Rythmée, rempli de découvertes, d’inventions, stimulante au niveau de l’imagination, on part avec Violette et on tremble avec elle vers des aventures qu’elle n’aurait jamais imaginé pouvoir ou devoir assumer seule. C’est très bien écrit, bien mené et surtout chaque page ou presque recèle une surprise bonne ou mauvaise. 

On passe un excellent moment à la lecture de ce titre et on vous reparle très vite avec la suite qui vient de paraître . A lire pour passer un excellent moment. 

 

Jean-Luc 

 

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Starfell, Violette Dupin et le  jour perdu 

Dominique Valente 

Traduit de l’anglais (Grande Bretagne) par Anne Guitton 

Illustration de couverture : Julie Rouvière 

Editions Casterman jeunesse, 27 mai 2020, 14,95 €

12 avril 2021

Touche-moi

Coup de coeur pour un roman drôle, subtil et attachant ! ❤️❤️❤️❤️ Du grand Susie Morgenstern 

 

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 Elle s’appelle Rose et se pose des milliers de questions, imagine ce que peuvent être les étreintes amoureuses… elle qui est si différente, albinos de naissance et qui doit toujours se protéger du soleil. 

Rose adorerait qu’un garçon s’intéresse à elle, l’a touche, lui donne ce premier baiser tant attendu, une caresse, mais personne à part ses copines et ses soeurs ne semble la voir.  Rose à une famille formidable, ses deux soeurs Brune et Blanche et son frère Olive parti en Angleterre (d’où il ramènera une petite amie pas forcément au gout de tout le monde). Ses deux parents qui lors du départ de leur frère;, décident de louer sa chambre. Le premier candidat Liam semble formidable mais lorsqu’il débarque avec un couffin garni d’un délicieux bébé, le petit Charles, papa refuse tout net, il va falloir lui trouver une autre solution au beau et sympathique Liam. Susie Morgenstern  est une magicienne. Elle sait nous entraîner là où elle en a envie et nous propose ici un délicieux va et vient entre la maison et le lycée où le mystérieux Augustin va bouleverser la vie de tout ce petit monde et surtout celui de Rose.

Ce roman est une merveille de sensualité et d’intelligence. L’héroïne nous embarque à la suite de ses fantasmes, de ses envies, de sa vie tout simplement. Avec elle pas de malaise, pas de situations scabreuses juste la vie. L’autrice a choisit une palette de personnages haut en couleur avec des blessures et toute une palette de caractères touchants, et surtout justes, vrais et humains. 

Ce texte sur l’éveil des sens, dont l’héroïne principale se cherche accroche dès les premières lignes et nous entraine dans un maelström de sentiments qui nous touchent et nous bouleversent. Bravo 

 

Jean-Luc  

 

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Touche-moi 

Susie Morgenstern

Photographies de couverture : Cha Gonzales

Editions Thierry Magnier, collection l’Ardeur, 27 mai 2020, 14,9 €

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05 avril 2021

Un si petit oiseau

Marie Pavlenko revient le 5 mai prochain avec un nouveau roman. L'occasion de découvrir ou de redécouvrir ce Coup de coeur absolu pour une merveille à dévorer et offrir !

 

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Les premières lignes vous happent, vous entrainent vite, loin, déjà vous ne vous appartenez plus. L’air vibrionne, la lumière sature comme en été quand il fait trop chaud et d’un coup tout explose… Abi se réveillera différente, perdue, boule de souffrance et pourtant…

Ce roman est une petite merveille, impossible de rester insensible. Tout fait mouche, la construction, l’histoire, les destins abîmés, la vie et les émotions à fleur de peau. Et puis il y a Aurèle et ses grands yeux et son sourire, les parents qui tiennent, qui poussent , la petite sœur, le grand père, la tante tellement folle, tellement merveilleuse… C’est simple tous les personnages sont fantastiques, tout vibre, tout tourne autour de ce si petit oiseau qu’est devenue un jour Abigaïl, juste après l’accident qui l’a amputé de son bras.

Un roman, beau, puissant qui parle de souffrance, de vie, d’oiseaux, de nature, d’amoureux transi, d’amis merveilleux, de famille géniale, et de reconstruction et de la vie qui reprend ses droits brutale, mais tenace.

Un roman dont on sort le cœur battant, les larmes aux yeux, rougis de s’être laissé emporté au fil des chapitres, mais comme ivre de bonheur et de plaisir d’avoir rencontré Abi et de l’avoir vu renaître à la vie. Merveilleux. A lire !

 

Jean-Luc

 

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Un si petit oiseau

Marie Pavlenko

Editions Flammarion Jeunesse, 2 janvier 2019, 17 ,5 €

02 avril 2021

Adam & Thomas

Lorsque nous l'avions découvert, ce roman était le premier roman pour la jeunesse d'un très grand Monsieur : Aharon Appelfeld. Nous avions envie en ce début de printemps de vous le faire découvrir à nouveau. 

Un récit magnifique qui sait dire l'indicible en nous racontant l'histoire de ces deux jeunes garçons dans une histoire presque hors temps, comme pris au piège nous aussi par leur vie !

Magnifique : à lire et faire lire ! 

 

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Un jeune garçon conduit par sa mère dans la forêt qu’ils connaissent bien. Pourtant, tout  a changé, plus de jeux, de temps insouciant. Tout semble sombre, différent, pourtant maman l’a dit il va falloir rester et se débrouiller en attendant qu’elle revienne.  Sa mère repart vers la ville, vers le ghetto pour sauver ses grands-parents, pour les cacher.

Car Adam est juif comme des millions d’autres, comme cet autre garçon Thomas dont la maman l’a accompagné aussi dans la forêt avec les mêmes consignes. Alors les garçons réfugiés dans un arbre, s’y construisent un refuge là haut pour se cacher et se protéger. Ils vont apprendre à survivre en attendant que leurs mères reviennent, en se demandant pourquoi on les a laissés, pourquoi elles ne reviennent pas plus vite, si elles seront de retour un jour … Les deux garçons partagent, parlent, échangent sur leur vie d’avant, les expressions, les histoires transmises par les grands-parents, de Dieu. Et puis les jours s’étirent, parfois quelqu’un passe en courant poursuivi par des cris, des chiens, des bruits de balles, comme un écho inquiétant, angoissant de la vie d’avant, de la vie au-delà de la forêt. Les deux garçons vont devoir survivre à l’hiver, se rapprochent d’une ferme, trouve une main secourable qui dépose de quoi les faire tenir, toujours dans l’attente.

Aharon Appelfeld tire ce récit bien évidemment de sa propre expérience. En le lisant, on a le sentiment d’être hors du temps, comme dans un conte terrible nous montrant deux enfants seuls, abandonnés qui apprennent à survivre et qui sont aidés par des forces bénéfiques. Contrairement à ce que certains pourraient croire, ce roman reste étonnamment, formidablement optimiste, comme si l’horreur vécue par Aharon Appelfeld , les épreuves, la survie lui avaient données une force infinie pour croire qu’il y a quelque part toujours une part d’humanité et de rédemption possible. Le plus apporté au roman sont également les illustrations de  Philippe Dumas  qui accompagnent , font corps au récit et nous emmènent dans cette forêt qui saura cacher ces deux enfants et leur permettre d’aller plus loin.

Un très beau roman à faire lire aux adolescents pour qu’ils sachent que quelque part une autre vie, un autre regard sur les autres est possible.

 

Jean-Luc

 

 

L’illustrateur Philippe Dumas :  Issu d’une famille parisienne, Philippe Dumas est né à Cannes en 1940. Diplômé de l’École des métiers d’art et de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, il écrit et illustre lui-même ses textes. En 1976, il publie Laura, le terre-neuve d’Alice, son premier livre pour enfants. Depuis, il a écrit et illustré de nombreux livres traduits en plusieurs langues et dont le succès a fait de lui un grand auteur contemporain pour la jeunesse. L’Angleterre et la Normandie ont été longtemps ses lieux de vie et d’inspiration. Aujourd’hui, il se consacre aussi à la peinture. Il a reçu le Grand Prix de Littérature Enfantine décerné par la Ville de Paris pour l’ensemble de son oeuvre en 1987. C’est un auteur dont la puissance d’évocation tient souvent à sa retenue et à sa finesse d’analyse ; et qui a toujours allié à une très grande délicatesse une véritable liberté d’écriture et de dessin, un réel anticonformisme. Infos : l'école des loisirs. 

 

 

 

Retrouvez l'interview de l'auteur recueillie par sa traductrice Valérie Zenatti que nous avions mis en ligne au moment de la sortie du roman. D'un clic sur le visuel ci-dessous.

 

 

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Adam & Thomas
Aharon Appelfeld
Philippe Dumas (Illustrateur)
Traduit de l’hébreu : Valérie Zenatti
Editions l’école des loisirs, Médium, 5 mars 2014, 15 €

 

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17 mars 2021

Toute à vous

Enfin trouver le temps de vous parler d'une collection géniale ! L'Ardeur chez Thierry Magnier 

❤️❤️❤️❤️

 

 Ce  roman appartient à la collection l’Ardeur qui depuis le printemps dernier offre aux lecteurs entre le monde de l’adolescence et celui de l’âge adulte un espace où l’on peut penser, lire, rêver, fantasmer et imaginer. Mettre des mots sur la découverte du corps, le sien, celui de l’autre. Fantasmer sur des situations, s’évader, se laisser porter et  ainsi grandir, s’informer, découvrir…

 

Une collection ambitieuse qui s’adresse aux plus de quinze ans. A découvrir d’urgence pour les retardataires d’autant que deux nouveaux titres vont faire leur apparition en avril prochain et ouvrir la collection à d’autres horizons notamment avec le premier roman gay de la collection. 

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Cher …

 

C’est le premier mot de ce roman  de Maïa Brami  qui vous ouvre les portes de son histoire, entre le  roman épistolaire (à  sens unique ou presque) et le journal intime. C’est Stella  qui livre ses secrets,  ses aventures et mésaventures et qui nous entraîne  avec elle,  découvrir son obsession pour ce voisin d’en  face. 

Lui,  elle l’a  vu un jour de canicule retirer son t-shirt  d’un geste fantasmé  qui a enflammé les sens et la l’imagination de la jeune femme tout  comme  accéléré sa  rupture avec G. (Le  mec  qui fait des cookies  aux Carambar) 

Ecrire, s’épancher sur ses sentiments sur quelqu’un, en pensant et en sachant surtout qu’il ne vous lira jamais. Car l’homme en face,  celui qui a tout déclenché a son insu sait-il seulement qu’elle existe. 

Maïa Brami   nous entraine dans un maelström  de sentiments et d’émotions.  Avec  elle, les lecteurs se poseront tout un tas de question : peut-on imaginer l’odeur d e l’autre alors qu’on n’a fait que l’entrapercevoir par la fenêtre  un  jour de grande chaleur ?  Qu’aime-t-il ? Est-il seulement libre ? Mais peut importe, Stella , tout en faisant quelques flashs back très réussi (et pas très tendres)sur ses deux premiers amours G  et Alex,  se laisse porter par toute une série de sensations, imagine l’autre comme amant torride, se pose des questions  sur ses préférences, imagine et vit le plaisir en  direct  jusqu’au jour où G va revenir et déclencher  une suite et fin inattendues. 

On aime le style et le rythme donné par ces courtes lettres, cher devient peu à peu Adam parce qu’elle sait si peu de lui qu’au détour d’une lettre enflammée, elle l’imagine ainsi son Adam, elle son Eve. 

On aime aussi les références littéraires et cinématographiques qui donnent une couleur toute particulière au récit et donnent envie d’aller voir ou revoir ces filmes et textes auxquelles l’autrice fait allusion. 

 

Ce court roman est une vraie réussite, la sensualité effleure des pages et entraine lectrice et lecteur à la découverte de sensations, de sentiments inconnus, de désirs et d’émotions inassouvis. Dire le désir, décrire l’envie de l’autre, exprimer ses envies, ses fantasmes, tout cela est très réussi. A découvrir. 

 

Jean-Luc 

 

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Toute à vous  

Maïa Brami

Editions Thierry Magnier :  collection l’Ardeur, 18 mars 2020, 12,9 €

 

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03 mars 2021

La fabuleuse histoire de cinq orphelins inadoptables

Gros coup de ❤️❤️❤️❤️ pour un roman merveilleux plein  d'entrain qui sait parler au coeur et nous embarquer loin avec ces cinq orphelins merveilleux. 

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Ce roman est magnifique. D’abord son aspect papier avec rabats, les illustrations, les vignettes qui accueillent chaque changement de chapitre. Alors soyez les bienvenus dans la vie de Lotta, Egg, Fenna, Sem et Milou, cinq bébés arrivés au fil des mois à partir de l’été 1880 dans l’orphelinat de la petite tulipe. Orphelinat dirigé d’une main de fer et d’un coeur glacial Elinora Gassbeek. 

Elle n’a jamais accepté, ni compris ces bébés abandonnés en dépit du bon sens, contre le respect des règles  de l’abandon à l’orphelinat. De plus ces cinq bébés devenus grands sont en train de battre tous les records : inadoptables ! 

Alors elle va décider avec un complice, le cruel M. Roman et son apprenti Pieter,  de s’en débarrasser. C’est sans compter sur l’intelligence de ces enfants et de l’une d’entre eux Milou. Elle convainc ses amis inséparables arrivés en même temps qu’elle à l’orphelinat de la petit tulipe (se méfier des noms qui peuvent paraître accueillants) de prendre la fuite pour retrouver ses parents qui, elle en est persuadée, sont en train de la chercher. 

Ils finiront par arriver dans la maison vide de la famille Poppenmaker, sensés être les parents de Milou. Alors là  va commencer une autre partie du roman. Il faut apprendre à donner le change aux voisins qui inquiets de voir ces gamins débarquer dans cette maison à la  réputation lugubre. 

Sur leur route, Edda Finkelstein gardienne de polder, le petit hibou Mozart, le chat M. Catticus et d’autres plus problématiques comme Rose Speelman du bureau de l’aide à l’enfance. 

Au fil des pages, tout un monde s’anime, des découvertes se font, des personnages qu’on n’attendait plus font surface de nouveau en réservant bien des surprise, des déceptions et des espoirs. L’épilogue, comme rarement dans les romans jeunesses est un moment de grâce d’écriture, de possibles qu’il ouvre et de portes ouvertes qui sait. 

Un roman parfois trépidant, parfois plus calme, qui prend le temps de nous faire aimer les personnages, de trembler avec et pour eux et de toujours s’émerveiller de ce que peuvent faire certaines personnes.  Magnifique et pensionnant. A savourer sans modération. 

 

Jean-Luc 

 

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La fabuleuse histoire de cinq  orphelins inadoptables

Hana Tooke

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) : Catherine Nabokov

Illustrations : Ayesha L. Rubio

Editions Pocket jeunesse, PKJ, 7 janvier 2021, 16,9 €

Ma tribu pieds nus : tome 1, Adieu, béton !

Un concentré de bonne humeur ! Une envie de vivre communicative ! Foncez dévorer ce premier tome aux accents de l'été et du bonheur retrouvé !  ❤️❤️❤️❤️❤️

 

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Ce roman  fait un bien fou. On a juste (presque) envie de se retrouver elle 15 juin, dans la cité des « Flamants roses »,  au pied de la tour Argos  devant laquelle la famille Papaioannou est regroupée. Papa a mis le feu à l’appart avec sa fameuse recette de crêpes flambées. Alors il faut trouver une solution de replis, d’autant que les voisins semblent en avoir particulièrement ras le bol de la famille. 

Pépé donne une adresse et c’est parti pour un tout autre monde, une maison dans la nature, près d’un lac, avec de nouveaux amis et vive les vacances ou presque. 

Un pépé anarchiste, Sélé, Apollon et Hélios les enfants, et Achille et Céline les parents. Tout reconstruire ailleurs, tout reprendre de loin parfois pour certains comme papa traumatisé par un accident et repartir d’un bon pas. 

On vous laisse découvrir les méandres des aventures, les clins d’oeil aux habitudes et aux manies de chacun et de notre monde. Surtout laissez vous emporter, laissez vous gagner une fois la maison rejointe par l’air chaud de l’été, par le bonheur d’être ensembles, par la douceur de vivre qui peu à peu s’installe et devient communicative. On aime ce premier, tome plein d’entrain et de vivacité. On espère bien suivre bientôt la famille Papaioannou. 

 

Jean-Luc 

 

 

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Ma tribu pieds nus : tome 1,  Adieu, béton ! 

Stéphane Nicolet

Illustrations : intérieures et couverture : Stéphane Nicolet

Editions Casterman jeunesse, 3 février 2021, 9,9 €

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01 mars 2021

Après nous, les animaux

Le roman de Camille Brunel en évoquant la disparition de l'espèce humaine, laissant la place aux animaux est étonnant et donne à découvrir et réfléchir ! ❤️❤️❤️❤️

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Au début il  en reste une. Une humaine, celle de ceux qui régnaient sur l’ancien monde d’avant 2086. La dernière humaine qui accompagnait trois taureaux, une vache, un lion, quatre chevaux, deux geais, cinq lycaons, trois pandas roux, deux chimpanzés deux éléphants, une panthère et un python est mort juste avant que le bateau ne s’échoue sur les côte du Mexique, au Yucatan, là où autrefois les jeunes américains étudiants et européens en croisière venaient prendre des vacances. Désormais la nature reprend peu à peu ses droits. Il y a ceux qui comme dans le navire étaient habitués à la présence de l’homme, ceux pour qui elle était indispensable et les autres qui peu à peu retrouvent les territoires perdus, occupent l’espace, parce que la nature à horreur du vide. 

Les animaux entre eux, ont tissé des liens, d’amitié, de protection, instinctivement ils sentent que certains ne leurs feront pas de mal, que d’autre seront des alliés précieux. Et puis elle meurt, la dernière, et le bateau échoue. La  découverte de la terre ferme, d’une nouvelle terre, de nouveaux animaux, de nuées d’oiseaux, de nouveaux dangers… la nécessité d’avancer, de se retrouver parce que désormais , même si certains peuvent voler et s’éloigner, ils sont un groupe qui va affronter la mort, et survivre ensembles. Les hommes ont disparu à jamais, un autre monde est à inventer. 

Que ce roman est étrange, comme il est surprenant de lire une histoire dans laquelle, nos traces s’effacent jusque dans les réflexes et les souvenirs des héros animaliers qui tiennent le haut de l’affiche. Tout un monde à redécouvrir. De quoi réfléchir à notre action, notre rôle sur la planète et sur ce qui pour le moment semble correspondre à une extinction de masse des autres animaux. Mais peut-être la crise sanitaire qui nous traversons nous permettra de retrouver un peu de sagesse et de limiter la casse. Surprenant, étonnant et presque dérangeant parfois. Un très bon titre à lire et savourer. 

 

Jean-Luc 

 

 

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Après nous, les animaux 

Camille Brunel

Illustration de couverture : Delphine Jacquot 

Editions Casterman Jeunesse, collection ici/maintenant, des romans qui regardent le monde en face, 16 septembre 2020, 16 €

Tenir debout dans la nuit

Mention spéciale du prix vendredi 2020  ! Coup de ❤️ pour une histoire de vacances rêvées qui tournent très vite au cauchemar. Pour parler de ce qui ne devrait plus jamais arriver ! Superbe ! 

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 Ce roman ne se raconte pas. Lalie est une jeune adolescente qui en accumulant les mensonges ou les petits accommodement avec la vérité pour être exact, va finir par convaincre sa mère, qui l’élève seule, que cette invitation à New York est une formidable opportunité. 

Elle l’est en vrai, sauf que l’histoire va tourner au cauchemar. Parce que le garçon, à priori si sympa, va changer du tout au tout et provoquer la fuite de Lalie dans la Grosse pomme. Seule, paniquée, affolée par l’agression, elle hère de rues en rues, cherchant du temps pour trouver le moment où la mère de Piotr reviendra et pour lui demander de l’aide. Mais est-il si facile de reconnaître dans son enfant, le genre d’individu que la jeune Lalie s’apprête à lui décrire ? 

L’écriture est nerveuse, les chapitres courts, qui nous tirent d’un moment à l’autre dans la tête de l’héroïne où tout tourne très vite. Des rencontres, des photos volées au hasard d’une rencontre et la vie plus tard qui se reconstruit grâce à l’écoute attentive de sa mère, le dépôt de plainte contre son agresseur…

Un roman coup de poing pour les ados, pour dire qu’il faut parler, et qu’il faut aussi être attentif chez les adultes comme chez les adolescents dans l’éducation, la confiance et apprendre aussi surtout pour certains individus que non veut dire non tout simplement. Des mots simples qui disent la réalité et le stress, l’effroi et la douleur, mais aussi la rédemption plus tard. A lire et faire lire par les filles et les garçons. 

 

Jean-Luc 

 

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Tenir debout dans la nuit 

Eric Pessan

Couverture  Flavia Morlachetti / Getty Images

Editions l’école des loisirs, Médium +, 4 mars 2020, 13 €

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27 février 2021

Un jour je te mangerai

coup de ❤️❤️❤️❤️ d'Amandine ! 

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 Alexia, 16 ans, est mal dans sa peau et le fait bien savoir à son entourage.   C’est notamment envers sa petite soeur Chloé qu’elle s’en prend, en la manipulant sans cesse. 

Le récit d’une famille confrontée à l’anorexie. Percutant ! Coup de coeur d’Amandine Gaudry notre libraire jeunesse. 

 

Amandine Gaudry

 

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Un jour je te mangerai  

Géraldine Barbe

Editions l’école des loisirs, Médium +, 20 janvier 2021, 13 €

 

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Nix Olympica

Le premier vol habité vers la planète Mars coup de coeur ! 

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 Le premier vol habité vers la planète Mars quitte la terre fin août 2037 pour un voyage d’environ six mois et une mission de deux ans sur place. L’équipage est formé de deux femmes (une chinois et une française) et de trois hommes (un allemand, un canadien et un sud-africain). Nix Olympica nous relate ce voyage. 

E., la française, tient son journal qu’elle confie à sa mère en février 2038. Grâce à elle, nous suivrons cette odyssée jour après jour. Cependant se pose immédiatement la question : quand sommes nous, nous les lecteurs ? 

Le temps du récit est 2038 mais qui a eu accès à ce journal ? Qui nous permet de le lire ? N’oublions pas que pour une pissions spatiale, la NASA sélectionne, surveille, dicte des règles, veille ç leur respect et que pour une conquête spatiale elle fait des choix et définit des objectifs. Alors sommes nous en 2038 ou en 2088 ? Qui a eu accès à ce texte ? Est-il publié ? 1984 d’Orwell ponctue le journal d’E. 

 

Le livre est un roman avec une coloration BD tans les illustrations s’imbriquent dans le texte. Sur l’écran d’une salle de contrôle, fond noir, lettres blanches, s’affichent les rapports de surveillance de l’équipage par la NASA; (activités, humeurs, tensions…) Nous entendions les émission de radios. Des coupures de presse donnent l’historique de la conquête spatiale, évolution des connaissances. Journal, rapports, coupures de presse, émissions de radio relatent cette aventure humaine, l’enrichissent de nombreux éléments scientifiques et permettent au lecteur (à partir de 15 ans) de rêver à cette planète rouge… si accueillant , 

 

Coup de coeur d’Isabelle Cholley (les amis des Sandales) 

 

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Nix Olympica 

Nicolas Beck

Illustrations : Louis Diallo 

Editions Lucca éditions, 20 août 2020, 18 €

20 février 2021

Stupeur

Gros coup de coeur pour Stupeur aux éditions Lucca !  ♥♥♥

 

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Un récit à la fois romancé et à teneur scientifique, inspiré de faits réels.

L'histoire de Prudence 16 ans, qui enquête, avec l'aide d'un ingénieur du département de l'hygiène et de la santé, sur l'origine et la propagation de la fièvre typhoïde qui toucha New York au début des années 1900. Tous deux font des recherches sur le patient qui propagerait la maladie sans la déclarer lui même, soit les premières fois où la notion de "porteur sain" est évoquée.

Une histoire captivante rédigée avec une écriture soutenue mais accessible, qui parle de l'évolution de la médecine, et qui soulève également les questions de la femme dans la société et le monde du travail.

Un ouvrage brillant !

 

Amandine Gaudry

 

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Stupeur
Julie Chibbaro
Illustrateur de couverture : Noëmie Chevalier
Illustrations intérieures : Jean-Marc Superville Sovak et quatre illustrations de Louis Diallo
Traduction : Hermine Hémon
Editions Lucca, 5 février 2021, 17 €