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12 juillet 2010

La maison penchée

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La maison penchée ; Kathi Appelt ; Traduit de l’anglais (américain) Jacqueline Odin ; 
Editions Milan, mai 2010, 15,9 €

 

Joli livre à la couverture renforcée pour ce conte fantastique qui va vous entrainer pour une triple histoire dans le cœur du bayou. Atmosphère humide, sombre avec ces eaux croupissantes et ces arbres témoins du temps qui passent qui se parlent, observent et bruissent. Triple histoire que celle de cette chatte qui va mettre bas, du chien Anselme ; de la descendante d’une lamie (…) en phase de réveil ; et de Tête-de-Garpique cet enfant au sinistre passé devenu homme (ou quelque chose approchant) à l’abri du bayou. Le tout surveillé de près par l’Alligator-roi.

Des histoires qui se croisent, se mêlent, s’enroulent, dans le temps et hors du temps tout à la fois. Une profonde tristesse, une sentiment de destin que rien n’arrête, de « prix à payer » avec toutefois une dose d’espoir là bas au loin au sortir de bayou, là où le soleil brille sans obstacles.

Une histoire dans laquelle sont à l’œuvre des forces anciennes, de la magie, à la lisière du fantastique. Des histoires de vengeance, d'amour perdu, de reconquête et de désespoir. Un conte fantastique dans tous les sens du terme à savourer sans attendre dont on sort soufflé presque haletant, poussé par l’envie de connaître la fin.

 

Un conte fantastique qui sort des sentiers battus : une vraie découverte !


Jean-Luc Clerc

 

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le feuilleton d'Hermès

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« Le soleil se levait à peine quand Hermès sortit du ventre de sa mère. Il s’étira, bâilla et sauta aussitôt sur ses pieds. Puis il courut à l’entrée de la grotte où il venait de naître pour admirer le monde. « Comme c’est beau ! » murmura-t-il. »

 

En cliquant sur lire la suite, découvrez la chronique et surtout les sublimes illustrations de
Jean-Manuel Duvivier

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28 juin 2010

Contes choisis

 

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Etes vous prêts à redécouvrir des contes ? Si oui alors cliquez sur lire la suite et sur les images bien évidemment (vous savez ? pardon...)

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07 juin 2010

Les petits cailloux du monde

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Les Petits cailloux du monde : à la découverte des traditions orales des cinq continents

 

 

 

 

La Baba Yaga

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le lièvre, l'hippopotame et l'éléphant

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Tigre et le Petit Chacal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Troll et les Sept Frères

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatre contes merveilleux pour lancer la nouvelle collection de contes de Nathan : les petits cailloux du monde. Quatre histoires pour frémir, rêver, rire, découvrir d'autres cultures et civilisations, pour des contes qui sont le plus souvent issus de ce que l'on appelle la littérature orale. Couchés sur le papier, ils font désormais partie de patrimoine commun de la planète. Tous ont été postfacés par Gaëlle Ame, documentaliste spécialisée en littérature orale. N'hésitez pas à lire à la fin ses « quelques mots sur ce conte ».

Alors laissez vous tenter par un conte russe classique désormais : Baba Yaga ; Le lièvre, l'hippopotame et l'éléphant pour un conte du Niger ; le très classique Tigre et le Petit Chacal conte indien ; et enfin le Troll et les Sept Frères.

Tous sont de plus illustrés avec talent par Caroline Dall'Ava ; Judith GueyfierAmélie Dufour ; et enfin Magali Attiogbé dont nous vous invitons à découvrir les illustrations en cliquant sur lire la suite.

 

Jean-Luc

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17 mai 2010

La carotte aux étoiles

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La carotte aux étoiles ; Scénario : Régis Lejonc ; D'après une histoire originale de Thierry Murat ; Dessin : Riff Reb's ; Editions de la Gouttière, mars 2010, 10,5€

 

Les nuits de pleine lune alors que certains dansent et font la fête, un certain lapin savant lui, cherche et s'agite dans son laboratoire, mais que cherche-t-il ? Jusqu'au jour où tous ses efforts vont être récompensés. Et c'est magique ! Mais c'est bien là le problème, car ce jour là les ennuis commencent. A partir de là médias, récompenses, magnats de l'industrie, même le roi Soleil vont s'intéresser à notre lapin, enfin à son invention et tous n'ont pas la même perception des choses que cet inventeur.

Difficile d'en raconter davantage, vous découvrirez cette petite merveille, seuls. Mais sous l'apparence bon enfant du début notamment, on se rend compte rapidement que la Carotte aux étoiles est un conte cruel sur notre monde ses dérives, médiatiques, industrielles... Un monde dans lequel le rêve a de moins en moins de place et dans lequel prime la course à la consommation effrénée et au profit quel qu'en soient les conséquences. Une histoire sombre superbement servie par des illustrations fantastiques.

 

Un conte magique et tragique, loin de la mièvrerie ambiante. Un petit bijou à découvrir d'urgence.

Joseph

12 avril 2010

Petites histoires de la mythologie

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Trois titres de la collection qu'il va falloir choisir de dévorer (ou non !) : mais attention, vous savez qu'en matière de mythologie il est parfois dangereux pour ne pas dire fatal de faire un choix (s'il vous plaît, cliquez sur lire la suite et sur les images)

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22 mars 2010

Les soeurs Eden et la marque du dragon

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Les sœurs Eden et la marque du dragon
Lyn Gardner
Traduit de l'anglais par Marie-Josée Lamorlette
Editions Tourbillon, 18 février 2010, 13,95 €

 

La flûte, cette maudite flûte réapparait dès le prologue... Puis, on retrouve avec un très grand plaisir Aurore (toujours aussi belle et patiente), Nico (petit monstre adorable et avide de sucreries) et Alice (toujours aussi indépendante et indisciplinée). Cette dernière a du mal à se remettre de la mort de sa mère. Il faut dire que leur père est particulièrement inexistant, perdu dans son chagrin et à la recherche du dragon à miel (une charmante bestiole à quatre langues, trois pattes et deux têtes). Alors une fois de plus les trois sœurs vont devoir se serrer les coudes et assurer.

La fête foraine qui s'installe dans la ville du joueur de flûte n'est pas là par hasard. Elle est bien venue pour poser problème aux trois sœurs, car l'heure de la vengeance a sonné : Belladonna la directrice, sorcière malfaisante s'il en est, sœur de Bonnie Bonbon morte dans le tome précédent à cause d'Alice, a décidé d'en finir avec les sœurs Eden.

Comme dans le premier tome, Lyn Gardner nous envoûte dès les premières pages pour nous emmener dans une relecture savoureuse et maîtrisée des contes traditionnels avec même une incursion totalement réussie dans la mythologie. Ici Blanche Neige et les sept nains, le petit chaperon rouge, et vous devriez même rencontrer au hasard d'une page, les professeurs Jacob et Wilhelm (toute ressemblance avec les frères Grimm est bien évidemment...).

La tâche est rude pour Alice et ses sœurs et les choix vont être douloureux pour ne pas perdre ceux qu'elles aiment. Lyn Gardner tisse sa toile patiemment, laissant des indices, des fausses pistes et faisant apparaître personnages et évènements au bon moment.

Un deuxième tome tout aussi réussi que le premier (voir chronique en cliquant sur lire la suite), sinon davantage, car peut-être mieux maîtrisé, plus mature comme ses héroïnes qui grandissent. Alors, vous devriez adopter la devise des sœurs Eden : « Nous trois seules. Nous trois ensemble. Pour toujours et à jamais ».

 

Un charme fou, un régal de lecture, pourvu qu'il y en ait d'autres.

 

Jean-Luc

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Sindbâd de la mer

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Sindbâd de la mer - CP Mp3
Lu par Benjamin Jungers de la Comédie Française
Editions Gallimard Jeunesse, 11 février 2010, 20 €

« Le roi Shahiar, trompé par son épouse, passe chaque nuit avec une nouvelle femme qu'il fait assassiner au petit matin. Mais Shéhérazad, la fille du grand vizir promise à ce sort cruel, parvient à rester en vie grâce à un subterfuge : elle raconte des histoires tellement passionnantes que le roi veut à tout prix en connaître la fin... »

 

« Les aventures de Sindbâd appartiennent à un vaste ensemble de contres : Les Mille et Une Nuits. Ces histoires, avant d'être rassemblées par le Français Antoine Galland, ont été racontées des milliers de fois par des conteurs, et leur origine se perd. Les spécialistes u repèrent la trace de contre venus de la Perse, de l'Inde, de la Chine, et même de la Grèce. Le montre du troisième voyage ressemble beaucoup au Cyclope de l'Odyssée  par exemple... »

« Les Mille et Une Nuits, sont dues à Antoine Galland, un jeune homme pauvre né en Picardie en 1646 et devenu sous le règne de Louis XIV l'un des meilleurs connaisseurs des langues « orientales » : le grec, l'hébreu, et l'arabe. Vers la fin de sa vie, il traduisit des manuscrits arabes que lui envoyaient des amis libraires du Caire, en Egypte, et d'Alep, en Syrie... »

Source Gallimard Jeunesse.

 

Le conte est divisé ainsi : un prologue qui présente le héros, dans son contexte, sa ville... Viennent ensuite sept voyages : le premier voyage nous entraine de l'île baleine au royaume des cavales : comment survivre à une île qui est en fait une baleine sans se noyer avant de se retrouver sur une île dont les cavales s'accouplent aux chevaux des mers, pour donner les plus recherchés des chevaux. Un voyage qui assure la fortune du héros.

De voyage en voyage, vous découvrirez ainsi des mondes, des animaux fabuleux. Le deuxième voyage nous entraine à la découverte de l'oiseau rukkh et la vallée des diamants. Le troisième vous permettra de découvrir les singes et le monstre noir, avant de plonger dans la caverne des mourants ; de rencontrer le vieillard satanique et l'île aux singes ; de suivre la rivière aux trésors et enfin de découvrir la mer du bout du monde.

Un héros à la recherche de la quiétude et du bien-être, mais qui chaque fois repart, devient le familier, l'ami des voyageurs qui partent avec lui, s'enrichit de nouveau... La voix de Benjamin Jungers est envoutante, totalement au service de son texte, et nous entraine vers chaque nouveau rivage.

Un CD qui peut être utilisé en format MP3, fort bien fait avec un petit livret (voir les extraits ci-dessus) qui permet de découvrir qui a écrit Sindbâd de la mer ? Quelle sont les raisons du succès de ces histoires, des contes...  Clairement une réussite. Pour tous les amoureux des contes des Mille et Une Nuits et qui ne connaissent pas encore Sindbâd et pour tous les autres pour le plaisir de le retrouver.

Joseph

01 mars 2010

L'amère vengeance de Clytemnestre

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Michèle Drévillon
Illustrations : Elène Udsin
Dossier Marie-Thérèse Davidson
Editions Nathan, Collection : Histoires Noire de la Mythologie
Février 2010, 5,25


« J'ai laissé couler mes larmes. Plus rien n'a d'importance, hormis m'assurer ce pouvoir si cher au meurtrier de ma fille, affûter ma haine et attendre, attendre le jour du retour, jour où, enfin, ma vengeance s'accomplira »

 

Clytemnestre, fille, femme, mère ! Une femme synonyme de drame, de meurtre, de trahison, de la malédiction des Atrides. Cette adaptation de la vie de cette héroïne mal aimée des mythes et tragédies grecques est une réussite totale. Le soleil écrasant de la Grèce, le chant entêtant des cigales, l'impression que l'air vibre à cause de la chaleur, et que rien, rien ne bouge, que tout est écrit... Clytemnestre fille de Tyndare roi de Sparte et de Léda, sœur d'Hélène, vous la connaissez, Hélène de Sparte, la belle Hélène, celle par qui tout va arriver ou presque. Et l'on se retrouve sous la  lumière aveuglante du soleil de Grèce à suivre cette princesse, cette femme forte malgré le destin ou à cause de lui, c'est selon.

On se prend au jeu,  dès les premières lignes, on est absorbé par son histoire et son terrible destin, et on n'a pas, mais alors pas du tout envie de la lâcher.

 

A la fin de l'histoire, une partie dossier avec un arbre généalogique (et il faut bien cela pour s'y retrouver dans cette famille) , un dossier fort bien documenté et construit, pour mieux connaître l'héroïne, ses origines, sa place dans notre pensée, la musique... un lexique.

 

Les histoires noires de la mythologie : une collection formidable on ne le dira jamais assez !

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08 février 2010

Est-ce que je peux avoir la tête dans les nuages et les pieds sur terre ?

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Une anthologie de poèmes choisis par Célia Galice et Emmanuelle Leroyer
Illustrations : Bombo ! Préface de : Michel Butor
Bayard Jeunesse, janvier 2010, 9,9 €

Est-ce que je peux avoir la tête dans les nuages et les pieds sur terre ? Le deuxième album de poésies, sorti en ce mois de janvier chez Bayard Jeunesse, est comme son presque jumeau, lui aussi un régal.

Le recueil est cette fois-ci préfacé par Michel Butor qui nous entraine dès les premières lignes « là-haut » dans un autre monde. Un texte rafraichissant et porteur d'espoir.

Même principe que dans l'autre opus : un choix fantastique de textes, la liste des auteurs avec une courte biographie en fin de volume, une table des matières qui est un bonheur à elle toute seule, et des illustrations de Bombo qui comme les textes qu'elles embellissent à merveille, invitent au rêve.

A savourer, confortablement installé dans un fauteuil douillet : les enfants adorent, les parents vont l'adopter.

Louise

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La princesse grenouille et autres contes

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La princesse grenouille et autres contes
Collectés et adaptés par Alexandre Afanassiev
Traduit du russe par Anne-Marie Passaret
Illustré par Julie Ricossé
Gallimard Jeunesse, Voyage en Page, octobre 2008, 2,5€

Un petit livre pour passer de bons moments de lecture, seul ou à plusieurs. Plusieurs contes sont réunis dans ce petit recueil dont la langue les oiseaux (le jeune héros qui les  comprend en tirera malheur et bénéfice) ; la princesse grenouille (découvrez le destin de la fille de Kocheï l'immortel) ; les oies sauvages (un frère et une sœur, un conte magique sur l'obéissance et ses risques...) et enfin Maria Morevna (le plus long des contes qui met en scène un prince Ivan Tsarevitch, ses trois sœurs Maria,Olga et Anna et leur destin face à la magie, à KochaÏ l'Immortel et la sorcière Baba Yaga). Toute l'âme russe dans ces quatre contes pour galoper sur de fiers coursiers dans les vastes plaines de Russie au côté des héros. Le livre se termine par quelques pages de jeux sympas pour varier les plaisirs.

Pour tous les amateurs de la Russie éternelle et pour les amoureux des contes.

Joseph

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01 février 2010

Si je donne ma langue au chat, est-ce qu'il me la rendra ?

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Si je donne ma langue au chat, est-ce qu'il me la rendra ?
Une anthologie de poèmes choisis par Célia Galice et Emmanuelle Leroyer
Illustré par Oréli, préface de Jean-Pierre Verheggen
Bayard Jeunesse, janvier 2010, 9,9 €

 

 

Plusieurs anthologies de poésies sont sorties en cette fin de mois de janvier, et comme il a fallu choisir pour la sortie de cette semaine, c'est l'avis d'Amandine (la libraire) qui a aimé particulièrement les illustrations qui l'a emporté.

Un recueil au choix (bravo !) de textes superbement illustrés (A découvrir en cliquant sur lire la suite) et choisis, avec une préface de Jean-Pierre Verheggen.

Un ouvrage au format agréable, très bien organisé avec une table des matières de folie et puis à la fin de courtes biographies de tous les auteurs mis en valeur dans ce très joli écrin.  Difficile à commenter plus avant :

 

« Chut : chut - retiens tes mots - bouche cousue - motus - pour dire tellement plus - avec moins. » François David (p. 57)

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04 janvier 2010

Orphée et la morsure du serpent

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Yvan Pommaux
L'école des Loisirs, avril 2009 , 18,5 €

 

Tout commence comme dans une histoire classique, un mariage heureux, de multiples invités dont un amoureux éconduit que l'alcool va entrainer à être maladroit et emmener tout ce petit monde au bord de la catastrophe. Et puis le voilà, bien malheureux et consolé par une jeune inconnue qui lui dit : « Nous sommes en 2009, tu ne t'appelles pas Aristée, et la mariée ne s'appelle pas Eurydice ! ».

L'album s'ouvre alors sur la légende entrainant le lecteur quelques siècles plut tôt dans une légende grecque et dans un monde cruel, aidé en cela par l'illustration qui en plongée verticale nous donne le sentiment de voir la terre ? le ciel ? s'ouvrir sous nos pas pour mieux être projetés auprès d'Orphée fils du roi de Thrace et de la muse Calliope.

Pour les novices, cette légende raconte l'histoire d'Orphée à la naissance divine, doué pour le chant et la poésie, au point qu'Apollon lui donna sa propre lyre. A partir de là Orphée va rendre folles toutes les jeunes femmes et filles de la Grèce, sans accorder un regard à l'une ou à l'autre, jusqu'au jour où son regard croise celui d'Eurydice. La suite il vous faudra la découvrir par vous même. Sachez cependant qu'elle est l'une des histoires d'amour parmi les plus tragiques de la mythologie grecque. Elle est retranscrite ici dans ses détails les plus sombres avec des illustrations absolument merveilleuses d'Yvan Pommaux. Son talent d'illustrateur joue à plein ici et donne du relief à cette ancienne légende tout en lui apportantt un côté contemporain avec le début et la fin de son album.

Une véritable réussite. Un album, une histoire somptueux.

 

Jean-Luc Clerc

Kerity et la maison des contes

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Kérity, la maison des contes - Le grand album du film
Anik Le Ray , Rébecca Dautremer
Flammarion, novembre 2009, 13€

« Ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas »

 

Une superbe devise pour un album qui ne l'est pas moins. Nous devrions d'ailleurs l'adopter cette devise, pour clouer le bec aux ronchons de tout poil qui râlent sur la littérature jeunesse ou les littératures de l'imaginaire, sans même avoir jeté un vrai regard sur les illustrations ni bien évidemment lu un texte jusqu'à son terme. Et ils ont tort parce que ce conte là est un petit bijou. Les albums qui illustrent les films ou inspirés des films ne sont pas toujours des réussites, sortes de copié collé du film sans vraiment en capter l'intensité, ni le charme. Ici tout est au point le texte et l'image. Peut-être le talent de l'illustratrice Rébecca Dautremer y est-il pour beaucoup, car on retrouve merveilleusement servi par le texte d'Anik Le Ray, l'ambiance, la chaleur, les couleurs du film, peut-être en à peine moins chatoyant.

Une histoire merveilleuse donc, celle de ce petit garçon Natanaël qui a encore du mal à lire et qui va hériter d'une bibliothèque. Etrange cadeau de cette vieille dame disparue, qui lui lègue la clef et donc la responsabilité de la porte interdite, enfin de tout ce qui se trouve derrière. Et là, fabuleux ! Vous aimez les contes, vous adorez ces personnages qui ont bercé votre enfance ou qui vous charment encore par bien des aspects, vous allez adorer. D'Alice au lapin pressé, en passant par l'Ogre, les fées, et l'abominable Carabosse, tout le monde est là ou presque sortant de leurs pages comme vous allez acheter du pain et donnant leur avis, participant à l'aventure car le temps presse et Natanaël a une mission qu'il va devoir rapidement mener à bien sous peine de voir disparaître tous les livres et tous les personnages de cette bibliothèque fabuleuse. Et vous ne serez pas déçus, car ils vont se donner les moyens de brouiller les pistes et de retarder l'échéance fatale qu'elle soit celle de la vente et de la dispersion de la collection ou de leur disparition en redonnant confiance à ce petit bonhomme.

Une belle histoire sur la mort, la disparition, l'amour, l'amitié et l'esprit d'équipe. Et puis les dessins de Rébécca Dautremer sont une fois de plus fantastiques. En voici quelques extraits : allez visiter son site : http://www.rebeccadautremer.com/

 

Jean-Luc

Et puis rien ne vous empêche d'aller voir le film. Voici quelques images de l'album et du film. Belle lecture. Pour les amoureux du travail de Rébecca Dautremer, cliquez sur lire la suite.

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Petit manuel de Mythologie

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Introduction aux Mythes grecs
Lady Hestia Evans
Traduction et adaptation MIM
Milan Jeunesse, 2009, 16€

 

Ce petit manuel de mythologie est une version poche de son grand frère paru il  y a quelques temps chez le même éditeur (voir chronique sur le site). Mais même si vous trouverez une partie des illustrations communes bien évidemment, ce n'est pas totalement et uniquement un copié - collé du précédent.

Ce petit livre est divisé en sections(les immortels ; des dieux et des hommes ; une époque de héros)et en chapitres appelés leçons qui permettent de connaître de façon cohérente et ludique les notions essentielles à la connaissance de la mythologie grecque.

Ainsi, vous saurez tout sur les dieux, la vie sur l'Olympe, les mythes grecs de la création, l'architecture grecque, les origines de l'homme, les peuples mythiques... les cieux, la correspondance avec les dieux romains.

Difficile de tout énumérer, mais est-ce bien utile : c'est clairement une réussite. Avec en prime, des petits jeux pour voir si on a bien acquis les caractéristiques des dieux et pour les plus jeunes des autocollants reproduisant, dieux, monstres, monuments, pièces de monnaie. Et à la fin comme dans tout livre de cette collection qui se respecte : une surprise.

 

A découvrir sans attendre et à offrir à tous les fans de mythologies et de légendes anciennes : une véritable mine.

 

Louise

28 décembre 2009

le prince amoureux

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Michael Morpurgo
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
Illustré par Emma Chichester Clark
Gallimard Jeunesse, septembre 2009, 7€

 

 

Encore un conte de Noël... un énième ?

Le prince Federico, valeureux et aimé de tous, rencontre la princesse de ses rêves, Serafina, douce et charmante. Voici un conte rondement mené ; en une page, la première, tout est dit : le prince a trouvé et conquis - sans difficulté - sa princesse.

Oui, mais voilà, rien n'est simple et c'est ici que Morpurgo décide de commencer son récit. Le fameux « Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants » n'est pas pour ses deux héros. La princesse, en effet, peu à peu se renferme, s'étiole, et rien n'y peut, pas même les plus extravagantes idées et les plus beaux cadeaux de son prince. C'est la mort qui guette. Quel mal ronge Serafina ? D'où lui vient cette tristesse qui se mue en désespoir et lui ôte toute envie de vivre ? Tout l'amour du monde semble se heurter à un mur de solitude. À l'approche de Noël, Federico, désespéré, fuit le château où se meurt son épouse, rencontre une troupe de gens du voyage-marionnettistes, leur confie sa douleur et promet son royaume à qui sauvera Serafina. Les comédiens lui promettent de venir l'aider.

Le miracle de Noël aura-t-il lieu ? Federico verra-t-il mourir celle qu'il aime ?

Le prince amoureux est un conte sur l'extraordinaire force de l'amour certes, mais aussi la puissance du rire et de l'imagination. Le théâtre, par le biais des marionnettistes et de leurs animaux, se révèle pantomime et souffle de vie. Enfin, tout se recentre autour de Noël et de son sens premier : la nativité et l'enfant.

Morpurgo, une fois de plus, frappe très fort avec ce récit court, mais qui ne déroge pas à l'extraordinaire poésie et à la profonde humanité qui sont deux des caractéristiques premières de son auteur. Auxquelles s'ajoute un véritable talent littéraire, n'en doutez pas ! La douceur de Serafina, l'amour absolu de Federico, la quête du bonheur perdu font de ce conte très émouvant un modèle du genre.

Le trait de E.C. Clark, parfois naïf et toujours d'une extrême douceur, convient à la perfection à ce texte tendre, souvent poignant mais aussi plein d'espoir. La palette de couleurs, riche, est employée au mieux et confère à ce petit ouvrage un véritable charme.

On peut regretter peut-être que les éditeurs français aient choisi de modifier le titre du livre et de traduire The best of times (le meilleur des temps) par le prince amoureux.

Le titre anglais, plus énigmatique en apparence, prend sens à la fin du conte... et quel sens ! Dommage. Il est parfois bon de laisser le voile se lever doucement...

 

Mathilde Piccoletti