20 février 2022
Minouche et Jean-Minet : l'oeuf de papa
Une nouvelle série en Moucheron, délicieuse et formidable ❤️❤️❤️❤️
Qu’est ce que c’est pénible d’avoir une petite soeur ! Comme c’est énervant d’avoir un grand frère qui vous traite en boulet ! Alors quand on impose à Jean-Minet sa petite soeur Minouche pour aller faire des courses, imaginez la soupe à la grimace. Elle est très contente. Lui a décidé de la snober et de bouder. En route, alors qu’ils sont allés chercher des oeufs pour leur papa, ils rencontrent Achille affublé lui des ses ouragans de petits frères. Arrive alors ce qui devait arriver. On papote, on s’amuse, on oublie les petits et d’un coup Minouche a disparu. Un troll vorace l’a-t-elle dévoré ? Pauvre Jean-Minet le voilà bien penaud.
Un Moucheron qui se dévore et se savourer avec les petits et les premiers lecteurs pour suivre les chamailleries de ces deux frère et soeur qui s’aiment beaucoup (chut Jean-Minet va bouder) et qui sont illustrés en crayonné illuminé de couleurs qui donnent une vie toute particulière à ce premier roman d’une série et une folle envie de lire la suite. Les petits et les plus grands vont adorer
Jean-Luc
Minouche et Jean-Minet : l’oeuf de papa
Caroline Fontaine-Riquier
Editions l’école des loisirs, collection Moucheron, 12 janvier 2022, 6 €
Publié dans #premières lectures, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
Dagfrid et comagnie
Dagfrid est de retour : qu'attendez vous pour lire les aventures de notre blondinettes préférée ? ❤️❤️❤️❤️
Notre Dagfrid est de retour et cette fois-ci c’est la crise. Encore me direz vous ? Elle veut absolument un animal de compagnie. Un chat lui conviendrait bien mais Odalrik, le petit cabillaud de sa maman (son frère quoi, suivez un peu) est parait-il allergique. Donc pas de chat ! C’est sans compter sur cette tête de mule de Dagfrid qui va foncer chez sa grand-mère maternelle (elle et la maman de Dagfrid ne se supportent pas) pour trouver du réconfort et essayer de manger autre chose que du poisson. Au fil des pages, on suit la malice avec laquelle l’autrice promène ses personnages et nous réserves ainsi des passages savoureux qui mêlent anecdotes et secrets de famille. Dagfrid parviendra-t-elle à adopter autre chose qu’un escargot ?
Drôle, frais et insolent, toujours aussi bon. A dévorer avec le suivant déjà paru.
Jean-Luc
Dagfrid et compagnie
Agnès Mathieu-Daudé
Illustration Olivier Tallec
Editions l’école des loisirs, collection Mouche, 5 mai 2021, 6,5 €
le suivant
Publié dans #premières lectures, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
Mon amie Zahra
Un roman tendre et doux pour parler d'absence, de déracinement et d'amitié ❤️❤️
Faites la connaissance de la petite Maryam, petite fille délicieuse mais tellement triste qui va conquérir votre petit coeur d’artichaut. Le petite est triste, si triste de savoir sa grand-mère qu’elle adore si loin de chez elle. Malgré les promesses de sa maman, elle sait qu’elle ne la reverra pas de sitôt sa grand-mère adorée. Alors même lui parler au téléphone devient douloureux. Sa vie devient triste, tout le monde s’inquiète jusqu’au jour où une petite fille de son âge qui lui ressemble, qui parle la même langue qu’elle à la maison : Zahra. Et le soleil, le bonheur et la joie de vivre vont de nouveau régner sur leurs vies.
C’est une belle histoire que nous raconte Maryam Madjidi elle nous parle du manque, de l’absence, mais aussi de la vie qui prend le dessus et de la force de l’amitié qui donne la force de passer toutes les épreuves. Un roman Mouche illustré avec le talent, le touché et la délicatesse de Claude K. Dubois, un bonheur de plus pour le lecteur.
Jean-Luc
Mon amie Zahra
Maryam Mmadjidi
Illustré par Claude K. Dubois
Editions l’école des loisirs, collection Mouche, 8 septembre 2021, 6,5 €
Publié dans #premières lectures, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
Sweety
Les bancs publics peuvent parfois réserver de très grosses surprises ❤️❤️❤️
Un beau jour, celui qui ne sait pas encore qu’il s’appelle Sweety fut abordé par par Tom et sa nounou Maggie. Celui qu’on ne verra jamais avais les dernières images du livre, fut adopté d’entré par le petit garçon qui tout roux, se mit à jacasser au dessus de lui et tenta de convaincre Maggie que se serait trop cool qu’il puisse venir à la maison.
Nous sommes dans un quartier huppé de Londres avec ces petites maisons aux couleurs pastels et aux façades étroites qui cachent d’étonnantes demeures. Maggie capitule mais jusqu’au retour de la maman de Tom. Tout semble aller merveilleusement bien comme le raconte la voie off de celui qu’on ne voit pas. Mais lorsque la maman de Tom avance son retour et annonce que le fameux repas qu’elle devait faire trois jour plus tard est avancé brutalement, c’est la panique. Le nouvel invité a, comment vous dire, un peu dérapé, l’invité est quelqu’un de très connu et d’important, et puis il y a aussi les habitués du quartier qui vont sauver la mise à toute la petite bande.
C’est étonnant, délirant, la voie off de Sweety qu’on ne découvre qu’à la fin donne une ambiance toute particulière en décrivant par le menu les actions, les personnages et les lieux. Les illustrations malicieuses de Magali Le Huche achèvent de donner ce sentiment d’un Londres un peu hors du temps et nous embarquent totalement dans ce petit univers, quelques maisons et une rue pour une histoire drôle et tendre. On aime.
Jean-luc
Sweety
Astrid desbordes
Illustrations : Magali Le Huche
Editions l’école des loisirs, collection Mouche, 16 juin 2021, 8 €
Publié dans #premières lectures, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
Leur sang coule dans tes veines
Nous l'avions adoré à sa sortie. Vous en reparler et vous donner envie pour les vacances; Très gros coup de ❤️❤️❤️❤️❤️❤️ d'Amandine notre libraire : "depuis son accident, Martha a le don de ressentir les émotions des gens en touchant leurs vêtements. Elle décide de partir en Norvège, où habite sa grand-mère, pour découvrir l'origine de ce don et l'histoire de ses ancêtres. Un roman entre mythologie, Fantasy et romance." AG
Coup de ❤️❤️❤️❤️❤️ de la rentrée ! Un roman puissant et addictif ! Génial !
L’un des premiers romans de la rentrée et déjà le coeur qui tape et le plaisir de lire un très bon roman.
Matha est tombée d’un arbre dans son jardin. Cet accident lui a couté un oeil et depuis elle se replie sur elle même parce qu’elle a le sentiment d’être devenue un monstre aux yeux des autres et puis surtout parce qu’elle peut lire leurs émotions et leurs souvenirs au simple contact de leur vêtement de manière plus ou moins intense en fonction de la matière du vêtement porté.
Paniquée, n’obtenant pas de réponse ou ne pouvant en avoir de ses parents divorcés qui la prennent en tenaille, elle décide de rejoindre l’île de Skjebne, l’ile de son enfance où pense-t-elle sa grand-mère sera la seul à pouvoir lui répondre.
Dès les premières pages Martha est littéralement en fuite vers ce qu’elle pense être son refuge, dès les premières lignes l’autrice comme par magie happe le lecteur et le tient désormais pris au piège des lignes qui dansent sous ses yeux.
Là-bas, le suspens tombe vite, elle arrive trop tard, sa grand-mère est morte et c’est seule pense-t-elle qu’elle devra affronter le mystère de ses nouveaux pouvoirs. C’est sans compter le hasard. Stig jeune homme perdu comme elle, a rejoint l’île et s’est réfugié dans la maison qu’il pensait abandonnée. Les deux vont devoir cohabiter et plus encore. Mais surtout il faut faire vite, car en mourant sa grand-mère a du abandonner son rôle de veilleuse, celui échu depuis tant de générations aux femmes de la famille qui consiste à arroser avec l’eau du puit l’arbre étrange qui se trouve derrière la maison, Ygdrasil selon la mythologie nordique. Et sans ces attentions journalière, l’arbre se meurt et ouvre peu à peu la porte au royaume des morts dont les âmes affolées s’échappent en même temps qu’une créature redoutable assoiffée de sang et de mort. Il faut faire vite, la bête rôde, elle a déjà tué et sa prochaine cible semble évidente. Au fil des pages, en même temps que l’évolution menée au pas de charge de l’histoire, se greffe celle de la famille de Martha. On découvre ainsi ses liens avec la mythologie nordique, les explications liées à ces pouvoirs étranges, ce lien avec le royaume des morts, et l’urgence qu’il y a à ce que les choses retrouvent leur situation ancestrale pour que le monde puisse de nouveau fonctionner ou couler dans le chaos.
C’est absolument bluffant, c’est très bien écrit, c’est totalement addictif et on sort quasi épuisé et à bout de souffle de cette lecture (plaisir bien évidemment) qui nous entraîne entre mythologie et horreur et surtout qui est écrit de telle manière que nous aussi lecteurs avons le sentiment d’avoir reçu les mêmes pouvoirs que l’héroïne et d’être devenus des éponges à émotions et à sentiments étranges et passionnés.
Un très bon premier tome qu’il faut dévorer sans attendre. Un seul défaut la suite n’arrive qu’à l’automne, mais vraiment c’est formidable.
Jean-Luc
Leur sang coule dans tes veines
Rachel Burge
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) : Corinne Daniellot
Editions Casterman Jeunesse, 5 janvier 2022, 16 €
18 février 2022
Adam & Thomas
Le premier roman pour la jeunesse d'un très grand Monsieur : Aharon Appelfeld. Un récit magnifique qui sait dire l'indicible en nous racontant l'histoire de ces deux jeunes garçons dans une histoire presque hors temps, comme pris au piège nous aussi par leur vie !
Magnifique : à lire et faire lire ! A remettre sans cesse en avant !
Coup de coeur pour un roman inclassable et irremplaçable
Un jeune garçon conduit par sa mère dans la forêt qu’ils connaissent bien. Pourtant, tout a changé, plus de jeux, de temps insouciant. Tout semble sombre, différent, pourtant maman l’a dit il va falloir rester et se débrouiller en attendant qu’elle revienne. Sa mère repart vers la ville, vers le ghetto pour sauver ses grands-parents, pour les cacher.
Car Adam est juif comme des millions d’autres, comme cet autre garçon Thomas dont la maman l’a accompagné aussi dans la forêt avec les mêmes consignes. Alors les garçons réfugiés dans un arbre, s’y construisent un refuge là haut pour se cacher et se protéger. Ils vont apprendre à survivre en attendant que leurs mères reviennent, en se demandant pourquoi on les a laissés, pourquoi elles ne reviennent pas plus vite, si elles seront de retour un jour … Les deux garçons partagent, parlent, échangent sur leur vie d’avant, les expressions, les histoires transmises par les grands-parents, de Dieu. Et puis les jours s’étirent, parfois quelqu’un passe en courant poursuivi par des cris, des chiens, des bruits de balles, comme un écho inquiétant, angoissant de la vie d’avant, de la vie au-delà de la forêt. Les deux garçons vont devoir survivre à l’hiver, se rapprochent d’une ferme, trouve une main secourable qui dépose de quoi les faire tenir, toujours dans l’attente.
Aharon Appelfeld tire ce récit bien évidemment de sa propre expérience. En le lisant, on a le sentiment d’être hors du temps, comme dans un conte terrible nous montrant deux enfants seuls, abandonnés qui apprennent à survivre et qui sont aidés par des forces bénéfiques. Contrairement à ce que certains pourraient croire, ce roman reste étonnamment, formidablement optimiste, comme si l’horreur vécue par Aharon Appelfeld , les épreuves, la survie lui avaient données une force infinie pour croire qu’il y a quelque part toujours une part d’humanité et de rédemption possible. Le plus apporté au roman sont également les illustrations de Philippe Dumas qui accompagnent , font corps au récit et nous emmènent dans cette forêt qui saura cacher ces deux enfants et leur permettre d’aller plus loin.
Un très beau roman à faire lire aux adolescents pour qu’ils sachent que quelque part une autre vie, un autre regard sur les autres est possible.
Jean-Luc
L’illustrateur Philippe Dumas : Issu d’une famille parisienne, Philippe Dumas est né à Cannes en 1940. Diplômé de l’École des métiers d’art et de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, il écrit et illustre lui-même ses textes. En 1976, il publie Laura, le terre-neuve d’Alice, son premier livre pour enfants. Depuis, il a écrit et illustré de nombreux livres traduits en plusieurs langues et dont le succès a fait de lui un grand auteur contemporain pour la jeunesse. L’Angleterre et la Normandie ont été longtemps ses lieux de vie et d’inspiration. Aujourd’hui, il se consacre aussi à la peinture. Il a reçu le Grand Prix de Littérature Enfantine décerné par la Ville de Paris pour l’ensemble de son oeuvre en 1987. C’est un auteur dont la puissance d’évocation tient souvent à sa retenue et à sa finesse d’analyse ; et qui a toujours allié à une très grande délicatesse une véritable liberté d’écriture et de dessin, un réel anticonformisme. Infos : l'école des loisirs.
Retrouvez l'interview de l'auteur recueillie par sa traductrice Valérie Zenatti que nous avions mis en ligne au moment de la sortie du roman. D'un clic sur le visuel ci-dessous.
Adam & Thomas
Aharon Appelfeld
Philippe Dumas (Illustrateur)
Traduit de l’hébreu : Valérie Zenatti
Editions l’école des loisirs, Médium, 5 mars 2014, 15 €
Publié dans #Ados, #romans junior, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
16 février 2022
Rainette et Triton
Une clef qui tombe dans un étang, deux petits créatures, une rose, une verte qui s’éveillent à la vie. Formidable Aurore Callias ❤️❤️❤️❤️❤️
Faites la connaissance de Trim, Thérèse et Tarabuso qui viennent prendre leur petit déjeuner avec leur ami Ragondin. Au menu : une tourte.
Mais ce jour là est particulier, Ragondin a creusé un trou dans la glace pendant la nuit et les amis aperçoivent au fond deux formes, une verte et une rose qui s’agitent et remontent vers la surface. Les deux petites choses ne parlent pas mais Ragondin qui s’est réveillé pense qu’ils seront délicieux dans la tourte. Mais alors que Ragondin essaye de convaincre que nourrir tous les habitants de l’étang en plein hiver c’est compliqué, un étrange spectacle se déroule dans son dos.
Pourtant le spectacle de l’épuisette volante vient de s’arrêter avec l’arrivée d’un superbe héron totalement furieux qu’un triton et une rainette soient sortis de l’étang.
Mais Ragondin est une vraie tête de mule et les choses ne vont pas totalement se passer comme elles auraient du. On découvre en lisant ce petit roman de la collection Mouche tout un univers poétique et merveilleux, des créatures formidables, des amis qui s’entraident et deux petits nouveaux (enfin trois vous verrez) que vous allez adorer. C’est frais, léger avec un petit côté féérique et magique qu’on adore.
Formidable petit roman avec deux petits héros et leurs amis géniaux. Des illustrations douces et belles qui semblent glisser sur les pages et nous entraînent dans un univers formidable. La suite arrive en avril. Précipitez vous.
Jean-Luc
Rainette et Triton
Aurore Callias
Editions l’école des loisirs, collection Mouche, 10 février 2021, 6,5 €
A paraître en avril.
Publié dans #premières lectures, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
L'incroyable aventure de Magellan à la conquête des océans
Prenez place à bord des navires qui quittent Séville et partez pour une aventure extraordinaire
L’aventure début le 10 août 1519 lorsque cinq navires quittent le port de Séville. C’est Fernand de Magellan qui dirige l’expédition. L’équipage est financé par l’Espagne grande rivale à l’époque du Portugal dont est issu Magellan. A ses côté en plus de l’équipage Antonio Pigafetta le fidèle chroniqueur de l’homme illustre. C’est lui qui va raconter la fin de cette terrible épopée qui ne verra revenir qu’une vingtaine de membres de l’équipages alors que tout le monde les croyait déjà morts. Un récit qui se lit d’une traite, pris par la tension et les récits parfois terribles. Des illustrations superbes qui donnent une ambiance parfaite et réaliste au roman et des pages documentaires qui sauront satisfaire les petits curieux : une superbe carte sur une double page qui retrace les étapes essentielles de de voyage exceptionnel ; deux doubles pages passionnantes sur naviguer à l’époque de Magellan et le temps des explorateurs ; et pour terminer l’après Magellan, des autres tours du monde.
Passionnant, très bien écrit avec le récit porté par la voie de Magellan jusqu’aux évènements tragiques ou Pigafetta reprend la main ce qui donne une vraie tension au récit. A découvrir et faire découvrir pour nos jeunes lecteurs. Bibliothèques, CDI…
Jean-Luc
L’incroyable aventure de Magellan à la conquête des océans.
Pascale Hédelin
Illustrations Nacy Pena
Editions Bayard jeunesse; collection les romans-doc, aventure, à partir de 7 ans, 19 janvier 2022, 6,5 €
Publié dans #Documentaires, #romans junior, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
La véritable histoire de Jeanne, qui manifesta pour les droits des femmes
Jeanne, dans l'année de ses treize ans sait ce qu'elle veut ! Et elle va se battre pour s'imposer en tant que femme !
Jeanne est à l’âge où on va lui demander de choisir son futur métier. Mais ce matin là, lorsqu’elle en parle à sa mère couturière, elle sait qu’elle ne veut pas être comme sa maman et sa soeur aînée. Non, elle veut devenir chirurgienne. Mais toutes les deux savent que cela va être compliqué car à cette époque (dans l’entre deux guerres) l’école est gratuite jusque’à 13 ans et ensuite il faut avoir les moyens de payer et très peu de filles continuent. Le jour suivant leur maîtresse, Mlle Dupin, les informe qu’elle sera absente car elle ira manifester pour le droit des femmes. C’est décidé Jeanne ira aussi, elle achète un ticket de métro et rejoint le lieu de la manifestions, son secret espoir est d’y retrouver celle qui a sauvé son père pendant la Première Guerre mondiale : Suzanne Noël. Le destin est en marche et plus rien d’arrêtera désormais la petite Jeanne.
Un documentaire qui se lit d’une traite comme une formidable aventure. L’héroïne est formidable, vive et intelligente. L’autrice sait en quelques lignes recréer le contexte et montrer les difficultés que rencontrent les femmes de cette époque pour obtenir les mêmes droits que les hommes. Des illustrations lumineuses et qui retiennent bien l’attention et des pages documentaires riches et malignes : dans la place des femmes au fil du temps, on se rendra compte que tout n’est pas si évident selon les époques et que souvent les femmes ont eu des responsabilités bien plus tôt qu’on le croit ; le droit de vote des femmes ; une manifestation (conditions…) ; cinq grandes féministes du début du XXème siècle ; les suffragettes en action : la mode « garçonne » ; elles ont osé ! (Des portraits de femmes qui sont sorties du rôle qu’on leur avait assigné) ; et aujourd’hui ?
Passionnant, très bien documenté et illustré, c’est une vraie réussite. A faire lire aux filles et aux garçons pour rappeler notamment que le droit de vote est essentiel.
Jean-Luc
La véritable histoire de Jeanne, qui manifesta pour les droits des femmes
Sophie Lamoureux
Illustrations Mary-Gaël Tramon
Editions Bayard jeunesse, collection les romans-doc histoire, dès 8 ans, 8 septembre 2021, 6,5 €
d'un clic sur lire la suite, retrouvez les titres de la collection ...
Publié dans #Documentaires, #romans junior, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
L’incroyable destin d’Anita Conti pionnière de l’océanographie
Une pionnière passionnante à suivre et donner en exemple ! On aime !
Comme à l’habitude de cette collection on suit l’héroïne de son enfance heureuse et joyeuse en Bretagne lors de l’été 1907 jusque’à sa mort à 98 ans.
Jeune femme intelligente formée par des précepteurs, elle va toute sa vie conserver passion et envie de tout ce qui concerne les océans et leur vie. Elle va utiliser ses talents de journaliste, photographe et relieuse d’art pour se faire connaître et partir à l’aventure. Rare et seule femme sur des navires (souvent considérées à l’époque comme portant malheur), elle saura imposer le respect aux marins et permettra par ses voyages, ses reportages, ses publications de comprendre bien des choses (voyages des espèces, début de la sur-pêche …) sur l’évolution de la vie marine et de l’action de l’homme avec la pêche. C’est passionnant, cela se lit d’une traite, on se sent concerné, aux côtés de l’héroïne et les illustrations sont très réussies. Le côté documentaire permettra d’en savoir davantage sur : une brève histoire de l’océanographie / être une femme en 1930, la photographie : les requins ma aimés et la surpêche : des océans sans poissons ?
Très réussi et à faire découvrir sans hésiter. Anita Conti est une pionnière passionnante et extraordinaire, femme engagée dans tous les combats de son siècle.
Jean-Luc
L’incroyable destin d’Anita Conti pionnière de l’océanographie
Fleur Daugey
Illustrations Laura Perez
Editions Bayard jeunesse, collection les Romans-doc science, à partir de 8 ans, 8 septembre 2021, 6,5 €
d'un clic sur lire la suite retrouvez les autres titres de la collection...
Publié dans #Documentaires, #romans junior, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
L’incroyable destin de Thomas Pesquet, astronaute
La course et le rêve d'aller dans l'espace ❤️❤️❤️
Ce roman doc de la collection science a été remis à jour en fonction de l’actualité de Thomas Pesquet. On aime l’histoire et la façon dont on nous amène de l’enfance à la station spatiale internationale à suivre Thomas Pesquet devenu une sorte de héros positif national et d’icône de la réussite à la française. Comment ce jeune scientifique brillant et curieux, pilote de ligne dans un premier temps, est-il devenu un astronaute de rang et de réputation mondiale.
On aime aussi les pages documentaires qui permettront aux jeunes lecteurs de découvrir, mais aussi de se poser de multiples questions supplémentaires : l’exploitation spatiale, la préparation à la mission spatiale ; bienvenue à bord de l’ISS, les risques physiques dans l’espace, le futur de l’exploration spatiale , les expériences scientifiques menées à bort et la station spatiale internationale.
Un volume très réussi à offrir aux jeunes curieux et curieuses mais aussi à mettre dans toutes les bibliothèques des écoles primaires et des CDI de collèges.
Jean-Luc
L’incroyable destin de Thomas Pesquet, astronaute
Pierre Oertel
Illustrations : Erwann Surcouf
Editions Bayard jeunesse, collection les Romans doc science, à partir de 9 ans , 10 janvier 2022, 6,5 €
D'un clic retrouvez les autres titres de la collection
Publié dans #Documentaires, #romans junior, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
L’incroyable destin d’Albert Einstein , qui perça le mystère de l’espace-temps
Un destin extraordinaire et surtout un savant hors du commun !
Tout commence à Munich en 1884 alors qu’au lieu de jouer avec ses camarades le jeune Albert perplexe observe la boussole que son père lui a offert la veille.
Le jeune Albert va avoir ensuite une scolarité chaotique, se faire renvoyer de cours pour insolence. A partir de la période de la Première Guerre mondiale va commencer une carrière fulgurante. Le grand génie instable parfois sera cependant un bien mauvais père. C’est au moment où il est en voyage à New-York qu’Adolf Hitler est nommé chancelier. Pendant leur voyage ils reçoivent un coup de fil affolé de l’une de leurs amis qui les supplie de ne pas rentrer à Berlin, leur appartement a été saccagé. En effet depuis les années vingt Albert Einstein dénonce publiquement le racisme, l’antisémitismes tout en affichant publiquement ses positions pacifistes ce qui lui a valu très tôt des menaces et injures de la part des extrémistes du NSDAP. Cela lui vaudra un exil définitif et l’utilisation d’une partie de ses travaux pour l’arme atomique à son grand et éternel regret.
Une personnalité complexe, un très grand savant, un homme parfois peu à même de régler les problèmes du quotidien mais qui fera progresser la science de manière étonnante et fulgurante.
Les pages documentaires sont riches et étonnantes, sources de questions elles aussi souvent : dans le cerveau des physiciens / avant Einstein / bienvenue dans l’espace-temps / de la lumière à la matière / Einstein aujourd’hui.
Pour les jeunes curieux à partir de 9 ans pour grandir et s’étonner. Dans toutes les bonnes bibliothèques et CDI …
Jean-Luc
L’incroyable destin d’Albert Einstein , qui perça le mystère de l’espace-temps
Raphaël Martin
Illustrations : Claire Perret
Editions Bayard jeunesse, collection les romands-doc Science, à partir de 9 ans, 26 mai 2021, 6,5 €
Dans lire la suite les autres titres de la collection : clic !
Publié dans #Documentaires, #romans junior, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
07 février 2022
Petits poèmes pour y aller
Publié dans #Albums, #tout-petits, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook
24 janvier 2022
Les merveilleuses Pâtisseries de Billy : la course aux gâteaux
Rainette et Triton
Vampyria
A lire ou relire ! Excellent ! Essentiel ❤️❤️❤️❤️ Vénéneux à souhait, inquiétant et trépidant !
Le nouveau Victor Dixen nous entraîne dans un univers sombre et inquiétant. Louis XIV n’est plus, mais n’est pas mort non plus. Diverses expériences l’ont amené à transmuter et à devenir un vampire tout puissant. A sa suite dans la plupart des royaumes européens, les souverains se sont transformés aussi et sont devenus des vassaux du Roi Soleil transmuté en Roy des ténèbres. C’est dans cette société transformée par les nouveaux maîtres tout puissants que des règles strictes se sont mises en place. Prélèvement régulier de sang frais pour les maîtres, interdiction formelle de sortir après la tombée de la nuit (malheur à celui ou celle qui ne peut se réfugier à l’abri), et division même au plus haut sommet de l’Etat entre la noblesse vampirique et celle qui les côtoie. Le peuple sert désormais de réserve alimentaire à une partie de la noblesse vampirique soumise à des quotas de transmutation drastiques.
Dans ce monde cruel, dominé par la peur, certains ont décidé de résister cependant. Et un rien peut dans cet univers, faire basculer une vie. C’est ce qui va arriver à la famille de Jeanne Froidelac, jeune fille choyée par son père et sa famille qui vont être assassinés par les envoyés de l’Inquisition. C’est en essayant de se réfugier chez ceux qui l’ont trahie, quelle va trouver le salut et faire la connaissance d’Alexandre de Mortange, vampire qui, lui, voit dans l’arrestation et le meurtre de la famille de Jeanne une occasion de revenir en grâce à Versailles.
Quand à elle, désormais appelée Diane de Gastefriche, elle monte à Versailles avec le bourreau de sa famille, vers l’école de la Grande Ecurie qui accueille des enfants de la noblesse mortelle et notamment ceux qui comme Jeanne/Diane se retrouvent seuls pour cause de service rendu au Roy.
Diane, va entrer dans un univers de soupçon de trahison, de luttes intestines, dans l’antichambre de la cours de Versailles par l’épreuve de la Gorgée du Roy.
Victor Dixen tisse sa toile patiemment, une fois son cadre en place, il en creuse les détails, fait apparaître peu à peu les pièces de son échiquier cruel et géant. S’appuyant sur l’Histoire et le Versailles du Roi Soleil, il en crée une version sombre et ténébreuse, venimeuse aussi car tant de ses protagonistes sont dangereux qu’ils soient humains ou vampires. Des humains aux côtés des vampires, ceux qui subissent de leur plein gré ; les traîtres portés par l’envie de reconnaissance ultime : la transmutation ; ceux qui ploient sous le joug ; des nobles devenus ivres de pouvoir et d’ambition…
Amis, ennemis, alliés, difficile de ne pas se faire piéger par les faux semblants créés par l’auteur qui sait se jouer des apparences et nous entraîner vers un final étonnant qui ouvre sur une suite attendue désormais avec impatience.
Ce tome 1 de Vampyria est une sorte de fleur vénéneuse et fascinante à la fois. Dès les premières lignes vous serez happés par l’intrigue et les personnages. Tout au long de l’histoire, vous serez surpris par les méandres de l’intrigue et ses retournements. Désormais, Jeanne devenue Diane par la force des choses tente de reprendre son destin en main et vise la vengeance.
Un premier tome passionnant et excitant. A découvrir de toute urgence
Jean-Luc
Vampyria , Livre 1 : la cour des ténèbres
Victor Dixen
Illustration de couverture © Nekro / Médaillons © Loles Romero / Lettrage : © Tarwane
Editions R’, 15 octobre 2020, 16 €
Diane de Gasterfriche ou Jeanna Froidelac peu importe ou presque le nom que vous allez lui donner. Peu importe ? Pas si certain, car peut-on vivre à la cour de l’Immuable sans en subir les conséquences, loin des siens, loin de ses alliés. Dans ce deuxième tome qui nous prend tout autant aux tripes que le précédents, on retrouve notre jeune héroïne en proie avec les complots, les cabales et un danger mortel qui semble même faire trembler le pouvoir du vampire suprême : les goules qui infestent les bas fonds et la nuit qui semblent s’être organisées et être guidées par une ennemie du souverain celle qui se fait appeler Hécate ou la Dame des Miracles.
C’est ainsi, alors qu’elle a faille se faire surprendre en plein complot par un des gardes du palais, qu’elle va se voir confier une mission de la plus haute importante : relever le défi de la Dame des Miracles, la localiser et la ramener à son maître qui espère ainsi mettre la main sur son pouvoir qui gouverne aux goules et ainsi rendre le sien quasi invincible.
On va ainsi se retrouver lancé dans les rues d’un Paris revisité par l’Immuable et les siens (sublime carte de Paris), courir les rues devenues mortelles à la tomber de la nuit, éviter les complots, rencontrer d’autres vampire comme Sterling Raindust, diplomate au service de la cour d’Angleterre , faire la connaissance d’une groupe de bandes nommés les Lacrymal et leur Dame qui rêvent de vengeance (parfois les vengeances portent toutes vers les mêmes personnes et créent ainsi des liens étonnants) ; l’hospice des Incurable et autant de lieux étonnants et revisites par un auteur très au fait de l’histoire réelle de la ville et par sa création. (Le gibet de Monfaucon, la cour des Miracles…)
Retrouvailles, anciens amis qui se rejoignent, secrets jalousement gardés, nouveau personnages et une héroïne qui malgré la noirceur de ce monde, ses dangers et ses désillusions reste un petit point d’espoir et de lumière avec une pointe de mystère savamment distillée par un auteur décidément très en verve. Vivement la suite, mais en attendant ne boudez pas votre plaisir et offrez déjà les deux fantastiques premiers tomes.
Jean-Luc
Vampyria, Livre 2 : la cour des miracles
Victor Dixen
Illustration de couverture © Nekro / Médaillons © Loles Romero / Lettrage : © Tarwane © Pen de Paris Misty Beee
Editions R’, 17 juin 2021, 17 €
La belle Jeanette
La belle Jeannette, c’est le nom d’un chalutier, celui du père de celle qui raconte l’histoire, installés sur l’île d’Yeu. Elle qui rêve de devenir comme les générations avant elle marin, mais elle c’est une fille, alors elle sera marin pêcheuse. Ainsi, peu à peu elle a gagné la confiance de son père et des marins et ils ont accepté pendant les vacances de l’emmener pêcher avec eux. L’histoire, on la vit en direct, avec elle et eux, tant le récit est précis et vivant et lorsqu’un jour, juste avant la tempête, ils croient avoir pêché un thon, la surprise va être de taille. Lili n’en croyait pas ses yeux, ils venaient de pêcher une sirène et c’est elle qui s’en est occupé pendant que les garçons mettaient tout en ordre pour rentrer avant la tempête qui menaçait.
Par la suite, les choses se sont compliquées : que faire de la sirène ? La remettre à l’eau, s’en occuper : ça a chauffé entre les marins, alors ils sont décidé d’appeler un océanographe, le professeur Merlieux. Mais comment garder le secret longtemps surtout que les sirènes, elles chantent la nuit et ensuite lorsqu’enfin le professeur a pu venir, l’un des marins avait décidé de la remettre à la mer et tout a basculé : tout le monde a été mis au courant et les ennuis ont commencé : les médias s’en sont mêlés et la petite île si tranquille est devenu l’épicentre du sujet du moment. Du coup pour Lili et ses copains de l’école le problème est vite devenu, comment sortir la sirène de cette situation ? Et là les enfants ont assuré. Cette histoire est passionnante, tellement bien écrite, qu’on se fait prendre dès les premières lignes et qu’on n’arrive plus à la lâcher. Elle parle de passion, de transmission, de découverte, de tolérance, de nature, de respect des autres formes de vie et d’alliance entre enfants pour toujours trouver la bonne solution. Belle, inventive et tendre cette histoire emportera les jeunes lecteurs sans coup férir. Bien évidemment comme à l’habitude dans cette collection, un vrai coup de coeur pour les illustrations de Rozenn Brécard qui sont à la hauteur de l’histoire et de son écriture : belles et légères, qui emportent loin.
Jean-Luc
La belle Jeanette
Rémi Courgeon
Illustrations : Rozenn Brécard
Editions Seuil jeunesse, collection le Grand Bain, 10 septembre 2021, 9,5 €
Publié dans #romans junior, +critique de l'équipe, +critique des lecteurs | Lien permanent | Commentaires (0) | |
Facebook