16 mai 2024
Inheritance Games - tome 01
Le retour du tome 1 avec une magnifique version reliée avec une nouvelle inédite est l'occasion de vous parler de cette série addictive
Elle s’appelle Avery Grambs et sa vie de lycéenne sans histoire ou presque va bientôt basculer. Elle survit avec sa soeur Libby et dort dans sa voiture quand son mec, un beauf violent revient. Elle est une lycéenne discrète et plutôt douée mais est accusée d’avoir triché à un contrôle réputé infaisable et pourtant… Elle joue aux échecs avec un SDF et sa meilleure amie est partie loin et est très surveillée par ses parents.
Une vie cahin-caha qui va basculer avec l’apparition dans son champs de vision d’un jeune homme en costume impeccable (une vraie seconde peau) : Grayson Hawthorn vient la chercher pour l’ouverture de son grand-père le milliardaire Tobias Hawthorn, sa présence, à elle, est obligatoire pour l’ouverture du testament. Et là, tout bascule : le patriarche a globalement déshérité toute la famille au profit d’Avery et ils se retrouvent bloqués et contraints de vivre ensemble dans l’immense demeure familiale et ils n’ont pas le choix.
Une famille unie par la colère contre la nouvelle héritière. Quatre frères : Nash Grayson, Jameson, Xander. Avery va voir sa vie se transformer à la vitesse de la lumière : maison familiale aux multiples salles cinq bibliothèques et autres salles improbables chez le commun des mortels et trufée de labyrinthe ; une famille prête à tout, menaçante, soupçonneuse ; des lettres mystérieuses remises aux héritiers ; un testament qui impose la cohabitation ; des tentatives de meurtre ; un mystère à résoudre …
Ce premier tome est une pépite étonnante, peu à peu on est embarqué dans une ambiance presque étouffante avec des énigmes des mystères et le tout qui risque de tourner au jeu de massacre. Avery comprendra-t-elle pourquoi elle a hérité ? Les Hawthorne comprendront-ils les raisons de leur mise à l’écart ? Qui va tenir jusqu’au bout ? Qui saura tirer son épingle du jeu ?
On aime l’ambiance, la maison délirante et pleine de pièces bluffantes, de cloisons qui ouvrent sur des passages secrets, les personnages qui gravitent autour de l’héroïne (à qui peut-on faire confiance) et la course poursuite qui vous mènera vers une autre énigme.
A dévorer en version classique ou en format relié avec un superbe jaspage. On aime définitivement.
Jean-Luc
Inheritance Games - tome 01
Jennifer Lynna Barnes
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Guillaume Fournier
Illustrations © 2020, Katt Phatt. Couverture : Karina Granda
Editions Pocket Jeunesse, 3 février 2022, broché : 18,5 €, relié 2 mai 2024, 25 €
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Le royaume des Trois : La joueuse de Cithare, tome 1
Le tome 2 devrait arriver le 23 juin. Un voyage en Chine étonnant et mouvant. ❤️❤️❤️❤️❤️
Avec ce tome 1 qui réécrit en mettant principalement des personnages féminins un récit chinois dit des Trois Royaumes. Deux parties principales celles où le monde des humains va vers son destin avec les différents clans, les seigneuresses et leurs stratège qui vont s’affronter sur un échiquier mouvant, plein de rebondissements, d’aventures, d’erreurs, de trahisons.
Des destins qui se croisent, s’entrechoquent, des stratégies sur le fil du rasoir pour tromper l’ennemi aux aguets, qui guette le moindre détail, la moindre erreur de l’adversaire pour lire entre les lignes. A partir de la deuxième partie, vous verrez l’extraordinaire et le monde des dieux se mêle au destin des femmes en lutte pour subir ou contrôler leur destin.
Un roman rythmé, mêlant histoires ancestrales, mythologie, amour, ruse et stratégie, les joueurs de cithare, ne pas se laisser endormir par la paix et la sécurité et pour suivre le destin haletant de Zéphyr ascendant, de Ren, Miasma, Lotus, Choucas et de tous les autres… Un premier tome d’une duologie entêtante qui embarque le lecteur dans une Chine ancestrale, mouvante et étonnante.
Jean-Luc
La joueuse de Cithare, tome 1 : le royaume des trois
Joan He
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Raphaëlle Pache et Camille Cosson
Illustration : Kuri Huang
Editions Lumen, 9 février 2023, 16 €
tome 2 à paraître le 23 mai 2024
Aurora Squad : Episode 01
Le retour de son autrice dans le catalogue Casterman jeunesse est l'occasion de vous lancer vers d'autres pistes.
Coup de ❤️❤️❤️❤️ pour un premier épisode rythmé et passionnant !
Si parfois comme nous vous êtes en retard et que vous regardez vos PAL d’un oeil mi septique, mi désespéré, courage. Et puis surtout il ne faut jamais désespérer parce que comme dans ce cas avec l’arrivée du tome 3, vous allez vous lancer et découvrir une petite pépite.
Cet épisode 1 est génial : superbement écrit, avec beaucoup d’humour, des personnages creusés et attachants, irritants, énervants, drôles et qui au final collent si bien ensemble. Le pauvre Tyler Jones est l’un des élèves les plus brillants de de l’académie Aurora et promis par ses résultats à pouvoir choisir le jour de l’Affectation une équipe brillante et prometteuse. Mais rien ne va se passer comme il l’espérait, lui qui marche avec sa jumelle Scarlett dans les pas de son père, n’arrive pas à dormir la nuit précédent la cérémonie. Il obtient d’un de ses supérieur de pouvoir faire un tour dans l’Ellipse. Ce qui devait être une promenade de santé va se transformer en mission d’abord car un vaisseau y est signaler en perdition avec quelqu’un cryogénisé mais vivant à bord et parce qu’il rentrera trop tard pour assister à la cérémonie de l’Affectation et ne pourra donc pas faire valoir ses droits.
Pauvre Tyler, Alpha brillant qui baisse la tête et accepte son destin. Heureusement sa soeur Scarlett (négociatrice), sa meilleure amie Cat (l’as pilote) ont demandé à lui être affecté rejoignant ceux qui n’ont pas été choisis : Finn le mécano à l’humour 180ème degré, un Traskien, Mal le gros bras guerrier Syldrathis, et Zila (la cellule grise) scientifique sociopathe à la réputation détestable. Viendra les rejoindre dans leurs aventures, celle qu’il a sauvé, endormie depuis plus de 200 ans dans son vaisseau perdu dans l’Ellipse, qui s’est réveillée intacte ou presque de son long voyage : Aurora dite Auri.
La première mission du nouvel escadron semble bien terne et peu glorieuse à nos jeunes amis : porter secours à un groupe de réfugié Syldrathis fuyant la guerre aux frontières de leur univers. Mais c’est là que tout va basculer parce qu’ils sont sept à bord et non six. La hiérarchie de Tyler s’est arrangée pour qu’Auri soit à bord ; la mauvaise volonté des réfugiés ; l’arrivée d’un navire des Invaincus faisant craindre le pire avec à leur bord le Fléau des étoiles et surtout à la surprise totale de tout le monde un vaisseau de la Force de défense terrestre (FDT) avec des membres de l’AMR (agence mondiale de renseignement). A partir de là tout bascule, tout se complique et tout s’enchaine.
On adore l’intrigue, ses rebondissements et ses vraies surprises. On adore les personnages, leur rencontre, leur confrontation au groupe et aux épreuves. Le style est enjoué, l’histoire complexe et très bien écrite. Le livre est une belle publication avec des pages de rappel sur les personnages et leur fonction, certaines situations dans un décor et une couleur différente du récit. Ce premier épisode est un vrai petit régal. Une série à entamer sans hésiter et tarder pour ceux qui sont en retard, le tome 2 est déjà paru (on vous en parle bientôt) et le tome 3 final sort le 8 septembre prochain. Foncez c’est excellent !
Jean-Luc
Aurora Squad : Episode 01
Amie Kaufman / Jay Kristoff
Traduit de l’anglais (Australie) : Emmanuel Gros
Illustration de couverture : Charlie Bowater
Editions Casterman jeunesse, 5 février 2020, 17,9 €
la nouveauté de la semaine
Illuminae
13 mai 2024
L’ourson qui aimait prendre son temps
Les éditions Flammarion jeunesse publient ce petit bijou qui n’avait jamais été publié en français. L’occasion de découvrir tout le talent de Geoffrey Hayes. Le héros de l’histoire c’est un petit ours et son récit est celui du bonheur de vivre, de la légèreté, du plaisir d’être seul, de se promener, de rêver avant de retrouver son quotidien. Les illustrations superbes sont d’une légèreté et d’une modernité étonnante avec des couleurs claires des cadres à la profondeur incroyable. Véritable ode à la douceur de vivre, au laisser aller et au plaisir de la vie qui coule doucement loin de l’agitation et du bruit. Magique
Jean-Luc
L’ourson qui aimait prendre son temps
Geoffrey Hayes
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Nadine Robert
Editions Flammarion jeunesse, 1 mai 2024, 12,50 €
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Paris
Les éditions Casterman jeunesse ressortent en ce mois de mai 2024, quatre titres de M. Sasek sur Venise, Londres, New-York et Paris. Publiés pour la première fois en 1960, ces albums sont de petits bijoux d’illustrations montrant à un moment T ces grandes agglomérations mondiales. Clic sur lire la suite pour découvrir les autres titres.
Paris est l’un des volumes réédités. Avec le trait et la mise en page et en couleur de M. Sasek qui a inspiré tant de générations d’illustrateurs après lui, dans notre capitale comme nous ne pouvons plus la voire aujourd’hui avec quelques clichés désuets et des situations qui n’existent plus actuellement. Notre Dame et sa flèche ouvrent le bal. Des autobus étranges, un métro organisé de manière si différente de la notre, les halles encore vivantes et présentes véritable ventre de Paris, et tant d’autres aspects qui se sont effacés progressivement.
C’est épatant. On aime l’histoire et le regard vers le passé qu’il nous offre, le trait de crayon si vif et dynamique qui croque un monde aujourd’hui effacé et nous permet de faire une promenade presque hors du temps dans notre capitale.
A découvrir et faire découvrir aux nouvelles générations, pour ouvrir leurs yeux sur d’autres formes d’expressions et d’illustrations, et nous faire découvrir avec les autres titres les grandes et belles villes mondiales.
Jean-Luc
Paris
M. Sasek
Texte français de Pierre Servais
Editions Casterman jeunesse, 1 mai 2024, 19,90 €
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Indigo
Il est né en 1789, et il pose beaucoup de questions notamment celle-ci, essentielle : « Est-ce que les adultes ne s’en posent plus ou qu’ils sont juste là pour nous apporter des réponses toutes faites ? ». Il c’est Gaspard qui très vite va se choisir un ami imaginaire à qui il va donner un prénom de roi Mage à lui aussi : Melchior.
Gaspard est né dans une famille d’artisans qui travaillent le tissu. Ce sont des « indienneurs » ces ouvriers qui fabriquent des « indiennes » c’est à dire des tissus imprimés qu’ils vendent un peu partout et qui parfois partent à l’autre bout du monde, monnaie d’échange pour un trafic abominable : la traite négrière.
C’est cela que va découvrir Gaspard, en dessinant son ami sur les indiennes en lui donnant vie et en le voyant partir un jour sur un bateau, il fouille retrouve des planches en apparences non utilisées et se fait surprendre par son père. Furieux, celui-ci va lui expliquer et répondre aux reproches scandalisés de son fils sur leur complicité face au trafic qu’ils diffusent les tissus et les histoires d’esclaves en secret pour que l’information se répande et que c’est leur façon de résister. Ainsi Gaspard va apprendre une forme de désobéissance particulière : savoir dire non et le faire à sa façon pour progressivement améliorer le monde.
Au fil des pages découvrez leur histoire, leur évolution et la disparition progressive de Melchior qui va comme souvent les amis imaginaires s’estomper alors que son créateur grandit.
Cet album est magnifique. Son texte d’abord nous fera rentrer le lecteur de manière curieuse dans la découverte du trafic d’esclave, de l’autre bout du monde par le biais du commerce qui a enrichit nombre de ports français comme la ville de Nantes. Les illustrations de Charles Dutertre sont parfaites, elles se marient merveilleusement bien avec l’idée des indiennes, les personnages prennent vie d’une page à l’autre, les représentations des navires négriers sont saisissantes et l’ensemble prend peu à peu l’aspect d’une lutte épique et d’une course contre la montre faisant écho à l’indignation du jeune Gaspard lors de sa découverte. Des couleurs chaudes, puissantes, des traits qui nous entrainent loin, si loin : magnifique travail.
Un album superbe, puissant par le message qu’il transmet : la curiosité, l’empathie pour les humains quels qu’ils soient et la lutte et la dénonciation de l’esclavage. Totalement indispensable.
Jean-Luc
Indigo
Alex Cousseau
Illustrations : Charles Dutertre
Editions du rouergue jeunesse dès 7 ans, 1 mai 2024, 18 €
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Tali et le monstre d’Odin
Tout a commencé comme une belle histoire. Une famille heureuse, deux frères, le grand et le petit qui s’aiment, jouent et chahutent ensemble. Et puis un soir le petit Tali voit venir son frère Odin qui lui semble si différent, froid, distant et qui se met à le toucher dans le noir. Alors peu à peu l’esprit de Tali semble sortir de son corps, fuir pour ne plus vivre ce qu’il supporte et lui si vif, perd ses réflexes semble rapetisser, comme si son corps c’était mis en pause et qu’il refusait de grandir dans ces conditions. L’histoire terrible nous dit aussi que parfois les adultes ne veulent ou ne peuvent pas croire. Comment imaginer que ce grand frère aurait fait du mal à son petit frère ? Heureusement sa grand-mère est là et va aider Tali à exorciser ses peurs, lutter contre les monstres, le monstre et mettre des mots sur ce qui lui arrive. Il va parler et son frère sera puni.
Cette histoire est magnifique, elle vous prend aux tripes. Elle dit la souffrance, la douleur, la terreur de ceux qui subissent, la difficulté de parler d’oser affronter les grands et de se faire croire, comprendre. Le texte est magnifique, il progresse peu à peu et par l’utilisation de la grand-mère permet peu à peu de dénouer la situation. Les illustrations semblent avoir pris le contre pied en quelque sorte de l’histoire puisqu’à l’exception de quelques pages plus sombre où la menace et le drame se jouent elles semblent prendre feu, apporter la lumière et la force nécessaires pour Tali et lui permettre de dire non et d’affronter celui qui fut son frère. Un magnifique album à utiliser en classe sans hésiter pour permettre de libérer la parole et faire comprendre aux enfants que malgré le drame qu’ils vivent, ils ne sont pas seuls et que les adultes sont capable de les écouter.
Jean-Luc
Tali et le monstre d’Odin
Marie de Monsabert
Illustrations : Clémence Pollet
Editions Milan jeunesse, dès 6 ans, 24 avril 2024, 13,90 €
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Nos maisons
Quel bonheur de parcourir ces pages et de se laisser emporter avec un goût d’été et de vacances futures, réelles ou fantasmées, déjà là.
Une petite fille dont la fenêtre de son immeuble s’ouvre dans la page et qui nous dit son attente et sa nostalgie de la maison familiale des vacances, le moment où tout le monde se retrouve, tout le monde s’amuse et part à l’aventure va nous embarquer avec elle.
Difficile de vous raconter l’album juste vous dire que vous allez participer à une construction pas comme les autres, partir à l’aventure avec des enfants à l’imagination débridée et savourer comme jamais un été qui une fois l’album refermé vous ramènera à la réalité de ce début de printemps laborieux comme si vous aviez plongé le temps d'une lecture dans un monde merveilleux.
Il émane du travail d’Elise Peyrache un charme fou, un gout de vacances d’enfance passée ou à venir, d’aventures extraordinaires. Les illustrations sont superbes les personnages et les décors dessinés avec finesse ont parfois un petit air de François Place. Les découpes dans les pages les troncs et les branches des cabanes qui s’entrelacent offrent à eux seuls un véritable voyage entre les pages.
Véritable ode à l’été, cet album doit absolument être l’un de ceux qui vous accompagnera vous et vos enfants lors d’un été chaud et merveilleux pour tout oublier de la grisaille du monde. Formidable réussite.
Jean-Luc
Nos maisons
Elise Peyrache
Editions Saltimbanque, 10 mai 2024,
dès 6 ans, 16,90 €
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Dix dans le lit
Insupportable cette poule tachetée. Ils étaient dix dans un lit, mais elle a décidé qu’ils étaient trop serré. Donc que tout le monde devait se pousser. Et voilà c’est parti pour un très bon moment de comique de répétition, merveilleusement mis en image par la construction des pages, puisque vous le verrez la partie centrale de l’album est découpée en rabats qui s’ouvrent au fur et à mesure que les animaux se poussent et tombent du lit. Au final, la poule change d’avis, trouve qu’ils lui manquent tous et hop les rappelle et cette fois-ci c’est pour un bon dodo dans un très très grand lit dans lequel ils sont dix. Frais, léger, drôle, illustré et mis en couleur avec bonheur : on aime !
Jean-Luc
Dix dans le lit
Katrina Charman
Illustrations : Guilherme Karsten
Editions Bayard jeunesse, dès 2 ans, 2 mai 2024, 12,90 €
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Peuples gardiens de la nature
Youpi, c’est un nouvel album de la collection Mosquito. Couverture épaisse, papier épais au grain si particulier qui absorbe les couleurs et donne une ambiance si particulière. Cette fois-ci nous partons à la découverte des peuples gardiens de la nature. Connaissez vous les Changpa, habitants du toit du monde ; les Moken nomades de la mer entre la Thaïlande et la Birmanie ou les Seri, descendants des géants et bien d’autres encore. Certains nous sont plus familiers comme les aborigènes d’Australie ou les Touaregs et les Kayan (les célèbres femmes-girafes). Plus d’une vingtaine de peuples, dont vous découvrirez la localisation, les coutumes, la résistance à la modernité ou à des situations trop contraignantes. Des textes courts présentent leurs habitudes et leurs actions. Et puis les illustrations pleine page sont superbes. A chaque page une ambiance particulière avec un fond coloré qui vous transporte dans un autre endroit de la planète et des représentations de ces peuples parfois en danger comme la nature qu’ils préservent, magnifiques. Un album empli de surprises, de découvertes, pour partir autour du monde et apprendre à découvrir notre planète et ses habitants.
Jean-Luc
Peuples gardiens de la nature
Sam G. C.
Illustrations : Raquel Martin
Traduit de l’espagnol : Philippe Godard
Editions Nathan jeunesse, album Mosquito !, 7 +, 2 mai 2024, 19,95 €
Et si ma mère était une sorcière ?
Une petite fille se demande si ça mère ne serait pas une sorcière. Alors elle va étape par étape essayer de nous le prouver. Au fil des pages vous saurez retrouver quantité de situations qui vous feront sourire et être d’accord au presque avec elle. C’est étrange quand même, ces prises de positions, cette façon se se comporter. Et même si vous pensez le contraire, de toute façon pas la peine de lutter, elle est têtue la petite fille et n’en démordra pas.
Alors maman est-elle une sorcière et si oui de quel type de sorcière s’agit-il ? A vous de le découvrir… à moins que ?
Un album drôle, malin illustré avec vivacité et magie (oui je sais c’est louche) et de pages en pages des détails, des décors, des mises en page superbes. A dévorer un soir de pleine lune pour forcer le sort et savoir enfin.
Jean-Luc
Et si ma mère était une sorcière ?
Myriam Bendhif-Syllas
Illustrations : Mayana Itoïz
Editions Saltimbanque, dès 3 ans, 3 mai 2024, 14,50 €
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L’enfant chat
C’est l’été, déjà et Anne Cortey entraîne le jeune lecteur dans un moment de calme entre réalité et monde étrange et merveilleux. Le soleil cogne, l’heure de la sieste, bébé et les parents dorment et Neko en profite pour creuser un tunnel. A la sortie, un chat curieux et câlin qui vient se frotter à l’enfant avant de l’accompagner vers le bébé qui réclame son biberon.
C’est une histoire étrange, les formes sont mouvantes, les tailles des personnages s’inversent peu à peu au fil de l’histoire et le tunnel vous mènera aussi là où vous embarquera votre imagination. Le travail d’illustrations de Charlotte Lemaire est pour beaucoup dans l’aspect fantasmagorique de l’histoire. Les pages riches de couleurs de formes comme sorties d’un tableau en plus grand format, ouvrent des portes à l’imaginaire du lecteur qui peut se projeter, imaginer, se rappeler et penser déjà à d’autres moments qui vivra cet été.
Un album chaleureux, avec quelque chose de presque langoureux comme si déjà la chaleur de l’été avait déjà tout engourdi et provoquait au loin des mirages propices à l’imagination la plus débridée. Formidable
Jean-Luc
L’enfant chat
Anne Cortey
Illustrations : Charlotte Lemaire
Editions Sarbacane, dès 3 ans, 1 mai 2024, 15,50 €
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Léonard de Vinci
Tout commence par de célèbres reproductions de tableaux mais aussi des dessins du maître. Et ensuite, comme dans tous les Kididocs, il y a des pages de quiz, de jeux des rabats qui s’ouvrent sur des merveilles, un pop-up central sur la Cène et tant d’autres choses. Des créations phares, des inventions ou la pré-science avant le monde contemporain d’engins, des rencontres et bien évidemment quelque part dans les pages Mona Lisa, incontournable.
C’est un documentaire passionnant que nous livre l’autrice et l’illustratrice par les choix qui sont faits, les illustrations qui savent se fondent et mettre aussi en valeur les oeuvres présentées avec une superbe qualité d’impression. Une réussite une fois de plus me direz vous pour un petit livre ludique, malin et qui donne envie de remonter le temps de bien des manières. Superbe.
Jean-Luc
Léonard de Vinci
Sylvie Baussier
Illustrations : Amandine Meyer
Editions Nathan jeunesse, collection Kididoc, 6+, 25 avril 2024, 14,95 €
Ma cape
Quand on casse les pieds à tout le monde avec sa cape, qui n’en est pas vraiment une (chut !), on finit par avoir les plus beau des cadeaux.
Papa, maman, papi, mamie n’y connaissent rien : ce n’est ni une serviette ou un manteau ou une nappe ou n’importe quoi d’autre : c’est une cape. Et comme toutes les capes, elle est magique : elle vole, rend invisible (pratique pour les buffets de desserts) et bien d’autres choses encore. Un album sur l’imagination, la complicité entre les générations, avec de belles illustrations auxquelles le papier et l’utilisation des couleurs donnent presque un petit côté vintage et intemporel. A découvrir pour les petits malins mono-maniaques et les autres.
Jean-Luc
Ma cape
Julia Thévenot
Illustrations : Anne-Hélène Dubray
Editions Sarbacane, dès 2 ans, 1 mai 2024, 14, 90 €
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Rêveries
Nous avions adoré le premier album de Sandrine Kao. Voici une nouveauté tout aussi réussi qui va vous entraîner cette fois dans le monde du rêve, pour grandir des étoiles plein les yeux.
Ses délicieuses bestioles nous entraînent de nouveau à la recherche de ce qui est doux, beau, merveilleux. Les sons qui apaisent et peuvent aussi nous emporter très loin ou nous remémorez des souvenirs heureux. Avoir la tête dans les étoiles et savoir savourer comme le dit une des doubles pages, les moments précieux de la vie comme autant de forces pour plus tard. Mais parfois il y a du sombre dans la vie, des instants difficiles, mais toujours aller de l’avant, partir loin, revenir et se nourrir de tout ce qui arrive pour en faire une force. Un album grand format superbement illustré avec des couleurs douces et chaudes à la fois. Des illustrations qui laissent la place aussi entre les vignettes à la respiration et au vagabondage pour s’émerveiller et sourire à la vie. Un album pour grandir heureux ! A partager sans hésiter.
Jean-Luc
Rêveries
Sandrine Kao
Editions Grasset jeunesse, dès 4 ans, collection lecteurs en herbe, 24 avril 2024, 19,50 €
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Adieu vieilles peaux ! Les mues des animaux
Quand on pense mue, on pense forcément reptile, couleuvre, serpent, vipère et c’est bien avec eux que s’ouvre cette histoire étonnante et riche. Pourtant ils ne sont pas les seuls : les caméléons et les tortues muent, les crabes, homards et autres animaux aquatiques eux aussi au fil des besoins et de leur croissance : ils grandissent, il leur faut de la place. C’est alors pour nombre d’entre eux un moment de gymnastique étonnant et de risques aussi. Les nouvelles carapaces sont encore souples et fragiles, il faut donc trouver le bon moment et le bon endroit, loin des dangers et des prédateurs pour muer.
Les insectes aussi muent : les chenilles qui deviennent papillons, mais là c’est carré ment une autre transformation, les cigales … Parfois il faut se faire beau pour séduire ces dames ou alors changer de fourrure pour affronter l’hiver et ses gelées. Et puis les mues servent aussi à se mettre au gout du jour et des saisons plus exactement : lorsque l’hiver reviendra il faudra se camoufler et se faire discret dans la forêt, alors les couleurs s’atténuent, le camouflage se met en place.
Un album documentaire superbement illustré et mis en page pour permettre aux jeunes lecteurs de bien voir et se rendre compte de l’évolution et pour les plus grands qui veulent en savoir plus, comme à l’habitude de cette collection la double page plus conséquente de la fin. Superbe album, passionnant et instructif.
Jean-Luc
Adieu vieilles peaux ! Les mues des animaux
Florence Pinaud
Illustrations : Emilie Vanvolsem
Editions du Ricochet , 5 avril 2024, 14,50 €