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26 juin 2017

Sauve qui peut les vacances !

Il est peut-être encore temps de sauver vos vacances ! Trop tard ? Alors consolez vous avec ce petit livre drôle qui vous montrera (peut-être !) qu'il y a bien pire que votre situation !

 

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Ils sont neuf ! Neuf auteurs de grand talent qui ont décidé de nous parler des vacances, mais pas de celles merveilleuses, version carte postale que tout le monde aime à raconter. Non, cette fois-ci c’est du côté de la force obscure que se situent les aventures ou plutôt devrait-on dire mésaventures. Il y avait bien eut des signes avant coureurs, comme la jambe cassée du père, mais quand un volcan vous pourrit vos vacances et transforme la joie du départ en séquence trash, peut-on lutter contre la nature ? L’amitié peut-elle résister au vide sidéral ? Mais les vacances peuvent bien évidemment tourner au cauchemar absolu : des pirates, une institutrice en maillot de bain, une semaine de trecking offerte par des parents enthousiastes, un auto-stoppeur terrifiant, une famille envahissante…

Ces neuf nouvelles nous embarque du côté de nos pires cauchemars, le ton est insolent, mordant, drôle, les histoires décalées et si vraies souvent.

Un petit régal à lire avant de partir, histoire d’éviter peut-être certaines difficultés à venir : trop tard ? Bonnes vacances alors !

 

Indispensable dans toute les bonnes valises.

 

Jean-Luc

 

 

 

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Sauve qui peut les vacances !
Gaia Guasti, Philippe Lechermeier, Yann Mens, Mikaël Ollivier, Fred Paronuzzi, Thomas Scotto, Colin Thibert, Florence Thinard, Sarah Turoche
Editions Thierry Magnier,  17 mai 2013, 9 €

 

 

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Felicidad

Felicidad capitale de la Grande Europe, ville de tous les pouvoirs, de toutes les compromissions. Et si quelque part un grain de sable se glissait dans cette terrifiante machine si bien huilée...

 

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Felicidad ; Jean Molla ; Editions Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, juin 2010, 6 €

 

Lorsque Claude Buisson Ministre du Bonheur Obligatoire du gouvernement de la Grande Europe est appelé en plein réveillon de Noël, il ne pense pas que les ennuis vont commencer et imagine plutôt un grand moment de sa carrière. La vidéo que leur montre  alors ( à lui et ses collègues),  le Président à vie de la zone, les plonge dans la stupeur la plus grande, notamment lui… Les évènements qui vont se succéder alors, vont faire basculer les certitudes d’un certain nombre d’habitants de cette Grande Europe et de l’un de ses plus fin limier : Alexis Dekcked.

La Grande Europe l’un des trois Etats continents qui gouverne et contrôle le monde avec la ChineAsie et les Etat-Unis d’Australamérique.

Monde hiérarchisé dans lequel les plus défavorisés sont rejetés par la société et vivent dans la misère la plus grande au seuil des cités dans ces zones que l’on appelle les enclaves. D’autres particularité sont la marque de fabrique de ce monde comme les parumains sortes de clones des humains programmés pour leur ressembler, les servir… Pourtant un grain de sable s’est inséré dans la machine et pourrait bien mettre à mal cette société si policée et surveillée.

C’est un monde du futur glacé et effrayant que nous livre Jean Molla. Cette société violente, contrôlée à l’extrême avec ses parumains finalement pas si rassurants que cela. C’est en cherchant à retrouver ceux que son supérieur lui a demandé de retrouver et d’éliminer de toute urgence, qu’Alexis Dekcked va peu à peu lever le voile d’un mystérieux complot et la réalité d’une société tyrannique. Pris au piège de sa propore enquête il nous entraine vers un dénouement pour le moins surprenant qui n’augure pas forcément d’un avenir meilleur !

 

Un excellent roman qui est de nouveau publié dans la nouvelle collection de Gallimard, Pôle Fiction. A découvrir ou redécouvrir d’urgence pour tous les amateurs de sociétés du futur inquiétantes et déroutantes dans lesquelles, ils pourront chercher un miroir à la notre : qui sait !

 

Joseph

Quand Athènes était une puissance du monde méditerranéen

Deux courants noirs à relire au coeur brûlant de l'été ! Clic sur les visuels.
L'excellent Martial Caroff en action 

 

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Le soleil brûle sur l'Acropole, la Guerre du Péloponnèse épuise les cités grecques et Aristophane concourt pour gagner le prix de la meilleure comédie aux Grandes Dionysies

 

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Avec Antisthène menez l'enquête et passez le plus beau des été 
avec et sur le blog des Sandales

Le soleil brûle sur Athènes, ses complots pour mettre fin à la guerre du Péloponnèse, ceux pour savoir qui va emporter les concours prestigieux des Grandes Dionysies. Et la mort rôde. Qui veut tuer Aristophane ? Dans quel but ?
Antisthène jeune philosophe des rues, disciple de Socrate va nous guider de maison en maison, de lieux de lumière et de pouvoir prestigieux, en endroit sombres et sordides, à la découverte de l’Athènes du Vème siècle avant notre ère.
Les redoutables chefs des partis aristocratiques complotent : qui veut empêcher la trêve avec Sparte et ses Alliés, qui a intérêt à ce que la guerre se poursuive et à quel prix ?
On plonge avec délice dans ce roman qui nous entraine bien loin dans une ville mythique dont on découvre les us et coutumes, et avec laquelle on va vivre les grandes fêtes en l’honneur de Dionysos, l’occasion pour Athènes de montrer sa puissance, son prestige, sa richesse et le talent de ses citoyens.
Un polar historique qui est passionnant et très bien écrit, construit. Il est cependant peut-être un peu difficile d’accès de prime abord et est davantage destiné aux grands ados et aux jeunes adultes et aux autres.

A ne pas manquer cependant car une fois pris dans les mailles de l’histoire, on passe un très bon moment. Ce titre a une suite qu’on peut lire séparément, une autre enquête d’Antisthène : Les Profanateurs.

 

A découvrir pour le plaisir d’un excellent moment de lecture et de dépaysement

 

Jean-Luc

Sanglante comédie ; Martial Caroff ; Editions Gulf Stream, 12 mai 2011, 13,5 €

 

Un massacre indigne de la démocratie athénienne, des profanations qui sèment le trouble et l'inquiétude dans la cité de l'Attique et un Antisthène toujours aussi en forme

 

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Cet été avec ce deuxième tome formidable, poursuivez votre visite de l'Athènes antique... bel été avec et sur le blog des Sandales

La guerre du Péloponnèse a repris et Athènes s’apprête à jeter ses dernières forces dans la bataille de Sicile. C’est alors que deux scandales viennent déstabiliser et secouer l’orgueilleuse cité impérialiste : la mutilation des statues d’Hermès (véritable sacrilège qui dans cette société polythéiste est le pire des crimes) et la parodie de la cérémonie sacrée des Mystères.

De nouveau Antisthène et ses amis vont nous conduire dans les rues d’Athènes avec de nouveaux personnages comme le jeune Arisoclès…

Partez à la rencontre du vieux Sophocle, découvrez d’autres secrets de la société athénienne et laissez vous emporter par le souffle de l’histoire. Plus facile d’accès que le premier volume, ce deuxième opus des enquêtes d’Antisthène  n’en est pas moins particulièrement savoureux et prenant. Du massacre de Mélos aux premiers moments de la bataille de Sicile c’est de nouveau un roman passionnant que nous offre  Martial Caroff. On en redemande … la suite c’est quand ?

 

Jean-Luc

 

Les Profanateurs ; Martial Caroff ; Editions Gulf Stream, 12 janvier 2012, 13,5 €

 

 

 

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Hôtel Summertime Tome 1 Amy

Un village endormi dans la campagne anglaise, un hôtel abandonné depuis bien longtemps ! 

 

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De quoi passer un bel été avec le blog des Sandales... 

Amy Gordon a le moral dans les chaussettes. Elle va passer l’été au fin fond de la campagne anglaise, elle la citadine dont la vie et les activités londoniennes lui manquent déjà.  A ses côtés sa demi-sœur par alliance fille de sa future belle-mère qui semble elle, tout sauf ravie de l’avoir à ses côtés. La fête à laquelle ils sont invités semble le seul moyen de sortir de la routine et de faire des connaissances. Et c’est ce qui va se produire. Mis à part l’insupportable Lucas fils d’un potentat local qui achète tout au mépris des gens et de la vie locale, elle va faire la connaissance de la secrète Eva et du fort sympathique Callum. C’est ainsi que sa vie va peu à peu s’organiser. Grâce à Callum, elle va visiter le village découvrir le café si chaleureux de Lottie et au hasard d’une rue tomber en arrêt devant les grilles d’une demeure mystérieuse. Elle vient de découvrir l’hôtel Summertime, fermé depuis plus de cinquante ans et y entrainer Callum malgré ses réticences et les menaces maternelles. Et là c’est le choc : la vieille demeure autrefois si active, sent bien le renfermé et à certains endroits le moisi, mais plus les jeunes gens s’enfoncent dans ses entrailles plus ils découvrent des pièces merveilleuses semblant tout droit sorties d’un conte où le château endormi semble figé comme au moment où sont partis en catastrophe ses occupants et en attente d’être réveillé.

Ce roman est délicieux, on y retrouve des histoires de famille, recomposées notamment, des histoires d’adolescents, des secrets, des mystères et cette vieille demeure qui va redevenir le centre de toutes les préoccupations et des convoitises, dont il émane un charme suranné et agréable. Pour sauver l’hôtel, la bande d’amis va devoir retrousser ses manches et faire montre d’une certaine chance pour échapper aux promoteurs immobiliers. Des personnages attachants et bien campés, des lieux de vacances qui semblent endormis et presque ennuyeux mais qui vont révéler bien des surprises, on a l’impression en lisant ce premier tome de se retrouver quelque part à la campagne en début d’été, se demandant ce qu’on va bien pouvoir faire et se réveiller quelques semaines plus tard avec le temps qui a filé comme un éclair. Un roman léger et très agréable dont on aime beaucoup également la très jolie couverture. A savourer le temps d’un été en attendant pour l’automne le tome II.

 

Jean-Luc

 

 

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Hôtel Summertime Tome 1 Amy
Louise Byron
Illustrations : Thibaut Rassat
Traduit de l’anglais : Anaïs Goacolou
Editions Flammarion , 4 juin 2014, 10,9 €

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La première fois

 

La première fois  Keith Gray, Jenny Valentine, Melvin Burgess, Patrick Ness, Mary Hooper, Sophie McKenzie, Bali Rai, Anne Fine.  Traduit de l’anglais : Laetitia Devaux , Emmanuelle Casse-Castric  Editions Gallimard Jeunesse, collection Scripto , sandales d'empédocle

 

Huit histoires, drôles, dures, tristes, tendres, crues, sans concessions, sur la première fois, réelle, supposée ou non… Sur les réactions différentes des filles, des garçons, des générations, des situations selon les pays, les cultures, le rôle des parents, la découverte du corps, de l’autre, de la différence… Des textes précis, qui sous la plume de ces auteurs anglo-saxons tous bien connus des ados laissent à découvrir des sentiments différents et permettront à leur public de se rassurer, de rire parfois, de se dire si oui ou non finalement ils sont prêts et que peut-être c’est le bon moment, la bonne personne, que peut-être il faut attendre, écouter son corps, celui de l’autre, son cœur aussi, pour que cela reste un bon moment, voulu ! Huit textes formidablement écrits, jamais moralisateurs, jamais gratuits : un recueil de nouvelles formidables. Une idée d’édition osée, aboutie et particulièrement réussie, à offrir à tous les ados et à certains de leurs parents. 

C’est Keith Gray qui ouvre le bal avec Jason, joueur de foot distrait par sa belle, ce qui lui vaut, un nez éclaté, un speach du coach M.r Walsh et la vision de la première fois, de la découverte du corps, de la nécessité absolue de passer à l’action ou … presque !

 

Seize ans :  La majorité sexuelle ?  Jenny Valentine  nous offre un texte drôle, savoureux, avec Dora la vieille tante excentrique, celle dont on ne se souvient même plus qu’elle a pu être jeune, belle, désirable et avoir une première fois. Et ce jour là en plein repas d’anniversaire de Birdie, elle se lâche et va semer la panique dans le repas, entre les petits pois et le dessert en évoquant quelques souvenirs bien précis. Drôle, irrévérencieux, marquant la complicité entre les générations, la différence entre les époques et l’évolution de la société. Sauf pour une chose, la plus importante peut-être : Eddie ou Danny ?

 

Dans Entrée en matière Melvin Burgess  nous conte la première fois d’un jeune couple. Mais peut-on impunément avoir sa première fois avec une fille de terminale et tout raconter bêtement sur facebook.  De l’art et de la manière de vivre la première expérience.

 

Patrick Ness lui nous rappelle que  ça se passe autrement pour les garçons. Un texte nerveux à trous (les mots interdits qu’on ne doit pas lire, pas dire, pas penser… sont barrés de noir, comme si la censure était passée par là). Le dialogue qui s’instaure alors entre les garçons vieux amis d’enfance à la découverte de leurs différences, de leur sexualité est raconté par Ant Stevenson. C’est quand ne plus être puceau pour un garçon ? C’est quoi la première fois ? Est-on tous fait pour fonctionner pareil ? Sous la plume nerveuse, une vraie interrogation, un texte intelligent et sensible.

 

Charlotte de Mary Hooper a 15 ans et elle vit au XIXème siècle : quel avenir pour une jeune fille seule avec deux petits frères à part celui tout tracé offert par un proxénète ? Tristesse et impuissance face à un destin qu’on aimerait être celui d’un autre temps.

 

C’est comme ça, Sophie McKenzie met en scène Katya et Sam, ils sont prêts ils vont le faire. Les préservatifs dans la poche (mais est-ce que je vais savoir les utiliser ?) ; Il est doux, il embrasse bien… (mais le reste m’intéresse-t-il vraiment pour aller plus loin avec lui, maintenant ?). Ils sont prêts, ils le croient en fait, mais vont-ils passer à l’action ?

 

Dans La serviette blanche Bali Rai pose la question des origines, du poids de la culture, des habitudes et des drames que peuvent poser certaines superstitions et méconnaissances du corps de la femme. Une jeune fille d’origine hindoue qui a ses règles et qui provoque par là l’afflux de souvenir de sa tante et la libération de la parole.

 

Pour la dernière histoire c’est Anne Fine qui nous pose la question qu’est-ce qui est le plus important :Faire l’amour ou le trouver ?

Un prof en cours d’éducation sexuelle : c’est un mélange des réactions de ses élèves de la description de ce qu’ils savent et de ses souvenirs. Pourquoi ne pas le faire : être lapidé, avoir mal, ne pas avoir envie, ne pas être prêt…De la capote au fou rire… et les troisièmes B sortent du cours, qu’en restera-t-il ? 

 

Joseph

 

La première fois ; Keith Gray, Jenny Valentine, Melvin Burgess, Patrick Ness, Mary Hooper, Sophie McKenzie, Bali Rai, Anne Fine. ; Traduit de l’anglais : Laetitia Devaux , Emmanuelle Casse-Castric ; Editions Gallimard Jeunesse, collection Scripto, 6 juin 2011, 9,5 €

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Comment tomber amoureux... sans tomber

Annabelle et Samuel deux prénoms à retenir pour passer le plus beau des étés avec le blog des Sandales... Comme nous, tombez amoureux de ce magnifique roman ! 

 

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Annabelle rentre en terminale, nom qui fait frémir et donne le sentiment que tout s’arrête après, alors que… Et pourtant ce jour là alors qu’elle s’installe au fond de la classe pour le premier cours, histoire de changer un peu, elle va faire la connaissance du nouveau, un adolescent américain, tout juste débarqué qui ne parle pas un mot de français ou presque. Très vite Samuel va devenir son ombre et son père le très influent ambassadeur des Etats-Unis à Paris, va l’engager pour aider son fils à progresser en français.

On suit avec régal ces deux adolescents et leur évolution tout au long de ce savoureux romans à tiroir, qui va nous permettre d’entrer dans l’histoire de ces deux familles, les faire se croiser, permettre à la mémoire collective de refaire surface et de réparer en partie les dégâts du temps. Dans ce roman pluriel,  Susie Morgenstern donne la parole à plusieurs générations, nous offre des tranches de vie, nous permet d’assister à l’évolution de ces deux familles que rien n’aurait du rapprocher de prime abord.

C’est une excellente surprise que ce roman qui pose la question de cette expression étrange si on y réfléchit bien : tomber amoureux ! Tomber…

Laisser vous emporter par cette douce musique qui résonne dès les premières lignes et savourez sans modération ce magnifique roman chorale dont on sort ému et souriant.

 

Jean-Luc

 

 

 

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Comment tomber amoureux... sans tomber
Susie Morgenstern
Editions l’école des loisirs, Médium, 12 mars 2014, 16 €

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L'enfant du Jeudi

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Sonya Hartnett est un auteur à part, à l’écriture singulière et envoutante. Une fois de plus après L’enfant du fantôme l’année dernière, les éditions des Grandes Personnes, nous offrent un de ses romans :  l’enfant du jeudi. C’est Harper Flute, l’une des héroïnes du roman qui nous conte l’histoire de sa famille pauvre, de sa sœur Audrey, de ses frères  Devon, le bébé Caffy et  de Tin. C’est Tin qui, vous le découvrirez, tient le rôle le plus particulier de cette famille. Un enfant pas comme les autres, qui sous le regard bienveillant de ses parents va connaître une vie, une destinée si particulière.

Harper nous guide au fil de la vie de la famille Flute de la naissance du bébé Caffy jusqu’au moment où elle sortira de l’enfance et ira vivre ailleurs, loin de la maison de son enfance. Une vie de labeur, de pauvreté, mais aussi d’amour et de liens familiaux indéfectibles, malgré les épreuves, les drames.

Sonya Hartnett nous entraine de nouveau dans un monde, à la fois réel et étrange (la vie de Tin), où l’on sent la volonté de décrire son pays, son histoire, les blessures et l’obsession de la guerre, du bruit du monde autour des Flute et des conséquences sur leur vie quotidienne et leur ligne de vie.

C’est un superbe roman, très bien écrit (traduit),  au parfum entêtant, qu’on ne lâche pas si facilement. Différent des autres productions ambiantes, c’est un petit moment de grâce et de plaisir à découvrir. 

 

Jean-Luc

 

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L’enfant du Jeudi ; Sonya Hartnett ; Traduit de l’anglais (Australie) : Valérie le Plouhinec ; Editions Les Grandes Personnes, septembre   2011, 16 €

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L'enfant du fantôme

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«  Par une après-midi humide et argentée, une vieille dame, qui rentrait chez elle après avoir promené son chien, découvrit un garçon assis dans la bergère fleurie de son salon. Il n’avait pas été invité, aussi fut-elle étonnée de le voir là. » (livre page 9)

 

Coup de coeur pour un très bon et très beau roman !

 

L’enfant du fantôme ; Sonya Hartnett ; Traduit de l’anglais (Australie) par Fanny Ladd et Patricia Duez ;Editions des Grandes Personnes, 26 août 2010, 13 €

 

«  Par une après-midi humide et argentée, une vieille dame, qui rentrait chez elle après avoir promené son chien, découvrit un garçon assis dans la bergère fleurie de son salon. Il n’avait pas été invité, aussi fut-elle étonnée de le voir là. » (livre page 9)

 

Une entrée toute en douceur, comme dans ces romans des vieilles dames anglaises, mais la ressemblance s’arrête là ! Ce jeune garçon dont la présence semble à peine troubler le quotidien de la vieille dame va provoquer l’afflux de souvenirs. Toute sa vie va défiler devant elle : son enfance, son père, le voyage qui va transformer sa vision de ce père de « fer » habituellement si froid et si distant, en homme ouvert et attentif… et puis il  y a tout le reste : Plume ; l’elfe ; les voyages avec les animaux qui parlent tout comme le vent Zéphir ; la bataille entre les deux monstres légendaires, le kraken et le Leviathan ; le nargun, cette créature de légende australienne plutôt féroce mi-humaine, mi-rocheuse, ami, gardien de l’héroïne.

Sonya Hartnett nous entraine peu à peu dans cette aventure où l’on sent le souffle du vent venu de la mer, du bruit des vagues, de ce monde à la fois du début du XXème siècle et hors du temps avec ses légendes, ses phénomènes, ces animaux qui parlent, et tout une vie dans laquelle on se déplace comme dans un rêve. Et de loin en loin, on a l’impression de revenir dans la réalité dans le salon de la veille dame face à ce garçon mystérieux, attentif et irrité à la fois par cette vie qui n’en fini pas de se dérouler devant lui.

La rencontre merveilleuse entre Matilda et Plume, est de celles qui bouleversent une vie, poussant les deux caractères au renoncement de soi et à la recherche du bonheur…

Ce roman à la langue douce et fluide est un piège absolu. Dès les premières lignes, on est troublé, envouté. Tendre, entre réalité et fantastique, cette histoire se lit comme une de ces légendes d’autrefois où, sous la douceur apparente, surgit au détour d’une page, la morsure du temps, des hommes, de la déception, de l’amour impossible. Elle montre aussi avec Matilda au bout du chemin, la capacité à reprendre sa vie en main, le renoncement, l’acceptation de soi, de son destin.

 

Une fable fantastique dans tous les sens du terme. Une vraie découverte, un bonheur de lecture et d’histoire. Sonya Hartnett sait nous dévoiler l’Australie, sa faune, ses légendes ancestrales avec bonheur et nous inviter à un merveilleux voyage.

 

A découvrir sans faute.

Jean-Luc 

 

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18 juin 2017

Petite revue de presse non exhaustive des sorties de la semaine : romans

D'un clic découvrez tout ! 

 

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16 juin 2017

Les nouveautés de l'école des loisirs

Les nouveautés de l'école des loisirs 

 

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CALPURNIA ET TRAVIS : A douze ans, le monde de Calpurnia Tate ne dépasse pas les limites du comté de Caldwell. Mais, pour qui sait regarder avec étonnement et curiosité, il y a là mille choses à découvrir. Son frère Travis rapporte à la maison un tatou, des geais bleus et un coyote, toutes sortes d'animaux sauvages qu'il veut apprivoiser en cachette. Et son grand-père initie Calpurnia aux mystères des sciences naturelles. La famille de Calpurnia accueille sa cousine Aggie, et, surtout, un vétérinaire vient s'installer près de chez eux. Pour Calpurnia, c'est l'occasion rêvée de donner enfin corps à ses ambitions... L’école des loisirs

 

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QUATRE SOEURS - TOME 1 : ENID : Enid doit faire dix-sept pas de l'abribus jusqu'à l'impasse de l'Atlantique qui mène à sa maison, la Vill'Hervé. Un de moins que l'été dernier. La preuve que ses jambes allongent, donc qu'elle a grandi. N'empêche qu'elle est toujours la plus petite des cinq soeurs Verdelaine. Personne ne la croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc et faire de la musique. Ni Charlie, trop occupée à réparer Madame Chaudière pour l'hiver et à arrêter de fumer pour faire des économies. Ni Bettina et ses copines Denise et Béhotéguy, dites DBB (la Division Bête et Bouchée), concentrées sur leur nombril. Ni Geneviève, mobilisée par son propre secret très difficile à préserver. Ni Hortense, plongée dans la rédaction de son journal intime. Ni Tante Lucrèce qui n'écoute qu'Engelbert Humperdinck, son crooner préféré. Ses parents la croiraient peut-être, mais ils sont morts depuis dix-neuf mois et vingt-deux jours. Swift, sa chauve-souris, l'écouterait sûrement mais elle a disparu dans la tempête, la nuit où le vieux sycomore du parc s'est mis à faire le poirier au fond du puits. Il faut qu'Enid se résigne : « Convaincre les grands, c'est comme vouloir qu'un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début. » ENID est le premier volet de la tétralogie des QUATRE SOEURS qui a reçu le "Prix L - 10/14 ans" (région centre France) 2004.
Il a été adapté en bande dessinée par Cati Baur chez Rue de Sèvres. L’école des loisirs

 

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QUATRE SOEURS - TOME 2 : HORTENSE : Hortense, sur SA falaise, tient SON journal intime. Elle y raconte combien c'est dur d'être 1 sur 5, une parmi la multitude, surtout quand cette multitude est composée de : - Charlie qui veut tout réparer à la Vill'Hervé et regarder à la dépense au lieu d'épouser Basile le docteur, de vivre à ses crochets et de fêter Noël au foie gras. - Geneviève qui ment alors qu'elle ne ment jamais. - Bettina qui est odieuse avec les êtres les plus sensibles de l'univers, à savoir : elle, Hortense, et Merlin Gillespie, le livreur magicien de Nanouk Surgelés, très, très laid à l'extérieur, mais si, si beau à l'intérieur. - Et Enid qui a des conversations à bâtons rompus avec son ami Gnome de la Chasse d'eau. Hortense se demande ce qu'elle va devenir. Architecte de monuments éternels ? Zuleika Lester, du feuilleton Cooper Lane ? Chirurgienne de maladies incurables ? Et si c'était comédienne ? Une idée folle, complètement Saint-Pierre-et-Miquelon, comme dirait Muguette, la locataire malade de la maison voisine. Hortense sait que, pour devenir comédienne, il faut une présence, une voix, de la mémoire, mais surtout de l'entraînement. Alors elle referme SON journal, elle quitte SA falaise, et elle fonce. L’école des loisirs

 

 

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QUATRE SOEURS - TOME 3 : BETTINA : Le printemps, saison du renouveau, des amours et des primeurs, éclate dans toute sa splendeur à tous les étages de la Vill'Hervé. Renouveau ? Oui. Harry et Désirée, les petits cousins, viennent passer des vacances au grand air. Charlie, à sec, s'est résignée à louer la chambre des parents. Le locataire s'appelle Tancrède, il est jeune, célibataire, drôle, fabricant d'odeurs bizarres. Et beau. Primeurs ? Trop. On retrouve des poireaux nouveaux partout, dans la soupe, coincés dans un cadre de tableau et même dans le pot d'échappement de la voiture de Tancrède. Toujours lui. Amours ? Hélas. Tancrède sème le trouble et récolte la tempête dans le coeur de Charlie. Bettina se languit du très très moche et si splendide Merlin. Hortense découvre que les règles peuvent être autre chose que « l'ovule non fécondé et les structures endométriales se font la malle, Chantal ». Enid fait des confidences. Geneviève se tait. Et Mycroft, le rat, qui tombe amoureux à son tour... L’école des loisirs

 

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QUATRE SOEURS - TOME 4 : GENEVIÈVE : L'été a vidé la Vill'Hervé. Hortense et Enid sont à Paris, pour voir leurs cousins, Désirée et Harry. Bettina est partie camper avec les DBB. Charlie se demande toujours comment faire pour nourrir, loger et blanchir tout son monde. Geneviève passe ses journées à la plage à vendre des chichis et des churros en regardant passer les bateaux, les pédalos, les glaces à l'eau et surtout le ténébreux Vigo. Il la promène en barque, la mène en bateau, lui donne rendez-vous et disparaît. Geneviève est toute tourneboulée. Et la Vill'Hervé, quoique vide, est sens dessus dessous, vu qu'avant, c'est elle qui rangeait tout. D'ailleurs, vide, la maison ne l'est plus tellement. Hortense et Enid ont ramené leur tante Jupitère. Les DBB ont ramené leur voisin de camping pour le remercier de leur avoir sauvé la vie. Geneviève est revenue de la plage et de quelques illusions. Alors, cette maison soudain pleine d'hôtes, forcément, ça donne des idées à Charlie... L’école des loisirs

 

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ANITA MÈNE L'ENQUÊTE. UNE LUMIÈRE TRÈS ÉTRANGE : Il est très tard, un soir d'été. Anita rentre du restaurant avec sa grand-mère lorsqu'elle aperçoit une lumière qui s'allume et s'éteint plusieurs fois à la fenêtre d'une maison voisine. Puis plus rien. Il n'en fallait pas tant pour piquer la curiosité d'Anita. Quand le flash lumineux reparaît à quelques nuits d'intervalle, qu'il est toujours suivi du bruit d'une voiture qui démarre, Anita décide d'ouvrir son carnet et de mener l'enquête au côté de son ami Matías. L’école des loisirs

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AU BAIN, LES MONSTRES ! : C'est l'heure du bain ? Pas question ! On préfère jouer, sauter sur les lits, mettre le bazar ! On s'en fiche de se laver ! Vive la saleté ! Mais...que se passe-t-il ? Des poils qui poussent, d'horribles verrues qui apparaissent ! Vite, dans le bain avant de se transformer en monstres ! l’école des loisirs

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12 juin 2017

Et si on vous disait que Calpurnia revient ?

Et oui cette semaine l'excellent surprise de ce début juin c'est un nouveau roman des aventures de l'éblouissante et merveilleuse Calpurnia ! Alors avant de de plonger sur cette belle couverture bleu ciel de la couleur d'un ciel d'été sans nuages retrouvez le soleil éblouissant du tome 1

 

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La chaleur étouffante d'un été au Texas, une héroïne formidable, un roman éblouissant à ne manquer sous aucun prétexte. Calpurnia de Jacqueline Kelly est tout simplement une petite merveille ! 

 Imaginez : la chaleur étouffante d’un été, où même l’air vibre et ondoie. Fermez les yeux… ouvrez les maintenant : il fait chaud, les chiens de l’extérieur n’ont même plus la force d’aboyer et de se ruer vers vous. Vous êtes quelques part à quelques kilomètres d’Austin, aux Etats-Unis, en plein Texas en 1899, sur la propriété des Tate,  entre deux mondes (l'ancien qui s'efface lentement et le nouveau porté et poussé par la modernité et les inventions) . Cet été va être mémorable pour Calpurnia Tate l’héroïne de ce roman magnifique. Par sa voix, par ses aventures et mésaventures nous allons découvrir celle d’une famille (elle a six frères), des parents, un grand-père… de l’évolution d’une société. Car si la chaleur étouffe et assomme tout au dehors, le monde bouge cependant et si vite. En pleine révolution industrielle, les découvertes se multiplient et Calpurnia se désespère bien souvent d’être une fille, elle qui rêve de devenir une scientifique, alors qu’on la destine à la couture, au tricot et à la cuisine. Mais a onze ans, on a encore la chance surtout quand on a un grand-père aussi merveilleux que le sien de pouvoir se dire que tout n’est pas perdu et qu’il reste peut-être un moyen de partir ailleurs pour se construire autrement.

Jacqueline Kelly nous offre ici un instantané de la société américaine dans un XIXème siècle finissant, à l’aube d’un XXème qui offre tous les espoirs. On rentre chez les Tate sur la pointe des pieds à la suite de Calpurnia, et on découvre :  les premiers émois amoureux de ses frères ; les gaffes d’une petite sœur curieuse et aimante ; une société figée sur ses principes et les conventions mais qui sent qu’elle se transforme peu à peu  ; mais une société dans laquelle le doute s’insinue avec les progrès techniques (le premier téléphone de la région, quel émoi ! ) les livres de Darwin, les sociétés de géographie de naturalistes à la recherche de nouvelles espèces ; les ballades au bord de cette rivière toute simple entre une petite fille et son grand-père. Au fil du temps, des pages on s’attache totalement à Calpurnia et on vibre avec elle de ses espoirs, ses déceptions, on rit et pleure avec elle. Ce roman est éblouissant et magique. Si vous ne deviez en lire qu’un cet été : permettez nous de vous conseiller celui-ci.

 

Enorme coup de cœur pour un roman totalement maîtrisé qui donne l’espoir d’une société meilleure, éduquée et intelligente toujours plus forte que la bêtise et la bassesse.

 

Jean-Luc

 

Calpurnia
Jacqueline Kelly
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Diane Ménard
Editions l’école des loisirs, Médium, 19 mars 2013, 19 €

 

  

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