21 février 2022
La Demeure du ciel
Les élèves du Master 2 littérature jeunesse de l’UFR lettres de Besançon et du DNMADE graphisme du lycée Pasteur vous proposent une sélection coup de ❤️❤️❤️
La Demeure du ciel est le doux titre donné au dernier ouvrage de Laura Nsafou, illustré par Olga Guillaud, paru en septembre 2021. Laura Nsafou, écrivaine et blogueuse renommée, traite au travers de cet album jeunesse de thèmes sensibles tels que la mort et l’au-delà. L’autrice, qui est connue pour représenter des figures féminines noires puissantes, ne déroge pas à sa règle avec le personnage de Sofia.
Comme tous les enfants, Sofia se pose beaucoup de questions. Alors que sa grand-mère est morte et que l’anniversaire de celle-ci approche, elle s’interroge : « Est-ce que l’on fête l’anniversaire de celles et ceux qui ne sont plus là ? » ou encore : « Est-ce qu’elle habit[e] près de la Lune, ou près du Soleil ? ». L’autrice peint avec justesse l’innocence de l’enfance par le biais des interrogations naïves et d’une poésie certaine de la jeune héroïne.
Les illustrations d’Olga Guillaud renforcent l’aspect onirique de l’ouvrage. Leur richesse et la lumière qui les illumine les rendent uniques et aussi importantes que le texte. Les couleurs, les détails, l’oscillation entre réalité et rêve font de l’ouvrage un objet que l’on pourrait acheter uniquement pour le plaisir des yeux. Au-delà de sa richesse graphique, l’album est également une véritable réussite du point de vue de l’écriture. Ainsi s’installe un bel équilibre entre les deux artistes.
Comme le disait la grand-mère de Sofia, « ce qui compte ce n’est pas ce qu’il y avait avant, mais ce qui reste après eux [ceux qui ont rejoint la demeure du ciel] ». Une chose est sûre, ce qu’il vous restera après la lecture de cet album, c’est un sourire au coin des lèvres, une larme à l’œil et deux recettes de famille à tester avec la vôtre !
Fanny Cuinet
La Demeure du ciel, Laura Nsafou, illustrations : Olga Guillaud, Cambourakis, à partir de 3 ans,
1 septembre 2021, 14 €
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Je parle comme une rivière
Les élèves du Master 2 littérature jeunesse de l’UFR lettres de Besançon et du DNMADE graphisme du lycée Pasteur vous proposent une sélection coup de ❤️❤️❤️
Et vous, de quelle façon parlez-vous ?
« Ma bouche ne marche pas. Elle est pleine à craquer des mots que je ne peux pas prononcer. » Un garçon voudrait pouvoir parler comme les autres enfants de son âge, mais cela lui est impossible. Les sons restent coincés dans sa gorge, les mots eux, sont sur le bord de ses lèvres. C'est à la suite d'une promenade initiée par son père près d'une rivière que le garçon retrouvera sa voix et, par la même occasion, confiance en lui.
L'album Je parle comme une rivière de Jordan Scott et Sydney Smith propose un texte poétique permettant d'appréhender la différence sous un angle peu abordé encore en littérature jeunesse. C'est de la difficulté à s'exprimer correctement dont il va être question au fil des pages en compagnie du jeune garçon. Le parallèle entre l'enfant et la rivière se fait naturellement lors d'une promenade au bord du cours d'eau : les mots sortent de la bouche du petit garçon comme l'eau de la rivière qui « bouillonne, tournoie, gicle et se brise ». Les illustrations saisissantes transposent en images les émotions du personnage et rendent justice à la sensibilité du texte. L'amour du père envers son fils est transcrit à travers son initiative et l'accompagnement qu'il lui offre. Inspiré de l'histoire personnelle de l'auteur, cet album saura à juste titre toucher le lecteur qui s'aventure à sa lecture.
Anaïs Roussey
Je parle comme une rivière, Jordan Scott, illustrations : Sydney Smith, traduit de l’anglais : Shaïne Cassim, Didier jeunesse, à partir de 5 ans, 1 septembre 2021
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Personne
Les élèves du Master 2 littérature jeunesse de l’UFR lettres de Besançon et du DNMADE graphisme du lycée Pasteur vous proposent une sélection coup de ❤️❤️❤️
Au printemps 2020 le monde s'immobilise : la pandémie de covid 19 se propage en tout lieu. Sa progression et son incidence sur les populations mondiales ont conduit à une crise planétaire d'une portée et d'une proportion sans précédent. Il a fallu contraindre la population à rester « chacun chez soi » pour se protéger. Cette mesure totalement inédite a donné naissance à un monde vide et suspendu. À la suite de cette période de confinement très difficile, de nombreux albums de jeunesse ont vu le jour. Personne a la particularité d’avoir une narration touchante et poétique. Il dépeint un monde où la contemplation prend tout son sens : prendre plaisir à écouter « le piaillement de quelques moineaux dans une mangeoire », à admirer « le fleuve transparent et les insectes vrombissant » ou à regarder une plante fleurir. Cet album nous plonge dans un paysage « sans personne », où les animaux et la nature reprennent leurs droits. Dans de belles et grandes illustrations colorées et des doubles pages successives, l’illustrateur mêle crayons et aquarelle pour représenter les arbres majestueux, les prairies ensoleillées aussi bien que les parcs d’attractions sans vie. Le texte est bref et les images construisent le support essentiel du récit. On peut apercevoir des cerfs, des renards, et les oiseaux chantant à tue-tête. Les pelouses ne sont plus tondues et fleurissent, accueillant bourdons, abeilles et papillons.
Personne est un de ces livres que l’on gardera en mémoire, non seulement pour le sujet traité, mais pour le talent avec lequel auteur et illustrateur ont réalisé cet album empreint de poésie et de sensibilité. L’ouvrage aborde, en creux, la responsabilité de l’être humain en ce qui concerne l’avenir de la planète : quel monde, en effet, voulons nous confier aux générations futures ?
Eurydice Zoua-Madouma
Personne, Adèle Tariel, illustrations : Baptiste Puaud, Chocolat ! Jeunesse, 7 octobre 2021, 12,9 €
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Nous, les émotions
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Le livre de Tina Oziewicz et Aleksandra Zajac nous emmène à la rencontre des émotions qui cohabitent « en nous », comme le suggère son titre. L’autrice fait le choix de la fiction et non du documentaire pour présenter une palette très large de trente et une émotions, qui deviennent des personnages représentés dans leurs activités caractéristiques : « Le bonheur flotte dans une bulle de savon portée par le vent. », « La peur fait comme si elle n’était pas là. »
Incarnées par des petites créatures amicales et rassurantes qui semblent nous interpeller dès la première de couverture, elles nous invitent à les apprivoiser. À mi-chemin entre êtres fantastiques et animaux, elles possèdent pourtant une apparence universelle et chacun peut s’y projeter. Dans sa narration très courte et poétique, Tina Oziewicz n’inclut aucun jugement et n’instaure pas de différence entre les soi-disant « bonnes » et « mauvaises » émotions, ce qui permet à l’enfant de se familiariser avec celles considérées comme « négatives », telles que la jalousie ou la peur. Les illustrations d’Aleksandra Zajac répondent à cette poésie avec des crayonnés délicats dans les tons gris bleu, s’éloignant très nettement de l’association traditionnelle d’une couleur à une émotion. La finesse des dessins va de pair avec les mots doux et accessibles de l’autrice.
Cet album a sur les petits et les grands un pouvoir immense : il permet de comprendre les mécanismes des émotions, pour pouvoir ainsi les reconnaître et les nommer. Il est un cadeau qu’on reçoit et qu’on offre, un de ces livres qui nous marque à jamais.
Juliette Prost
Nous, les émotions, Tina Oziewicz et Aleksandra Zajac, traduit du polonais par Lydia Waleryszac, La Partie, à partir de 3-4 ans, 26 août 2021, 12,9 €
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Même pas en rêve
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Chemin d'école et parcours initiatique
L'heure est arrivée pour Pascaline d'entrer à l'école. Mais la petite chauve-souris
aussi têtue qu'adorable ne l'entend pas cette oreille : pour elle, aller à l'école c'est
« MÊME PAS EN RÊVE ! » D'ailleurs, elle le crie si fort à ses parents que ceux-ci,
stupéfiés, se voient rétrécir et les voila aussi petits que deux cacahuètes. Profitant de cette
situation cocasse qui lui donne l'ascendant, Pascaline décide finalement de les cacher sous son aile pour les amener avec elle en ce lieu redouté. Mais une fois sur place, malgré leur petite taille, ceux-ci se révèlent quelque peu... encombrants. Les petits sont grands, les grands sont petits, les parents se comportent comme des enfants : même pour une chauve-souris, c'est le monde à l'envers !
Plus qu'une simple histoire sur la première rentrée des classes, épreuve souvent pénible pour les enfants comme pour leurs parents, Beatrice Alemagna nous raconte ici la nécessaire émancipation. Pascaline doit prendre son envol, au sens propre et figuré, laisser papa, maman, et Lombric, son doudou, à la maison pour accueillir de nouvelles amitiés. Cette double ambivalence, des relations parents-enfants et de l’héroïne, se trouve habilement symbolisée par un contraste chromatique, entre des bruns-verts réconfortants et un rose audacieux. Encore une fois, les mots et les images de Beatrice Alemagna s'entrechoquent dans un album absolument craquant.
Noëllie Peyramaure
Même pas en rêve, Beatrice Alemagna, L'École des loisirs, à partir de 3 ans, 25 août 2021, 12,7 €
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J’aurais voulu
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Après C’est mon arbre et Un peu beaucoup, Olivier Tallec revient avec le même personnage dans J’aurais voulu. Cette fois-ci, le petit écureuil a envie de changer d’espèce, car sa vie ne lui plaît plus : il s’ennuie. Pourquoi ne pourrait-il pas décider de devenir… un castor ? Ou bien un cerf, ou même un hibou ? Oh non, mieux ! Et s’il devenait un hérisson ? Quel animal a la meilleure vie ? Le mieux, c’est d’essayer. Oui, mais chaque existence possède ses avantages et ses inconvénients, et le petit écureuil s’aperçoit qu’être ce qu’il est, finalement, ce n’est pas si mal.
Une œuvre vraiment drôle grâce au personnage hilarant de l’écureuil qui, au fur et à mesure de l’histoire, se voit attribuer certaines caractéristiques physiques des animaux qu’il voudrait devenir : une queue de castor, les piques d’un hérisson, les bois d’un cerf… Tous ces éléments font rire les enfants qui suivent avec passion l’aventure du héros. C’est aussi un album touchant qui parle à tous puisqu’il aborde une question que beaucoup d’entre eux se posent : qui veulent-ils être dans la vie ? Une interrogation très ancienne qu’Olivier Tallec réussit pourtant à renouveler. Les très belles illustrations accompagnent un texte court qui va à l’essentiel, fondé sur l’humour que l’auteur manie à la perfection, et qui vaut davantage que toutes les leçons de morale.
Et vous, est-ce que vous avez déjà voulu vivre une autre vie que la vôtre ?
Salomé Paris
J’aurais voulu, Olivier Tallec, L’École des loisirs, à partir de 6 ans, 15 septembre 2021, 13 €
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Amitiés
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L’album de Charlotte Zolotow et Benjamin Chaud raconte l’amitié et ses complications. L’histoire se déroule du point de vue d’un petit garçon. Il rencontre une fillette et ils deviennent bientôt inséparables. Ils partagent presque tout au quotidien : jeux, promenades dans la nature, cueillettes, contemplation, lectures. Un jour, le garçon ne trouve plus son amie. Il se rend compte qu’elle passe désormais tout son temps avec un autre que lui. Surgit alors un sentiment de solitude et de chagrin dans le cœur de notre jeune personnage. Parviendra-t-il, à cet âge tendre, à surmonter sa déception ? Pourra-il encore offrir son amitié à d'autres, à l'avenir ? Les auteurs abordent un sujet sensible et amènent les jeunes lecteurs à comprendre que l’amitié est un sentiment qui évolue et peut se décliner au pluriel.
Nadhir Hakkar
Amitiés, Charlotte Zolotow, illustrations : Benjamin Chaud, Little Urban, à partir de 4 ans, 27 août 2021, 14,5 €
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La Malédiction des flamants roses
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Dans cet album d’une originalité folle, la création littéraire prend le pas sur l’autrice et sur l’illustratrice, qui ne savent vraiment pas comment commencer leur œuvre. Ce sont donc les personnages eux-mêmes, flamants roses, danseuse, poulpe, ou encore petit chaperon rouge qui racontent ensemble et dans le désordre leurs histoires respectives. Ça y est, nos deux créatrices sont prêtes, mais un nouveau problème vient d’arriver : il n’y a plus assez de pages pour écrire l’histoire. Qu’à cela ne tienne, aux enfants de prendre les commandes ! Ainsi le livre commence lorsqu’il se termine. Les jeunes lecteurs, dès 4 ans, pourront découper ou télécharger les personnages de l’œuvre pour les faire jouer sur les scènes vierges. Entre bande dessinée et livre-jeu, La Malédiction des flamants roses apporte un vent de fraicheur au sein de la littérature de jeunesse : du déjanté, de l’humour, du graphisme moderne aux couleurs acidulées et des surprises à toutes les pages !
Marion Prejean
La Malédiction des flamants roses, Alice de Nussy, illustrations : Janik Coat, Grasset jeunesse,
à partir de 4 ans, 3 février 2021, 18,9 €
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Martin et la couleur des mains
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Cinquième volet de la série des Martin, la nouveauté haute en couleurs de l’éditeur Hachette jeunesse, Martin et la couleur des mains, traite des différences et de la tolérance. L’histoire commence dans la cour de récréation, où les enfants s’interrogent sur certains de leurs traits physiques : pourquoi n’ont-ils pas la même couleur de peau ? la même forme des yeux ?
L’album répond à ces questions en interrogeant les différentes origines familiales de chacun. Le maître d’école, figure modératrice, fait preuve d’une simplicité remarquable dans ses explications, sans jugement de valeur : « Ni mieux ni moins bien, c’est juste différent. » D’après l’auteur, il s’agit de « parler de diversité avec cette bienveillance, ces petites touches d’humour et la fraîcheur qui caractérisent la série ». C’est en effet avec finesse que l’ouvrage s’attache à lutter contre les discriminations systémiques.
À partir de trois ans, nous vous conseillons cet album à petit prix qui accompagnera votre enfant dans son développement et son éducation.
Joanie Brisset
Martin et la couleur des mains, Till the Cat, illustrations : Carine Hinder, Les albums Hachette,
à partir de 3 ans, 14 avril 2021, 6,99 €
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07 février 2022
Petits poèmes pour y aller
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20 janvier 2022
Le berger et l’assassin
Un texte et des illustrations puissants. Un album grand format pour parler de vie et de liberté ❤️❤️❤️❤️
Henri Meunier et Regis Lejonc au meilleur !
Un grand album, un format qui permet enfin à Régis Lejonc de nous montrer en image sa chère montagne, celle de son enfance et à Henri Meunier de tisser sa toile avec son histoire, rude, abrupte comme cette montagne qui lui sert de cadre.
Tout est vite en place, on comprend, même si rien n’est précisé que les hauteurs permettent à un homme traqué, ( un assassin ? ) d’échapper au moins pour un temps aux groupes fascistes qui le guettent, le recherchent plus bas. Alors, au départ le berger, lui qui fuit les rumeurs et les histoires du bas, a juste fait oeuvre d’homme juste. Il a soigné un blessé, l’a recueilli, lui a permis de reprendre des forces.
Mais comme souvent, avec lui le monde d’en bas, ses histoires, sa violence n’ont pas tardé à les rattraper et leur histoire à basculer. Les dialogues et la relation entre les deux hommes est rude, comme la montagne, directe. Leur vie désormais pour un temps liée va nous conduire plus haut encore vers les sommets qui ensuite permettront peut être de redescendre vers la liberté et la vie.
Un album intemporel, qui nous parle d’humanité, de danger sur la vie, la démocratie. On peut les identifier ces hommes avec notre histoire proche du premier XXème siècle et de ses horreurs, on peut aussi facilement transposer l’histoire aujourd’hui comme une fable, presque une vision qui nous rappelle les dangers, la compromission et la faiblesse des hommes parfois. Elle nous dit aussi cette histoire que même si certains hommes font de mauvais choix, tous ne vont pas dans cette direction, qu’il existe hier et aujourd’hui encore des hommes justes et bons qui savent prendre les bonnes décisions. A nous de leur emboiter le pas.
Une histoire belle, à la langue belle, directe et franche avec un décor et des illustrations à donner le vertige et des illustrations puissantes et belles qui chantent la beauté de la nature, son intemporalité et la liberté.
Sublime album, magnifiquement écrit, magnifiquement illustré qu’il faut offrir aux plus grands comme une promesse de jours meilleurs. Bravo !
Jean-Luc
Le berger et l’assassin
Henri Meunier
Illustrations Regis Lejonc
Editions Little Urban, 7 janvier 2022, 19,9 €
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Plein plein plein de sports : un imagier giga extra de sports et de jeux rigolos
Du bonheur, de la vie en page ! Brillant ! ❤️❤️❤️❤️
Illustrations © Casterman jeunesse. tous droits réservés. Merci
Alexandra et Claudia nous embarquent pour un petit tour des sports de saison et bien d’autres encore. Alors si comme nous, vous aimez la folie, l’humour d’ante et les bestioles totalement loufdingues foncez à la suite de cet éléphant magnifique équipé que vous pouvez voir en couverture et lancez vous dans l’aventure.
On commence par la salle de sport -, parce qu’il faut bien l’avouer entre les confinements et les fêtes et bien c’est nécessaire : c’est évident que certains trichent, comme Régis l’éléphant que l’on va retrouver de pages en pages, facile de frimer quand on est grand puissant et que d’un coup de trompe, on peut soulever la barre d’haltérophilie d’un seul coup. Rien n’échappe aux autrices, tout y passe de la pole dance, du finesse, mais aussi de la danse, des claquettes du breakdance de la Zumba et bien d’autres activités encore.
Sur la double page suivante destinée aux jeux de balle, on a un Régis qui joue au basket (no commment) des jeunes de pétanque, des quilles, du foot avec un gardien au très beau prénom trouvent les lutins, et toutes une série de bestioles épatantes qui peuplent l’espace et donnent de l’ambiance ou du fil à retordre aux joueurs comme ce merle qui perturbe la partie de base-ball.
Ambiance aquatique pour la double page suivante, un croco en jet ski qui entraine dans son sillage des amateurs de ski nautique, Régis toujours mais avec une bouée canard géante, et des poulettes en pleine séance de gym aquatique.
Bien évidemment il y a aussi des espaces dédiés au sport comme certaines cours de récré : jouer à la marelle avec des grues ; s’amuser avec le pote zèbre en fauteuil roulant, l’hippo et la pieuvre aux huit bras ; jouer à chat statue ; faire de la course en sac ou alors comme Régis profiter de la récré pour gouter tranquillement.
Un petit tour de circuit pour tout ce qui roule ensuite : trottinette, motocycle, skateboard, tricycle, draisine, bicycle, tandem, rolliers, gyropodes, … roule ma poule !
Ensuite pour ceux qui rêve de neige et d’évasion en altitude la double page est pour vous. Il y a ceux qui glissent, ceux qui tournicotent, et ceux qui font du rafting ou de la spéléo . Comme dit l’accroche de la page : la montagne ça nous gagne.
Viennent ensuite des doubles pages sur les sports aériens avec un lion volant très réussi ; la suivante sur les sports de combat : superbe grenouille épéiste ; et celle sur les champions du monde aux JO.
Pour ces trois dernières doubles pages, nous vous laissons découvrir les détails et la folie furieuse qui semble s’être emparée des autrices notamment de l’illustratrice avec des empilements, des situations improbables et un lâcher prise de haut vol.
C’est une réussite, on ne se lasse pas de ces grands albums, emplis de détails, de vie, de surprise pour de très très bons et longs moments répétés de bonheur en page. Un cartonné grand format à savourer sans modération sur les genoux de papa ou maman ou alors allongé pour savourer les grandes pages et s’amuser. On adore ! Impossible de résister.
Jean-Luc
Plein plein plein de sports : un imagier giga extra de sports et de jeux rigolos
Alexandra Garibal
Illustrations Claudia Bielinsky
Editions Casterman Jeunesse, 12 janvier 2022, 15,9 €
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La petite fille qui avait peur de tout
Moi peur ? Jamais ! Doux, tendre et merveilleux ! Foncez ! ❤️❤️❤️
Amélie a peur de tout. Quoi qu’on lui propose, elle a peur, c’est infernal et sa phrases fétiche est : « on ne sais jamais ce qui peut arriver ». Alors forcément elle est souvent toute seule. Un jour à côté d’elle sur le canapé elle aperçoit un petit machin gris qui est tout triste avec comme elle ce petit nuage noir et gris au dessus de la tête. Pas moyen de calmer la tristesse de la petite chose. Amélie va ainsi prendre une grande décision et se lancer : faire de la balançoire avec ses amis, faire un tour au parce avec mamie, au jardin pour aider maman, demander à papa d’adopter un chien. Plus elle s’engage, plus le nuage rétrécit pour bientôt disparaitre. Mais ce n’est pas le seul changement dans sa vie. La petit chose grise est devenue un matin au réveil une jolie créature dorée et brillante et toutes les deux rayonnent d’une vie nouvelle et de la confiance retrouvée.
Alors bien évidemment, vous et votre enfant vous savez bien que la petite chose n’existe pas en vrai, mais qu’importe au final. L’essentiel c’est que comme Amélie, quelque chose ou quelqu’un d’imaginaire ou pas donne la force d’aller de l’avant et de rayonner d’une vie joyeuse et belle.
Chaleureux, vivant, et addictif.
Jean-Luc
La petite fille qui avait peur de tout
Aurora Cacciapuoti
Texte français de Christian Demilly
Editions Grasset Jeunesse, 12 janvier 2022, 15 €
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Bisous
Un seul mot d'ordre : bisous ❤️❤️❤️❤️
Ce cartonné pour petits mains avides de toucher est un plaisir constant de couleurs et de découvertes. Des petits poissons qui foncent se faire un smak, aux bisous des abeilles, des canards, serpents et autres bestioles plus ou moins imposantes, tout est un appel à la tendresse.
Partout des morceaux de décor qui se déplient, se déploient et font se rencontrer pour des bisous doux, fous, avant l’apothéose pour la dernière page. Un océan de douceur à offrir, partager, lire.
Jean-Luc
Bisous
Marta Comin
Editions Saltimbanque, 14 janvier 2022, 13,9 €
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C’est obligé que les petits cochons se fassent manger par le loup ?
Drôle, malin et loin des sentiers battus ! ❤️❤️❤️❤️
Un livre bonheur par l’idée, les illustrations folles et colorées et les rabats qui mettent en joie le lecteur avec ces situations inversées et joyeuses. Ainsi vous découvrirez qu’il n’y a pas forcément de malédiction pour les petits cochons, les souris ou les petits poissons à se faire croquer. Leurs prédateurs n’ont qu’à bien se tenir : l’oeil hagard et inquiet de ce gros poisson fuyant l’alliance des petits est un plaisir des yeux. De la même façon, les sorcières, les ogres, les monstres du placard et les gros méchants ont-ils vocation à terroriser et massacrer leur entourage ? La fin est sage et rigolote et rappelle qu’on peut même si on est plus petit et plus faible utiliser aussi son cerveau et se défendre. Un album cartonné au format que l’ont tient bien en main, qui ouvre toute une série de possibles, qui fera beaucoup rire et va être ouvert encore et encore par les petits émerveillés qu’on puisse résister aux méchants des histoires.
Jean-Luc
C’est obligé que les petits cochons se fassent manger par le loup ?
Marie-Agnès Gaudrat
Illustration Marie Mignot
Editions Casterman Jeunesse, collection mes livres surprises, dès 3 ans, 5 janvier 2022, 12,9 €
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La lumière des lucioles
Un petit livre unique à lire le soir avant de s’endormir avec des étoiles plein la tête. ❤️❤️❤️❤️
Ouvrez bien vite ce très bel album et suivez Mama Grand et Boule de Plume au coeur de la nuit .
Le jour se termine, les ombres dansent, changent de dimension, d’étranges lumières se mettent à briller, des yeux et de petites lueurs dansantes. Mais qui sont-elles se demande Boule de Plume. La petite chouette survole ainsi avec sa maman le monde qu’elles voient bien elles avec leur vue nocturne et surprennent une famille de hérisson en action, des lièvres qui dansent, le monde des humains pas si loin de là. Les lucioles dansent, s’amusent, semblent tout transformer en féérie évanescente avant de peu à peu s’éteindre au petit matin quand le soleil pointe le bout de ses rayons.
Un album à l’italienne au petit format, tout d’ombres et de couleurs noirs, bleu, bleu vert piqueté de lumières et d’yeux qui brillent. Gageons que les vôtres et ceux des enfants auront eux aussi des étoiles qui brillent dans les yeux. Un petit livre unique à lire le soir avant de s’endormir avec des étoiles plein la tête. Gros coup de coeur.
Jean-Luc
La lumière des lucioles
Adrien Demont
Editions Thierry Magnier, 5 janvier 2022, 13,9 €
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Joséphine
S'émerveiller et rien d'autres !❤️❤️❤️❤️
Elle est rigolote Joséphine, un peu bancale si on la compare aux vraies girafes. Mais dès la couverture, on sait que c’est une évidence : on l’aime.
Ce petit cartonné de Chloé Altéras est un délice, de douceur et de malice. Au fil des pages, suivez Joséphine, partagez ses découvertes et surtout faites comme elle, émerveillez vous.
Un album merveilleux pour les petits qui invite au bonheur, à la découverte et à l’émerveillement. Magique.
Jean-Luc
Joséphine
Chloé Alméras
Editions du Seuil jeunesse, 7 janvier 2022, 10,5 €
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