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24 janvier 2011

Les babouches du sultan

Les babouches du Sultan ; Ghislaine Biondi ; Illustrations : Christian Guibbaud ; Editions Milan Jeunesse, collection Milan Poche Cadet ici et là-bas, janvier 2011,  5,5  €

 

 

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Le vizir du sultan lui assure que tout va bien et que son peuple l’aime et se porte comme un charme. Or un matin parmi tous les visiteurs, se trouve un marchand qui lui offre une vieille paire de babouches mitées et trouées qui sont paraît-il extraordinaires. Le sultan que cette histoire fait bien rire, finit par accepter et enfiler plus tard les babouches. Mais les serviteurs de son palais le jettent dehors. Il comprend alors combien sont merveilleuses ses babouches et le voilà parti incognito dans les rues de sa ville. Les surprises vont alors se multiplier pour le pauvre sultan qui va découvrir une facette de son vizir à laquelle il ne s’attendait pas.

Un court roman malicieux et malin pour les sept huit ans, dont les illustrations accompagnent avec bonheur l’histoire qu’on lit avec plaisir, le sourire aux lèvres.

 

 

Jean-Luc

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Le violon sans papiers

Le violon sans papiers ; Quitterie Simon ; Illustrations : Rémi Courgeon ; Editions Milan, Collection Milan Poche Cadet, tranches de vie, janvier 2011,  5,5 €

 

 

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Manon apprend à jouer du violon. Mais elle n’en peut plus de cet instrument ingrat qui lui semble bien loin du rêve qu’il avait fait naître la première fois qu’elle l’avait entendu. Un jour qu’elle traîne son étui à sa suite comme un boulet elle va faire connaissances d’une jeune fille, Hannah, qui joue de la Gadulka. Les deux jeunes filles vont s’apprivoiser pour finir par jouer ensemble dans la rue. Mais le lendemain Hannah n’est pas là et Manon s’inquiète, elle va découvrir l’existence des sans papiers et de leur attente d’une régularisation dans l’incertitude et la précarité.

Un joli roman sur l’enfance, la difficulté se s’accrocher dans l’apprentissage et la découverte de l’autre, de ses différences et des difficultés qu’il peut rencontrer. Un roman qu’on peut lire seul à partir de huit neuf ans sans difficultés pour en parler ensuite avec papa et maman si on en a envie !

 

 

Jean-Luc

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Les trois voeux de la princesse

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Les trois voeux de la princesse ; Elisabeth Motsch ; Illustrations : Marie de Salle ; Editions l’école des loisirs, collection Mouche, octobre 2010, 8,08 €

 

Dans ce royaume, la princesse héritière s’appelle Harmonie. Elle est belle, intelligente, a bénéficié d’une éducation hors normes, et a même réussi son diplôme de Sciences Royales, elle a un fiancé : la vie est belle. Pourtant,  le roi a décidé de consulter son Grand Ordonateur parce qu’il n’en peut plus de ses responsabilités et qu’il veut abdiquer. Harmonie elle, est prête. Mais une très mauvaise surprise l’attend : les filles, elles ne peuvent pas régner. Alors la grand conseil se réunit et déclare solennellement que la princesse ne peut pas régner parce que « successeuse » cela n’existe pas.  Reste les cousins comme mâles de la famille et Harmonie qui a déjà un fiancé va tout faire avec une aide particulièrement inattendue pour s’en débarrasser et faire changer les biens mauvaises habitudes de ce royaume aux idées machistes et d’un autre âge.

Un roman drôle et intelligent qui ne se prend pas au sérieux, mais qui fait réfléchir sur la place des filles qui doivent avoir le même rôle que les garçons : non mais des fois !

 

 

Jean-Luc.  

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17 janvier 2011

Le plein d'albums, documentaires, jeux, romans aux Sandales

Cette page est dédiée aux Sorcières de la librairie Claire et Amandine. 
Elles savent que l'affection des lutins leur est toute acquise.

 

 

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Les clics sont magiques aux Sandales surtout sur les couvertures, à moins que vous ne soyez d'une humeur taquine et aventureuses et que votre "mulot" ne souhaite s'agiter sur la page entière et même plus loin ... Lire la suite vous emmènera au plus proche des livres...

 

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Louga et la maison imaginaire

Louga et la maison imaginaire ; Claire Fercak ; Illustrations : Adrien Albert ; L’école des loisirs, collection Neuf, 13 janvier 2011, 8 €

 

 

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 Coup de coeur !

 

Louga et la maison imaginaire est l'adaptation du Conte noir de la poupée (2010) une fiction radiophonique écrite par Claire Fercak pour l'émission diffusée sur France Culture, les passagers de la nuit.

 

 

Louga vit de l’autre côté du monde au bord du lac noir, un lac aussi dangereux qu’un océan. Cette poupée à la robe déchirée vit ici avec son ours en peluche auquel il manque une patte. Alors lorsqu’elle dessine une maison, sa maison, elle va attirer à elle William, l’homme-arbre à qui elle va montrer sa maison, ses secrets et ouvrir son cœur. Mais Louga est en danger, les sangliers de la brigade des poupées ne supportent pas qu’elle puisse être indépendante et libre.

Ce court roman de la collection Neuf de l’école des loisirs, est un régal. Claire Fercak  crée un univers fantastique dans lequel on entre sur la pointe des pieds pour suivre la petite poupée si dure et fragile à la fois. Un univers à l’imaginaire foisonnant qui vous emmènera avec Louga, loin, très loin dans un monde à part, dans lequel les dangers, les fantômes et les règles d’un autre monde se bousculent. Un roman sur la tristesse et la solitude de l’abandon aussi. Les illustrations d’Adrien Albert  sont formidables et accompagnent avec précision et délicatesse le texte de l’auteur. Découvrez la maison imaginaire de Louga, le voyage en vaut la peine. 

 

Jean-Luc

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13 janvier 2011

Sorties Bayard du jour

Avant un mois de février particulièrement chargé en très très bonne surprises (chut...) voici les deux rééditions des éditions Bayard pour le mois de janvier. Deux titres de Christophe Lambert

 

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Fantilir et son fils, Uncas, sont les derniers survivants du peuple des Elfes, frappé par une malédiction. En compagnie d'un aventurier, le Forestier, ils partent en quête d'une cité oubliée pour y tenter un ultime rituel de délivrance. Sur ces terres sauvages, une guerre sans merci oppose les Dunevéguiens et les Taliskers, qui ont fait alliance avec les Orques, des êtres sanguinaires. Les Elfes et le Forestier rencontrent en chemin les deux filles d'un commandant dunevéguien, égarées dans le forêt avec leur escorte.

L'aventurier n'est pas insensible au charme de l'une d'elles, la belle Eléonore. Or, le groupe est pris en chasse par les Orques...

 

Le dernier des Elfes ; Christophe Lambert ; Editions Bayard Jeunesse, réédition 13 janvier 2011, 9,9 €

 

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Une nuit. en Gaule, dans une villa romaine, Iorus est tiré de son lit par un géant roux. Entraîné dans une folle course-poursuite, le garçon va découvrir que son ravisseur n'est autre que son père. qu'il n'a jamais connu ! Ancien gladiateur ; Cénovix est revenu de Rome, après dix aimées de captivité, pour élever son fils selon les traditions gauloises...

 

 

 

Le fils du gladiateur ; Christophe Lambert ; Editions Bayard Poche, réédition 13 janvier 2011, 5,9 €

10 janvier 2011

Interview Fabrice Colin

Lorsqu'il était venu nous voir l'année dernière nous avions posé quelques questions à Fabrice Colin et comme il est particulièrement patient, gentil et talentueux
(vous en conviendrez sans peine) voici ses réponses.
Que Fabrice soit donc remercié pour sa gentillesse, sa sympathie, sa disponibilité et tout...

 

 

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Vous êtes un auteur très connu, voir une des stars des plumes de la littérature française. Pour ceux qui croient vous connaître et ceux qui vous découvrent comment vous présenteriez vous ?

 

Star ? Pas du tout. Je suis juste quelqu’un qui écrit beaucoup. J’ai publié mon premier roman en 1997, à vingt-cinq ans. Je suis issu de la génération « jeux de rôle, » biberonnée aux livres dont vous êtes le héros, à Donjons & Dragons et la Nintendo 64. Un rejeton de la pop-culture, en somme. J’ai appris sur le tas.

 

Vous écrivez en littérature jeunesse et adulte. Ces deux univers vous sont-ils nécessaires ? Est-il facile de passer de l’un à l’autre ? Pense-t-on adulte ou jeunesse quand on écrit ?

 

L’adjectif « nécessaire » paraît approprié. J’ai besoin des deux, en effet. De manière générale, mes écrits estampillés adultes sont plus introspectifs, plus violents et plus sombres que mes romans jeunesse. Mais je ne suis pas de ceux qui désirent protéger à tout prix le lecteur adolescent, au contraire : on peut émerveiller, et on peut aguerrir. La littérature jeunesse représente, à cet égard, un formidable espace de liberté.

 

En littérature jeunesse vous êtes particulièrement prolixe (ce n’est pas un reproche, nous on aime !) Comment faites vous ? (vous avez 150 ans d’avance ? Etes vous humain ?)

 

C’est plutôt aux autres qu’il faudrait poser la question : ceux qui prétendent avoir besoin d’un ou deux ans pour accoucher d’un roman de 300 pages – et on ne parle pas de Finnegans Wake.
J’écris vite. La régularité fait le reste. 9h – 18h, travail même le week-end et jamais de vacances totales.

 

Ces multiplications des univers : un besoin ? La crainte de se faire enfermer dans un genre ?

 

Un besoin, définitivement.

 

De nombreux romans (La Saga Mendelson, Les Etranges sœurs Wilcox…) ont un fond historique. A quoi cela est-il dû ? Une évidence pour vous ? Cela vous demande-t-il beaucoup de recherches, de documentation ?

 

J’ai un grand appétit de découverte : chaque nouveau livre est une plongée en territoire inconnu. Se documenter est un immense plaisir. Du coup, la concentration suit, et le temps se comprime.
Pour les Etranges sœurs Wilcox, c’est un peu différent : Londres, New York et Venise (où se passe le 3e tome) sont des villes que je connais bien.

 

Vos références, vos héros, vos romans ont souvent pour cadre un monde anglo-saxon (Amérique, Angleterre au XIXème siècle) idéal ou inquiétant : fascination ? « Rêve américain » ? Pourquoi ces références constantes ?

 

L’Amérique est une obsession, depuis mon premier roman. La verticalité de New York (une certaine idée du vertige), l’horizontalité de Los Angeles (le pays des anges, des morts et des rêves brisés) et, entre les deux, les grands espaces, le désert, où l’imagination se déploie.
Ma fascination pour le 19e siècle, elle, est d’ordre esthétique : c’est un amour d’adolescence dont je ne me suis jamais défait.           

 

Quelques questions sur vos romans

 

-       Pour la Malédiction d’Old Haven et son double masculin le Maître des Dragons, vous avez dit (Citrouille juin 2009) que vous avez un projet de troisième volume : où en est-il ?

 

Un synopsis a été écrit ; un contrat signé, même. Mais, dans l’intervalle, un autre roman m’est « tombé dessus » : Bal de Givre à New York, qui sort chez Wiz ces jours-ci. C’est un livre qui s’est imposé à moi de façon assez inattendue. Du coup, le troisième volet de ma pentalogie américaine (car j’ai cinq livres à l’esprit) attendra.

 

-       La Saga Mendelson est une trilogie étonnante par bien des aspects. On ne vous attendait pas vraiment ici. Comment pourriez vous qualifier en quelques mots cette aventure passionnante ? A-t-il été difficile de vous « brider », de vous limiter à trois tomes ?

 

Au départ, je voulais écrire dix tomes (raclement de gorge des éditeurs, éclats de couteaux doucement tirés). La Saga… est un projet déjà ancien, né de ma fascination pour la genèse d’Hollywood. J’ai éprouvé un intense plaisir à accompagner cette famille sur un siècle entier, à revisiter l’Histoire par son prisme.

 

-       Avec Les sœurs Wilcox on retrouve un univers plus familier pour les fans de La Malédiction d’Old Haven. Combien de tome comprendra la série ? Comment écrire différemment comme vous le faites sur les vampires en pleine vague Twilight et autres ? Cela influence-t-il les envies, les histoires ?

 

La série comprendra quatre tomes. L’idée est née à un moment où la tétralogie de Stephenie Meyer n’en était, commercialement parlant, qu’à ses balbutiements. Il ne s’agit nullement d’un calcul.

Le vampire de Twillight, sexy en diable, n’a rien de foncièrement original : Anne Rice a déjà écrit tout ça il y a vingt ans, et avec plus de panache à mon sens. En ce qui me concerne, je préfère envisager le vampirisme comme une malédiction engendrant la cruauté, la paranoïa et une létale froideur d’âme.

 

-       Dans la vie extraordinaire des gens ordinaires, vous surprenez de nouveau vos fans avec des histoires courtes, des nouvelles. Ce genre nécessite-t-il pour vous une adaptation plus grande  que pour écrire un nouveau roman au format plus classique ?

On a le sentiment d’entrer dans l’intimité des ces hommes et de ces femmes, sans voyeurisme, (comme une présence bienveillante …). Là encore, tout est-il inventé, fantasmé ? Des histoires vraies ? Beaucoup de documentation ?

 

Rien n’est vrai. Le livre est né de mon envie de recycler tous les germes d’histoires qui hantaient mon cahier de notes – germes dont je savais qu’ils ne deviendraient jamais, faut de temps, des romans à part entière.

Souvent, les lieux décrits sont des endroits que j’ai déjà visités : un parc à Munich, un cimetière à Rome, une maison à Londres, une rue dans Coney Island, etc. Pour le reste, il m’a fallu me documenter, effectivement. Mais les décors étant souvent minimalistes, cela ne s’est guère révélé insurmontable.

 

-       Pouvez-vous nous dire quelques mots de Bal de Givre à New-York, qui sort ces jours-ci chez Albin Michel dans la collection Wiz ?

 

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Une jeune fille reprend ses esprits : elle vient d’être percutée par une voiture. Un jeune homme sort de la limousine. Il est jeune, séduisant, vêtu de blanc. Il courtise notre héroïne avec assiduité.

La jeune fille rentre chez elle : ce New York dans lequel elle évolue, elle le connaît sans le connaître. Des détails ne « collent » pas. Le passé lui échappe. Elle se souvient sans se souvenir. Un troisième personnage, le Masque, semble la suivre à la trace.

Bal de Givre à New York est un roman dont le sens profond ne se dévoile que dans les trois dernières pages. Le commencer par la fin est fortement déconseillé.

 

Dans vos romans vous défendez les valeurs de fraternité de démocratie… Certains de vos titres comme Memory Park  sont même de véritables romans engagés ! Alors Fabrice Colin écrivain engagé ?

 

Pas du tout. C’est même une notion qui me gêne. L’engagement en littérature, à moins d’habiter au Pakistan, en Iran ou en Chine, n’est souvent qu’une occasion de se mettre en valeur à peu de frais. La question est : qu’est-on prêt à risquer ? Je n’ai aucune leçon à donner, aucun message à transmettre, si ce n’est « nous sommes vivants, c’est un foutu miracle. » Je peux être engagé dans ma vie d’homme – on ne l’est jamais assez – mais ça relève de la vie privée.

 

Dernière question : vous donnez le sentiment d’être très entouré, très fidèle en amitié… Quel rôle votre entourage joue-t-il dans votre vie d’écrivain ?

 

Ma femme joue un rôle essentiel : lectrice et présence attentive. Quelques lecteurs et relecteurs fidèles gravitent également autour de moi. J’ai des amis écrivains, des amis éditeurs, ou illustrateurs, de Claro à Xavier Mauméjean, d’Oliver Gallmeister à Jérôme Noirez en passant par Michael Moorcock et François Place.  Mes éditrices et éditeurs sont, par ailleurs et pour la plupart, des amis chers.

 

 

Retrouvez quelques uns de titres de Fabrice Colin  en cliquant sur les visuels de couverture.

 

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Propos recueillis par Jean-Luc Clerc. Merci beaucoup Fabrice. 

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Hier tu comprendras

Hier tu comprendras ; Rebecca Stead ; Traduit de l’anglais (américain) : Anne Delcourt ; Editions Nathan, 6 janvier 2011, 13,5 €

 

 

Hier tu comprendras est difficile à raconter. Construit comme une sorte de journal (c’est l’héroïne qui raconte son histoire et s’exprime à la première personne) ; comme un puzzle dont les pièces apparaissent peu à peu, brouillent les pistes et nous amènent au dénouement final en douceur

C’est l’histoire de Miranda qui vit dans un quartier populaire de New York avec sa mère et Richard (« Monsieur Parfait ») l’amoureux de cette dernière (l’hommes qui voudrait bien avoir la clef de l’appartement…)
Jeune adolescente, elle voit peu à peu son univers se transformer. Sal son meilleur ami ne lui adresse plus la parole après la mystérieuse agression dont il est victime par Marcus ; sa mère est sélectionnée pour le jeu télévisé de la Pyramide des 20 000 dollars ; il y a aussi Suzanne, Julia ; l’homme qui rit ; Jimmy le vendeur de sandwich et le mystérieux message enfin, celui qui demande deux services à Miranda : « Je viens pour sauver la vie de ton ami et aussi la mienne ; J’ai deux services à te demander… »
Une histoire d’amitié, de mort annoncée, de la vie quotidienne tissée avec bonheur et malice. Un roman dans lequel on entre en douceur, et qu’on ne lâche plus, se laissant guider par la voix de Miranda. 

Un roman étrange, différent des productions habituelles et des autres sorties du moment. Un réel plaisir de lecture à découvrir. 

 

Jean-Luc

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06 janvier 2011

Ishango Tome I

Ishango ; Tome 1 : La nuit des métamorphoses ; Patrick Delperdange ; Editions Nathan, collection Nathanpoche, avril 2010, 6,9 €

 

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" Parti à la recherche de sa soeur disparue dans la jungle africaine, Martin trouve un étrange fétiche.
C'est l'os d'Ishango qui, à la nuit tombée, lui fait subir une extraordinaire métamorphose... Guidé par une magie ancestrale, le garçon se voit alors investi d'une lourde mission : sauver tout un peuple, menacé par les activités secrètes d'une dangereuse firme internationale. Mais Martin doit faire vite : son temps est compté... "

 

 

Attention pour les fans, le tome II arrive 

 

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Enola Holmes Tome III en poche

Ceux qui disent que Sherlock Holmes est le meilleur détective du monde ignorent encore l'existence de sa soeur : Enola Holmes !

 

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Mais vous ! Oui vous, vous savez déjà qu'Enola est une détective fabuleuse, alors cliquez...


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les sorties contes et légendes de Nathan

Trois titres reviennent dès ce 6 janvier : Youpi !

 

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" Treize contes et légendes racontent les plus belles histoires d'amour
à travers le monde et les siècles.

 

Roméo et Juliette (Italie), La belle et la bête (France), Tristan et Isolde (Légende celte), Adam et Eve (Bresil), Orphée et Eurydice (Grèce)...
Ces couples légendaires de la mythologie et de la littérature du monde entier - Inde, Chine, Grèce, France, Italie, Brésil... - vivent leurs amours contrariés par les hommes et les dieux, en s'acheminant vers des chemins heureux ou tragiques."

 

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Un prince jaloux et avide, une jeune princesse séduite par un dieu et chassée par les hommes, Romulus et Rémus menacés de mort et recueillis par une louve,
le conflit entre les deux frères...
 


Stratagèmes, combats sans merci, puissance des dieux et courage des hommes : tout cela se mêle et donne naissance à la ville de Rome et à sa légende passionnante ! 12 contes

 

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" Sept légendes célèbrent les sept constructions qui ont le plus marqué la civilisation par leur incroyable architecture et leur fascinante beauté. 


Les hommes, de tous temps, ont appelé « merveilles » les choses dignes d'admiration. Au IVe siècle av. JC, dans l'entourage d'Alexandre le Grand naît l'idée d'établir une « liste des merveilles du monde », le « monde » étant en toute modestie l'Empire macédonien. Voici donc sept récits qui vous emportent au temps de la création de ces édifices fabuleux. "

 

 

 

Nathan poursuit la réédition se sa collection conte et légende avec de nouvelles et très belles couvertures. 

03 janvier 2011

Marie-Hélène Delval répond à nos questions...

Marie-Hélène Delval est l'une des figures des éditions Bayard depuis de longues années. Aujourd'hui auteur reconnue de nombreux romans et notamment de la série à succès des Dragons de Nalsara, elle a accepté à quelques jours de son départ en retraite fin décembre de répondre à quelques unes de nos questions (en relisant je me rends compte que j'en ai oublié beaucoup en route). Qu'elle soit sincèrement remerciée pour sa grande disponibilité, sa gentillesse, ses réponses et son talent...

Mais que les fans se rassurent, vous allez le voir, elle n'est pas prête encore
à nous abandonner totalement. 

 

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 Bonjour Marie-Hélène Delval, vous êtes un auteur connu, reconnu, comment vous présenteriez vous ?

Comme quelqu’un qui a découvert très tôt le pouvoir qu’ont les mots de provoquer l’émotion, et qui a eu envie, un jour, d’ajouter sa petite musique à celle de tant et tant d’auteurs…

 

 Vous êtes un auteur très prolifique… pourquoi écrire ? Depuis quand ?

Pas si prolifique que ça ! Trouver le temps d’écrire quand on a un autre métier, ce n’est pas facile ! Mais, au bout de plus de 30 ans d’écriture, les petits ruisseaux font les grandes rivières… Le  désir d’écrire m’est venue de l’émerveillement que me procurait certaines histoires que je lisais à haute voix à mes enfants quand ils étaient petits : comment pouvait-on, avec des mots si simples, créer autant d’émotion, de poésie… ? J’ai eu envie d’essayer à mon tour, et j’ai compris alors que c’était « mon mode d’expression », la part en moi qui pouvait participer même de façon minuscule, à la « création du monde ».

 

Vous avez beaucoup écrit pour les plus jeunes avec les collections j’aime lire… Vous avez été rédactrice en chef de Pomme d'Api, Les Belles Histoires et Popi de 1986 à 1992, vous êtes actuellement directrice littéraire à Bayard Editions.

Toujours Bayard ? Une histoire d’amour ?

Vous êtes un pilier de la maison, difficile d’imaginer Bayard sans quelque part une petite place pour Marie-Hélène Delval ?

La réponse à la première partie est dans la précédente : d’abord le désir d’écrire pour les très jeunes, pour essayer de « faire du beau » avec du simple !

Bayard, une histoire d’amour et de fidélité, certainement. Ça a commencé dans l’enfance, avec la lecture toujours recommencée d’un recueil de l’année 1911 ( sic ! ) d’un des premiers magazines de Bayard pour la jeunesse, qui s’appelait « l’écho du Noël ». Plus catho, tu meurs ! Mais il y avait des romans tellement bien écrits, tellement haletants ! Plus tard, j’ai acheté pour mon plus jeune frère le premier n° de Pomme d’Api (mars 1966). Puis mes enfants ont été abonnés. Puis j’ai trouvé un jour dans le cahier pour les parents une annonce : Bayard cherchait des « mères de famille » pour faire la promo des revues jeunesse dans les écoles. C’est ainsi que j’ai fait mes premiers pas « dans la maison » ! L’écriture est venue alors, puis l’entrée à la rédaction de Pomme d’Api… et le reste !

À la fin du mois, je pars à la retraite, mais j’ai déjà un gros programme de traduction qui m’attend. Et j’espère avoir un peu plus de temps pour « faire avancer » les Dragons de Nalsara  !

 

Avant les dragons de Nalsara vous aviez déjà fait une incursion dans le monde du fantastique avec les Chats : d’où vous vient cette envie ?

 

Les différentes facettes du fantastique m’ont toujours intéressée, sans doute parce que c’est le genre métaphysique par excellence. On s’offre un voyage hors du quotidien tout en traitant de « choses graves » : la dualité du bien et du mal (on voit dans le n° 10 Cham tenté par « le côté obscur de la force », si j’ose ainsi m’exprimer !), la relation entre la mort et la vie, le difficile travail de devenir soi… Mais, avant tout, on est dans le plaisir du conte. D’ailleurs, les lecteurs attentifs peuvent repérer dans certaines pages des références à peine déguisées à La Belle et la Bête de Cocteau, mon film fétiche !

  

Les dragons de Nalsara ? Pourquoi ? D’où est venue l’idée ? Depuis quand ? Savez vous où vous allez ?

L’idée d’écrire ce qui était d’abord dans ma tête un roman unique pour des lecteurs d’âge J’Aime Lire m’est venue en rencontrant des classes de CE1-CE2 qui avaient adoré le film ERAGON. Les enfants avaient envie de lire le livre, mais il n’était pas à leur portée. Après avoir traduit L’Aîné, j’étais à fond dans cet univers de Fantasy ; j’ai voulu tenter de rendre ce genre accessible aux plus jeunes. C’est ainsi que j’ai créé l’île aux Dragons et ses habitants, Cham, Nyne et leur père, le grand éleveur de dragons du royaume. Et c’est sur l’instigation d’Elisabeth Sébaoun, notre directrice éditoriale, que j’ai envisagé ensuite d’en faire une série.

Comme pour tous mes romans, je suis partie complètement à l’aventure ! Je n’ai jamais de plan, juste des grandes lignes. Une fois que les personnages se mettent à exister, j’ai toujours l’impression que ce sont eux qui décident des événements. Il y a une sorte de logique interne à l’histoire qui se met d’elle-même en place, c’est fascinant ! J’ai bien fait rire mon éditrice, Charlotte Mériaux, quand j’ai surgi un matin dans son bureau en clamant : « ça y est ! Je sais ce qui est arrivé à la mère des enfants ! »  

Bien sûr, je reviens parfois en arrière pour affiner ou corriger des détails, ajouter des informations devenues nécessaires pour la continuité du scénario. Heureusement que j’ai de l’avance ! J’achève actuellement le 14ème, alors que le 10ème est sorti récemment. Ça me donne une marge de sécurité.

 

Vous nous avez dit que les prochains tomes seraient plus longs. C’était l’une des questions de départ : pourquoi pas plus long ? Et à quand un roman pour les plus grands ?


Au départ, des épisodes de 50000 signes, pour des lecteurs à partir de 8 ans, c’était une longueur équilibrée : ni trop long, ni trop court. Et les enfants plus grands, ceux que l’on dit « en difficulté avec la lecture » ne sont pas effrayés par l’épaisseur des livres. Du coup, ils ne se rendent pas compte qu’en ayant lu déjà 10 volumes, ils en sont à 500000 signes, la longueur d’un gros roman !!! Mais mes premiers lecteurs ont grandi depuis le début de la série. Ils auront peut-être envie de « plus ». Et ça me donne un espace plus large où faire évoluer mes personnages.

 

Vous êtes également traductrice de très nombreux titres pour Bayard : Mary Pope Osborne (cabanes magiques) ; l’Épouvanteur ; et Eragon… Est-ce que cela a une influence sur vos écrits sur votre imaginaire ? Comment ?

Comment fonctionne un traducteur ?

 

L’imaginaire des autres ne peut que vous enrichir. Ça se mêle à tout ce qu’on « engrange » par ailleurs, dans ses lectures, au cinéma, en voyage, dans toutes les rencontres et expériences de la vie. C’est là-dedans qu’on puise – plus ou moins consciemment, d’ailleurs – pour écrire. En réalité, on n’invente rien. On ne fait que transposer dans ses histoires les éléments, les émotions de la « vraie vie ».

Quant à mon idée du « traducteur », c’est quelqu’un qui interprète – au sens quasi musical du terme - en français un texte écrit dans une autre langue, de sorte que les lecteurs aient accès non seulement au sens, mais aussi, autant que possible, à la « vibration » particulière de l’original.

 

Vous partez en retraite fin décembre 2010. Vous allez nous manquer. Vous n’allez pas arrêter d’écrire au moins ?

 

Ben non… ! Je compte même avoir plus de temps pour écrire. Si Cabane magique, l’Épouvanteur et Eragon 4 (on attend le texte…) réunis ne me prennent pas toute mon énergie !!!

 

Propos recueillis par Jean-Luc Clerc

Dédale, l'homme-oiseau

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Dédale, l'homme-oiseau  : un excellent titre de la collection Légendaires

 

 

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Dans lire la suite : des illustrations, une chronique et une interview de l'illustratrice Mélisande Luthringer qui a accepté de répondre à quelques petites questions.

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Krotokus Ier, Roi des animaux

Krotokus Ier, Roi des animaux ; Caryl Férey ; Illustrations : Christian Heinrich ; 
Editions Pocket Jeunesse, novembre 2010, 14,9 €

 

 

 

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Prenez un tyran nommé Krotokus Ier, un lion sanguinaire et stupide ! Ajoutez y un chimpanzé mâle que tout le monde prend pour une guenon, Shita, conseiller du roi ; une garde royale  composée de brutes épaisses ; d’un peuple désespéré au bord de la révolte et d’une recherche effrénée à la princesse qui permettra à l’héritier du trône se fiancer.

Car sur les conseils avisés de Shita, Krotokus, menacé par une révolte et une loi qui dit qu’il devra se soumettre à des élections si son héritier n’a pas trouvé promise avant la fin de la treizième lune, a décidé de reprendre les choses en main.

La fiancée (un superbe papillon de la tribu des Danaïdes) perchée sur la corne de sa dame de compagnie la vache Pâquerette vogue vers l’île de Croland quand son navire est arraisonné et faite prisonnière par les hyènes.  Le roi décide alors de partir à leur poursuite sur le navire royal : le Gnou II.  Ce voyage ne sera pas de tout repos. Le capitaine, un rusé renard, Goupille va être chargé d’emmener la troupe aux trousses des hyènes et de la princesse.

Vous échouerez alors sur l’île de la Barbarie sur laquelle tout le monde travaille aux ordres d’une troupe d’éléphants hystériques obsédés par la fabrication de chaussettes ;  pour sur l’île mystérieuse ou l’île aux vieux sur  laquelle Krotokus fera un festin de dodos et de laquelle ils finiront par se faire expulser par Poulagar le tyrannosaure homme de main des vieux de l’île très peu contents de voir débarquer toute cette jeunesse turbulente et étrangère ; enfin sur l’île de Komodo où les varans qui veulent construire un zoo des célébrités et attirer ainsi les touristes.

Des histoires drôles avec des situations souvent cocasses et bien mises en scènes. Le pauvre Pupus, l’héritier du trône, en prend pour son grade et va se trouver face au fait accompli à la fin de l’histoire. Mais ceci est une autre histoire. Sachez cependant que vous allez bien vous amuser, les personnages sont croqués avec un humour vache réjouissant et mine de rien l’histoire dénonce en passant, les dictateurs, tyrans, racistes de tout poil. Vous y retrouverez également des allusions multiples à notre société et à sa télévision. Il y a bien quelques familiarités de langage dont l’auteur aurait pu se passer, mais qui ne valent pas de se priver de ce petit régal de lecture et d’histoire.

 

Krotokus Ier saura-t-il sauver son trône ? Pupus pourra-t-il régner ou le voudra-t-il ? Goupille le renard sauvera-t-il ses poules ? La belle Sheba a-t-elle été dévorée par les crocodiles… autant de questions et bien d’autres encore auxquelles il vous faudra répondre en dévorant ce roman. Nos jeunes amis vont se régaler. 

 

 

Joseph

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