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03 juillet 2017

Soléane

Une héroïne pas comme les autres, un monde étrange : un roman fort pour lire, s'évader et grandir 

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Tout commence par la vie qui vient et la fuite ! C’est ainsi que vous ferez connaissance d’un bébé, une petite fille qui va devenir Soléane, seize ans plus tard sur le Coracle, l’île artificielle où se sont réfugiés les quelques rescapés d’une épidémie mondiale qui a privé tous les mammifères de la planète de lait, provoquant ainsi mal formations et retard de développement.

Sur cet îlot dérivant sur l’Océan, une petite communauté s’est mise en place, au départ avec un pouvoir civil et religieux. Mais l’Empera est devenu inopérant et le GrandArchéole a pris le pouvoir contrôlant toute la vie de cette étrange communauté avec ses bannies, ses non-voulus, ses fugitifs, ses traqueurs…

Alors qu’elle pense sa vie bien réglée et heureuse, Soléane va d’un coup voir tout son univers basculer et devoir partir à la conquête de sa liberté mais aussi de ceux qui lui sont chers et de ses origines.

Ce romans de science-fiction est formidable. D’abord il est très bien écrit et passionnant et se lit d’une traite. De plus Muriel Zürcher nous invite dans un monde du futur confronté à des problématiques proches en partie des nôtres, comme la gestion de l’environnement, les risques de contagion non contrôlées, de prise et de contrôle du pouvoir par la religion… Les héros sont finement dessinés, l’histoire est pleine de rebondissements et de découvertes et le livre même s’il annonce une suite se termine de manière (suite annoncée pour 2017) à ce que vous puissiez le dévorer sans forcément vous retrouver frustrés au beau milieu d’une phrase ou d’un chapitre. Un excellent de moment de lecture et de découverte d’une nouvelle héroïne : Soléane !

 

Jean-Luc 

 

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Soléane 
Muriel Zürcher
Illustration de couverture : Cali Rezo 
Editions Didier Jeunesse, 8 juin 2016, 17 €

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26 juin 2017

Sauve qui peut les vacances !

Il est peut-être encore temps de sauver vos vacances ! Trop tard ? Alors consolez vous avec ce petit livre drôle qui vous montrera (peut-être !) qu'il y a bien pire que votre situation !

 

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Ils sont neuf ! Neuf auteurs de grand talent qui ont décidé de nous parler des vacances, mais pas de celles merveilleuses, version carte postale que tout le monde aime à raconter. Non, cette fois-ci c’est du côté de la force obscure que se situent les aventures ou plutôt devrait-on dire mésaventures. Il y avait bien eut des signes avant coureurs, comme la jambe cassée du père, mais quand un volcan vous pourrit vos vacances et transforme la joie du départ en séquence trash, peut-on lutter contre la nature ? L’amitié peut-elle résister au vide sidéral ? Mais les vacances peuvent bien évidemment tourner au cauchemar absolu : des pirates, une institutrice en maillot de bain, une semaine de trecking offerte par des parents enthousiastes, un auto-stoppeur terrifiant, une famille envahissante…

Ces neuf nouvelles nous embarque du côté de nos pires cauchemars, le ton est insolent, mordant, drôle, les histoires décalées et si vraies souvent.

Un petit régal à lire avant de partir, histoire d’éviter peut-être certaines difficultés à venir : trop tard ? Bonnes vacances alors !

 

Indispensable dans toute les bonnes valises.

 

Jean-Luc

 

 

 

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Sauve qui peut les vacances !
Gaia Guasti, Philippe Lechermeier, Yann Mens, Mikaël Ollivier, Fred Paronuzzi, Thomas Scotto, Colin Thibert, Florence Thinard, Sarah Turoche
Editions Thierry Magnier,  17 mai 2013, 9 €

 

 

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Felicidad

Felicidad capitale de la Grande Europe, ville de tous les pouvoirs, de toutes les compromissions. Et si quelque part un grain de sable se glissait dans cette terrifiante machine si bien huilée...

 

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Felicidad ; Jean Molla ; Editions Gallimard Jeunesse, Pôle Fiction, juin 2010, 6 €

 

Lorsque Claude Buisson Ministre du Bonheur Obligatoire du gouvernement de la Grande Europe est appelé en plein réveillon de Noël, il ne pense pas que les ennuis vont commencer et imagine plutôt un grand moment de sa carrière. La vidéo que leur montre  alors ( à lui et ses collègues),  le Président à vie de la zone, les plonge dans la stupeur la plus grande, notamment lui… Les évènements qui vont se succéder alors, vont faire basculer les certitudes d’un certain nombre d’habitants de cette Grande Europe et de l’un de ses plus fin limier : Alexis Dekcked.

La Grande Europe l’un des trois Etats continents qui gouverne et contrôle le monde avec la ChineAsie et les Etat-Unis d’Australamérique.

Monde hiérarchisé dans lequel les plus défavorisés sont rejetés par la société et vivent dans la misère la plus grande au seuil des cités dans ces zones que l’on appelle les enclaves. D’autres particularité sont la marque de fabrique de ce monde comme les parumains sortes de clones des humains programmés pour leur ressembler, les servir… Pourtant un grain de sable s’est inséré dans la machine et pourrait bien mettre à mal cette société si policée et surveillée.

C’est un monde du futur glacé et effrayant que nous livre Jean Molla. Cette société violente, contrôlée à l’extrême avec ses parumains finalement pas si rassurants que cela. C’est en cherchant à retrouver ceux que son supérieur lui a demandé de retrouver et d’éliminer de toute urgence, qu’Alexis Dekcked va peu à peu lever le voile d’un mystérieux complot et la réalité d’une société tyrannique. Pris au piège de sa propore enquête il nous entraine vers un dénouement pour le moins surprenant qui n’augure pas forcément d’un avenir meilleur !

 

Un excellent roman qui est de nouveau publié dans la nouvelle collection de Gallimard, Pôle Fiction. A découvrir ou redécouvrir d’urgence pour tous les amateurs de sociétés du futur inquiétantes et déroutantes dans lesquelles, ils pourront chercher un miroir à la notre : qui sait !

 

Joseph

Quand Athènes était une puissance du monde méditerranéen

Deux courants noirs à relire au coeur brûlant de l'été ! Clic sur les visuels.
L'excellent Martial Caroff en action 

 

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Le soleil brûle sur l'Acropole, la Guerre du Péloponnèse épuise les cités grecques et Aristophane concourt pour gagner le prix de la meilleure comédie aux Grandes Dionysies

 

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Avec Antisthène menez l'enquête et passez le plus beau des été 
avec et sur le blog des Sandales

Le soleil brûle sur Athènes, ses complots pour mettre fin à la guerre du Péloponnèse, ceux pour savoir qui va emporter les concours prestigieux des Grandes Dionysies. Et la mort rôde. Qui veut tuer Aristophane ? Dans quel but ?
Antisthène jeune philosophe des rues, disciple de Socrate va nous guider de maison en maison, de lieux de lumière et de pouvoir prestigieux, en endroit sombres et sordides, à la découverte de l’Athènes du Vème siècle avant notre ère.
Les redoutables chefs des partis aristocratiques complotent : qui veut empêcher la trêve avec Sparte et ses Alliés, qui a intérêt à ce que la guerre se poursuive et à quel prix ?
On plonge avec délice dans ce roman qui nous entraine bien loin dans une ville mythique dont on découvre les us et coutumes, et avec laquelle on va vivre les grandes fêtes en l’honneur de Dionysos, l’occasion pour Athènes de montrer sa puissance, son prestige, sa richesse et le talent de ses citoyens.
Un polar historique qui est passionnant et très bien écrit, construit. Il est cependant peut-être un peu difficile d’accès de prime abord et est davantage destiné aux grands ados et aux jeunes adultes et aux autres.

A ne pas manquer cependant car une fois pris dans les mailles de l’histoire, on passe un très bon moment. Ce titre a une suite qu’on peut lire séparément, une autre enquête d’Antisthène : Les Profanateurs.

 

A découvrir pour le plaisir d’un excellent moment de lecture et de dépaysement

 

Jean-Luc

Sanglante comédie ; Martial Caroff ; Editions Gulf Stream, 12 mai 2011, 13,5 €

 

Un massacre indigne de la démocratie athénienne, des profanations qui sèment le trouble et l'inquiétude dans la cité de l'Attique et un Antisthène toujours aussi en forme

 

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Cet été avec ce deuxième tome formidable, poursuivez votre visite de l'Athènes antique... bel été avec et sur le blog des Sandales

La guerre du Péloponnèse a repris et Athènes s’apprête à jeter ses dernières forces dans la bataille de Sicile. C’est alors que deux scandales viennent déstabiliser et secouer l’orgueilleuse cité impérialiste : la mutilation des statues d’Hermès (véritable sacrilège qui dans cette société polythéiste est le pire des crimes) et la parodie de la cérémonie sacrée des Mystères.

De nouveau Antisthène et ses amis vont nous conduire dans les rues d’Athènes avec de nouveaux personnages comme le jeune Arisoclès…

Partez à la rencontre du vieux Sophocle, découvrez d’autres secrets de la société athénienne et laissez vous emporter par le souffle de l’histoire. Plus facile d’accès que le premier volume, ce deuxième opus des enquêtes d’Antisthène  n’en est pas moins particulièrement savoureux et prenant. Du massacre de Mélos aux premiers moments de la bataille de Sicile c’est de nouveau un roman passionnant que nous offre  Martial Caroff. On en redemande … la suite c’est quand ?

 

Jean-Luc

 

Les Profanateurs ; Martial Caroff ; Editions Gulf Stream, 12 janvier 2012, 13,5 €

 

 

 

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Hôtel Summertime Tome 1 Amy

Un village endormi dans la campagne anglaise, un hôtel abandonné depuis bien longtemps ! 

 

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De quoi passer un bel été avec le blog des Sandales... 

Amy Gordon a le moral dans les chaussettes. Elle va passer l’été au fin fond de la campagne anglaise, elle la citadine dont la vie et les activités londoniennes lui manquent déjà.  A ses côtés sa demi-sœur par alliance fille de sa future belle-mère qui semble elle, tout sauf ravie de l’avoir à ses côtés. La fête à laquelle ils sont invités semble le seul moyen de sortir de la routine et de faire des connaissances. Et c’est ce qui va se produire. Mis à part l’insupportable Lucas fils d’un potentat local qui achète tout au mépris des gens et de la vie locale, elle va faire la connaissance de la secrète Eva et du fort sympathique Callum. C’est ainsi que sa vie va peu à peu s’organiser. Grâce à Callum, elle va visiter le village découvrir le café si chaleureux de Lottie et au hasard d’une rue tomber en arrêt devant les grilles d’une demeure mystérieuse. Elle vient de découvrir l’hôtel Summertime, fermé depuis plus de cinquante ans et y entrainer Callum malgré ses réticences et les menaces maternelles. Et là c’est le choc : la vieille demeure autrefois si active, sent bien le renfermé et à certains endroits le moisi, mais plus les jeunes gens s’enfoncent dans ses entrailles plus ils découvrent des pièces merveilleuses semblant tout droit sorties d’un conte où le château endormi semble figé comme au moment où sont partis en catastrophe ses occupants et en attente d’être réveillé.

Ce roman est délicieux, on y retrouve des histoires de famille, recomposées notamment, des histoires d’adolescents, des secrets, des mystères et cette vieille demeure qui va redevenir le centre de toutes les préoccupations et des convoitises, dont il émane un charme suranné et agréable. Pour sauver l’hôtel, la bande d’amis va devoir retrousser ses manches et faire montre d’une certaine chance pour échapper aux promoteurs immobiliers. Des personnages attachants et bien campés, des lieux de vacances qui semblent endormis et presque ennuyeux mais qui vont révéler bien des surprises, on a l’impression en lisant ce premier tome de se retrouver quelque part à la campagne en début d’été, se demandant ce qu’on va bien pouvoir faire et se réveiller quelques semaines plus tard avec le temps qui a filé comme un éclair. Un roman léger et très agréable dont on aime beaucoup également la très jolie couverture. A savourer le temps d’un été en attendant pour l’automne le tome II.

 

Jean-Luc

 

 

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Hôtel Summertime Tome 1 Amy
Louise Byron
Illustrations : Thibaut Rassat
Traduit de l’anglais : Anaïs Goacolou
Editions Flammarion , 4 juin 2014, 10,9 €

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La première fois

 

La première fois  Keith Gray, Jenny Valentine, Melvin Burgess, Patrick Ness, Mary Hooper, Sophie McKenzie, Bali Rai, Anne Fine.  Traduit de l’anglais : Laetitia Devaux , Emmanuelle Casse-Castric  Editions Gallimard Jeunesse, collection Scripto , sandales d'empédocle

 

Huit histoires, drôles, dures, tristes, tendres, crues, sans concessions, sur la première fois, réelle, supposée ou non… Sur les réactions différentes des filles, des garçons, des générations, des situations selon les pays, les cultures, le rôle des parents, la découverte du corps, de l’autre, de la différence… Des textes précis, qui sous la plume de ces auteurs anglo-saxons tous bien connus des ados laissent à découvrir des sentiments différents et permettront à leur public de se rassurer, de rire parfois, de se dire si oui ou non finalement ils sont prêts et que peut-être c’est le bon moment, la bonne personne, que peut-être il faut attendre, écouter son corps, celui de l’autre, son cœur aussi, pour que cela reste un bon moment, voulu ! Huit textes formidablement écrits, jamais moralisateurs, jamais gratuits : un recueil de nouvelles formidables. Une idée d’édition osée, aboutie et particulièrement réussie, à offrir à tous les ados et à certains de leurs parents. 

C’est Keith Gray qui ouvre le bal avec Jason, joueur de foot distrait par sa belle, ce qui lui vaut, un nez éclaté, un speach du coach M.r Walsh et la vision de la première fois, de la découverte du corps, de la nécessité absolue de passer à l’action ou … presque !

 

Seize ans :  La majorité sexuelle ?  Jenny Valentine  nous offre un texte drôle, savoureux, avec Dora la vieille tante excentrique, celle dont on ne se souvient même plus qu’elle a pu être jeune, belle, désirable et avoir une première fois. Et ce jour là en plein repas d’anniversaire de Birdie, elle se lâche et va semer la panique dans le repas, entre les petits pois et le dessert en évoquant quelques souvenirs bien précis. Drôle, irrévérencieux, marquant la complicité entre les générations, la différence entre les époques et l’évolution de la société. Sauf pour une chose, la plus importante peut-être : Eddie ou Danny ?

 

Dans Entrée en matière Melvin Burgess  nous conte la première fois d’un jeune couple. Mais peut-on impunément avoir sa première fois avec une fille de terminale et tout raconter bêtement sur facebook.  De l’art et de la manière de vivre la première expérience.

 

Patrick Ness lui nous rappelle que  ça se passe autrement pour les garçons. Un texte nerveux à trous (les mots interdits qu’on ne doit pas lire, pas dire, pas penser… sont barrés de noir, comme si la censure était passée par là). Le dialogue qui s’instaure alors entre les garçons vieux amis d’enfance à la découverte de leurs différences, de leur sexualité est raconté par Ant Stevenson. C’est quand ne plus être puceau pour un garçon ? C’est quoi la première fois ? Est-on tous fait pour fonctionner pareil ? Sous la plume nerveuse, une vraie interrogation, un texte intelligent et sensible.

 

Charlotte de Mary Hooper a 15 ans et elle vit au XIXème siècle : quel avenir pour une jeune fille seule avec deux petits frères à part celui tout tracé offert par un proxénète ? Tristesse et impuissance face à un destin qu’on aimerait être celui d’un autre temps.

 

C’est comme ça, Sophie McKenzie met en scène Katya et Sam, ils sont prêts ils vont le faire. Les préservatifs dans la poche (mais est-ce que je vais savoir les utiliser ?) ; Il est doux, il embrasse bien… (mais le reste m’intéresse-t-il vraiment pour aller plus loin avec lui, maintenant ?). Ils sont prêts, ils le croient en fait, mais vont-ils passer à l’action ?

 

Dans La serviette blanche Bali Rai pose la question des origines, du poids de la culture, des habitudes et des drames que peuvent poser certaines superstitions et méconnaissances du corps de la femme. Une jeune fille d’origine hindoue qui a ses règles et qui provoque par là l’afflux de souvenir de sa tante et la libération de la parole.

 

Pour la dernière histoire c’est Anne Fine qui nous pose la question qu’est-ce qui est le plus important :Faire l’amour ou le trouver ?

Un prof en cours d’éducation sexuelle : c’est un mélange des réactions de ses élèves de la description de ce qu’ils savent et de ses souvenirs. Pourquoi ne pas le faire : être lapidé, avoir mal, ne pas avoir envie, ne pas être prêt…De la capote au fou rire… et les troisièmes B sortent du cours, qu’en restera-t-il ? 

 

Joseph

 

La première fois ; Keith Gray, Jenny Valentine, Melvin Burgess, Patrick Ness, Mary Hooper, Sophie McKenzie, Bali Rai, Anne Fine. ; Traduit de l’anglais : Laetitia Devaux , Emmanuelle Casse-Castric ; Editions Gallimard Jeunesse, collection Scripto, 6 juin 2011, 9,5 €

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Comment tomber amoureux... sans tomber

Annabelle et Samuel deux prénoms à retenir pour passer le plus beau des étés avec le blog des Sandales... Comme nous, tombez amoureux de ce magnifique roman ! 

 

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Annabelle rentre en terminale, nom qui fait frémir et donne le sentiment que tout s’arrête après, alors que… Et pourtant ce jour là alors qu’elle s’installe au fond de la classe pour le premier cours, histoire de changer un peu, elle va faire la connaissance du nouveau, un adolescent américain, tout juste débarqué qui ne parle pas un mot de français ou presque. Très vite Samuel va devenir son ombre et son père le très influent ambassadeur des Etats-Unis à Paris, va l’engager pour aider son fils à progresser en français.

On suit avec régal ces deux adolescents et leur évolution tout au long de ce savoureux romans à tiroir, qui va nous permettre d’entrer dans l’histoire de ces deux familles, les faire se croiser, permettre à la mémoire collective de refaire surface et de réparer en partie les dégâts du temps. Dans ce roman pluriel,  Susie Morgenstern donne la parole à plusieurs générations, nous offre des tranches de vie, nous permet d’assister à l’évolution de ces deux familles que rien n’aurait du rapprocher de prime abord.

C’est une excellente surprise que ce roman qui pose la question de cette expression étrange si on y réfléchit bien : tomber amoureux ! Tomber…

Laisser vous emporter par cette douce musique qui résonne dès les premières lignes et savourez sans modération ce magnifique roman chorale dont on sort ému et souriant.

 

Jean-Luc

 

 

 

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Comment tomber amoureux... sans tomber
Susie Morgenstern
Editions l’école des loisirs, Médium, 12 mars 2014, 16 €

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L'enfant du Jeudi

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Sonya Hartnett est un auteur à part, à l’écriture singulière et envoutante. Une fois de plus après L’enfant du fantôme l’année dernière, les éditions des Grandes Personnes, nous offrent un de ses romans :  l’enfant du jeudi. C’est Harper Flute, l’une des héroïnes du roman qui nous conte l’histoire de sa famille pauvre, de sa sœur Audrey, de ses frères  Devon, le bébé Caffy et  de Tin. C’est Tin qui, vous le découvrirez, tient le rôle le plus particulier de cette famille. Un enfant pas comme les autres, qui sous le regard bienveillant de ses parents va connaître une vie, une destinée si particulière.

Harper nous guide au fil de la vie de la famille Flute de la naissance du bébé Caffy jusqu’au moment où elle sortira de l’enfance et ira vivre ailleurs, loin de la maison de son enfance. Une vie de labeur, de pauvreté, mais aussi d’amour et de liens familiaux indéfectibles, malgré les épreuves, les drames.

Sonya Hartnett nous entraine de nouveau dans un monde, à la fois réel et étrange (la vie de Tin), où l’on sent la volonté de décrire son pays, son histoire, les blessures et l’obsession de la guerre, du bruit du monde autour des Flute et des conséquences sur leur vie quotidienne et leur ligne de vie.

C’est un superbe roman, très bien écrit (traduit),  au parfum entêtant, qu’on ne lâche pas si facilement. Différent des autres productions ambiantes, c’est un petit moment de grâce et de plaisir à découvrir. 

 

Jean-Luc

 

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L’enfant du Jeudi ; Sonya Hartnett ; Traduit de l’anglais (Australie) : Valérie le Plouhinec ; Editions Les Grandes Personnes, septembre   2011, 16 €

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L'enfant du fantôme

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«  Par une après-midi humide et argentée, une vieille dame, qui rentrait chez elle après avoir promené son chien, découvrit un garçon assis dans la bergère fleurie de son salon. Il n’avait pas été invité, aussi fut-elle étonnée de le voir là. » (livre page 9)

 

Coup de coeur pour un très bon et très beau roman !

 

L’enfant du fantôme ; Sonya Hartnett ; Traduit de l’anglais (Australie) par Fanny Ladd et Patricia Duez ;Editions des Grandes Personnes, 26 août 2010, 13 €

 

«  Par une après-midi humide et argentée, une vieille dame, qui rentrait chez elle après avoir promené son chien, découvrit un garçon assis dans la bergère fleurie de son salon. Il n’avait pas été invité, aussi fut-elle étonnée de le voir là. » (livre page 9)

 

Une entrée toute en douceur, comme dans ces romans des vieilles dames anglaises, mais la ressemblance s’arrête là ! Ce jeune garçon dont la présence semble à peine troubler le quotidien de la vieille dame va provoquer l’afflux de souvenirs. Toute sa vie va défiler devant elle : son enfance, son père, le voyage qui va transformer sa vision de ce père de « fer » habituellement si froid et si distant, en homme ouvert et attentif… et puis il  y a tout le reste : Plume ; l’elfe ; les voyages avec les animaux qui parlent tout comme le vent Zéphir ; la bataille entre les deux monstres légendaires, le kraken et le Leviathan ; le nargun, cette créature de légende australienne plutôt féroce mi-humaine, mi-rocheuse, ami, gardien de l’héroïne.

Sonya Hartnett nous entraine peu à peu dans cette aventure où l’on sent le souffle du vent venu de la mer, du bruit des vagues, de ce monde à la fois du début du XXème siècle et hors du temps avec ses légendes, ses phénomènes, ces animaux qui parlent, et tout une vie dans laquelle on se déplace comme dans un rêve. Et de loin en loin, on a l’impression de revenir dans la réalité dans le salon de la veille dame face à ce garçon mystérieux, attentif et irrité à la fois par cette vie qui n’en fini pas de se dérouler devant lui.

La rencontre merveilleuse entre Matilda et Plume, est de celles qui bouleversent une vie, poussant les deux caractères au renoncement de soi et à la recherche du bonheur…

Ce roman à la langue douce et fluide est un piège absolu. Dès les premières lignes, on est troublé, envouté. Tendre, entre réalité et fantastique, cette histoire se lit comme une de ces légendes d’autrefois où, sous la douceur apparente, surgit au détour d’une page, la morsure du temps, des hommes, de la déception, de l’amour impossible. Elle montre aussi avec Matilda au bout du chemin, la capacité à reprendre sa vie en main, le renoncement, l’acceptation de soi, de son destin.

 

Une fable fantastique dans tous les sens du terme. Une vraie découverte, un bonheur de lecture et d’histoire. Sonya Hartnett sait nous dévoiler l’Australie, sa faune, ses légendes ancestrales avec bonheur et nous inviter à un merveilleux voyage.

 

A découvrir sans faute.

Jean-Luc 

 

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La route des vacances

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Très bel été avec les Sandales Jeunesse

 

Chat et chien partent en vacances comme tous les étés avec le patron et la patronne. Comme tous les étés, la route leur donne mal au cœur et en plus ils se supportent à peine. Alors qu’ils font une pause, la voiture reprend sans eux : abandonnés !

Les deux bestioles vont tenter de poursuivre leur route, car ils savent où aller. Mais c’est d’abord dans la division que va se poursuivre leur périple, avant d’affronter la faim la peur de la nuit venue… au final ils reprirent la route, unis et bien décidés à en découdre avec le patron et la patronne qu’ils vont retrouver sur leur chemin. Enfin libres, sans laisse ni collier, nos deux lascars vont voguer vers une destination de rêve que seuls les chats et les chiens abandonnés connaissent.

Une ballade intelligente et vivifiante qui laisse à penser que la liberté a du bon et qui montre l’importance et la force de l’amitié. Le tout superbement illustré avec l’utilisation de couleurs et de détails qui n’appartiennent qu’à Eric Battut.

 

Un album idéal pour partir en vacances, vers l’aventure et la liberté, le cœur léger.

 

Jean-Luc

 

 

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La route des vacances
Eric Battut
Editions Autrement, 14 mai 2014, 13,95 €

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Le grand jour d'Eric - Une course à vélo pas comme les autres

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Eric doit rejoindre Emilie pour assister à une course cycliste, alors il prend tout ce qu’il faut. De son côté Emilie, elle est folle de joie et elle a préparé un super pique-nique.

Mais en route, Eric va croiser la route et le destin de bon nombre de coureurs qui ont eu quelques petits soucis comme vous pourrez vous en rendre compte.

Un album léger et tendre pour se préparer au tour de France, pour tous les fans de vélos et de belles histoires qui finissent bien.

Un petit régal, léger aux illustrations toutes en douceurs qui nous racontent elle aussi une histoire dans l’histoire. A découvrir et savourer sous le soleil de l’été !

 

Joseph

 

Le grand jour d'Eric - Une course à vélo pas comme les autres ; Rod Waters
Editions Sarbacane, 5 juin 2013, 14,9 €

 

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Expéditions Mammuthus - Chasseurs de mammouths, les nouveaux aventuriers

Mammuthus : des expéditions hors du commun à la croisée de l’aventure et de la paléontologie pour tenter de dresser l’inventaire de notre bestiaire préhistorique.


Un documentaire génial, très gros coup de coeur ! 


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Pour en savoir plus sur la réalité scientifique de l’expédition (lire plus bas). Découvrez avec ce documentaire richement et intelligemment illustré comment la fonte du pergélisol due au réchauffement climatique révèle peu à peu des secrets si bien gardés depuis des milliers d’années. Partez sur les traces de l’expédition qui a mis à jour le cadavre du mammouth Jarkov (du nom de la famille  qui a permis de repérer l’animal).  

Bernard Buigues crée alors avec le professeur Yves Coppens Mammuthus Expéditions (un programme d’exploration dédié à la découverte et à la sauvegarde de fossiles).

Ce documentaire est aussi l’occasion de découvrir cet espace magique qu’est la Sibérie, ses hivers, mais aussi ses étés si courts avec sa flore éblouissante (comme si elle voulait rattraper le peu de temps qui lui est imparti) les populations locales, leurs croyances…

Les découvertes ont ainsi permis de développer les connaissances très parcellaires des scientifiques sur les mammouths, mais aussi d’autres animaux de l’époque qu’ils ont retrouvé au fil des expéditions. Ils peuvent aussi essayer de comprendre le climat, découvrir la flore et la faune qui les entouraient et peu à peu reconstituer des chainons entiers de connaissances.

Ce documentaire au format allongé et aux photographies magnifiques, est une vraie mine d’or qu’il faut offrir à tous les adolescents qui aiment  les découvertes scientifiques ou justes aux curieux de ces animaux fabuleux et de leur histoire qui explique progressivement un peu la notre. Un très bel ouvrage intelligent et très bien fait. A offrir sans hésiter.

 

Jean-Luc

 

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Expéditions Mammuthus - Chasseurs de mammouths, les nouveaux aventuriers
Francis Latreille, Sylvie Mahenc
Editions de la Martinière Jeunesse, 17 octobre 2013, 16,9 €

 

 

Mammuthus : des expéditions hors du commun à la croisée de l’aventure et de la paléontologie pour tenter de dresser l’inventaire de notre bestiaire préhistorique.

  

Jusqu'ici, les seules images de la faune préhistorique ne nous étaient parvenues que par le biais de nombreuses gravures rupestres et dessins que nos ancêtres artistes du pléistocène avaient tracés et dessinés dans des cavernes. Depuis une douzaine d’années, sous l’impulsion et la direction du Français Bernard Buigues, un « chercheur, découvreur » de mammouths, une équipe de scientifiques associés aux habitants du Grand Nord sibérien ont entrepris l'inventaire de notre bestiaire préhistorique : c’est ainsi qu’est né « Mammuthus», le plus vaste programme de sauvetage de ces espèces disparues depuis des millénaires.

 

Ces espèces sont en effet de nouveau menacées par le changement climatique. Grâce ou à cause de ce réchauffement, ressenti avec beaucoup plus d’intensité dans les régions du Grand Nord, de grands bouleversements sont constatés et transforment la vie quotidienne de ses habitants. Le « permafrost » (sol gelé en permanence), en dégelant, révèle le grand livre de notre histoire préhistorique.

 

Grâce à MAMMUTHUS, mammouths adultes et bébés, rhinocéros, chevaux, bisons, élans, ont été sortis intacts des glaces de la Sibérie et mis à la disposition de la communauté scientifique internationale. Le grand public peut aujourd'hui les admirer aux travers de grandes expositions en Russie, aux États-Unis, au Japon, en France… et dans Expéditions Mammuthus !

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L'art de l'Ailleurs

Une petite merveille : rien de moins pour votre bonheur et le notre !

 

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Succomber à un titre exceptionnel et laissez vous embarquer ! 

 

Pour appréhender L’art de l’ailleurs vous serez guidés par quatre grandes parties : Apprivoiser le monde ; L’Occident épris d’exotisme ; Révolution de la peinture et voyages immobiles ; Un autre regard sur le monde.

Après l’exposition géniale et son sublime catalogue sur l’Age d’or des cartes marines à la BNF ; ou l’exposition Mappamundi  à l’hôtel des arts de Toulon et son catalogue tout aussi alléchant, ou celle du Musée du Quai Branly, Exhibitions ou l’invention du sauvage, vous pourrez retrouver notamment dans la première partie cette envie de l’homme de découvrir le monde et se l’approprier, d’aller toujours plus loin. Avec quelques illustrations fabuleuses (bon vous connaissez les éditions Palette, ils ne peuvent pas s’empêcher de nous montrer des choses sublimes !) comme la Mappemonde de Psautier XIIIème siècle ; ou le Planisphère de Juan de la Cosa de 1500 … vous pourrez voir comment les hommes des siècles précédents appréhendaient leur monde, le notre aujourd’hui. La vision de l’autre, de l’étranger, les mondes fantastiques, fantasmé, jusqu’aux cartes et monde imaginaires (voire L’île D’Utopie de Thomas More de 1516). L’auteure nous invite ensuite à aller au devant de L’Occident épris d’exotisme : paysages, voyages formateurs, carnets de voyages et au final bien souvent un Orient fantasmé, rêvé qui amène l’Occident à penser le monde à l’imaginer, le façonner, quitte à fabriquer  des images monstrueuses, racistes, fausses avec les expositions coloniales et les exhibitions.

Bien évidemment qui mieux que les artistes pouvaient absorber ces nouveautés, ces tendances, en faire de nouveaux courants, relire, réinventer le présent, le passé,  et construire de nouvelles images vers le future. (Peut-être avez vous eu la chance de voire l’exposition sur Edward Hopperou celle actuelle sur Marc Chagall.

L’ensemble permet un autre regard sur le monde, repousser les frontières, réinventer le paysage…

Un voyage fantastique dans le monde de l’ailleurs, entre réalité, fiction, invention, fantasme et toujours création.

 

Un travail passionnant à lire d’une traite ou à feuilleter au gré des envies, au fil des images qui vous attirent.

 

Jean-Luc

 

 

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L'art de l'ailleurs ; Hélène Gaudy ; Editions Palette, 25 mai 2013, 24 €

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