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18 juillet 2018

Souvenirs de lecture... c'est l'été : Ma mère, le crabe et moi

Parfois un livre peut aider, ouvrir et porter la douleur et la souffrance pour dire l'indicible ... Un roman fort et puissant pour parler du cancer du sein ! C'est l'été et parfois on a besoin d'un bon livre ! 

 

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Des parents divorcés, une belle-mère infecte, un grand frère parti vivre ses rêves et sa vie, et une mère plutôt cool qui écrit un blog (rempli de mensonges et de photos irréelles sur ses pseudos talents culinaires notamment) et une ado de quatorze ans et demi : Tania.

C’est elle qui nous raconte leur histoire, celle de ce train-train quotidien, celle de ces moments où l’on croit qu’échapper au cross du collège est l’essentiel dans la vie et qu’on râle contre à peu près tout ce qui passe à votre portée.

Pourtant, Tania a beau être ado, elle est quand même connectée à la réalité et se rend compte  au fil des jours que quelque chose ne tourne pas rond chez sa mère. D’abord des détails, des absences et puis la découverte de la réalité, froide, cruelle : maman a un cancer du sein !

A partir de là, les deux vont tout faire pour lutter jusqu’au bout, sa mère malgré le traitement et la chimio qui la rend malade, la perte des cheveux (qui donne sous la plume d’Anne Percin un épisode tout sauf pathos, entre tendresse absolue, tristesse totale et épisode hallucinant) et Tania qui va reprendre sa vie en main au collège notamment rendant ses copines absolument chèvres.

Le récit d’Anne Percin  est juste ! Il prend l’histoire et le crabe par les pinces pour les tordre et rendre la vie possible encore et la lutte jusqu’au bout chacune à leur manière par ces deux héroïnes qui ont décidé malgré les doutes, les abandons, les petites lâchetés et les gros coups de cafards, de ne pas se laisser faire.

Un roman grave, mais drôle aussi où le pathos comme la maladie n’ont pas droit de cité si ce n’est pour cette dernière qu’elle est bien réelle et que la lutte sera longue et cruelle. Un superbe roman sur un thème grave et dur à faire partager pour porter l’espoir.

 

Jean-Luc  

 

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Ma mère, le crabe et moi
Anne Percin
Editions du Rouergue Jeunesse, 16 septembre 2015, 10,2 €

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17 juillet 2018

L'Anti-Magicien 1

Coup de coeur pour un premier tome étonnant, drôle, rempli d'aventures et de surprises :

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« Chez les Jan Tep, il faut remplir trois conditions pour se voir attribuer un nom de mage. La première, c’est d’avoir la puissance de défendre sa famille. La deuxième, c’est d’être capable de manier la haute magie qui protège notre peuple. La troisième consiste simplement à atteindre l’âge de seize ans. A quelques semaines de mon anniversaire, je découvris que je ne remplirais aucune de ces trois conditions ».

 

 

Ainsi commence le tome I d’une nouvelle série dont le héros vous vous en doutez, puisque c’est lui qui parle va rencontrer quelques petites difficultés. En effet son peuple signifie : Jan’ (magie) et Tep (peuple) : mais comment être respecté et puissant quand on descend d’une longue lignée et que la magie semble avoir décidé de vous abandonner. Kelen nous embarque dès les premières lignes dans son premier duel avec un autre jeune magicien Tennat au cœur d’un oasis très particulier. Mais alors qu’il semble avoir fait croire à tout le monde y compris à son adversaire qu’il a gagné, une voix s’élève, celle de sa sœur Osia’phest qui l’accuse d’avoir triché.

A partir de là, la gamine va découvrir qu’elle a déclenché une série de réactions qui vont s’enchaîner et entrainer le pauvre Kelen dans un tourbillon qui vont le faire grandir et découvrir tant de choses sur lui, sa famille, son peuple.

Des gamins turbulents et arrogants pour certains, un peuple dont certains dominent par la magie, un chacureil féroce aux vocabulaire peu châtié et brut de décoffrage, une mystérieuse vagabonde, une veuve puissante et prisonnière de son passé… tout vibre, pulse sous la plume de l’auteur et nous entraine avec bonheur dans un roman aux multiples portes. Passionnant et étonnant le roman ouvre de multiples entrées et donne ainsi à différents lecteurs à différents niveaux la possibilité de savourer ce premier tome qui donne de vrais moments de fous rires et de plaisirs parfois fugace comme celui de magie presque pure où la douairière va disparaître.

Drôle, mené tambour battant, ce premier tome d’une longue série est à savourer sans modérations aucune avant le tome 2 qui pointe le bout de son nez quand l’été finira… après .

Belle découverte pour un coup de cœur !

 

Jean-Luc

 

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L'Anti-Magicien 1

Sébastien de Castell

Traduit de l’anglais (Canada) : Laetitia Devaux

Editions Gallimard Jeunesse, 17 mai 2018, 18 €

Jackaby

Etonnant, formidablement construit, rempli de surprises réelles ou fantastiques ! Un excellent titre à savourer cet été avec les Sandales Jeunesse 

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« Il est souvent difficile pour les autres de saisir la nature de ce don que je suis le seul à avoir. Il me permet de déceler la vérité, là où les autres ne voient qu’illusions… Car le monde est une scène et il semblerait que je sois le seul spectateur capable de voir derrière le rideau. »

 

Il fait froid quand elle débarque dans le port de la petite ville américaine de New Fidleham, elle, jeune fille de bonne famille qui a tout a abandonné pour suivre les traces de son père et/ou surtout pour être une femme indépendante. Mais peut-on l’être vraiment au XIXème siècle ? Elle, c’est Abigail Rook

Dès son arrivée, alors qu’elle a trouvé un peu de chaleur dans une petite auberge de la ville, elle va être abordée par un étrange individu qui semble voir sur et en elle de drôle de choses, qu’elles n’auraient jamais imaginé ! Lui, c’est Jackaby.

Sa recherche dès le lendemain pour un petit travail lui permettant de trouver de quoi vivre et surtout de se payer un toit, va la conduire directement chez ce drôle d’individu sorte de détective non officiel qui aide régulièrement la police tout en ayant le don d’agacer prodigieusement son chef par ce qu’il voit et ce qu’il entend lui et pas les autres.

En effet Jackaby semble doué d’un don de voyance capable de lui faire voir le petit peuple et toutes sortes de choses que les humains normaux ne voient jamais.

Par contre l’aller pas lui parler de magie et d’autres fariboles de ce genre !

Ces deux là vont peu à peu au fil du roman s’allier et former peu à peu un couple de détectives assez complémentaires et s’engager dans une enquête particulièrement ardue qui mènera la lecteur aux confins de la magie et à la rencontre de créatures qu’il vaut mieux parfois ne croiser que dans les livres.

L’histoire dans le détail, nous vous laissons la découvrir, tant l’auteur tisse sa toile avec patience et construit tout un univers sombre et passionnant à la fois avec de multiples personnages aux caractères bien trempés et étonnants, à la lisière du fantastique et du merveilleux.

Un roman à la fois policier, qui nous parle aussi de femme libre et indépendante en plein XIXème siècle avec une héroïne formidable et d’un enquêteur très Sherlock dans le caractère, doté de caractéristiques étonnantes.

Très bien écrit, une écriture riche et construite, des talents de conteurs, William Ritter nous embarque dans une enquête pas comme les autres qui bien vite va emporter les amateurs d’enquête et de surnaturel. Formidable ! A dévorer ! On espère qu’il y aura d’autres enquêtes.

 

Jean-Luc

 

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Jackaby

William Ritter

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Patrice Lalande

Editions Bayard Jeunesse, 13 juin 2018, 14,9 €

Les Extraordinaires - tome 1 : les mystères de Londinor

Un premier tome absolument formidable ! Génial ! Foncez ! 

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Ivy et Seb sont frère et sœur, lorsque vous ferez leur connaissance, ils accompagnent leur grand-mère Sylvie à l’hôpital, victime d’un étrange accident qui leur rappelle à tous celui de la Nuit des Rois de 1969 qui lui avait à l’époque fait perdre la mémoire.

Pourtant de retour à la maison, ils voient rapidement sans bien comprendre exactement pourquoi et dans quelle mesure leur vie a changé. La maison est ravagée, sans dessus dessous et d’étranges personnages surgissent qui vont les embarquer dans un drôle d’endroit auquel (ils ne le savent pas encore) ils sont particulièrement liés.

Leur premier contact avec Londinor va être un petit voyage en vadrouille-en-sac : formidable moyen de locomotion qui visiblement ne convient pas à l’estomac délicat de certains.

A partir de là, les dons déjà prometteurs de la petit Ivy vont se développer et lui permettre de ne pas trop ce perdre dans ce monde dans lequel tout est étrange et nouveau ou presque. Un monde souterrain, rempli d’objets extraordinaires (on ne dit pas magique) avec lesquels elle peut communiquer, car vous le verrez elle est doté d’un don rare et extraordinaire.

A partir de leur arrivée, ils vont le frère et la sœur être pris dans une sorte de course poursuite, avec le réveil d’une vieille enquête, celle de la Nuit des Rois au cour de laquelle la famille Wrench, a disparu sans explications. Des habitants habillés à la dernière mode de farfeluches, des boissons sublimes à faire saliver les moins gourmands d’entre vous, des cloches bavardes, et tant d’autres objets, maisons extraordinaires. Quand aux habitants, mis à part leur gout immodéré pour les farfeluches, ils appartiennent à différentes catégories dont certains sont décédés depuis longtemps. Amis, ennemis, le réveil d’une mystérieuses organisation qui il y a bien longtemps a voulu s’emparer du pouvoir suprême, la Guilde déchue dite la Mormô semble bien partie cette fois-ci pour lancer sur Londinor l’attaque finale qui lui permettra de prendre sa revanche.

Qui mène la danse ? Quel rôle Ivy et Seb ont-ils ? Qui est dans quel camp ? Les enfants parviendront-il à sauver leurs parents et leur grand-mère restée elle dans le monde des humains ? Autant de questions et bien d’autres encore auxquelles vous allez répondre tout en découvrant émerveillés ce monde qui parfois nous offre un petit parfum d’Harry Potter et puis repart pour mener sa vie propre et nous enchanter. Cette série appelée Les Extraordinaires ?, porte décidemment bien son nom : un premier tome fourmillant d’inventions, au rythme effréné, aux personnages attachants qui donne la part belle aux héroïnes féminines et notamment à la petite Ivy qui domine l’histoire. Extraordinaire !

 

Jean-Luc

 

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Les Extraordinaires - tome 1 : les mystères de Londinor

Jennifer Bell

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) : Cécile Moran

Illustrations de Karl James Mountford

Editions Albin Michel jeunesse, collection Wiz, 1 novembre 2017, 14,5 €

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Oddvin, le prince qui vivait dans deux mondes

Parfois de l'obscurité peut renaître la lumière. Faites la découverte de ce jeune prince qui vit dans deux monde ! Très bel été par les Sandales Jeunesse 

 

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Une nuit extraordinaire alors que le roi et sa cour s’empiffrent et rivalisent d’arrogance, la reine enfant trois enfants : l’un a les yeux d’or, l’autre les oreilles et une langue d’or.

Peu importe que l’un soit sourd, l’autre muet et le troisième aveugle selon leur roi de père qui lui pense que si on est riche cela ne pose pas de problème, d’ailleurs il leur adjoint immédiatement un animal capable de palier à leur infirmité.

Seul Oddvin le deuxième né finit par partir avec son renne. Il parle avec lui et peut ainsi parler et échanger avec les autres animaux qu’il va rencontrer alors qu’il a fuit au moment où le peuple épuisé qui a fini par un drame et la destruction du palais, de la famille royale et de son monde d’avant.

Difficile de vous raconter cette histoire absolument merveilleuse, elle nous parle de l’arrogance de certains dirigeants, de misère, de perte d’espoir et des extrémités auxquelles cela peut pousser les gens, elle parle de repentance de lumière et d’espoir toujours.

Les illustrations, la typographie et la mise en page donnent le sentiment au lecteur d’entrer dans un autre monde à la fois merveilleux et terrifiant !

Cet album est absolument génial et il faut absolument le faire découvrir ! Très gros coup de cœur !

 

Jean-Luc

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Oddvin, le prince qui vivait dans deux mondes

Franck Prévot

Illustrations : Régis Lejonc

Editions HongFei, 24 mai 2018, 17,9 €

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16 juillet 2018

Au lit Miyuki

Une petite merveille pour l'été avec les Sandales Jeunesse : sublime ! 

 

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Un album solaire dans lequel on se sent tellement bien. La petite Miyuki doit aller se coucher, mais elle a encore tant de choses à faire qu’elle entraine son grand-père dans cette course infernale.

Une histoire, douce, folle et irréelle portée par des illustrations qui font des deux héros des lilliputiens dans un monde où fleurs et animaux semblent grandeur nature et puis parfois d’un gros grain de folie.

Une mise en page et des couleurs somptueuses terminent de conquérir nos yeux et notre cœur.

Un album pour rêver plus grand et lire des histoires le soir.

 

Jean-Luc

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Au lit Miyuki

Roxane Marie Galliez

Illustrations : Seng Soun Ratanavanh

Editions de la Martinière Jeunesse, 2 février 2017, 13,9 €

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11 juillet 2018

Souvenirs de lecture... c'est l'été : le Garçon qui rêvait de requins

Un roman puissant, solaire comme on les aime et qui nous fait passer
le plus beau des été avec les Sandales 

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Cinq jours avec Tommy et Bee. Cinq jours pour réaliser le rêve d’un jeune garçon atteint de mucoviscidose voir et plonger au plus près de grands requins blancs. Une association accepte sa candidature et il va pouvoir réaliser son rêve.
Pourtant rien n’est aussi simple. On les suit le frère et la sœur et leur mère de l’avion jusqu’à la côte pacifique. Le premier contact est étrange, mais le brave homme qui les accueille comprend bien vite que le jeune garçon qu’il vient d’accueillir est exceptionnel.
La visite en bateau qui étrenne les premières sensations réelles avec l’océan et les requins est décevante au final, le temps est mauvais, et Tommy ne pourra pas descendre dans une cage et plonger au milieu des requins. Viendra ensuite la rencontre avec son héros qui a échappé à une attaque de requin : Ty.
Dès les premières lignes vous vous sentirez happés par cette histoire. Très vite on écoute la voix qui nous conte l’histoire comme si elle nous était familière et on a très envie de l’entendre jusqu’au bout de l’histoire.
Pas de misérabilisme, pas de voyeurisme, la maladie est là, les blessures familiales aussi, la vie tout simplement. Mais il y a quelque chose d’autre, une rage de vivre, d’aller au bout de toujours s’accrocher. On suit avec passion Tommy et sa sœur qui nous font partager leur aventure de quelques jours et surtout celle de Tommy sur les requins, sujet sur lequel il est inépuisable, et surtout incollable.

 

Une très belle histoire d’amour, d’amitié et de passion.
A lire sans aucun doute et à partager.

 

Jean-Luc

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Le garçon qui rêvait de requins ; Joseph Monninger ; Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Marie Hermet ; Editions Flammarion, collection TRIBAL, 22 août 2012, 12 €

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Une guitare pour deux

Deux adolescents qui se cherchent et que la musique va sauver ... On aime beaucoup !  
Bel été avec les Sandales Jeunesse 

 

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Tripp et Lyla, deux adolescents qui n’avaient rien en apparence pour ce connaître. Deux élèves du même établissement aux antipodes l’un de l’autre, l’une violoncelliste de talent, excellente élève, lui guitariste tout aussi talentueux mais mal intégré et aux résultats en chute libre.

Tout commence en fait par une histoire de guitare confisquée. Si la mère de Tripp avait su !

Car Tripp et Lyla ont pourtant tant de choses en commun… On aime ce roman chorale avec cette joute verbale qui va entrainer les deux protagonistes bien plus loin qu’ils auraient pu l’imaginer. On aime cette musique lancinante qui accompagne le roman. On aime leur ping-pong verbal sous différentes formes.  On aime les deux protagonistes au destin fragile.

Un roman fort, léger et profond à la fois pour vous accompagner sur les routes de l’été et de l’adolescence. A lire !

 

Jean-Luc

 

Une guitare pour deux
Mary Amato
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Anne Guitton
Editions Nathan Jeunesse, 23 mai 2013, 14,5 €

 

 

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Freak City

C'est l'été avec les Sandales Jeunesse et on se prend à rêver et à lire des romans passionnants ! 

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Il s’appelle Mika et vit ses derniers jours d’école avant les vacances. Ce jour là avec ses deux boulets de copains ils suivent une jeune adolescente qui ne semble absolument pas réagir à leurs provocations, jusqu’au moment où elle leur échappe en traversant la rue juste devant un camion, poursuivant sa route comme si de rien n’était. Elle est folle pensent les trois garçons.
Pourtant le chemin de Mika va croiser de nouveau celui de Léa. Mika, lui est paumé, l’adolescence c’est pas toujours facile à vivre, il se sent loin de ses parents et de son père qui lui en veut de ne plus partager comme avant les choses habituelles, il vient de se faire larguer par sa copine Sandra alors que tout semblait si bien se passer… bref de quoi faire triste mine.

Et puis il y a Léa, cette jeune fille, femme, aux yeux verts si troublants, si étrange, si différente. Car Léa n’est pas comme les autres, elle est sourde de naissance. De cette rencontre improbable entre deux mondes, va naître une belle histoire. De quiproquo en maladresses, de découvertes en blessures, Mika va grandir au fil des pages et nous raconter son histoire.

C’est en effet l’un des charmes de ce roman, c’est Mika qui nous raconte son histoire, ses troubles d’ados, ses relations avec ses parents, son ex qui ne semble pas trop savoir ce qu’elle veut, et puis Léa et tout cet univers si nouveau, si troublant. Ce roman est léger et profond à la fois, il nous entraine surtout à la découverte du monde des sourds et des malentendants et nous montre combien il est difficile pour eux de s’intégrer dans notre monde (école, vie quotidienne, méconnaissance du problème par les autres, mépris, pitié…).

 

 

On aime ce roman plein de vie et de beaux personnages bien campés et au caractère bien trempé. Un roman différent, sur la différence, à dévorer pour les plus grands.

 

A lire !

 

Jean-Luc

 

 

Freak City ; Kathrin Schrocke ; Traduit de l’allemand : Genia Català ; 
Editions La Joie de Lire, 5 janvier 2013, 16,5 €

 

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Adrien et le train des abysses / Adrien et l'île aux scorpions

En cliquant sur les visuels soyez assurés de découvrir de quoi vous régaler cet été avec ces deux aventures formidables ! Bel été sous les océans avec les Sandales Jeunesse 

 

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Souvenirs de lecture... c'est l'été : Sauve qui peut les vacances !

Gros coup de coeur à sa sortie : Il est peut-être encore temps de sauver vos vacances ! Trop tard ? Alors consolez vous avec ce petit livre drôle qui vous montrera (peut-être !) qu'il y a bien pire que votre situation ! Bel été avec les Sandales Jeunesse 

 

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Ils sont neuf ! Neuf auteurs de grand talent qui ont décidé de nous parler des vacances, mais pas de celles merveilleuses, version carte postale que tout le monde aime à raconter. Non, cette fois-ci c’est du côté de la force obscure que se situent les aventures ou plutôt devrait-on dire mésaventures. Il y avait bien eut des signes avant coureurs, comme la jambe cassée du père, mais quand un volcan vous pourrit vos vacances et transforme la joie du départ en séquence trash, peut-on lutter contre la nature ? L’amitié peut-elle résister au vide sidéral ? Mais les vacances peuvent bien évidemment tourner au cauchemar absolu : des pirates, une institutrice en maillot de bain, une semaine de trecking offerte par des parents enthousiastes, un auto-stoppeur terrifiant, une famille envahissante…

Ces neuf nouvelles nous embarque du côté de nos pires cauchemars, le ton est insolent, mordant, drôle, les histoires décalées et si vraies souvent.

Un petit régal à lire avant de partir, histoire d’éviter peut-être certaines difficultés à venir : trop tard ? Bonnes vacances alors !

 

Indispensable dans toute les bonnes valises.

 

Jean-Luc

 

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Sauve qui peut les vacances !
Gaia Guasti, Philippe Lechermeier, Yann Mens, Mikaël Ollivier, Fred Paronuzzi, Thomas Scotto, Colin Thibert, Florence Thinard, Sarah Turoche
Editions Thierry Magnier,  17 mai 2013, 9 €

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09 juillet 2018

Tour B2 mon amour - Nouvelle édition

L'été pour relire encore et encore le merveilleux Pierre Bottero :
très bel été avec les Sandales Jeunesse 

 

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Une cité et des tours, rien que de plus banal. Mais ceux qui l’ont déjà dévoré savent que non, parce que sous la plume de Pierre Bottero, l’ensemble va prendre une couleur particulière. Le vieux Maurice est de retour de l’hôpital psychiatrique et il tire sur tout ce qui bouge depuis son deuxième étage (chats, pigeons…), cela va mal finir se dit Tristan le héros du roman dont on fait la connaissance ce soir là. Alors qu’il rentre après s’est fait planté une fois de plus par son vieux pote Mourad qui est en train de mal tourner, il tombe sur la victime de Maurice et quelques mètres plus loin sur une forme repliée sur elle même qui pleure… Clélia qui va bouleverser sa vie, atterrir dans la même classe que lui au collège…

Ce roman est bluffant, d’abord parce que son auteur écrivait merveilleusement bien et qu’on s’en souvient forcément quand on relit son texte, laissant sa langue, belle vivante et forte nous gagner. Ensuite parce qu’il va falloir vous accrocher si vous ne voulez pas avoir rapidement les larmes aux yeux, tant leur histoire, est magique et belle. Celle de Clélia, Tristan et les autres croise les destins de Fabrice et Clélia de la Chartreuse de Parme ou de Tristan et Iseult parce qu’elle le lui a appris, il n’avait pas encore trouvé son élue et pourtant…

Deux solitudes qui se rencontrent, deux détresses dans l’océan de la vie quotidienne difficile et compliqué qui vont se rencontrer, grandir et s’aimer ! Sublime !

 

Jean-Luc

 

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Tour B2 mon amour - Nouvelle édition

Pierre Bottero

Editions Flammarion Jeunesse poche, 24 mai 2017, 10 €

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04 juillet 2018

Souvenirs de lecture... c'est l'été : Dragon de glace

L'univers de  George R-R Martin mis à la portée des juniors ! Excitant et passionnant ! 

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Adara est une enfant de l’hiver, née une froide nuit, alors que sa mère mourrait en couche, elle est marquée par le froid, ne le craint pas et semble en dehors de la chaine des sentiments habituels. Elle est capable de toucher un dragon de glace et attend toujours la froide saison avec bonheur pour retrouver son dragon.

Son frère Geoff et sa sœur Téri sont eux, tout le contraire des enfants du soleil et de la chaleur, comme leur père qui les aime tous les trois à la folie. En ces temps reculés, la guerre fait rage et les dragonniers qui défendent le royaume perdent peu à peu pied face à la puissance de leurs adversaires.

Adara saura utiliser sa relation particulière avec le dragon de glace pour sauver sa famille de la mort et leur permettre de fuir à temps.

Adara est née avec l’arrivée du froid, comme si ce dernier avait tout figé chez elle et qu’en grandissant elle était restée aux portes de l’enfance sans jamais pouvoir en sortir, touchée par le froid et la mort de sa mère. En sacrifiant celui qu’elle aime plus que tout elle reprendra vie et commencera à grandir comme si d’un coup la vie avait été plus forte et qu’elle était désormais prête à affronter l’avenir.

Un roman addictif, impossible à lâcher quand on le commence qui nous entraine dans l’univers fantastique de George R.R. Martin  adapté aux juniors qui sauront y trouver leur bonheur avec une aventure de fantastique peuplée de guerre et de dragons et cette famille avec la petite Adara qui saura les séduire définitivement.

Les illustrations de Luis Royo sont juste sublimes, elles créent tout un univers en bichromie saisissant, nous faisant ressentir le froid de l’hiver et donnant à l’ensemble un aspect inhabituel en littérature jeunesse.

 

Jean-Luc     

  

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Dragon de glace
George R-R Martin
Illustré par : Luis Royo
Traduit de l’anglais :  Pierre-Paul Durastanti
Editions Flammarion Jeunesse, 14 octobre 2015, 12,9 €

Souvenirs de lecture... c'est l'été : Docteur Jekyll et Mister Hyde

La chaleur ? L'été ? les vacances... et parfois les histoires tournent mal ! 

 

La terrifiante histoire du Docteur Jekyll et de Mister Hyde : absolument fabuleux ! 

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M. Utterson le notaire en promenade avec son cousin M. Enfield s’arrête devant une maison à la réputation désastreuse, évoquant un individu violent et peu fréquentable couvert par quelqu’un qui lui l’est particulièrement.

En rentrant chez lui le notaire reprend le testament du docteur Jeckyll. Au fil des pages l’histoire se reconstitue peu à peu, comme un fil qui vous ferait remonter vers ce qui s’est passé avant, tout en continuant à avancer parfois. Cette histoire formidablement adaptée et mise à portée de nos jeunes amis est fascinante. Un mélange d’attraction et de répulsion pour le drame qui peu à peu se dévoile sous nos yeux étonnés. Des histoires étranges de cruauté, de meurtres, la folie qui guette à chaque page et qui peu à peu va prendre possession du Docteur qui sera allé trop loin et ne pourra plus rien maîtrisé.

Je ne connaissais l’histoire que de loin et ce fut une belle rencontre et une belle surprise ! Le récit est mené de main de maître, passionnant, l’histoire est complexe et mystérieuse à souhait et que dire des illustrations ? Sébastien Mourrain a fait un travail magnifique, tout en subtilité, il suffira de regarder cette sublime couverture pour vous en convaincre.

A l’intérieur, les tons de noir, grisés, s’illuminent parfois d’une touche de jaune qui pourtant, malgré sa luminosité, n’a pas grand chose de chaleureux ou de rassurant. On aime la façon dont il a imaginé les personnages, le terrifiant Mister Hyde déjà si peu humain, leur évolution, le décor planté et on se projette ainsi dans l’histoire un peu plus à chaque page tournée.

Un album de grande qualité de la collection les albums classiques des éditions Milan Jeunesse dont on guette tous les ans la nouveauté. Difficile à catégoriser au niveau de l’âge, il est annoncé à partir de 8 ans chez l’éditeur pour les très bons lecteurs, nous trouvons qu’il est destiné à de très bons lecteurs, mais peut-être un peu plus âgés pour en comprendre toutes les subtilités, et qu’il ne déplaira pas aux ados et aux plus grands. Magnifique et terrifiant à la fois.  A ne manquer sous aucun prétexte.

 

Jean-Luc  

 

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Docteur Jekyll et Mister Hyde ; Robert Louis Stevenson ; Illustrations : Sébastien Mourrain ; Traduit et adapté de l’anglais : Maxime Rovere ; Editions Milan Jeunesse, 7 octobre 2015, 16,9 €

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